Samedi 25 avril à Nantes : Non à la partition ! Halte à la répression !

22/04/2009

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Le collectif 44=Breizh appelle à se mobiliser doublement le samedi 25 avril pour dénoncer le caractère antidémocratique de la région Pays de la Loire® et dire non à la répression politique ahurissante qui touche de plus en plus de militants partout en Bretagne.

*Dès 13h30 rendez-vous 47 rue de la Tour d’Auvergne à Nantes où le Conseil Régional des Jeunes PdL® invite à vous« exprimer, faire avancer vos idées, sur l’actualité mais aussi les thèmes fondamentaux que sont l’information, la culture, le sport, la révolution numérique, l’orientation, l’éco-citoyenneté… ». Malgré le refus récurrent de la région PdL à ce que soit aborder en son sein le problème de la partition de la Bretagne, nous proposons, comme à notre habitude, d’y rappeler le souhait de la majorité du peuple Breton de voir son territoire uni dans la même entité administrative.

**Alors qu’aucune date n’est encore arrêtée pour le procès en appel de nos six camarades barbouilleurs volontaires, jugés et condamnés lourdement en février dernier à Nantes, nous apprenons la comparution pour de prétendus barbouillages ayant eu lieu en novembre 2008, de deux de nos membres, dont notre porte-parole, le 16 juin à Nantes. Nous nous associons donc à l’appel unitaire de Bretagne contre toutes les répressions et appelons à participer à la manifestation antirépressive du samedi 25 avril à Nantes 15h Place Bretagne.

*Lors du renouvellement du CRJ début 2008 plusieurs de nos membres s’étaient présentés au tirage au sort pour pouvoir débattre du problème de la partition de la Bretagne au sein de cet instance sensé « représenter la diversité de la jeunesse » aborder « pas seulement la jeunesse mais l’ensemble des thèmes qu’il jugera nécessaire d’approfondir » au sein de cet « espace de démocratie participative ». Aucun de nos membres n’a été « recruté » malgré nos motivations à aborder des thèmes de politique régionale. Nous avons néanmoins cherché à travailler avec le CRJ pour que puisse être abordé le problème du « redécoupage régional » au sein de cet « espace de démocratie participative », nous avons voulu rencontrer à plusieurs reprises des représentants du CRJ et leur avons remis des documents informatifs sur les enjeux démocratiques, juridiques, sociaux et économiques du problème. Après que certains est espéré pouvoir abordé ce problème lors des Etat régionaux de la jeunesse, les élus de la région PdL ont coupé court à tout espoir que ce débat puisse être abordé par les PdL® et son « espace de démocratie participative » dédié à la jeunesse. Lors des « débats participatifs » organisés entre septembre et décembre par la région PdL aucun militant connu de 44=BREIZH n’a pu rentrer pour assister à ces débats. Les différentes demandes adressées à la région PdL® pour que notre collectif puisse participer aux rencontres « jeunesses en région » les 19 et 20 mars à Nantes sont toutes restées lettres mortes. Selon nous la région des PdL® peut dépenser beaucoup d’argent pour se donner une belle et bonne image démocratique, il n’en restera pas moins qu’elle s’oppose à toute forme de débat sur l’unité territoriale de la Bretagne, faisant comme si le problème n’existait pas, et qu’elle a mené et mène une politique d’acculturation et de création d’une identité régionale dite « ligérienne » au détriment et contre l’identité bretonne du pays nantais.

**Appel unitaire de Bretagne contre toutes les répressions :

« Face à la répression sociale qui s’exerce aujourd’hui contre les travailleurs, les précaires et les chômeurs. Face à la répression qui s’abat de plus en plus lourdement et indistinctement en Bretagne, et particulièrement en Loire-Atlantique, sur les différentes formes de protestation sociale et politique, Nous appelons à réagir : – contre les peines de prison à l’encontre de participants aux manifestations des 29 janvier et 19 mars à Rennes, Nantes et notamment Saint-Nazaire – contre la volonté de fichage par l’ADN de manifestants lycéens et d’opposants à l’aéroport de Notre-Dame des Landes, – contre les intimidations policières à l’encontre des défenseurs de l’hôpital de Carhaix, – contre la répression des actions de redistribution des étudiants de Nantes et Rennes, – contre les poursuites et gardes à vue à rallonge des militants pour la réunification de la Bretagne, -contre le délit de redistribution de poissons par les pêcheurs des Côtes d’Armor, -contre la criminalisation des opposants et entarteurs de Notre-Dame des Landes, -contre les poursuites à l’égard des enseignants pour la sauvegarde du service public d’éducationEt plus généralement contre les répressions, ici et ailleurs, de ceux qui s’approprient des logements vides, de ceux qui se voient privés de ressources (radiations Assedic, CAF…), de tous ceux et toutes celles qui osent contester l’ordre établi en aidant les sans-papiers, en écrivant ou lisant des livres subversifs…

Venez manifester votre solidarité contre toutes les répressions et avec les révoltés, le 25 avril à Nantes (15h place de Bretagne)

Comité Visible Nantais, Comité de soutien 11 novembre de Rennes, Collectif Bonnets Rouges de Rennes, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), SLB-skol veur (Sindikad Labourerien Breizh), CBIL (Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire), ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport de Notre-Dame-des-Landes), Collectif 44=Breizh, Collectif anti répression de Brest, Collectif de soutien aux inculpés de Notre-Dame-des-Landes, Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste, … et avec le soutien des Carhaisiens en lutte. »


Appel à une manifestation régionale à Nantes contre la répression

22/04/2009

Au vu de l’actualité, suite à la rencontre de divers comités de soutien et antirépressifs de Bretagne et à leur initiative, trois réunions ont eu lieu à Saint-Nazaire et Nantes pour lancer un appel unitaire contre toutes les répressions.

Nous invitons le plus grand nombre, malgré nos divergences, à signer et à se joindre à cet appel pour contrer, dans l’unité, la répression politique et sociale qui s’exerce de plus en plus fortement contre nombre d’entre nous.

Nous vous invitons à la prochaine réunion autour de cet appel le mardi 21 avril 19 heures à B17, 17 rue Paul Bellamy à Nantes, à participer et à appeler à la manifestation régionale antirépressive du samedi 25 avril à Nantes, à échanger avec nous les informations que chacun peut avoir sur l’actualité de la répression politique et sociale.

Manifestation régionale antirépression du samedi 25 avril à Nantes, à 14 heures place Bretagne

Ci-joint l’appel unitaire contre toutes les répressions.

Jonathan Guillaume, chargé de la diffusion de l’appel
06 12 30 67 15

Appel unitaire à la manifestation contre les répressions le 25 avril à Nantes.


Jean-Marc Ayrault à l’école de Jacques Auxiette

22/04/2009

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Dans différents titres de presse du 17 mars, Jean-Marc Ayrault a vivement réaffirmé son opposition à la Réunification en suggérant que « l’idée de la réunification » pourrait être « seulement motivée par une question identitaire », que dans ce cas nous irions « à la catastrophe ». Enfin, il s’oppose aux récents témoignages d’élus stipulant qu’un référendum sur la Réunification de la Bretagne ne pourrait logiquement être voté que par les habitants de la Bretagne. Selon lui, il faut aussi que les habitants de la Mayenne, de la Sarthe, du Maine-et-Loire et de la Vendée, sinon ça serait « antidémocratique, et nous entrerons dans une logique identitaire ». Les Sarthois ou les Angevins accepteront-ils que les Bretons votent à leur place pour savoir s’ils doivent prochainement rejoindre une région Val de Loire ou non ?

En réalité, à défaut de vrais arguments, JMA essaie de faire peur, tout comme le tente régulièrement de le faire Jacques Auxiette. Encore une fois, la Réunification serait quelque chose « d’archaïque », un « renfermement sur soi » poussé par une « logique identitaire » voir « ethniste » comme l’a déjà dit Auxiette. Attention, même au « colonialisme » ! Que les Bretons décident de leur territoire d’administration ? Attention ce serait « antidémocratique » ! Mais quoi de plus normal pour des gens « poussés par une logique identitaire ». Rien n’est assez fort pour discréditer les militants de la Réunification, qui sous ces termes « d’identitaire » seraient des gens un peu racistes au fond. Mais M. Ayrault, vous savez bien que le projet d’unité de la Bretagne est un projet global liant évidemment un projet politique, social et économique à des enjeux territoriaux, démocratiques, culturels, environnementaux.

M. Ayrault doit bien le savoir puisqu’en 1977, alors maire de Saint-Herblain, il avait fait les voeux au nom de son conseil municipal de voir la Bretagne réunifiée au sein d’une même région administrative et dotée d’un service audiovisuel public breton. Maire de Saint-Herblain, la Réunification n’était pas « identitaire ». Car c’est bien là que ce situe le vrai refus de JMA, être maire d’une ville qui partage son pouvoir et son influence ce n’est pas pour lui.

Mais comment se fait-il qu’en 2008 JMA ait permis à des gens « poussés par une logique identitaire » dangereuse et « casse-cou » de se présenter sur sa liste, et qu’il siège toujours avec eux ? Jean-Louis Jossic, maire-adjoint (PS), a même pris le micro pour haranguer la foule lors de la démonstration « identitaire » de 10 000 personnes pour l’unité de la Bretagne le 20 septembre 2008 ! Ronan Dantec maire-adjoint (Verts) a osé, lors de sa campagne aux cantonales et lors de la campagne municipale, animer un débat entier sur la Réunification de la Bretagne, Pierre Even, dix-septième sur sa liste est même un autonomiste breton de l’UDB ! S’il y avait quelque chose de vraiment dangereux et une « logique identitaire » derrière les partisans de la Réunification, si cette volonté était si « minoritaire » comme il le dit, pourquoi leur fait-il une large place au sein de son équipe municipale ?

On le voit, malgré les arguments fallacieux énoncés par JMA pour s’opposer et discréditer la Réunification de la Bretagne, se cachent en réalité des intérêts personnels et égoïstes. La Réunification réunit autour d’elle une foule d’arguments différents, défendus par des pans très divers de la société bretonne. Elle réunit autour d’elle un nombre incroyable de gens et une dynamique populaire sur un problème local comme ne le créera jamais aucune entité administrative. Des tas d’universitaires affiliés à aucune organisation sortent des travaux sur les enjeux culturels, économiques, sociaux, politiques, démocratiques, environnementaux, … soulevés par la Réunification. Nous invitons ceux qui ne cessent de nous stigmatiser dans la rhétorique « identitaire » ou historique à les lire.

Voir le lien de Presse Océan avec forum. Les 20 ans de Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes. ■


Sondage Ouest France, les partisans des PdL® contre-attaquent

17/03/2009
Partisans ou non de la Réunification, le sondage publié ce week-end par Ouest France a étonné tout le monde. D’un seul coup on passait de 70 % à 30 % de Bretons favorables à la Réunification (67 % du 44 favorables au dernier sondage 2006 IFOP) !

Cette « enquête » de l’IFOP interroge plus sur l’utilité et l’utilisation des sondages, en tout cas sur le problème de la Réunification, qu’il ne donne à voir une réalité. En aucun cas un sondage ne saurait répondre au débat démocratique posé par la Réunification, et c’est plus les réactions de certaines personnes qui nous forcent à réagir.

Premièrement, nous dénonçons l’attitude de plusieurs élus socialistes, notamment Jacques Auxiette et l’ARF, qui, dans le problème de la réorganisation territoriale et de l’unité de la Bretagne, ont distillé des peurs irrationnelles au sein de la population. Nous rappelons l’usage scandaleux du terme de « colonialisme » utilisé par J. Auxiette pour qualifier la volonté populaire de Réunification. Quel rapport avec le colonialisme – avec lequel d’ailleurs la famille politique de M. Auxiette s’est largement compromise – dans le débat sur la Réunification ? M. Auxiette a repris ce terme à la manière dont le ferait l’extrême droite sur l’immigration et montre à quel point il méprise les milliers de citoyens du pays nantais qui se prononcent pour l’unité territoriale.

Nous dénonçons aussi les prises de position de certains élus UMP qui ne voient dans la Réunification qu’un gadget pour « semer le bordel » au sein des collectivités PS.

Nous demandons à certains élus, qui s’empressent de stigmatiser nos arguments : «le sentiment d’appartenance se construit plus sur un avenir à partager qu’en référence à une histoire » (J. Auxiette), et même de nous insulter « un résultat salubre qui révèle le refus de réflexes identitaires dangereux » (Jean-Claude Boulard), à lire les différents argumentaires et ouvrages qui leurs sont régulièrement adressés et qui montrent l’intérêt du projet politique, économique, social et démocratique que représente la Réunification.

Nous nous étonnons d’ailleurs des réflexions du maire du Mans, qui quelques jours auparavant se disait intéressé par le redécoupage de la région PdL (Ouest France, 18 février). Quant à M. Auxiette, nous souhaitons rappeler que le « sentiment d’appartenance » et le désir d’avenir et de projets communs entre les habitants de la Bretagne sont justement régulièrement entravés par la partition de la Bretagne et la région Pays de la Loire®.

Pour Christophe Clergeau (président de l’U.R. PS) : « Il est désormais temps de mettre un terme à ce débat sur la réunification de la Bretagne », il désire même « tourner la page sur la page du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne ». C’est pour nous le plus grave : certains élus voudraient faire penser qu’un unique sondage sur quelques centaines de personnes pourrait répondre à la demande de démocratie de centaines de milliers ! Quand les différents sondages donnaient une large majorité à la Réunification, personne n’a jamais osé affirmer « le débat est clos, réunifions la Bretagne ». Ces prises de position n’auront dénoté que le peu de soucis de la démocratie par les partisans de la partition de la Bretagne.

Ce sondage tombe comme un bon coup de buzz pour les Pays de la Loire® et les réfractaires à l’unité de la Bretagne. D’ici quelque temps on n’en reparlera plus, mais le problème jamais résolu de la partition de la Bretagne sera toujours présent.


Les six inculpés de la Réunification : des condamnations démesurées et hors contexte

07/03/2009

Les six barbouilleurs passaient, en délibéré de leur jugement du 12 février, aujourd’hui au palais de justice de Nantes. Contre toute attente, le jugement a suivi presque à l’identique les réquisitions de la procureure : 2 mois de prison avec sursis, 100 heures chacun de Travail d’Intérêts Général, 11.500 euros d’indemnisation pour la SNCF et 20.900 euros pour la Pays de la Loire®. Quelques centaines d’euro seulement auront été retirés des indemnisations exagérées demandées par les parties civiles, et notamment les Pays de la Loire®.Une peine pour les six prévenus complètement démesurée, notamment quand on sait que, pour des faits relativement similaires, trois militants avaient été condamnés à 500 euros d’amende avec sursis en 2007 à Saint-Nazaire. Alors que leurs engagements citoyen et démocratique est démontré – certains se sont même présentés sur une liste électorale aux dernières élections municipales – nous considérons la peine de TIG comme une provocation vis-à-vis du discours engagé et citoyen en faveur de la Réunification qu’ils ont porté et défendu devant le tribunal. Ce discours, c’est celui porté par des dizaines de milliers de Bretons qui dénoncent le caractère anti-démocratique de la région Pays de la Loire®, et qui, comme nous, doivent se sentir agressés par ce jugement.

Les six jeunes militants et leur avocat maître Le Moigne ont aussitôt décidé de faire appel. Encore une fois, nous devrons tous nous mobiliser pour les soutenir et montrer à la justice française l’intérêt général de notre lutte pour l’unité territoriale de la Bretagne !


Délibéré du jugement des 6 barbouilleurs de la réunification, jeudi 5 mars à Nantes

07/03/2009

Le collectif 44=Breizh rappelle que les six barbouilleurs volontaires poursuivis pour de la peinture et du goudron sur le palais de la région Pays de la Loire à Nantes, passeront au tribunal de Nantes le jeudi 5 mars à 14 heures. Nous invitons ceux qui le peuvent à se rassembler devant le palais de justice avant 13 h 45.

Nous demandons aux magistrats de prendre en compte l’actualité de la Réunification dans leur jugement, et de relaxer les 6 barbouilleurs. Les 22 000 euros demandé par les Pays de la Loire® (pour trois ampoules de coaltar contre des panneaux) ne sont rien en comparaisons des millions d’euros d’argent public engloutis par la région pour assurer sa communication et son matraquage « ligérien ». Jacques Auxiette doit être responsable et assumer sa position politique et son engagement contre la volonté populaire des Bretons : qu’il paye de sa poche !

Le 5 mars c’est aussi le jour de la remise du rapport Balladur à Sarkozy. L’action des barbouilleurs, la manifestation de soutien le 31 janvier, l’actualité autour de leur procès, se seront entremêlés avec l’action de la société civile et de certains élus auprès du comité Balladur, et prolongent toutes la manifestation du 20 septembre ayant réuni 10 000 personnes à Nantes en faveur de la Réunification. Cette unité d’action entre les différents niveaux de lutte au sein du front commun pour l’unité territoriale et les espoirs de Réunification qui auront pu naître de ce travail ces dernières semaines, témoignent de la solidarité à consolider au sein de ce front large et ouvert. À nous de savoir pousser hors de leurs retranchements les adversaires de l’unité de la Bretagne.


Les  »bobards » de Jacques Auxiette

07/03/2009

Les pressions exercées par les élus PS opposés à la volonté populaire de Réunification de la Bretagne sur les membres du comité Balladur, ont vraisemblablement permis d’éviter toute référence à la Bretagne dans le rapport final de ce comité. Nous considérons que c’est une grave erreur de ne pas avoir osé aborder le problème démocratique de la partition de la Bretagne, alors que cela rentrait complètement dans le cadre de l’objectif de la réorganisation territoriale poursuivi par le comité Balladur. Certes, la Réunification ne figure pas dans le rapport du comité mais tout le monde aura pu constater l’actualité et la nécessité de la revendication, et surtout, cela ne permet pas à M. Auxiette de raconter n’importe quoi.En opposition au rapport Balladur et la Réunification de la Bretagne il déclare aujourd’hui dans Ouest France : « on ne construit pas une identité de territoire uniquement sur des contours administratifs, mais sur le sentiment d’appartenance ». Or c’est exactement ce qui est reproché aujourd’hui à la région PdL, vouloir construire une identité factice contre le sentiment d’appartenance des habitants du pays nantais à la Bretagne. Même le compte rendu des assises PdL 2008 du soi-disant panel citoyen mettait en avant le manque d’identité des PdL et un sentiment d’appartenance que la région doit construire. Selon ce rapport des PdL il faudrait « renforcer la cohérence de la Région par une identité commune qui reste à affirmer et préciser ».
Autres citations « Pour nous la région Pays de la Loire a une identité trompeuse du fait de son nom»« nous avons constaté que la Région n’a pas d’identité bien définie. Qui aujourd’hui se reconnaît vraiment dans le terme“ ligérien”, terme très opaque et méconnu ? Afin de forger une identité pourquoi la région n’organiserait-elle pas (…) », … Les citations et les actes témoignant du peu de sentiment d’appartenance en PdL, notamment quand il est comparé aux sondages montrant une large majorité d’habitants favorable à la Réunification et à la vigueur du tissus culturel breton en Loire-Atlantique, sont innombrables.

M. Auxiette continue dans ces « bobards » lorsqu’il dit dans le Presse Océan d’hier qu’en matière de « déplacement, les liaisons entre Nantes et le Morbihan sont nulles », ceux avec la Mayenne doivent donc être moins que zéro ! Que les liaisons ne soit pas facilitées entre la Loire-Atlantique et le reste de la Bretagne, c’est aussi ce que nous dénonçons du fait de la partition. Par exemple, pourquoi la carte TIVA du Conseil régional PdL permet d’aller dans toutes les régions limitrophes sauf la Bretagne administrative ? Pourquoi la région se refuse-telle à examiner l’amélioration du lien ferroviaire entre Rennes et Nantes, pourtant demandé par la majorité des usagers ? N’est-ce pas une volonté des PdL de ne pas faciliter les liens existants entre Nantes et le reste de la Bretagne ?

Monsieur Auxiette, après vos propos hallucinants sur ce que vous qualifiez de « colonialisme », nous vous demandons de ne pas continuer à inverser la situation. Vos propos trahissent ceux d’une personne qui, depuis plus de trente ans, s’est assez écartée de la vie quotidienne des gens pour que vous viviez dans un mythe « ligérien » vous empêchant de reconnaître qu’il n’y a pas de sentiment d’appartenance commun dans le territoire de votre administration. Vos propos sont même dangereux quand vous essayez de dresser les populations les unes contre les autres en insinuant la peur lorsque vous déclarez que les relations avec la Vendée et le Choletais « seraient gommées d’un trait » par la Réunification. Nous sommes ouverts, contrairement à vous, il n’y aucune raison qu’un changement des limites administratives entraîne une rupture des liens humains et économiques avec la Vendée ou l’Anjou !

Si M. Auxiette est prêt à débattre démocratiquement et sereinement de la question, nous lui demandons d’arrêter ces provocations inutiles et de finir d’assener des mensonges délirants.


Réforme territoriale : D’après Balladur, il n’y aurait pas d’évolution quant à la partition de la Bretagne

07/03/2009

Depuis des semaines ici on ne parle que de la Réunification de la Bretagne, beaucoup nous promettaient une réponse fin février du comité Balladur. Alors que 6 jeunes militants de l’unité territoriale passaient en procès à Nantes, des élus, des patrons, des notables, portaient la volonté de Réunification dans le grand restaurant d’un Breton de Paris. La sphère médiatique bretonne était en ébullition on nous promettait une prise de position sur la Réunification, Le Divellec jugeait bon de se montrer en confident de l’ancien ministre et dévoilait à des journalistes qu’il lui avait confié être pour la Réunification, certains médias annonçaient même la Réunification « écrite noir sur blanc », une effervescence maintenue à un tel point que nombre de Bretons pensaient la Réunification effective. Selon nous, cette effervescence dans laquelle nous avons tâché de garder la tête froide, traduisait avant tout un sentiment d’attente et d’espoir exacerbé par 37 ans de déception et de promesses non tenues. Voilà ce que disait hier Balladur, reçu par Laurence Ferrari : « On voudrait ramener la France de 22 à 15 régions, c’est faux, ça n’est pas dans le rapport (…) il est dit que l’objectif est qu’il y est des régions plus fortes, plus peuplées, mais ça se fera de façon volontaire et ce sont les collectivités locales intéressées qui décideront, et on n’en cite aucune dans le rapport ». Donc en fait rien de neuf. Le 16 février nous précisions ici que, du fait de la revendication et de son actualité, le comité Balladur devait trancher sur la question : [voir l’article]. Ils nous laissent sur le statu quo. Il y aurait dans le rapport final une nouvelle possibilité de changement des limites territoriales des régions laissée aux collectivités, mais concrètement nous sommes dans la même situation qu’avant. Nous ne pouvons accepter que l’avenir de la Bretagne réunifiée soit encore placé dans les mains de J. Auxiette et de la région Pays de la Loire, qui se comportent en véritable gouvernement colonial en Pays Nantais en refusant d’écouter la volonté populaire d’unité du territoire breton. Le comité Balladur et le gouvernement étaient au courant des attentes placées dans ce comité par le peuple breton. Le peuple breton sait aussi que depuis près de trente ans les promesses d’unité du territoire breton, de la droite comme du PS, ne sont pas tenues. Reporter une nouvelle fois la possibilité de répondre à la question de la partition, c’est montrer que « les pouvoirs publics restent indéfiniment sourds, indifférents ou en décalage avec les aspirations des citoyens », ce dont le Conseil général de Loire-Atlantique mettait en garde dans son voeu de 2001 pour l’unité territoriale. Ne pas statuer clairement sur la question le 5 mars, jour de la remise au gouvernement du rapport et de la délibération du jugement des 6 barbouilleurs volontaires à Nantes, amènerait les militants de la Réunification à tirer les conclusions qui s’imposent des méthodes parlementaires, institutionnelles et diplomatiques privilégiées jusqu’à présent.


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