Face au refus du Conseil Départemental concernant la pétition : rendez-vous le 29 septembre à Nantes pour décider en Bretagne !

12/09/2018

Tout en étant extrêmement réservé sur l’exercice du droit d’option contenu dans la loi NoTre, qui limite l’exercice démocratique possible à la date de mars 2019 et aux bons vouloirs des présidents de collectivités concernées, le collectif 44=Breizh et les organisateurs de la manifestation du 29 septembre tiennent à saluer le travail colossal effectué par les adhérent·e·s de Bretagne Réunie qui ont récolté 70 000 signatures en faveur de l’inscription à l’ordre du jour d’un débat au Conseil Départemental de Loire-Atlantique sur le retour de celui-ci dans la région Bretagne.

Le refus du président Grosvalet d’inscrire ce débat à l’ordre du jour du prochain Conseil Départemental montre que la revendication du droit à décider pour les populations n’est pas populaire auprès de ceux qui gèrent les institutions départementales.

Nous affirmons que les bretons de Brest à Clisson ont le droit de décider des limites de leur pays et du degré de souveraineté qu’ils souhaitent exercer, et cela ne pourra se faire que la mise en place d’un référendum auto-organisé sur l’ensemble de la Bretagne historique.

La campagne pour un référendum d’autodétermination sur l’ensemble de la Bretagne commence le 29 septembre à Nantes, les militant·e·s et les adhérent·e·s de Bretagne Réunie y sont bien sûr les bienvenus !

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Décidons en Bretagne ! RDV le 11/08 à Lorient pendant le Festival Interceltique !

23/07/2018

[E brezhoneg dindan]

RÉUNIFICATION, LANGUE BRETONNE… DÉCIDONS EN BRETAGNE !

RASSEMBLE 11 AOÛT À LORIENT PENDANT LE FESTIVAL INTERCELTIQUE !

Dans la suite de la manifestation en faveur de la langue bretonne lors de l’ouverture du Festival des Vieilles Charrues et dans la perspective de celle de Nantes du 29/09 nous invitons à manifester le samedi 11 août à 15h00 place de la mairie à Lorient.

Le Festival Interceltique de Lorient a pour invité le Pays de Galles, pays qui dispose d’un parlement doté notamment de compétences linguistiques assurant au gallois une statut officiel et scolaires parce que le peuple gallois a été consulté en 1997 et 2011. Le Senedd, l’Assemblée nationale du pays de Galles, peut également adopter des lois dans un certain nombre de domaines fixés par le Parlement britannique. Parmi la vingtaine de compétences dont disposent les gallois·e·s on notera entres autres le logement, les services de santé, le tourisme, l’assistance sociale, les transports, etc. On est loin des compétences sur lesquelles la Bretagne peut décider…

Nous souhaitons profiter du grand rendez-vous culturel international qu’est le Festival Interceltique de Lorient pour attirer l’attention sur l’absence totale de souveraineté décisionnelle en Bretagne. Nous souhaitons affirmer que le peuple breton doit être consulté sur le périmètre de son pays et sur les compétences qu’il pourrait lui-même exercer, notamment en matière linguistique… Car comme le montre la mobilisation des écoles Diwan pour avoir un vrai statut public local ou le refus de l’État civil français d’orthographier correctement nos prénoms ou celui de nous laisser passer notre bac ou notre brevet en breton, la lutte reste notre seule perspective.

Enfin nous invitons tous ceux et celles qui partagent nos préoccupations à multiplier les initiatives comme celles-ci au cours de l’été pour converger le 29 septembre à Nantes lors d’une grande mobilisation en faveur du droit de décider et de l’unité de notre pays : la Bretagne.

Nous invitons tous les festivaliers, les musiciens, groupes de danses, nos amis galiciens, asturiens, gallois, irlandais, écossais, manxois à se joindre à nous lors de ce rendez-vous que nous voulons familial pour affirmer dans la bonne humeur : la fête oui, mais la lutte aussi !

Breton langue officielle de Brest à Clisson !

Comme au Pays de Galles choisissons notre avenir !

La Coordination Démocratique de Bretagne.

★★★★★

ADUNVANIDIGEZH, BREZHONEG… DIBABOMP E BREIZH !

TOLPADEG D’AN 11 A VIZ EOST EN ORIANT DA VARE GOUEL AR GELTED !

Da heul ar vanifestadeg evit ar brezhoneg bet dalc’het da vare digoradur an Erer Kozh hag en sell da hini Naoned a vo dalc’het d’an 29/09 e pedomp ac’hanoc’h da zibuniñ adalek plasenn an ti-kêr d’an 11 a viz Eost da 3e00 en Oriant.

Gouel Etrekeltiek an Oriant en deus kouviet Kembre, ur vro a ver ur parlamant gant barregezhioù yezh, a ro ur statud ofisiel d’ar c’hembraeg ha barregezhioù skol peogwir en doa gellet pobl Kembre reiñ he soñj e 1997 ha 2011.

Ar Senedd, bodadenn vroadel Gembre a c’hell ivez votiñ lezennoù diwar-benn un toullad poentoù termenet gant parlamant Breizh-Veur. E-mesk an ugent barregezh bennak meret gant ar gembreiz o unan e c’hellomp notenniñ da skouer : hini al lojeiz, ar servijou yec’hed, an touristelezh, ar skoazell sokial, an treuzdougen… Pell emaomp eus ar barregezhiou a c’hell dibab Breizh…

Fellout a ra deomp tennañ splet deus Gouel Etrekeltiek an Oriant hag a zo an emgav etrebroadel bras evit sachañ evezh war an diouer splann a souvereniezh evit dibab e Breizh.

Fellout a ra deomp embann e ranker goulenn ali pobl Breizh diwar-benn he zakad hag ar barregezhioù a c’hellfe merañ hec’h unan penn, en zouez barregezh ar politikerezh yezh.

Kar evel m’en diskouez stourmadeg ar skolioù Diwan evit ur gwir statud publik lec’hel pe emzalc’h negativel stad-sivil ar Frañs evit skrivañ en un doare reizh hon anvioù bihan pe dibab an akademiezh da viret ouzhomp da dremen ar bak pe ar breved e brezhoneg : ar stourm a seblant hon dazont nemetañ.

Evit echuiñ e c’halvomp an holl dud a soñj eveldomp da lieskementiñ an emgavioù evel hini an Oriant e-pad an hañvezh evit mont gwitibunan d’an 29 a viz Gwengolo da Naoned a-benn azgoulenn war un ton bras hor gwir da zibab hag hor c’hoant da welet Breizh unvan.

Pediñ a reomp ar festivalourien, ar sonerien, an dañsourien, hor mignoned eus Galiza, Asturies, Kembre, Iwerzhon, Skos hag enez Vannav da zont ganeomp evit an emgav-se, hag a vo degemerus evit ar familhoù, evit embann gant ur mousc’hoarzh : ar gouel zo reizh met ar stourm zo ivez !

Brezhoneg ofisiel deus Brest betek Klison !

Evel e Kembre dibabomp hon dazont !

Kenurzhierezh Demokratel Breizh


Conférences de presse du 20 juin 2018 à Rennes et à Nantes : lancement de la manifestation pour la réunification de la Bretagne et le droit de décider le 29 septembre à Nantes !

20/06/2018

Voici le texte qui a été lu et envoyé lors des conférences de presse organisées ce jour à Rennes et à Nantes. La liste des premiers signataires (plus d’une quinzaine) se trouve en bas du document et sera complétée au fur et mesure des réponses que nous recevrons.

La campagne est bien lancée, suivez-nous sur les réseaux sociaux et participez-vous aussi aux distributions de tracts, collages d’affiches et envoyez-nous vos photos sur Facebook, Twitter et Instagram !

Soyons nombreuses et nombreux à participer pour que la manifestation du 29 septembre à Nantes pour la réunification de la Bretagne et le droit de décider soit une réussite !

Bec’h dezhi !

Des militant·e·s de Nantes ont présenté l’affiche de la manifestation tirée à 5.000 exemplaires

Bonjour,

Le 29 septembre prochain aura lieu une manifestation à Nantes pour affirmer notre volonté de décider de notre avenir en Bretagne. Concrètement nous voulons que de Brest à Clisson l’ensemble des habitantes et habitants de la Bretagne puissent choisir le cadre institutionnel où ils vivent, si oui ou non ils et elles souhaitent vivre dans une Bretagne réunifiée.

La communication autour de cet événement est bien lancée, notamment sur les réseaux sociaux.

Plus de 5000 affiches et 10.000 tracts sont en cours de répartition et des actions de popularisation auront lieu tout l’été. Une grande opération communication auprès des lycéennes et lycéens aura lieu dès septembre, avec du matériel spécifique.

Le cycle de revendications ouvert par la réforme territoriale et les espoirs qu’elle avait pu susciter est clos. Le gouvernement de Paris a une fois de plus fait fi de revendications populaires en faveur de la réunification de la Bretagne. Si nous souhaitons occuper la rue le 29 septembre 2018 c’est pour ouvrir un nouveau cycle de revendications, notamment vers la classe politique locale qui doit passer du discours aux actes.

Partout en Europe, comme en Catalogne ou en Écosse et jusque dans les possessions françaises comme en Kanaky/Nouvelle-Calédonie, le temps est aux référendums, car c’est aux peuples de décider de leurs avenirs. Nous pensons qu’il est temps que les bretonnes et les bretons, sans discriminations d’origines, soient consultés sur les limites de leur territoire et sur les compétences que le peuple breton peut lui-même exercer pour plus de souveraineté locale et de démocratie.

C’est un enjeu de taille que d’inscrire le droit de décider à l’agenda politique breton. À partir du 29 septembre, c’est notre droit démocratique à l’autodétermination que nous voulons conquérir et mettre en pratique. Nous voulons prendre notre destin en main et organiser un referendum sur l’unité administrative de la Bretagne. Cette consultation démocratique nous la voulons avec l’ensemble de la société bretonne et les élu·e·s locaux que nous appelons à passer aux actes, avec ou sans l’accord de Paris.

Nous avons le devoir moral de proposer à la jeunesse de Bretagne d’être actrice de son avenir à un moment ou nous continuons à évoluer dans le cadre ultra-centraliste de la constitution de 1958, sur laquelle une infime partie de la population actuelle a pu se prononcer.

Nous avons l’opportunité de rassembler ici en Bretagne sur la base du droit à décider pour proposer un autre modèle institutionnel, social, économique, linguistique et environnemental garantissant à tous et toutes l’accès au savoir, à l’éducation, aux transports, à la santé, à la culture. Face à la démission d’un État qui ne résonne qu’en terme de rentabilité, qui délaisse avec mépris la population et méprise les plus fragiles d’entre nous, nous voulons prendre nos affaires en main et proposer une réelle alternative.

Nous imaginons cette manifestation comme plurielle et familiale, représentative de la diversité existant en Bretagne, et défendant une vision inclusive de l’identité bretonne. La manifestation sera déclarée et encadrée par un service d’ordre.

Nous souhaitons que les associations culturelles bretonnes habituées des manifestations pour la réunification s’approprient cette première journée revendicative pour en faire un succès et porter dans les mois qui viennent cette dynamique dans l’ensemble de la Bretagne.

Premiers signataires de l’appel à manifester le samedi 29 septembre à Nantes :

44=Breizh, Dibab, Ti ar Vro Bro-Leon, Ti ar Vro Gwengamp, Ti ar Vro Kemper, Ti ar Vro Landerne-Daoulaz, Centre Culturel Breton Yezhoù ha Sevenadur, Emglev Bro Karaez, DAO (Deskiñ d’an oadourien), Roudour, Raok (brezhoneg e Kreiz Breizh), La Gauche Indépendantiste (Breizhistance), Collectif LGBT Breton, Dispac’h, Ai’ta, SHAGT (Saint-Herblain A Gauche Toute), …

Au Club de la Presse de Rennes.


Le collectif 44=Breizh atterré par les propos de la présidente de région Pays de la Loire.

01/06/2018

Christelle Morançais, présidente de la région Pays-de-la-Loire a souhaité réagir à des propos de François de Rugy, président de l’Assemblée Nationale, qui répondait à un internaute sur Twitter. À la question « à quand la réunification de la Bretagne », celui-ci répondait « le plus tôt serait le mieux ».

Il n’en fallait pas plus à la représente de la droite régionale pour rédiger un communiqué : « La question a été tranchée en 2014, le débat est totalement clos », « L’unité des Pays de la Loire ne se discute pas » avant de conclure : « François de Rugy ferait mieux de se consacrer à plein temps à l’Assemblée nationale plutôt que d’agiter le spectre de la division dans une région à laquelle nous sommes tous attachés » (PO 31/05/18).

Nous sommes choqués par ces propos qui cherchent à nier tout débat démocratique sur la question de la réunification de la Bretagne. Ils traduisent en réalité le peu de considération qu’ont les gens comme Christelle Morançais de la population. Non, il n’y a pas eu de débat lors de la réforme territoriale ! Tout a été fait pour empêcher la population de s’exprimer alors que des dizaines de milliers de personnes manifestaient à Nantes pour réclamer un référendum sur la question. Si les régions administratives Pays de la Loire et la Bretagne sont les seules régions à ne pas avoir évolué lors de la réforme, c’est bien parce que la parole n’a pas été donnée à la population alors que les querelles de pouvoir entre élu.e.s et présidents de régions empêchaient toute évolution. Les sondages affichent régulièrement une large majorité de la population concernée en faveur d’une région Bretagne réunifiée. De plus, les présidents des départements de Mayenne, Maine-et-Loire et Sarthe souhaitent s’engager dans une fusion qui les rapprocheraient de la région Val-de-Loire. Christelle Morançais ne peut décemment défier la réalité en affirmant que les habitant.e.s et acteurs locaux sont toutes et tous attaché.e.s à la région Pays de la Loire.

44=Breizh appelle d’ailleurs à une grande manifestation en faveur de la réunification de la Bretagne pour la démocratie et le droit de décider, le samedi 29 septembre à Nantes. Nous y rappellerons à la présidente de région qu’elle n’a aucune légitimité à empêcher la revendication en faveur de l’unité bretonne de s’exprimer. Nous réaffirmerons également l’urgence d’un référendum auto-organisé sur la question de la réunification de la Bretagne sur tout le territoire breton.


Manifestation à Nantes / Naoned le 29 septembre 2018 pour la réunification de la Bretagne & le droit de décider !

04/05/2018

LA RÉUNIFICATION JUSQU’À LA VICTOIRE !


Pour que la réunification soit une réalité, c’est à nous de nous organiser car personne ne le fera à notre place !
L’installation d’une démocratie véritable passe par le droit à l’expression et à la prise de décision sur tous les thèmes !
Fini les processions : les droits que nous avons nous ne les demandons pas, nous les prendrons !
Un référendum auto-organisé en Bretagne, c’est ça que nous voulons !


Viens à Nantes le 29 septembre pour le droit de décider !

Partagez l’évènement Facebook et invitez vos ami-e-s !
https://www.facebook.com/events/244731292934910/

ADUNVANIDIGEZH BETEK AN TREC’H !


Deomp ni d’en em aozañ evit kas an adunvanidigezh da benn, den na raio en hor plas.
War bep tachenn (yezh an deskadurezh, panellerezh, …) hon eus ar gwir da zivizout, deomp da lakaat an demokratelezh gwir da dalvezout !
Echu gant ar prosesionoù : kemeromp diouzhtu hor gwirioù !
Ur referendom aozet amañ e Breizh ganeomp-ni a fell deomp lakaat e plas.


Deus ‘ta da Naoned d’an 29 a viz Gwengolo
evit ar gwir da zivizout !

Skignit an darvoud Facebook
ha pedit mignoned :
https://www.facebook.com/events/244731292934910/


Manifestation pour le maintien de l’unité judiciaire de la Bretagne

08/03/2018

A l’initiative de l’association des juristes de Bretagne, 44=Breizh appelle à soutenir le rassemblement du SAMEDI 7 AVRIL 14h place du parlement de Bretagne à RENNES. Nous diffusons ici l’appel soutenu par plusieurs associations.

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Avec le soutien de Kevre Breizh, l’Institut Culturel de Bretagne, Breizh Impact, le Collectif Breton pour la Démocratie et les Droits Humains, 44=Breizh, Breizh 5/5, Aï’ta! et Skeudenn Bro Roazhon.

2008. La Garde des Sceaux, Ministre de la Justice Rachida Dati procédait à une cure d’amaigrissement des Tribunaux par une refonte de la carte judiciaire.

Résultat, 15 tribunaux du ressort de la Cour d’Appel de Rennes furent supprimés. Les 3 tribunaux de grande instance de Morlaix, Guingamp, Dinan (rattaché à Saint-Malo) et les 12 tribunaux d’instance de Châteaulin, Quimperlé, Lannion, Paimpol, Loudéac, Montfort-sur-Meu, Vitré, Châteaubriant, Paimboeuf, Ploërmel, Auray et Pontivy.

Conséquence de cette “rationalisation”, la création d’un désert judiciaire avant tout perceptible dans le Centre-Bretagne, et un éloignement des citoyens de leur justice, principalement des plus faibles d’entre eux. Depuis lors, la Cour des Comptes et le Défenseur des Droits sonnent l’alarme sur cet abandon. Rappelons ici – s’il en était besoin, le palmarès peu glorieux de la justice française dans le classement européen (2014), 14ème sur 28 (membres de l’UE) pour son budget par habitant, 24ème sur 28 pour le nombre de juges par habitant et enfin 37ème sur les 43 membres du Conseil de l’Europe concernant les délais pour un premier jugement !

En 2008, Madame Dati avait cependant renoncé à une réforme des Cours d’Appel, et par là, à la partition de la Bretagne judiciaire par le transfert des tribunaux de Loire-Atlantique à la Cour d’appel d’Angers. En effet, les Bretons, emmenés par notre Coordination s’étaient mobilisés contre le démantèlement de la seule institution commune aux 5 départements bretons. Nous pensions avoir gagné, c’était sans compter sur de nouvelles menaces.

2018. Le monde des affaires a déjà compris la nouvelle donne et déserte les tribunaux au profit des médiateurs et des arbitres privés choisis par ses soins. Pour les justiciables on développe actuellement la médiation ou la conciliation, sans juge ni tribunal… on parle de “modes alternatifs de règlement des conflits”. Et pour finir de transformer la justice en administration comme une autre, la nouvelle Garde des Sceaux, Nicole Belloubet annonce la mise en œuvre d’un nouveau “remaniement de la carte judiciaire”.

Ce projet de réforme c’est la suppression a minima de 11 Cours d’appel sur les 30 que compte la métropole. Un seul TGI par département, soit pour la Bretagne 4 TGI en moins. Pas de suppression de la Cour d’Appel de Rennes, mais en application du principe «Une Cour d’Appel = une région administrative», la Loire-Atlantique pourrait être rattachée à la Cour d’Appel d’Angers, de même pour la Vendée, malgré la préconisation contraire du rapport.

Le discours prononcé le lundi 15 janvier dernier par le Président de la République devant la Cour de Cassation confirme largement cette crainte, annonçant “l’harmonisation” des circonscriptions administratives et judiciaires de l’État et annonçant la “spécialisation” de certaines juridictions, ce, alors que le rapport de faisabilité demandé aux anciens députés Dominique Raimbourg et Philippe Houillon remis à la Ministre de la Justice le même jour, préconise lui, le maintien du ressort de la cour de Rennes. Ce rapport sera-t-il pris en compte ? La décision qui ne nécessite pas loi mais peut être prise par simple décret du gouvernement doit faire l’objet d’une véritable concertation et nous invitons le Chef de l’État à engager le dialogue.

Outre notre refus de voir cette réforme judiciaire, injustifiée et dépensière de l’argent public, nous redoutons l’instrumentalisation de cette réforme pour voir encore un peu plus une volonté d’affaiblissement de la Bretagne. Lors de la rentrée solennelle de la Cour d’Appel de Rennes le 12 janvier 2018, le Premier Président, dans son discours s’est clairement et fermement opposé à cette amputation… la Loire-Atlantique représente plus de 40% des affaires traitées par la Cour de Rennes ! Quel avenir pour Rennes – actuellement la 5ème Cour d’Appel de France, une fois reléguée en second plan?

La dissolution de la Bretagne judiciaire prépare-t-elle la disparition de la Bretagne administrative dans un Grand-Ouest ? Pour nous, Bretagne Réunie, après l’échec patent de la réforme territoriale de Hollande, nous préconisons au contraire un remaniement des régions du nord-ouest français. À l’opposé de vouloir affaiblir la Bretagne pour trouver prétexte à sa fusion dans un Grand-Ouest, nous proposons le retour du 44 dans le giron de la Bretagne, sa région d’origine.

N’insultons pas l’avenir, repoussons la réforme de la carte judiciaire bretonne pour préparer la réunification administrative de la Bretagne.

Nous invitons tous les mouvements, associations, élus et citoyens à se rassembler pour dire sous ces seuls mots d’ordre :

HALTE AU DÉMANTÈLEMENT DE LA BRETAGNE JUDICIAIRE !


44=Breizh appelle à se mobiliser à Châteaubriant le samedi 31 mars

07/03/2018

Evit hon gwirioù yezhel e Liger-Atlantel Emgav e Kastellbriant d’ar Sadorn 31 ‘viz Meurzh !!!!

C’est donc avec une manifestation que se clôturera le mois du breton et du gallo en Loire-Atlantique, le samedi 31 mars à 15h30 devant la mairie de Châteaubriant.

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Alors que l’enseignement bilingue, et notamment public, bénéficie d’une politique de développement favorable en région Bretagne, force est de constater que ce n’est pas le cas en Loire-Atlantique. Ces derniers temps, l’inspection académique s’est opposée à plusieurs projets, à Nantes, Saint-Herblain, Guérande et désormais à Châteaubriant. Si la loi favorise bien l’ouverture de classe en langue régionale dans les académies de Rennes, Montpellier ou Strasbourg, il semble bien que l’inspection académique de Loire-Atlantique n’applique pas la loi de la même manière, comme le rappellent les parents dans le communiqué ci-joint (Comdivyezh030318)

Nous le voyons, la partition administrative de la Bretagne induit une nouvelle fois une discrimination pour les habitants de Loire-Atlantique qui voudraient faire bénéficier d’un enseignement en breton à leurs enfants.

Depuis plusieurs années la région Bretagne a pris en charge une partie de la formation professionnelle en langue bretonne assurée en Loire-Atlantique. Face à la suppression des contrats aidés à la rentrée 2017, les parents du réseau Diwan en Loire-Atlantique ont soutenu le projet d’un statut public territorial dépendant de la région Bretagne pour le personnel non-enseignant.

Si l’académie de Nantes n’est pas capable d’assurer le même service public que celle de Rennes, il y a fort à penser que la prise en charge de l’enseignement du breton en Loire-Atlantique par l’académie de Rennes s’imposera à un moment comme revendication aux acteurs de la filière.