2000 personnes à Nantes pour décider en Bretagne !

28/09/2019

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Aujourd’hui à Nantes ce sont environ 2000 personnes majoritairement jeunes qui ont défilé pour le droit de décider en Bretagne.

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Le mot d’ordre « Décidons en Bretagne » est légèrement différent des autres années et va plus loin que la simple demande d’une réunification. En effet, le sondage pour la Bretagne initié par DIBAB — Décidez la Bretagne fin août nous montre bien que la population doit comprendre les enjeux et les perspectives d’une réunification pour se l’approprier.

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La revendication du référendum est primordiale et doit être portée par l’ensemble de la population pour enclencher un cycle démocratique qui nous fera réfléchir et débattre — avec l’ensemble de la société — sur la Bretagne que nous voulons pour demain, en termes de compétences et de limites territoriales. Le premier acte de souveraineté et d’autogouvernement, c’est celui de voter en tant que sujet politique distinct.

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La Coordination Démocratique de Bretagne veut peser sur les débats à l’approche des élections municipales et régionales, et donne rendez-vous à Rennes au mois de mars 2020 pour un printemps démocratique breton, pour continuer à inscrire le droit de décider à l’agenda politique breton.

Ci-dessous le texte de la prise de parole bilingue
qui a été lu à l’arrivée de la manifestation :

Manifestation pour le droit de décider en Bretagne
Nantes – 28/09/2019

Tout d’abord, merci à toutes et tous de votre présence aujourd’hui dans cette belle cité nantaise !

Nos premiers mots seront pour celles et ceux qui font vivre la Bretagne toute l’année en Loire-Atlantique, particulièrement pour les supporter.ices du FCN qui ont bruyamment rappelé il y a trois jours que Nantes est bien en Bretagne lors de ce derby breton remporté par leur équipe. Il a ainsi été rappelé ce fait historique, ce sentiment populaire, et ce malgré, comme l’ont révélé dernièrement les journaux, les pressions exercées par la Région Pays de la Loire sur le FCN pour que ne soit pas signée pas la charte du comité Bro Gozh.

Un récent sondage nous apprend que près de 60 % des habitant.es de Loire-Atlantique affirment se sentir breton. Après des décennies de propagande ligérienne couteuse, c’est une victoire que ce sentiment d’appartenance ne se soit pas plus dilué encore.

Nous sommes là pour rappeler cette évidence : Nantes, Saint-Nazaire, Clisson, Machecoul, Ancenis, Chateaubriant, ce n’est pas qu’EN Bretagne, C’EST la Bretagne !

Mais aujourd’hui, ici, ce n’est pas qu’une manifestation pour la réunification bretonne. C’est aussi une manifestation pour avoir, enfin, le droit de décider !

Nous réclamons le droit de décider, ce droit de décider sur lequel a craché le conseil départemental de Loire-Atlantique, en balayant d’un revers de main goguenard la pétition signée par 10% du corps électoral, comme l’exige la loi française. Plus de 110.000 personnes silenciées, dont les voix furent déclarées inaudibles, et ce par les institutions censées les représenter. Alors, puisque nos representant.es préfèrent suivre des programmes politiques parisiens plutôt que de nous écouter sur place, nous exigeons le droit de décider, nous, ici.

D’ailleurs, cette volonté d’affirmer en tant que breton.nes notre droit de décider est aussi perceptible dans le dernier grand sondage. Cette volonté, on le constate, ne se limite pas à la taille de la Bretagne, mais aussi aux compétences que les breton.nes devraient elleux même exercer.

En Loire-Atlantique d’ailleurs 68 % des sondé.es affirment que la Région Bretagne devrait exercer des compétences poussées, jusque-là réservées à l’état central.

Le désir de souveraineté décisionnelle est fort en Bretagne, puisque c’est plus de 65% des breton.nes qui sont favorables à ce que la Région Bretagne prenne l’initiative d’un référendum sur la taille et les compétences que nous devrions maitriser, 65% !

Nous voulions aussi remercier l’association DIBAB et le Breizh Civic Lab, pour avoir été les initiateurs du sondage qui met en exergue cet avis très net des breton.nes en faveur d’un pouvoir politique breton de Brest à Clisson.

Ce sondage va bien au-delà de la simple question relative à l’unité de la Bretagne, il souligne par l’intérêt qu’il suscite le réel déficit démocratique que la France nous fait subir.

C’est une véritable gifle pour celles ceux qui, autour de Nantes, tentent de nier et d’effacer le sentiment d’appartenance à la Bretagne.

Les concepts d’autogouvernement, d’autodétermination, de souveraineté, de transferts de compétences (y compris législatives) sont désormais de véritables sujets de débats politiques et citoyens bretons. Il nous faut alimenter ce débat en maintenant la mobilisation sous toutes ses formes, afin que ces enjeux ne soient pas évacués par les chantres d’une France qui ne peut se concevoir que dans une homogénéité aussi lisse qu’artificielle.

Finalement, à quoi nous servirait une cinquième assemblée départementale, et un conseil régional ayant un budget plus faible que celui des métropoles rennaise et nantaise cumulées ?

A rien, c’est limité, c’est vain. C’est pourquoi nous avons placé cette manifestation sous le slogan “Décider, voter, s’autogouverner en Bretagne”.

La première des souverainetés, le premier acte d’autogouvernance, consiste à pouvoir s’exprimer en tant que peuple, à voter en tant que sujet politique distinct, à s’autodéterminer.
Nous affirmons qu’aucun projet de loi parisien ne garantira jamais ce droit.

Nous affirmons que nous n’avons ni la patience, ni le temps, ni tout simplement l’envie, d’écouter celles et ceux qui voudraient nous faire croire que le projet de loi sur la différenciation serait porteur d’un quelconque espoir.

Nous n’avons pas le temps, ni l’envie, d’écouter un énième baratin parlementaire.

Nous faisons notre, l’affirmation qui dit que c’est la perspective d’une Bretagne civique, d’une Bretagne qui serait un espace de transformation citoyenne où la démocratie participative et décisionnelle serait une réalité, qui fera basculer de larges pans de l’opinion vers la volonté d’unité de la Bretagne.

Nous affirmons qu’il est possible d’organiser une consultation de la population bretonne dans son ensemble, en se passant de l’autorisation de Paris. Il faut parfois bousculer collectivement la légalité pour enclencher des cycles de mobilisation.

Ce que nous voulons savoir, aujourd’hui, c’est si ceux qui se présenteront devant vous demain aux élections municipales et régionales en Bretagne, s’engageront à mettre en place une consultation du peuple, de Brest à Clisson, avec ou sans l’autorisation de Paris !

C’est d’ailleurs cette question que nous vous proposons d’aller scander à nouveau en mars prochain, dans les rues de Rennes cette fois, avant les élections pour que les candidat.es ne puissent pas faire mine de nous oublier, pour faire fleurir un printemps démocratique breton !

En attendant, n’hésitez pas à participer aux ateliers de restitutions du Sondage pour la Bretagne afin de le diffuser, créons des comités pour un référendums en Bretagne dans le cadre de la Coordination Démocratique !

Créons encore, luttons toujours, votons enfin, pour le pouvoir populaire !
Vive la Bretagne, vive la démocratie !

Manifestadeg evit ar gwir da zivizout e Breizh

Naoned – 28/09/2019

Da gentañ tout e lavaromp trugarez d’an holl evit bezañ deuet hiziv e kêr vrav Naoned.

Hor gerioù kentañ a vo evit ar re a laka da vevañ Breizh a-hed ar bloavezh e Liger-Atlantel, da gentañ tout haperien hag harperezed klub mell-droad Naoned o doa graet kement a drouz, 3 devezh zo evit adlâret emañ Naoned e Breizh da vare derbi Breizh bet gounezet gant o skipailh. Adembannet eo bet ar fed istorel se, adembannet eo bet santimant ar bobl, en desped evel m’eo lâret gant ar c’hazetennoù, d’ar gwask bet lakaet gant Rannvro Broioù Al Liger evit ma ne vefe ket sinet karta poellgor ar vBro Gozh.

Ur sontadeg deuet maez nevez zo a ziskouez ez eus tost da 60 % deus annezidi Liger-Atlantel a embann bezañ breizhad. Goude bloavezhioù a bropangada koustus gant Rannvro Broioù Al Liger ez eo souezhus ne vefe ket izeloc’h c’hoazh ar santimant a vreizhadelezh.

Amañ emaomp evit addegas da soñj un dra anat : Naoned, Sant-Nazer, Klison, Machikoul, Ankiniz, Kastellbriant zo e Breizh hag e Breizh hepken. Breizh an hini eo !

Hiziv avat e vanifestomp evit adunvaniezh Breizh met n’eo tout. Manifestiñ a reomp ivez evit gellout, a-benn ar fin, ober gant ar gwir da zibab !

Azgoulenn a reomp argwir da zibab, ur gwir nac’het deomp en un doare disprizius gant kuzul departamant Liger-Atlantel,a zo bet skubelennet gantañ ar sinadeg douget gant 10 % deus korf dilenn an departamant evel ma vez goulennet gant al lezenn c’hall.

Muioc’h evit 110.000 den zo bet didrouzet, o mouezhioù lakaet da vezañ nann-glevus, ha kement se gant ensavadurioù zo sañset dileuriañ anezho. Neuze, dre ma fell d’hon dileuridi heuliañ programmoù politikel Pariz kentoc’h eget selaou ouzhomp ec’h embannomp ar gwir da zibab amañ ni hon unan.

Ar youl da ezteurel hor gwir da zibab evel Breizhiz zo lakaet war-wel ivez er sontadeg bras diwezhañ. Ar youl se, evel ma vez gwelet, n’eo ket stag hepken deus ledander hor bro, stag eo ivez eus ar barregezhioù ar rankfe ar vretoned ha bretonezed mestroniañ o unan.

E Liger-Atlantel avat ez eo 68 % deus an dud sontet a c’houlenn e rankfe Rannvro Breizh ober gant barregezhioù, meret evit poent gant ar stad.

Ar c’hoant a souvereniezh evit dibab zo kreñv e Breizh kar ouzhpenn 65 % deus ar Bretonezed zo a-du evit ma aozfe ar Rannvro ur referendom diwar-benn tir Breizh hag ar barregezhioù a rankfemp mestroniañ. 65 % !

Fellout a ra deomp ivez trugarekaat ar gevredigezh DIBAB ha Breizh Civic Lab evit bezañ roet lañs d’ar sontadeg a laka war wel en un doare ken splann youl ar vretoned evit ur galloud politikel Breizhad deus Brest betek Klison.

Estreget ar goulenn stag diouzh unvaniezh Breizh zo er sontadeg-se, diskouez splann a ra an diouer a zemokratelezh a anduromp a-berzh Stad-C’hall.

Ur flac’had an hini eo evit ar re a glask tro-dro da Naoned da ziverkañ ar santimant a vreizhadelezh.

Ren hor bro hon unan, en em didermeniñ, ar souvereniezh, an treuzkas barregezhioù (en o zouez ar re stag ouzh al lezennoù) zo diwar-vremañ gwir dañvez evit ar vreutadeg politikel ha keodedel e Breizh. Dav eo deomp bouetañ ar vreutadeg en ur zerc’hel gant ur stourm liesseurt e stummoù evit ma ne vo ket skarzhet kuit ar palioù se gant ar re a gan meuleudioù un unvezh diwirion.

A-benn ar fin, da betra a servije deomp ur pempvet departamant, hag ur c’huzul rannvro gant ur budjet izeloc’h eget re sammet meurgerioù Naoned ha Roazhon ?

Da nebeud a dra, dister eo. Setu m’hon eus dibabet dibuniñ dindan ar ger-stur « Dibab, votiñ, ren hor bro hon unan ».

Ar souvereniezh kentañ, an oberenn gentañ evit ren hor bro hon unan a dalvez e rankomp kemer ar gaoz evel pobl, evel dañvez politikel dibar, evit en em didermeniñ.

Embann a reomp ne c’hello ket lezenn C’hall ebet suraat ar gwir se deomp.

Embann a reomp n’hon eus ket ar basianted nag an amzer, nag ar c’hoant da glevet ar re a fell dezhe gwerzhañ deomp al lezenn a a-ziforc’hadur evel un hent leun a spi.

N’hon eus ket c’hoant nag amzer da glevet ur brezegenn ouzhpenn a gano meuleudioù parlamant Pariz.

Soñjal a ra deomp ez eo sav-gwell ur vro keodedek, ur vro a vefe un egorenn a dreuzfurmadur keodedel e-lec’h ma vo bev da vat an demokratelezh perzhiañ ha da zibab evel gwirvoudoù, hag a lakao kalz a dud da vezañ a-du gant youl Breizh unvan.

Lavarout a reomp e c’heller aozañ kuzuliadenn pobl Breizh en he fezh hep aotre Pariz. Dav eo bountañ a-stroll war al lezennoù evit reiñ lañs d’ur c’houzad stourm.

Sed aze ar pezh hon eus gouzout hiziv, ha fellout a ra d’ar re ac’h en em ginnigo warc’hoazh evit an dilennadegoù kêr ha rannvro e Breizh, lakaat e pleustr un doare da c’houlenn ali ar bobl, deus Brest betek Klison, gant pe hep asant Pariz ?

Sed aze ar goulenn a ginnigomp da sevel holl asambles e Roazhon e miz Meurzh evit chom hep bezañ disoñjet gant ar re a vo war ar renk evit ar votadegoù, lakaomp da vleuniañ un nevez amzer demokratel e Breizh.

Da c’hortoz, deuit da gemer perzh e stalioù labour Sontadeg Breizh, krouomp komiteoù evit ma vo ur referemdom e Breizh enframmet e Kenurzhierezh Demokratel Breizh !

Krouomp, stourmomp c’hoazh ha votomp evit galloud ar bobl !

Bevet Breizh, bevet an demokratelezh !


Allez plus loin M. Chesnais-Girard : organisons un référendum !

13/12/2018

Samedi 8 décembre, 1000 personnes manifestaient à Rennes / Roazhon pour la réunification de la Bretagne et le droit de décider. Cette mobilisation intervient après un cycle d’une année de réflexion pour relancer la mobilisation et réfléchir à notre stratégie pour avancer ensemble.

 

Depuis, la pétition des 100.000 a été remise entre les mains de M. Grosvalet, président du Conseil Départemental de Loire-Atlantique. Celui-ci s’en moque complètement et, plutôt que de faire voter la population, il a décidé à notre place que ce seraient les… 62 élu·e·s qui allaient nous imposer leur décisions. Rien d’étonnant pourtant : M. Grosvalet est un vieux de la vieille en politique (près de 30 ans élu…) et il sait comment s’y prendre pour arriver à ses fins ou bloquer des sujets qui ne l’intéressent pas. Nous avions à ce sujet indiqué à plusieurs reprises aux dirigeants de Bretagne Réunie que rien « n’obligeait » le département de Loire-Atlantique à s’engager concrètement dans le processus si les 100.000 signatures étaient atteintes. C’est pour cette raison qu’il nous semblait risqué d’axer la communication uniquement sur consultation (éventuelle !) qui aurait pu (peut-être !) voir le jour, selon le bon vouloir des élu·e·s du 44…

Hier, mercredi 12 décembre, Loig Chesnais-Girard, président de la région administrative Bretagne, a déclaré « il va bien falloir consulter la population  ». Une façon de se positionner dans le débat en décriant le blocage fait par M. Grosvalet contre la consultation de la population du 44.

Philippe Grosvalet et Loïg Chesnais-Girard

Philippe Grosvalet et Loïg Chesnais-Girard

Nous le remercions de prendre position dans le débat, mais ce n’est pas suffisant ! Rien n’interdit Loig Chenais-Girard de prendre ses dispositions pour permettre l’organisation d’un référendum sur l’ensemble de la Bretagne, Loire-Atlantique incluse. La loi permettant l’organisation de primaires par les partis politiques ouvre cette possibilité.

On ne doit pas attendre le blocage du Conseil Départemental de Loire-Atlantique ni le vote en catimini d’une poignée d’élu·e·s pour s’engager dans ce processus. On veut voter, de Brest à Clisson !

La Coordination Démocratique de Bretagne


Face au refus du Conseil Départemental concernant la pétition : rendez-vous le 29 septembre à Nantes pour décider en Bretagne !

12/09/2018

Tout en étant extrêmement réservé sur l’exercice du droit d’option contenu dans la loi NoTre, qui limite l’exercice démocratique possible à la date de mars 2019 et aux bons vouloirs des présidents de collectivités concernées, le collectif 44=Breizh et les organisateurs de la manifestation du 29 septembre tiennent à saluer le travail colossal effectué par les adhérent·e·s de Bretagne Réunie qui ont récolté 70 000 signatures en faveur de l’inscription à l’ordre du jour d’un débat au Conseil Départemental de Loire-Atlantique sur le retour de celui-ci dans la région Bretagne.

Le refus du président Grosvalet d’inscrire ce débat à l’ordre du jour du prochain Conseil Départemental montre que la revendication du droit à décider pour les populations n’est pas populaire auprès de ceux qui gèrent les institutions départementales.

Nous affirmons que les bretons de Brest à Clisson ont le droit de décider des limites de leur pays et du degré de souveraineté qu’ils souhaitent exercer, et cela ne pourra se faire que la mise en place d’un référendum auto-organisé sur l’ensemble de la Bretagne historique.

La campagne pour un référendum d’autodétermination sur l’ensemble de la Bretagne commence le 29 septembre à Nantes, les militant·e·s et les adhérent·e·s de Bretagne Réunie y sont bien sûr les bienvenus !

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Manifestation pour le maintien de l’unité judiciaire de la Bretagne

08/03/2018

A l’initiative de l’association des juristes de Bretagne, 44=Breizh appelle à soutenir le rassemblement du SAMEDI 7 AVRIL 14h place du parlement de Bretagne à RENNES. Nous diffusons ici l’appel soutenu par plusieurs associations.

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Avec le soutien de Kevre Breizh, l’Institut Culturel de Bretagne, Breizh Impact, le Collectif Breton pour la Démocratie et les Droits Humains, 44=Breizh, Breizh 5/5, Aï’ta! et Skeudenn Bro Roazhon.

2008. La Garde des Sceaux, Ministre de la Justice Rachida Dati procédait à une cure d’amaigrissement des Tribunaux par une refonte de la carte judiciaire.

Résultat, 15 tribunaux du ressort de la Cour d’Appel de Rennes furent supprimés. Les 3 tribunaux de grande instance de Morlaix, Guingamp, Dinan (rattaché à Saint-Malo) et les 12 tribunaux d’instance de Châteaulin, Quimperlé, Lannion, Paimpol, Loudéac, Montfort-sur-Meu, Vitré, Châteaubriant, Paimboeuf, Ploërmel, Auray et Pontivy.

Conséquence de cette “rationalisation”, la création d’un désert judiciaire avant tout perceptible dans le Centre-Bretagne, et un éloignement des citoyens de leur justice, principalement des plus faibles d’entre eux. Depuis lors, la Cour des Comptes et le Défenseur des Droits sonnent l’alarme sur cet abandon. Rappelons ici – s’il en était besoin, le palmarès peu glorieux de la justice française dans le classement européen (2014), 14ème sur 28 (membres de l’UE) pour son budget par habitant, 24ème sur 28 pour le nombre de juges par habitant et enfin 37ème sur les 43 membres du Conseil de l’Europe concernant les délais pour un premier jugement !

En 2008, Madame Dati avait cependant renoncé à une réforme des Cours d’Appel, et par là, à la partition de la Bretagne judiciaire par le transfert des tribunaux de Loire-Atlantique à la Cour d’appel d’Angers. En effet, les Bretons, emmenés par notre Coordination s’étaient mobilisés contre le démantèlement de la seule institution commune aux 5 départements bretons. Nous pensions avoir gagné, c’était sans compter sur de nouvelles menaces.

2018. Le monde des affaires a déjà compris la nouvelle donne et déserte les tribunaux au profit des médiateurs et des arbitres privés choisis par ses soins. Pour les justiciables on développe actuellement la médiation ou la conciliation, sans juge ni tribunal… on parle de “modes alternatifs de règlement des conflits”. Et pour finir de transformer la justice en administration comme une autre, la nouvelle Garde des Sceaux, Nicole Belloubet annonce la mise en œuvre d’un nouveau “remaniement de la carte judiciaire”.

Ce projet de réforme c’est la suppression a minima de 11 Cours d’appel sur les 30 que compte la métropole. Un seul TGI par département, soit pour la Bretagne 4 TGI en moins. Pas de suppression de la Cour d’Appel de Rennes, mais en application du principe «Une Cour d’Appel = une région administrative», la Loire-Atlantique pourrait être rattachée à la Cour d’Appel d’Angers, de même pour la Vendée, malgré la préconisation contraire du rapport.

Le discours prononcé le lundi 15 janvier dernier par le Président de la République devant la Cour de Cassation confirme largement cette crainte, annonçant “l’harmonisation” des circonscriptions administratives et judiciaires de l’État et annonçant la “spécialisation” de certaines juridictions, ce, alors que le rapport de faisabilité demandé aux anciens députés Dominique Raimbourg et Philippe Houillon remis à la Ministre de la Justice le même jour, préconise lui, le maintien du ressort de la cour de Rennes. Ce rapport sera-t-il pris en compte ? La décision qui ne nécessite pas loi mais peut être prise par simple décret du gouvernement doit faire l’objet d’une véritable concertation et nous invitons le Chef de l’État à engager le dialogue.

Outre notre refus de voir cette réforme judiciaire, injustifiée et dépensière de l’argent public, nous redoutons l’instrumentalisation de cette réforme pour voir encore un peu plus une volonté d’affaiblissement de la Bretagne. Lors de la rentrée solennelle de la Cour d’Appel de Rennes le 12 janvier 2018, le Premier Président, dans son discours s’est clairement et fermement opposé à cette amputation… la Loire-Atlantique représente plus de 40% des affaires traitées par la Cour de Rennes ! Quel avenir pour Rennes – actuellement la 5ème Cour d’Appel de France, une fois reléguée en second plan?

La dissolution de la Bretagne judiciaire prépare-t-elle la disparition de la Bretagne administrative dans un Grand-Ouest ? Pour nous, Bretagne Réunie, après l’échec patent de la réforme territoriale de Hollande, nous préconisons au contraire un remaniement des régions du nord-ouest français. À l’opposé de vouloir affaiblir la Bretagne pour trouver prétexte à sa fusion dans un Grand-Ouest, nous proposons le retour du 44 dans le giron de la Bretagne, sa région d’origine.

N’insultons pas l’avenir, repoussons la réforme de la carte judiciaire bretonne pour préparer la réunification administrative de la Bretagne.

Nous invitons tous les mouvements, associations, élus et citoyens à se rassembler pour dire sous ces seuls mots d’ordre :

HALTE AU DÉMANTÈLEMENT DE LA BRETAGNE JUDICIAIRE !


44=Breizh appelle à se mobiliser à Châteaubriant le samedi 31 mars

07/03/2018

Evit hon gwirioù yezhel e Liger-Atlantel Emgav e Kastellbriant d’ar Sadorn 31 ‘viz Meurzh !!!!

C’est donc avec une manifestation que se clôturera le mois du breton et du gallo en Loire-Atlantique, le samedi 31 mars à 15h30 devant la mairie de Châteaubriant.

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Alors que l’enseignement bilingue, et notamment public, bénéficie d’une politique de développement favorable en région Bretagne, force est de constater que ce n’est pas le cas en Loire-Atlantique. Ces derniers temps, l’inspection académique s’est opposée à plusieurs projets, à Nantes, Saint-Herblain, Guérande et désormais à Châteaubriant. Si la loi favorise bien l’ouverture de classe en langue régionale dans les académies de Rennes, Montpellier ou Strasbourg, il semble bien que l’inspection académique de Loire-Atlantique n’applique pas la loi de la même manière, comme le rappellent les parents dans le communiqué ci-joint (Comdivyezh030318)

Nous le voyons, la partition administrative de la Bretagne induit une nouvelle fois une discrimination pour les habitants de Loire-Atlantique qui voudraient faire bénéficier d’un enseignement en breton à leurs enfants.

Depuis plusieurs années la région Bretagne a pris en charge une partie de la formation professionnelle en langue bretonne assurée en Loire-Atlantique. Face à la suppression des contrats aidés à la rentrée 2017, les parents du réseau Diwan en Loire-Atlantique ont soutenu le projet d’un statut public territorial dépendant de la région Bretagne pour le personnel non-enseignant.

Si l’académie de Nantes n’est pas capable d’assurer le même service public que celle de Rennes, il y a fort à penser que la prise en charge de l’enseignement du breton en Loire-Atlantique par l’académie de Rennes s’imposera à un moment comme revendication aux acteurs de la filière.

 


Emvod-Meur d’ar Sadorn 9 a viz Kerzu e Sant-Ervlan : « Peseurt doare stourm evit an adunvaniezh hag ar stourm evit en em dermeniñ ? »

07/12/2017

D’ar c’houlz ma komzer kalz en Europa eus gwir ar pobloù da da zibab evite o-unan, dreist-holl abalamour d’ar pezh a c’hoarvezh e Katalonia e ranker anzav n’ez a ket war-raok an azgoulennoù-se Breizh.

An azgoulenn istorel ha reizh evit unvaniezh Breizh na gav ket e hent politikel kar e ra ar stad-c’hall skouarn vouzar met ivez ha dreist-holl peogwir ne ra ket an dilennidi lec’hel o seizh gwellañ evit cheñch penn d’ar vazh d’ar gwirvoud nanndemokratel-se.

An emsav evit an unvaniezh en dez poan da heul an adreizh tirrdel c’hwitet e 2014 ha ne teu ket a-benn da reiñ lañs d’un emsav ledan a vije gouest da adlakaat an azgoulenn-se en deiziataer politikel en ur lakaat anezhañ e kreiz un aergerzh ledan evit muioc’h a zemokratelezh e Breizh a-bezh.

Breizhiz ha Breizhadezed zo ac’hanomp eus Brest betek Klison hag eus Felger betek an inizi Glenan hag e soñjomp ez eo reizh e vijemp kat da zibab hon tonkad a-stroll evel pobl. Ar c’hentañ deus an dibaboù-se — hag a c’hell bezañ graet gant ar bobl hepken — zo da dermeniñ peseurt harzoù ensavadurel Breizh, hor bro. Dav eo deomp labourat asambles evit ma c’hello pobl Breizh dibab hec’h unan ur framm demokratel, ensavadurel, sokial ha disheñvel war dachenn an endro e Breizh a-bezh.

Evit hen ober hon eus ezhomm eus ur stern stourm hollek, lies, nann partizan, digor, a zegemero an holl re a fell dezho tizhout ar palioù se hep kemer e kont orin, kredennoù relijiel pe an dibaboù reizhel.

Ar framm nevez-se evit gounit gwirioù demokratel n’hall ket bezañ savet en ur gaout an disterañ darempred pozitivel gant ar re a implij an identelezhioù a-benn skignañ prezegennou estregasonius.

Ezhomm hon eus deus un egorenn a gemerer perzh enni, a c’heller ijinañ, a vo stag ouzh an doare embarzhus a welomp e identelezh Vreizh ha par c’hoant da sevel amañ e Breizh un demokratelezh lec’hel e servij ar muiañ niver.

Ezhomm hon eus ivez d’ober bilañs ar skiant bet prenet da vare koulzadoù stourm a oa troet war-du an hevelep palioù.

An dachenn nevez lakaet e plas evit gounit gwirioù demokratek ne c’hall ket bezañ a-du pe forc’hollek pe hanter akord gant enebourien an demokratelezh. Reoù zo a glask implij an identelezioù evit bezañ kasonius enep tud all.

Dleout a reomp nac’hañ menozioù estrengas, ar gouennelouriezh, hag ar revelouriezh. Un ezhomm zo d’ober ur bilañs diwar benn ar gentodennoù a reomp er mare-mañ hag ar re tremenet.

D’ar Sadorn 9 a viz kerzu e kinnigomp deoc’h un emvod er greizenn sokio-sevenadurel « Le Grand B. » (11 straed Dijon) e Sant-Ervlan adalek 9e30 beure a-benn sevel asambles ar genurzhierezh demokratel a ra diouer deomp e Breizh.
An emvod-se zo digor d’an holl a fell dezho tizhout ar memes palioù.

Roll labour an devezh :

  • 9e30-10e00 beure : Degemer
  • 10e00-11e15 : Bilañs Dibab (ha 44=BZH ? Ha Galv Pondi ? )
  • 11e30 : Bilañs raktres ar 100.000 sinadur
  • 12e30 : PRED
  • 1e45 : Amzer evit kaozeal diwar-benn « Peseurt doare stourm evit an adunvaniezh hag ar stourm evit en em dermeniñ ? »
  • 4e00 : Savet e vo urn aozadur, skrivet e vo ur garta ha savet un deiziataer.
  • 6e30 : Fin an tabutoù, lakaet e vo en linenn ar rentañ kont.

44_BZH_Assemblee-Generale-le-samedi-9-decembre-a-saint-herblain-quelle-lutte-pour-la-reunification-et-l-autodetermination


Assemblée Générale le samedi 9 décembre à Saint-Herblain : « Quelle lutte pour la réunification et l’autodétermination ? »

15/11/2017

Alors que plus que jamais pour les peuples la question du droit à choisir son destin se pose dans l’actualité Européenne, notamment avec le processus en cours en Catalogne, force est de constater que ce débat ne progresse pas en Bretagne.

La revendication historique et légitime de l’unité de la Bretagne ne trouve pas de débouchés politiques car le pouvoir central reste sourd à cette revendication mais aussi et surtout parce que nos élus locaux ne se mobilisent pas pour changer cet état de fait antidémocratique.

Le mouvement pro-réunification peine à mobiliser après la réforme territoriale ratée de 2014, et n’arrive pas à créer un mouvement de masse susceptible de remettre cette question à l’agenda politique breton en la liant à un mouvement d’ensemble pour plus de démocratie dans l’ensemble de la Bretagne.

Nous sommes breton-ne-s de Brest à Clisson et de Fougères aux Glénans et nous pensons qu’il est légitime que nous puissions décider collectivement de notre destin en tant que peuple. Le premier de ces choix – que seul le peuple a le droit de faire – est celui de déterminer le périmètre institutionnel de notre pays, la Bretagne. Nous devons œuvrer ensemble pour réunir les conditions permettant au peuple breton de librement se déterminer pour un autre modèle institutionnel, démocratique, social et environnemental dans la Bretagne « historique ».

Pour ce faire nous avons besoin d’un nouveau cadre d’action collectif, trans-courant, apartisan, ouvert, accueillant tous ceux et celles attachés à cet objectif sans discrimination d’origine, de confession, ou d’orientation sexuelle.

Ce nouvel espace de conquête de droit démocratiques ne peut se construire en ayant la moindre complaisance ou ambiguïté avec les ennemis de la démocratie et ceux qui instrumentalisent les identités pour tenir un discours de haine xénophobe.

Nous avons besoin d’un espace participatif et imaginatif, traduisant notre vision inclusive de l’identité bretonne et notre désir commun de construire ici en Bretagne une démocratie de proximité aux bénéfices du plus grand nombre.

Nous avons aussi besoin de faire le bilan des initiatives en cours et passées allant dans ce sens.

Le samedi 9 décembre nous vous donnons rendez-vous au Centre Socioculturel Le Grand B. (11, rue de Dijon) a Saint-Herblain à partir de 9h30 pour construire la coordination démocratique bretonne dont nous avons tous et toutes besoin.
Cette réunion est ouverte aux individu-e-s et organisations partageant ces objectifs.

PROGRAMME :

  • 09h30-10h00 : accueil des participant-e-s.
  • 10h00-11h15 : Bilan des expériences DIBAB, 44=Breizh et Galv Pondi.
  • 11h30 : Bilan l’appel des « 100 000 signatures ».
  • 12h30 : Repas.
  • 13h45 : Tour de parole collectif « Quels outils pour la lutte pour la réunification et l’autodétermination ? ».
  • 16h00 : Mise en place d’un cadre organisationnel et d’un agenda permettant à toutes et tous de s’impliquer. Rédaction d’une charte et mise en place d’un calendrier revendicatif.
  • 18h30 : Fin des débats, mise en ligne du communiqué final.

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