Gilles Servat, Nolwenn Korbell, Christian Troadec, Fermin Muguruza, Janet Ryder, Ronan Le Coadic, … soutiennent les 6 inculpés de la Réunification

Plus d’une quinzaine d’organisations et associations ont déjà apporté leur soutien aux 6 jeunes inculpés de la Réunification, ainsi que près d’une trentaine de personnalités politiques ou culturelles (universitaires, groupes de musiques, …), n’hésitez pas à vous joindre à elles, les inculpés ont besoin de vous !

Les Alternatifs de Bretagne, Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire, EKB-AFB Alliance Fédéraliste Bretonne, Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste, LBDH Ligue Bretonne des Droits de l’Homme, Parti Breton, AVY/LJB (Jeunes du PB), The Celtic League, UDB Union Démocratique Bretonne, Courant Syndicaliste-Révolutionnaire Breizh, SLB Syndicat des Travailleurs de Bretagne, Bemdez, L’Andon dou Galo, Conceju-CNC (gauche cantabriste), CEIVAR-Organismo Popular Anti-repressivo (Galice), V-SB (Mouvement pour une Flandre Indépendante et Socialiste), OCL Organisation communiste libertaire, Collectif Breton pour la Démocratie et les Droits de l’Homme, BRETAGNE REUNIE…

Gilles Servat (chanteur), Janet Ryder (Plaid Cymru, députée du parlement gallois), Christian Troadec (maire de Carhaix et conseiller régional), Alan Coraud (maire de La Rémaudière), Jean-Pierre Le Mat (historien), Lionel Henry (conseiller municipal de Montreuil-Le-Gast), Jakez Caillaud (conseiller municipal de Saint-Herblain), Ronan Leprohon (ex conseiller régional), Marcel Marc

Conseiller Municipal UDB de Couëron, Mikael Bodloré-Penlaez (Eurominority & GeoBreizh.com), Erwan Chartier (journaliste-écrivain), Les Ramoneurs de Menhirs, Daonet, Atlantyka, Jean-Loup Le Cuff (artiste), G. Riwal (Conseiller-municipal), Charlie Grall, Dom Duff (chanteur), Startijenn (groupe de fest-noz), Gaël Fontana (photographe), Nolwenn Korbell (chanteuse), Fermin Muguruza (chanteur basque), Gareth Miles (écrivain gallois), Fañch Ar Ruz (illustrateur), Céline Soun (La Obra – Guatemala), André Daniel (co-fondateur du Lycée expérimental de Saint-Nazaire et géographe), Jean-Jacques Monnier (conseiller municipal de Lannion), Ronan Le Coadic (universitaire), Ghildas Durand, Jacques-Yves Le Touze, …

N’oubliez pas la manifestation de soutien le samedi 31 janvier à 14 h devant la Poste, place Bretagne à Nantes/Naoned, ainsi que le rassemblement devant le palais de justice le jeudi 12 février 14 h à Nantes/Naoned.

Ci-joint quelques messages de soutien :

« Face à la volonté de déculturation bretonne organisée depuis des dizaines d’années par les zélés serviteurs des Jacobins en Loire-Atlantique, et parce que vos actions étaient pacifiques et non-violentes, je vous apporte tout mon soutien.

Bravo pour votre courage ! »

Christian Troadec, maire de Carhaix, Conseiller régional des 4/5e de la Bretagne

« I fully support the broad campaign to have the Loire-Atlantique re-united with the rest of Brittany. Having tried to use the democratic system and found it wanting, I understand why the symbolic protest that has taken place. When the state will not respond to democratic demands, then there is inevitably frustration and disillusioment with the democratic process. I wish you all the best in your campaign for a united and free Brittany. »

Janet Ryder AC/AM Plaid Cymru, Gogledd Cymru/North Wales

— Communiqué du Conceju-CNC, parti de la gauche cantabriste

« 6 jeunes, militants pro réunification de la Bretagne ont été détenus quand ils étaient en train de réaliser des peintures sur la façade de l’hôtel de région des pdl à Nantes, ils ont été détenus entre 36 et 40 heures. Pour ce motif ils seront jugés le 12 février avec la menace de lourdes peines pour le simple fait de réaliser des graffitis, cela dans une Europe “démocratique” du 21e siècle.

Le Conceju-CNC offre son appui aux camarades bretons, qui furent détenus par la police dans une action de plus de répression contre le mouvement breton, alors qu’ils étaient en train de réaliser des peintures en faveur de la réunification de la Bretagne.

Ces jeunes ont été détenus pour être militants bretons et ils souffrent pour leurs idées, accusés d’avoir “détérioré le patrimoine” avec des graffitis sur un édifice public.

Nous réprouvons cette persécution contre le mouvement breton. A de nombreuses reprises a été démontrée de manière démocratique la volonté du peuple de Loire-Atlantique de se réunir à la Bretagne, de laquelle il n’aurait jamais dû être séparé.

Nous alertons les forces démocratiques de gauche sur l’action disproportionnées et la persécution, une fois de plus, de ses idées, par l’État français. Nous dénonçons la dérive répressive constante de la part de l’État français contre la liberté d’expression et exigeons l’immédiate nullité de ce procès.

Non à la répression des idées, solidarité avec nos compagnons de Bretagne. »

CONCEJU-CNCSede Nacional
c/ Marqués de la Hermida 72, 1ª planta
39009 Santander-Cantabria
Teléfono sede nacional : 942 05 05 87
conceju at conceju.org

« Alé tertou, l’Andon dou galo ét domé lèz 6 jiênn anterpreîn pour avaïr mnae dou draù pour qé nott peï seij erjoueintae !

Demat deoc’h, L’Andon dou galo a souten ar c’hwec’h paotr yaouank a vo kaset dirak al lez-varn evit bout difennet adunvanidigezh hor bro ! »

Fabien Lécuyer
L’Andon dou Galo

« Salud deoc’h mignoned,

Siwazh ne vin ket evit dont da Naoned ‘benn disadorn, o labourat e vin. Met bez e c’hellit krediñ emaon o kerzhout ‘sambles ganeoc’h war ar memes hent, davet ar memes pal.

A spered, a ene hag a stourm emaon en ho kichen.

A greiz kalon »
Nolwenn Korbell

« A galon ganeoc’h eus Gwatemala,
Ha nerzh, fuerza, coraje evit ar re yaouank….
Breizh e Breizh
‘El pueblo manda, el gobierno obedece’ »

Céline Soun
LA OBRA
Luchando para otro mundo posible

« Bonjour,

Selon moi, le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne relève du débat démocratique. Voici un texte que j’ai écrit sur la question, extrait de La Bretagne dans 20 ans, aux éditions du Télégramme. Vous pouvez le citer.

Bien cordialement,

Ronan Le Coadic

Partout dans le monde, aujourd’hui, des hommes et des femmes, des citoyens, veulent devenir les sujets de leur vie, acceptant de plus en plus difficilement les identités prescrites. En outre, la globalisation, tout en déterritorialisant le monde – puisque tous les grands enjeux contemporains, qu’ils soient économiques, écologiques,

ou autres, se posent à l’échelle de la planète –, conduit à une production identitaire nouvelle : les groupes reconfigurent et réinventent leur projet. « Aujourd’hui », écrit Arjun Appadurai, « l’imagination possède dans la vie sociale une nouvelle force qui lui est spécifique »[i]. Cependant, toujours selon Appadurai, « la tâche de produire de la localité (en tant que structure de sentiment, propriété de la vie sociale et idéologie d’une communauté identifiée) est de plus en plus un combat »[ii] car elle s’oppose souvent aux projets de l’État-nation, dont « les modes de localisation les plus typiques (…) ont un aspect disciplinaire »[iii]. En d’autres termes, si l’on en croit Michel Denis, « la valorisation des identités constitue un réflexe antitotalitaire »[iv].

Alors, que peut faire l’État, face à la production par les citoyens d’une « structure de sentiment » qui ne correspond pas à ses prescriptions ? Et, de leur côté, que peuvent faire les citoyens pour concrétiser leurs aspirations ? On sait, par le sondage Ifop de 2001, que les habitants de Loire-Atlantique souhaitent à 83 % qu’un référendum soit organisé sur la question ; cependant, l’initiative des consultations électorales appartient exclusivement au pouvoir d’État.

Ne sommes-nous pas là au cœur de la réflexion démocratique actuelle ?

Selon David Held, l’interrogation démocratique « décisive » aujourd’hui est de savoir « comment accorder les exigences de la vie publique démocratique (débats ouverts, accès aux centres de pouvoir, participation politique générale, etc.) avec ces institutions d’État (des dirigeants aux branches de l’administration) dont la tâche est de soutenir l’autorité de la loi, d’assurer la médiation des conflits et de négocier les oppositions d’intérêts ? Comment concilier les exigences de “l’État souverain” et du “peuple souverain” ? »[v]. Peut-être, si l’on trouvait de nouvelles réponses à cette question, parviendrait-on à résoudre la crise « ironique » des démocraties représentatives. Selon Susan Pharr et Robert Putnam, en effet : « Le principal enjeu aujourd’hui, à l’aube du xxie siècle, n’est pas de savoir si la démocratie va survivre ou si elle est vraiment en crise, mais comment les dirigeants et les institutions démocratiques pourront rejoindre les aspirations et les besoins de leurs citoyens. »[vi]. La question est donc posée aux autorités…

[i] Appadurai, Arjun, Après le colonialisme, les conséquences culturelles de la globalisation, Paris, Payot, 2001, p. 95.

[ii] Appadurai 2001, op. cit., p. 260.

[iii] Appadurai 2001, op. cit., p. 263.

[iv] Denis, Michel, « L’identité bretonne, identité modèle pour le 21e siècle ? », Bretagne 2100, Identité et avenir, Rennes, PUR, 2001 p.14 et 19-20.

[v] Held, David, Models of Democracy, Cambridge, Polity Press, Paperback, December, 1996, p. 317. Je traduis de l’anglais.

[vi] Pharr, Susan J., and Putnam, Robert D. (eds), Disaffected Democracies, What’s Troubling the Trilateral Countries ? Princeton, Princeton University Press, 2000, p. xviii. Je traduis de l’anglais. »

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