Samedi 25 avril : journée de mobilisations pour 44=Breizh, finissant par des interpellations, des coups et des blessures venant des forces de police…

26/04/2009

Dès 14h, le collectif 44=BREIZH commençait sa journée militante par une intervention auprès du « débat participatif » proposé par le CRJ des Pays de la Loire, rue de la Tour d’Auvergne à Nantes. Par la voie de notre porte-parole, 44=BREIZH obtenait une courte intervention et exprimait son point de vue sur le caractère faussement démocratique que voulait souvent se donner la région Pays de la Loire dans ses campagnes de communication, alors que celle-ci s’oppose toujours depuis des dizaines d’années à toute forme de référendum sur la question de la Réunification de la Bretagne. Beaucoup de dents grincèrent, mais plusieurs personnes apprécièrent, sourire en coin.

Appelant à la manifestation unitaire contre toutes les répressions qui se tenait à 15h, des membres de notre collectif, du SLB/skol-veur et d’Emgann, se sont donc ensuite rassemblés derrière la banderole Breizhistance, afin de rappeler la répression politique dont souffre régulièrement le mouvement d’émancipation national Breton et de dénoncer celle qui s’abat sur les défenseurs de l’Hôpital de Carhaix, les opposants à l’aéroport de NDL, les manifestants de Saint-Nazaire, etc…. Après un début de manifestation unitaire et animée d’environ 400 personnes, à mi-parcours, un certain nombre de personnes a commencé à s’en prendre aux vitrines d’agences immobilières, de banques, d’assurances, etc… À ce moment, le cortège Breizhistance a quitté la manifestation avec d’autres comités de soutien et organisations politiques, afin de protéger notamment notre voiture sono. Notre participation à cette manifestation a consisté à diffuser des tracts, crier quelques slogans et diffuser de la musique. En effet, nous ne partageons pas l’analyse faite par certains sur l’utilité politique d’une contestation s’exprimant par le cassage systématique de vitrines. N’importe quelle personne présente ce jour n’aura pu confondre le mode d’action des autonomes et celui plus pacifique que nous avons choisit. Aucune interpellation n’était à déplorer durant la manifestation.

666728962dc6461de2308b4515e1738900f7fb549f44820full

Photo prise quelques secondes avant le dérapage policier :

La terrasse est bondée, le quartier calme, des familles sont de sortie avec leurs enfants, des trottinettes à côté des tables, …

Les forces de police, elles, sont déjà prêtes à l’attaque, la main sur la matraque…


Près d’une heure après la fin de la manifestation, une vingtaine de personnes ayant composée notre cortège sirotait un verre dans une ambiance familiale en terrasse du Cercle Rouge, bar situé rue des Carmes. A un moment est apparût au bout de la rue l’officier de la DCRI chargé des « affaires bretonnes » sur Nantes, bien connu des militants et vice et versa. Accompagné de plusieurs policiers, il leur indiquait la terrasse à laquelle nous étions installés. En quelques secondes, celle-ci fût entourée d’une dizaine de policiers exigeant que toutes les personnes présentes se soumettent à un contrôle d’identité. Surpris et étonnés, nous fûmes plusieurs à leur poser la question de l’utilité de ce contrôle, sachant que l’identité de la plupart d’entre nous leur était déjà connue et que nous ne voyions pas le danger que nous pouvions représenter à boire un verre à cet endroit, accompagnés d’enfants qui plus est. Les policiers nous demandaient de nous exécuter, point. Désapprouvant cette mascarade policière nous avons refusé et leur avons demandé de nous laisser tranquille et de partir, ce qu’ils n’ont pas fait. Les gérants du bar ont également été extrêmement surpris de la situation et leur ont demandé de ne pas faire de problèmes et de nous laisser en paix, sachant que nous étions les clients de son bar, lieu privé. Voyant que les policiers appelaient des renforts, nous avons décidé d’appeler la presse pour qu’elle puisse constater l’absurdité de la situation. C’est à ce moment là que tout s’est enchaîné, et qu’un militant, ainsi que notre porte-parole furent interpellés :

« J’étais rentré dans le bar pour appeler la presse. J’y étais depuis cinq bonnes minutes et je discutais avec un journaliste au téléphone. D’un coup, une demi douzaine de policier en tenue anti-émeute entrèrent dans le bar. Sans que je m’y attende, un policier me fit une clef de bras en me passant les menottes, j’eus à peine le temps de comprendre ce qui se passait que je vis des coups de matraque pleuvoir autour de moi avant d’être violemment projeté au sol. Menotté et un genou de policier m’écrasant le visage, j’entendais autour de moi des cris et des bruits de verre sans discerner ce qui se passait. Une fois relevé, j’eus le temps d’apercevoir un camarade la tête en sang et l’enfant d’un ami terrorisé qui pleurait. Les passants autour restaient pantois, indignés par les méthodes des policiers. Une fois au poste, ceux d’entre eux qui m’avaient interpellé m’indiquèrent que j’avais été arrêté car j’avais soi-disant été vu cassant des vitrines boulevard Guist’hau. Alors que les policiers se foutaient de moi et me criaient dessus, je m’aperçus qu’ils croyaient qu’il n’y avait que moi à avoir été interpellé. Quelques temps après, je vis arriver Alan Haye au poste qui avait connu la même infortune que moi. » témoigne Jonathan Guillaume.

Solidarité face à la répression !

Pendant ce temps, la solidarité s’organisait et une quarantaine de personnes se sont rassemblées pendant plusieurs heures devant le commissariat Waldeck-Rousseau. Les premières brèves à la radio indiquaient que « deux jeunes casseurs avaient été interpellés lors de la manifestation ». Après plus de 16 longues heures de garde à vue éprouvante, nos deux camardes sortaient ce matin avec une convocation au tribunal de Nantes pour rébellion, le 14 octobre 2009.

Nous dénonçons fermement la répression politique arbitraire qui s’exerce contre notre mouvement et notamment notre porte-parole. Il y a peu, 6 de nos membres ont été condamnés en février dernier à 30 000 euro d’amende, 2 mois de prison avec sursis et 100 heures de TIG pour de simple tags sur des panneaux Pays de la Loire®. Nous souhaitons également faire savoir que notre porte-parole a été convoqué quatre fois à la gendarmerie et au commissariat pour des interrogatoires. Il passera en comparution le 16 juin à Nantes pour avoir été surpris en compagnie d’un membre de 44=BREIZH en train de prendre en photo un barbouillage pro réunification à Nozay en novembre 2008. L’arrestation clairement ciblée et arbitraire de samedi, témoigne de la répression politique que nous dénoncions ce même jour.

Plusieurs personnes ont été blessées, recevant des coups de matraques, trainés au sol ou gisait du verre brisé, … Une personne a été hospitalisée en urgence à cause d’un traumatisme crânien suite à un coup de matraque sur la tête, et a du avoir plusieurs points de sutures.

Des plaintes vont être déposées contre les policiers. Nous demandons à toute personne ayant été témoin de la scène, ou possédant des photos ou vidéos de ce moment de nous contacter par mail à stourmomp at no-log.org

Plutôt que de nous faire peur, la répression nous montre la nécessité de nous mobiliser ensemble contre les dérives autoritaires et antidémocratiques de l’Etat en Bretagne !


La course « 10 km en Pays de la Loire » perturbée par des « clônes » de Jacques Auxiette…

22/04/2009

clones3

Quelques membres du collectif 44=BREIZH étaient présents le samedi 18 avril pour la deuxième édition des « 10 km de la région Pays de la Loire » à Nantes. Il ont parcouru les 250 derniers mètres de la course affublés de masques à l’effigie de Jacques Auxiette et habillés dans le style colonial. Ceci afin de dénoncer les récents propos de Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire, qualifiant la réunification de la Bretagne d’« annexion des temps modernes », alors que c’est bien la partition de la Bretagne qui crée une situation empreinte de colonialisme envers le peuple breton. Les « clones » de Jaques Auxiette ont été accueillis avec les sourires et des applaudissements ironiques de la part des spectateurs…

clones1

C’était aussi l’occasion de dénoncer la volonté des « Pays de la Loire » de faire coïncider le périmètre des organisations sportives avec celui de la région illégitime, ce qui crée de nombreuses discriminations en empêchant notamment les habitants de Loire-Atlantique de rencontrer leurs compatriotes dans les compétitions de niveau régional.

Le secret espoir des promoteurs de la pseudo-identité ligérienne, c’est que le sport contribue à leur politique globale de création identitaire, au même titre que le modelage des consciences dans les lycées. M. Auxiette affirme lui-même qu’il a la « ferme conviction » que le sport « anime les territoires », et, ajoute-t-il « nous l’associons à tous les champs de la politique régionale et nous lui donnons toute sa place au sein de nos réflexions sur l’avenir et la construction d’une région » (1). 44=BREIZH demande à chacun de rester vigilant tant l’instrumentalisation de la pratique sportive est une constante des régimes répressifs et peu respectueux des droits de l’homme.

(1)brochure « Pays de la Loire : une ambition sportive »


Samedi 25 avril à Nantes : Non à la partition ! Halte à la répression !

22/04/2009

14824_12

Le collectif 44=Breizh appelle à se mobiliser doublement le samedi 25 avril pour dénoncer le caractère antidémocratique de la région Pays de la Loire® et dire non à la répression politique ahurissante qui touche de plus en plus de militants partout en Bretagne.

*Dès 13h30 rendez-vous 47 rue de la Tour d’Auvergne à Nantes où le Conseil Régional des Jeunes PdL® invite à vous« exprimer, faire avancer vos idées, sur l’actualité mais aussi les thèmes fondamentaux que sont l’information, la culture, le sport, la révolution numérique, l’orientation, l’éco-citoyenneté… ». Malgré le refus récurrent de la région PdL à ce que soit aborder en son sein le problème de la partition de la Bretagne, nous proposons, comme à notre habitude, d’y rappeler le souhait de la majorité du peuple Breton de voir son territoire uni dans la même entité administrative.

**Alors qu’aucune date n’est encore arrêtée pour le procès en appel de nos six camarades barbouilleurs volontaires, jugés et condamnés lourdement en février dernier à Nantes, nous apprenons la comparution pour de prétendus barbouillages ayant eu lieu en novembre 2008, de deux de nos membres, dont notre porte-parole, le 16 juin à Nantes. Nous nous associons donc à l’appel unitaire de Bretagne contre toutes les répressions et appelons à participer à la manifestation antirépressive du samedi 25 avril à Nantes 15h Place Bretagne.

*Lors du renouvellement du CRJ début 2008 plusieurs de nos membres s’étaient présentés au tirage au sort pour pouvoir débattre du problème de la partition de la Bretagne au sein de cet instance sensé « représenter la diversité de la jeunesse » aborder « pas seulement la jeunesse mais l’ensemble des thèmes qu’il jugera nécessaire d’approfondir » au sein de cet « espace de démocratie participative ». Aucun de nos membres n’a été « recruté » malgré nos motivations à aborder des thèmes de politique régionale. Nous avons néanmoins cherché à travailler avec le CRJ pour que puisse être abordé le problème du « redécoupage régional » au sein de cet « espace de démocratie participative », nous avons voulu rencontrer à plusieurs reprises des représentants du CRJ et leur avons remis des documents informatifs sur les enjeux démocratiques, juridiques, sociaux et économiques du problème. Après que certains est espéré pouvoir abordé ce problème lors des Etat régionaux de la jeunesse, les élus de la région PdL ont coupé court à tout espoir que ce débat puisse être abordé par les PdL® et son « espace de démocratie participative » dédié à la jeunesse. Lors des « débats participatifs » organisés entre septembre et décembre par la région PdL aucun militant connu de 44=BREIZH n’a pu rentrer pour assister à ces débats. Les différentes demandes adressées à la région PdL® pour que notre collectif puisse participer aux rencontres « jeunesses en région » les 19 et 20 mars à Nantes sont toutes restées lettres mortes. Selon nous la région des PdL® peut dépenser beaucoup d’argent pour se donner une belle et bonne image démocratique, il n’en restera pas moins qu’elle s’oppose à toute forme de débat sur l’unité territoriale de la Bretagne, faisant comme si le problème n’existait pas, et qu’elle a mené et mène une politique d’acculturation et de création d’une identité régionale dite « ligérienne » au détriment et contre l’identité bretonne du pays nantais.

**Appel unitaire de Bretagne contre toutes les répressions :

« Face à la répression sociale qui s’exerce aujourd’hui contre les travailleurs, les précaires et les chômeurs. Face à la répression qui s’abat de plus en plus lourdement et indistinctement en Bretagne, et particulièrement en Loire-Atlantique, sur les différentes formes de protestation sociale et politique, Nous appelons à réagir : – contre les peines de prison à l’encontre de participants aux manifestations des 29 janvier et 19 mars à Rennes, Nantes et notamment Saint-Nazaire – contre la volonté de fichage par l’ADN de manifestants lycéens et d’opposants à l’aéroport de Notre-Dame des Landes, – contre les intimidations policières à l’encontre des défenseurs de l’hôpital de Carhaix, – contre la répression des actions de redistribution des étudiants de Nantes et Rennes, – contre les poursuites et gardes à vue à rallonge des militants pour la réunification de la Bretagne, -contre le délit de redistribution de poissons par les pêcheurs des Côtes d’Armor, -contre la criminalisation des opposants et entarteurs de Notre-Dame des Landes, -contre les poursuites à l’égard des enseignants pour la sauvegarde du service public d’éducationEt plus généralement contre les répressions, ici et ailleurs, de ceux qui s’approprient des logements vides, de ceux qui se voient privés de ressources (radiations Assedic, CAF…), de tous ceux et toutes celles qui osent contester l’ordre établi en aidant les sans-papiers, en écrivant ou lisant des livres subversifs…

Venez manifester votre solidarité contre toutes les répressions et avec les révoltés, le 25 avril à Nantes (15h place de Bretagne)

Comité Visible Nantais, Comité de soutien 11 novembre de Rennes, Collectif Bonnets Rouges de Rennes, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), SLB-skol veur (Sindikad Labourerien Breizh), CBIL (Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire), ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport de Notre-Dame-des-Landes), Collectif 44=Breizh, Collectif anti répression de Brest, Collectif de soutien aux inculpés de Notre-Dame-des-Landes, Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste, … et avec le soutien des Carhaisiens en lutte. »


Appel à une manifestation régionale à Nantes contre la répression

22/04/2009

Au vu de l’actualité, suite à la rencontre de divers comités de soutien et antirépressifs de Bretagne et à leur initiative, trois réunions ont eu lieu à Saint-Nazaire et Nantes pour lancer un appel unitaire contre toutes les répressions.

Nous invitons le plus grand nombre, malgré nos divergences, à signer et à se joindre à cet appel pour contrer, dans l’unité, la répression politique et sociale qui s’exerce de plus en plus fortement contre nombre d’entre nous.

Nous vous invitons à la prochaine réunion autour de cet appel le mardi 21 avril 19 heures à B17, 17 rue Paul Bellamy à Nantes, à participer et à appeler à la manifestation régionale antirépressive du samedi 25 avril à Nantes, à échanger avec nous les informations que chacun peut avoir sur l’actualité de la répression politique et sociale.

Manifestation régionale antirépression du samedi 25 avril à Nantes, à 14 heures place Bretagne

Ci-joint l’appel unitaire contre toutes les répressions.

Jonathan Guillaume, chargé de la diffusion de l’appel
06 12 30 67 15

Appel unitaire à la manifestation contre les répressions le 25 avril à Nantes.


Jean-Marc Ayrault à l’école de Jacques Auxiette

22/04/2009

14532_1

Dans différents titres de presse du 17 mars, Jean-Marc Ayrault a vivement réaffirmé son opposition à la Réunification en suggérant que « l’idée de la réunification » pourrait être « seulement motivée par une question identitaire », que dans ce cas nous irions « à la catastrophe ». Enfin, il s’oppose aux récents témoignages d’élus stipulant qu’un référendum sur la Réunification de la Bretagne ne pourrait logiquement être voté que par les habitants de la Bretagne. Selon lui, il faut aussi que les habitants de la Mayenne, de la Sarthe, du Maine-et-Loire et de la Vendée, sinon ça serait « antidémocratique, et nous entrerons dans une logique identitaire ». Les Sarthois ou les Angevins accepteront-ils que les Bretons votent à leur place pour savoir s’ils doivent prochainement rejoindre une région Val de Loire ou non ?

En réalité, à défaut de vrais arguments, JMA essaie de faire peur, tout comme le tente régulièrement de le faire Jacques Auxiette. Encore une fois, la Réunification serait quelque chose « d’archaïque », un « renfermement sur soi » poussé par une « logique identitaire » voir « ethniste » comme l’a déjà dit Auxiette. Attention, même au « colonialisme » ! Que les Bretons décident de leur territoire d’administration ? Attention ce serait « antidémocratique » ! Mais quoi de plus normal pour des gens « poussés par une logique identitaire ». Rien n’est assez fort pour discréditer les militants de la Réunification, qui sous ces termes « d’identitaire » seraient des gens un peu racistes au fond. Mais M. Ayrault, vous savez bien que le projet d’unité de la Bretagne est un projet global liant évidemment un projet politique, social et économique à des enjeux territoriaux, démocratiques, culturels, environnementaux.

M. Ayrault doit bien le savoir puisqu’en 1977, alors maire de Saint-Herblain, il avait fait les voeux au nom de son conseil municipal de voir la Bretagne réunifiée au sein d’une même région administrative et dotée d’un service audiovisuel public breton. Maire de Saint-Herblain, la Réunification n’était pas « identitaire ». Car c’est bien là que ce situe le vrai refus de JMA, être maire d’une ville qui partage son pouvoir et son influence ce n’est pas pour lui.

Mais comment se fait-il qu’en 2008 JMA ait permis à des gens « poussés par une logique identitaire » dangereuse et « casse-cou » de se présenter sur sa liste, et qu’il siège toujours avec eux ? Jean-Louis Jossic, maire-adjoint (PS), a même pris le micro pour haranguer la foule lors de la démonstration « identitaire » de 10 000 personnes pour l’unité de la Bretagne le 20 septembre 2008 ! Ronan Dantec maire-adjoint (Verts) a osé, lors de sa campagne aux cantonales et lors de la campagne municipale, animer un débat entier sur la Réunification de la Bretagne, Pierre Even, dix-septième sur sa liste est même un autonomiste breton de l’UDB ! S’il y avait quelque chose de vraiment dangereux et une « logique identitaire » derrière les partisans de la Réunification, si cette volonté était si « minoritaire » comme il le dit, pourquoi leur fait-il une large place au sein de son équipe municipale ?

On le voit, malgré les arguments fallacieux énoncés par JMA pour s’opposer et discréditer la Réunification de la Bretagne, se cachent en réalité des intérêts personnels et égoïstes. La Réunification réunit autour d’elle une foule d’arguments différents, défendus par des pans très divers de la société bretonne. Elle réunit autour d’elle un nombre incroyable de gens et une dynamique populaire sur un problème local comme ne le créera jamais aucune entité administrative. Des tas d’universitaires affiliés à aucune organisation sortent des travaux sur les enjeux culturels, économiques, sociaux, politiques, démocratiques, environnementaux, … soulevés par la Réunification. Nous invitons ceux qui ne cessent de nous stigmatiser dans la rhétorique « identitaire » ou historique à les lire.

Voir le lien de Presse Océan avec forum. Les 20 ans de Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes. ■


Les six inculpés de la Réunification : des condamnations démesurées et hors contexte

07/03/2009

Les six barbouilleurs passaient, en délibéré de leur jugement du 12 février, aujourd’hui au palais de justice de Nantes. Contre toute attente, le jugement a suivi presque à l’identique les réquisitions de la procureure : 2 mois de prison avec sursis, 100 heures chacun de Travail d’Intérêts Général, 11.500 euros d’indemnisation pour la SNCF et 20.900 euros pour la Pays de la Loire®. Quelques centaines d’euro seulement auront été retirés des indemnisations exagérées demandées par les parties civiles, et notamment les Pays de la Loire®.Une peine pour les six prévenus complètement démesurée, notamment quand on sait que, pour des faits relativement similaires, trois militants avaient été condamnés à 500 euros d’amende avec sursis en 2007 à Saint-Nazaire. Alors que leurs engagements citoyen et démocratique est démontré – certains se sont même présentés sur une liste électorale aux dernières élections municipales – nous considérons la peine de TIG comme une provocation vis-à-vis du discours engagé et citoyen en faveur de la Réunification qu’ils ont porté et défendu devant le tribunal. Ce discours, c’est celui porté par des dizaines de milliers de Bretons qui dénoncent le caractère anti-démocratique de la région Pays de la Loire®, et qui, comme nous, doivent se sentir agressés par ce jugement.

Les six jeunes militants et leur avocat maître Le Moigne ont aussitôt décidé de faire appel. Encore une fois, nous devrons tous nous mobiliser pour les soutenir et montrer à la justice française l’intérêt général de notre lutte pour l’unité territoriale de la Bretagne !


Délibéré du jugement des 6 barbouilleurs de la réunification, jeudi 5 mars à Nantes

07/03/2009

Le collectif 44=Breizh rappelle que les six barbouilleurs volontaires poursuivis pour de la peinture et du goudron sur le palais de la région Pays de la Loire à Nantes, passeront au tribunal de Nantes le jeudi 5 mars à 14 heures. Nous invitons ceux qui le peuvent à se rassembler devant le palais de justice avant 13 h 45.

Nous demandons aux magistrats de prendre en compte l’actualité de la Réunification dans leur jugement, et de relaxer les 6 barbouilleurs. Les 22 000 euros demandé par les Pays de la Loire® (pour trois ampoules de coaltar contre des panneaux) ne sont rien en comparaisons des millions d’euros d’argent public engloutis par la région pour assurer sa communication et son matraquage « ligérien ». Jacques Auxiette doit être responsable et assumer sa position politique et son engagement contre la volonté populaire des Bretons : qu’il paye de sa poche !

Le 5 mars c’est aussi le jour de la remise du rapport Balladur à Sarkozy. L’action des barbouilleurs, la manifestation de soutien le 31 janvier, l’actualité autour de leur procès, se seront entremêlés avec l’action de la société civile et de certains élus auprès du comité Balladur, et prolongent toutes la manifestation du 20 septembre ayant réuni 10 000 personnes à Nantes en faveur de la Réunification. Cette unité d’action entre les différents niveaux de lutte au sein du front commun pour l’unité territoriale et les espoirs de Réunification qui auront pu naître de ce travail ces dernières semaines, témoignent de la solidarité à consolider au sein de ce front large et ouvert. À nous de savoir pousser hors de leurs retranchements les adversaires de l’unité de la Bretagne.


Les  »bobards » de Jacques Auxiette

07/03/2009

Les pressions exercées par les élus PS opposés à la volonté populaire de Réunification de la Bretagne sur les membres du comité Balladur, ont vraisemblablement permis d’éviter toute référence à la Bretagne dans le rapport final de ce comité. Nous considérons que c’est une grave erreur de ne pas avoir osé aborder le problème démocratique de la partition de la Bretagne, alors que cela rentrait complètement dans le cadre de l’objectif de la réorganisation territoriale poursuivi par le comité Balladur. Certes, la Réunification ne figure pas dans le rapport du comité mais tout le monde aura pu constater l’actualité et la nécessité de la revendication, et surtout, cela ne permet pas à M. Auxiette de raconter n’importe quoi.En opposition au rapport Balladur et la Réunification de la Bretagne il déclare aujourd’hui dans Ouest France : « on ne construit pas une identité de territoire uniquement sur des contours administratifs, mais sur le sentiment d’appartenance ». Or c’est exactement ce qui est reproché aujourd’hui à la région PdL, vouloir construire une identité factice contre le sentiment d’appartenance des habitants du pays nantais à la Bretagne. Même le compte rendu des assises PdL 2008 du soi-disant panel citoyen mettait en avant le manque d’identité des PdL et un sentiment d’appartenance que la région doit construire. Selon ce rapport des PdL il faudrait « renforcer la cohérence de la Région par une identité commune qui reste à affirmer et préciser ».
Autres citations « Pour nous la région Pays de la Loire a une identité trompeuse du fait de son nom»« nous avons constaté que la Région n’a pas d’identité bien définie. Qui aujourd’hui se reconnaît vraiment dans le terme“ ligérien”, terme très opaque et méconnu ? Afin de forger une identité pourquoi la région n’organiserait-elle pas (…) », … Les citations et les actes témoignant du peu de sentiment d’appartenance en PdL, notamment quand il est comparé aux sondages montrant une large majorité d’habitants favorable à la Réunification et à la vigueur du tissus culturel breton en Loire-Atlantique, sont innombrables.

M. Auxiette continue dans ces « bobards » lorsqu’il dit dans le Presse Océan d’hier qu’en matière de « déplacement, les liaisons entre Nantes et le Morbihan sont nulles », ceux avec la Mayenne doivent donc être moins que zéro ! Que les liaisons ne soit pas facilitées entre la Loire-Atlantique et le reste de la Bretagne, c’est aussi ce que nous dénonçons du fait de la partition. Par exemple, pourquoi la carte TIVA du Conseil régional PdL permet d’aller dans toutes les régions limitrophes sauf la Bretagne administrative ? Pourquoi la région se refuse-telle à examiner l’amélioration du lien ferroviaire entre Rennes et Nantes, pourtant demandé par la majorité des usagers ? N’est-ce pas une volonté des PdL de ne pas faciliter les liens existants entre Nantes et le reste de la Bretagne ?

Monsieur Auxiette, après vos propos hallucinants sur ce que vous qualifiez de « colonialisme », nous vous demandons de ne pas continuer à inverser la situation. Vos propos trahissent ceux d’une personne qui, depuis plus de trente ans, s’est assez écartée de la vie quotidienne des gens pour que vous viviez dans un mythe « ligérien » vous empêchant de reconnaître qu’il n’y a pas de sentiment d’appartenance commun dans le territoire de votre administration. Vos propos sont même dangereux quand vous essayez de dresser les populations les unes contre les autres en insinuant la peur lorsque vous déclarez que les relations avec la Vendée et le Choletais « seraient gommées d’un trait » par la Réunification. Nous sommes ouverts, contrairement à vous, il n’y aucune raison qu’un changement des limites administratives entraîne une rupture des liens humains et économiques avec la Vendée ou l’Anjou !

Si M. Auxiette est prêt à débattre démocratiquement et sereinement de la question, nous lui demandons d’arrêter ces provocations inutiles et de finir d’assener des mensonges délirants.


Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer