Les six inculpés de la Réunification : des condamnations démesurées et hors contexte

07/03/2009

Les six barbouilleurs passaient, en délibéré de leur jugement du 12 février, aujourd’hui au palais de justice de Nantes. Contre toute attente, le jugement a suivi presque à l’identique les réquisitions de la procureure : 2 mois de prison avec sursis, 100 heures chacun de Travail d’Intérêts Général, 11.500 euros d’indemnisation pour la SNCF et 20.900 euros pour la Pays de la Loire®. Quelques centaines d’euro seulement auront été retirés des indemnisations exagérées demandées par les parties civiles, et notamment les Pays de la Loire®.Une peine pour les six prévenus complètement démesurée, notamment quand on sait que, pour des faits relativement similaires, trois militants avaient été condamnés à 500 euros d’amende avec sursis en 2007 à Saint-Nazaire. Alors que leurs engagements citoyen et démocratique est démontré – certains se sont même présentés sur une liste électorale aux dernières élections municipales – nous considérons la peine de TIG comme une provocation vis-à-vis du discours engagé et citoyen en faveur de la Réunification qu’ils ont porté et défendu devant le tribunal. Ce discours, c’est celui porté par des dizaines de milliers de Bretons qui dénoncent le caractère anti-démocratique de la région Pays de la Loire®, et qui, comme nous, doivent se sentir agressés par ce jugement.

Les six jeunes militants et leur avocat maître Le Moigne ont aussitôt décidé de faire appel. Encore une fois, nous devrons tous nous mobiliser pour les soutenir et montrer à la justice française l’intérêt général de notre lutte pour l’unité territoriale de la Bretagne !


Délibéré du jugement des 6 barbouilleurs de la réunification, jeudi 5 mars à Nantes

07/03/2009

Le collectif 44=Breizh rappelle que les six barbouilleurs volontaires poursuivis pour de la peinture et du goudron sur le palais de la région Pays de la Loire à Nantes, passeront au tribunal de Nantes le jeudi 5 mars à 14 heures. Nous invitons ceux qui le peuvent à se rassembler devant le palais de justice avant 13 h 45.

Nous demandons aux magistrats de prendre en compte l’actualité de la Réunification dans leur jugement, et de relaxer les 6 barbouilleurs. Les 22 000 euros demandé par les Pays de la Loire® (pour trois ampoules de coaltar contre des panneaux) ne sont rien en comparaisons des millions d’euros d’argent public engloutis par la région pour assurer sa communication et son matraquage « ligérien ». Jacques Auxiette doit être responsable et assumer sa position politique et son engagement contre la volonté populaire des Bretons : qu’il paye de sa poche !

Le 5 mars c’est aussi le jour de la remise du rapport Balladur à Sarkozy. L’action des barbouilleurs, la manifestation de soutien le 31 janvier, l’actualité autour de leur procès, se seront entremêlés avec l’action de la société civile et de certains élus auprès du comité Balladur, et prolongent toutes la manifestation du 20 septembre ayant réuni 10 000 personnes à Nantes en faveur de la Réunification. Cette unité d’action entre les différents niveaux de lutte au sein du front commun pour l’unité territoriale et les espoirs de Réunification qui auront pu naître de ce travail ces dernières semaines, témoignent de la solidarité à consolider au sein de ce front large et ouvert. À nous de savoir pousser hors de leurs retranchements les adversaires de l’unité de la Bretagne.


Les  »bobards » de Jacques Auxiette

07/03/2009

Les pressions exercées par les élus PS opposés à la volonté populaire de Réunification de la Bretagne sur les membres du comité Balladur, ont vraisemblablement permis d’éviter toute référence à la Bretagne dans le rapport final de ce comité. Nous considérons que c’est une grave erreur de ne pas avoir osé aborder le problème démocratique de la partition de la Bretagne, alors que cela rentrait complètement dans le cadre de l’objectif de la réorganisation territoriale poursuivi par le comité Balladur. Certes, la Réunification ne figure pas dans le rapport du comité mais tout le monde aura pu constater l’actualité et la nécessité de la revendication, et surtout, cela ne permet pas à M. Auxiette de raconter n’importe quoi.En opposition au rapport Balladur et la Réunification de la Bretagne il déclare aujourd’hui dans Ouest France : « on ne construit pas une identité de territoire uniquement sur des contours administratifs, mais sur le sentiment d’appartenance ». Or c’est exactement ce qui est reproché aujourd’hui à la région PdL, vouloir construire une identité factice contre le sentiment d’appartenance des habitants du pays nantais à la Bretagne. Même le compte rendu des assises PdL 2008 du soi-disant panel citoyen mettait en avant le manque d’identité des PdL et un sentiment d’appartenance que la région doit construire. Selon ce rapport des PdL il faudrait « renforcer la cohérence de la Région par une identité commune qui reste à affirmer et préciser ».
Autres citations « Pour nous la région Pays de la Loire a une identité trompeuse du fait de son nom»« nous avons constaté que la Région n’a pas d’identité bien définie. Qui aujourd’hui se reconnaît vraiment dans le terme“ ligérien”, terme très opaque et méconnu ? Afin de forger une identité pourquoi la région n’organiserait-elle pas (…) », … Les citations et les actes témoignant du peu de sentiment d’appartenance en PdL, notamment quand il est comparé aux sondages montrant une large majorité d’habitants favorable à la Réunification et à la vigueur du tissus culturel breton en Loire-Atlantique, sont innombrables.

M. Auxiette continue dans ces « bobards » lorsqu’il dit dans le Presse Océan d’hier qu’en matière de « déplacement, les liaisons entre Nantes et le Morbihan sont nulles », ceux avec la Mayenne doivent donc être moins que zéro ! Que les liaisons ne soit pas facilitées entre la Loire-Atlantique et le reste de la Bretagne, c’est aussi ce que nous dénonçons du fait de la partition. Par exemple, pourquoi la carte TIVA du Conseil régional PdL permet d’aller dans toutes les régions limitrophes sauf la Bretagne administrative ? Pourquoi la région se refuse-telle à examiner l’amélioration du lien ferroviaire entre Rennes et Nantes, pourtant demandé par la majorité des usagers ? N’est-ce pas une volonté des PdL de ne pas faciliter les liens existants entre Nantes et le reste de la Bretagne ?

Monsieur Auxiette, après vos propos hallucinants sur ce que vous qualifiez de « colonialisme », nous vous demandons de ne pas continuer à inverser la situation. Vos propos trahissent ceux d’une personne qui, depuis plus de trente ans, s’est assez écartée de la vie quotidienne des gens pour que vous viviez dans un mythe « ligérien » vous empêchant de reconnaître qu’il n’y a pas de sentiment d’appartenance commun dans le territoire de votre administration. Vos propos sont même dangereux quand vous essayez de dresser les populations les unes contre les autres en insinuant la peur lorsque vous déclarez que les relations avec la Vendée et le Choletais « seraient gommées d’un trait » par la Réunification. Nous sommes ouverts, contrairement à vous, il n’y aucune raison qu’un changement des limites administratives entraîne une rupture des liens humains et économiques avec la Vendée ou l’Anjou !

Si M. Auxiette est prêt à débattre démocratiquement et sereinement de la question, nous lui demandons d’arrêter ces provocations inutiles et de finir d’assener des mensonges délirants.


Réforme territoriale : D’après Balladur, il n’y aurait pas d’évolution quant à la partition de la Bretagne

07/03/2009

Depuis des semaines ici on ne parle que de la Réunification de la Bretagne, beaucoup nous promettaient une réponse fin février du comité Balladur. Alors que 6 jeunes militants de l’unité territoriale passaient en procès à Nantes, des élus, des patrons, des notables, portaient la volonté de Réunification dans le grand restaurant d’un Breton de Paris. La sphère médiatique bretonne était en ébullition on nous promettait une prise de position sur la Réunification, Le Divellec jugeait bon de se montrer en confident de l’ancien ministre et dévoilait à des journalistes qu’il lui avait confié être pour la Réunification, certains médias annonçaient même la Réunification « écrite noir sur blanc », une effervescence maintenue à un tel point que nombre de Bretons pensaient la Réunification effective. Selon nous, cette effervescence dans laquelle nous avons tâché de garder la tête froide, traduisait avant tout un sentiment d’attente et d’espoir exacerbé par 37 ans de déception et de promesses non tenues. Voilà ce que disait hier Balladur, reçu par Laurence Ferrari : « On voudrait ramener la France de 22 à 15 régions, c’est faux, ça n’est pas dans le rapport (…) il est dit que l’objectif est qu’il y est des régions plus fortes, plus peuplées, mais ça se fera de façon volontaire et ce sont les collectivités locales intéressées qui décideront, et on n’en cite aucune dans le rapport ». Donc en fait rien de neuf. Le 16 février nous précisions ici que, du fait de la revendication et de son actualité, le comité Balladur devait trancher sur la question : [voir l’article]. Ils nous laissent sur le statu quo. Il y aurait dans le rapport final une nouvelle possibilité de changement des limites territoriales des régions laissée aux collectivités, mais concrètement nous sommes dans la même situation qu’avant. Nous ne pouvons accepter que l’avenir de la Bretagne réunifiée soit encore placé dans les mains de J. Auxiette et de la région Pays de la Loire, qui se comportent en véritable gouvernement colonial en Pays Nantais en refusant d’écouter la volonté populaire d’unité du territoire breton. Le comité Balladur et le gouvernement étaient au courant des attentes placées dans ce comité par le peuple breton. Le peuple breton sait aussi que depuis près de trente ans les promesses d’unité du territoire breton, de la droite comme du PS, ne sont pas tenues. Reporter une nouvelle fois la possibilité de répondre à la question de la partition, c’est montrer que « les pouvoirs publics restent indéfiniment sourds, indifférents ou en décalage avec les aspirations des citoyens », ce dont le Conseil général de Loire-Atlantique mettait en garde dans son voeu de 2001 pour l’unité territoriale. Ne pas statuer clairement sur la question le 5 mars, jour de la remise au gouvernement du rapport et de la délibération du jugement des 6 barbouilleurs volontaires à Nantes, amènerait les militants de la Réunification à tirer les conclusions qui s’imposent des méthodes parlementaires, institutionnelles et diplomatiques privilégiées jusqu’à présent.


« Y’A BON BWANA AUXIETTE ! », ou la mythologie coloniale des Pays de la Loire®

26/02/2009
Ha Ha ! Il commence à nous faire rire le sieur Auxiette ! Dans un entretien diffusé ce week end sur France 3 Ouest, planté devant un attirail de propagande Pays de la Loire®, à l’image d’un sportif qu’on interviewerait devant un mur de sponsors, le président PdL® a déclaré à propos de la Réunification de la Bretagne : « ce serait une forme d’annexion des temps modernes, une forme de colonisation que je ne pourrais accepter »


Des propos complètement déplacés et ahurissants pour un élu, quinous font sourire, mais qui témoignent avant tout d’une peur irrationnelle face à la perspective d’une perte d’intérêts personnels et privilégiés. En effet c’est bien les bretons qui depuis la création de la région PdL® demande à ce que la région Bretagne intègre l’ensemble du territoire breton ! Jacques refuserait même à certains de ceux-ci de pouvoir s’exprimer en faveur de l’unité territoriale « le débat n’est pas de dépecer la region Pays de la Loire® comme certains s’en accorde la légitimité, quand je dis certains je parle d’élus mais aussi de chefs d’entreprises !», oui, M. Auxiette la revendication de réunification traverse l’ensemble de la société bretonne, dont des patrons et des élus, mais aussi des partis politiques, des associations culturelles, sociale, environnementales..; des syndicats, des jeunes, des vieux, des ménagères de moins de cinquante ans, etc…. à l’image des 10 000 manifestants du 20 septembre à Nantes.

Bref, Auxiette s’embourbe, sent la fin des PdL proche, et réagit telle la bête dans ces derniers retranchements. Alors que les militants de la Réunification ne cessent de se défendre des motivations « ethnicistes » qu’il leurs prête souvent dans la presse, J. Auxiette en expert, même si on sent dans la formulation que ça lui fait mal au dent, nous dit que « oui c’est vrai Nantes et une partie de la Loire-Atlantique ont eu historiquement une histoire commune avec la Bretagne ». Mais M. Auxiette, notre revendication à l’unité se projette avant tout dans notre désir à vivre ensemble et à construire un projet politique commun, maints fois répétés, et non sur une hypothétique et restrictive homogénéité ethnique, linguistique ou culturelle que vous semblez formuler comme seul argument pouvant témoigner de l’unité des Bretons.

En réalité les propos d’Auxiette nous amènent à nous poser la question d’une attitude aussi irrationnelle. Il ne semble pas que cela soit motivé par une simple rivalité parlementaire, rappelons qu’en Bretagne le président PS du CG 44 et la président PS de la région Bretagne sont favorables à la Réunification, et que ce projet à été principalement soutenu par la gauche française plus que par la droite jusqu’à ces dernières années.

Cette attitude illustre nécessairement la peur de perdre un poste et une notoriété, gagnés à l’arraché, notamment lorsqu’il oppose à la Réunification le déficit démographique et économique porté à l’image des PdL, comme s’il ignorait que celle-ci entraînerait forcément une réorganisation des territoires composant les PdL vers d’autres régions administratives (« La L.-A. C’est 1,2 millions d’habitants sur les 3,5 millions que compte les PdL®, ça compte démographiquement et économiquement »). Cependant ces propos, et surtout cette omission, amène indirectement à se poser la question de « l’identité des Pays de la Loire », qui de facto disparaîtrait avec la disparition de son incarnation administrative.

Dès sa création en 1972, les administrateurs ont cherché à donné une âme à l’établissement public, c’est ce que déclarait le premier préfet de région PdL Camous en janvier 1974 : « La plupart des régions de France ne sont pas dotés à leur naissance de cette conscience collective, éveillée et active qui fait des collectivités adultes (…) c’est ce que maintenant nous devons ambitionner et conquérir ». En réalité ceci était le début de la politique identitaire ligérienne dont l’adjectif n’avait pas encore été inventé. C’est ce projet un petit fou, formidablement jubilatoire et motivant pour un homme politique, créer de toute pièce une conscience collective, une identité artificielle, construite à partir d’une administration nouvelle, qui a amené un ministre de l’Equipement et de l’Aménagement, personnalité du gouvernement d’alors, Olivier Guichard, a prendre les rennes des Pays de Loire® en tant que président. Pourtant à l’époque les régions nouvellement constitués ne sont que des établissements publics sans réel pouvoir politique. De plus Guichard a été maire dix ans durant d’une commune de Gironde et n’a aucun rapport avec ce nouveau territoire. C’est donc bien l’expérimentation sociale générée par les potentialités de cette nouvelle structure politique (en plus d’une obstruction au mouvement d’émancipation nationale en Bretagne) qui marque la venue de Guichard et le début de la création identitaire des PdL®.

Depuis, cet objectif et cette politique n’ont cessé d’animer les dirigeants successifs de la région, jusqu’à Jacques Auxiette ancien opposant au conseil régional d’Olivier Guichard. Comprenons le Jacques Auxiette est conseiller régional depuis 1979, bien avant la régionalisation de 1982 et avant l’éléction du CR au suffrage universel à partir de 1986. Il dépend politiquement de cette structure politique depuis trente ans, il y a siégé dès les premières années et a participé depuis cette époque à la politique identitaire initié par Guichard et Camous. En ce sens et malgré l’opposition politique il y a une véritable mission sainte qui semble être transmise de président PdL à président PdL, la création identitaire des PdL (notamment au détriment de l’identité bretonne du 44, qui dès le début a été un frein à ce projet) et la pérennisation de cette politique.

Lui même se place comme « un héritier » d’Olivier Guichard et un continuateur de sa conception régionale (voir le numero de janvier-février de PLACE PUBLIQUE et l’émission « Ca vous regarde » du 24 janvier sur France 3 Ouest ). D’ailleurs la surprenante initiative prise par J. Auxiette d’édifier deux bustes monumentaux d’Olivier Guichard, un au palais de région et un un autre à Fontevraud, sur les fonds publics et sans appel d’offre, témoigne autant de l’affiliation d’avec le créateur dont il veut témoigner que de la construction collective d’un mythe fondateur. C’est notamment ce qu’explique Goulven Boudic chercheur de l’Université de Nantes et consultant pour France 3, et qui témoigne cependant pourtant d’une très grande tiédeur quant au problème de la Réunification de la Bretagne.

Dans la pratique actuelle on retrouve toujours cette politique de création identitaire, fondement de l’existence même de la région, basée sur une communication-propagande toujours en opposition avec la contestation du territoire PdL et visant principalement les jeunes générations. Le nouveau slogan de la région « l’esprit grand ouvert » s’opposant et cristallisant la « fermeture d’esprit » dont ferait preuve une population nantaise voulant vivre au sein d’un territoire administré breton ou la campagne « diversivie » voulant présenter les distensions au sein du territoire comme la caractérisation et la justification même de « l’âme » des PdL et qui insinuerait qu’en étant pour le redécoupage de la région on serait contre la « diversité », sont autant d’exemple d’une propagande régionale toujours placée dans la justification et dans la construction d’une « conscience collective à conquérir ». Ajoutons qu’à chaque fois ces campagnes se chiffrent en centaines de milliers d’euro payé par le contribuable, et qui font paraître ridicule les quelques milliers d’euro réclamé par la région pour la contestation de cette communication-propagande par les barbouilleurs volontaires. Enfin, on retrouve aujourd’hui la même volonté d’intégrer la conscience des jeunes générations qui a caractérisé la propagande paysdelaloirienne depuis le début avec des campagnes de fidélisation et l’investissement fort dans des structures comme le Conseil Régional des Jeunes. A l’issue des débats participatifs sur les assises régionales du développement durable 2008-2009, et alors même que toutes questions sur l’avenir de la région et la Réunification y étaient interdites, on retrouve des conclusions préconisant « de faire entrer dans les écoles le journal des Pays de la Loire® et d’y ajouter des rubriques pour favoriser dès le plus jeune age une identité ligérienne».

Nous le voyons pour les dirigeants PdL, affirmer et faire exister la région est une lutte, un vrai combat politique, c’est même la valeur régionale suprême dépassant les clivages politiques, créer les citoyens et la société à partir de l’administration plutôt que d’adapter les outils politiques à la population. Valeur, et même mission à laquelle J. Auxiette participe depuis maintenant trente ans au sein de la région PdL, structure administrative dont la durée et l’existence s’interpénètrent avec l’ensemble de sa carrière politique. C’est aussi cette implication personnelle avec l’existence de la région qui permet de comprendre que J. Auxiette n’arrive à se projeter objectivement dans le débat sur la réorganisation territoriale, dans lequel tout le monde reconnaît la nécessité de « redécouper les régions de l’Ouest ». On le voit, sans parler de songer à l’opportunité pour les territoires que pourrait constituer la Réunification de la Bretagne (créations des régions Vendée-Poitou-Charentes et Val de Loire), il ne se projette pas non plus dans une région Grand Ouest, pour lui il y aura forcément « dépeçage des PdL ».

En comprenant tout cela on saisit sans doute les raisons amenant à une telle démesure dans les propos de M. Auxiette. On se rend aussi compte que jusqu’à la Réunification effective de la Bretagne il y a un réel combat à avoir contre la politique coloniale des Pays de la Loire®.


Plaques d’immatriculation, comité Balladur, Réunification…. Où en est-on vraiment ?

26/02/2009
44=Breizh souhaite réagir après l’adoption par le Journal Officiel de l’arrêté ministériel sur les plaques d’immatriculation.

Plaques minéralogiques

On nous apprend d’abord que seul le « logo officiel de la région » pourra être accepté. Ce qui veut dire pas de Gwenn ha Du, ni pour le pays nantais, ni pour la Bretagne administrative ! Quelques heures après certains médias proches du pouvoir contredisent la version du Journal Officiel et annoncent que « la Bretagne aura son gwenn ha du ». Encore une fois, alors que l’application de ce décret avait déjà été reportée, c’est un grand flou qui règne autour des nouvelles plaques.

Redécoupage, Réunification et Comité Balladur

Après avoir rencontré la préfecture régionale des PdL, après des interventions de Bretagne Réunie vers le ministère de l’Intérieur, alors qu’on nous présente le « comité Balladur » comme donnant bientôt une réponse à la question de la partition de la Bretagne, nous ne pouvons que nous étonner que l’État persiste et reste sourd à notre demande de pouvoir choisir le Gwenn ha Du pour les personnes immatriculées en 44. Quel intérêt de maintenir le logo PdL alors que cette région est vouée à prochainement disparaître ? On nous apprend en plus que toute « modification de la plaque est interdite » ! Alors que les pouvoirs publics refusent de répondre à une demande populaire officiellement exprimée, qu’ils laissent le choix à certaines personnes d’opter pour n’importe quel numéro de département, on voudrait nous contraindre, nous, habitants du pays nantais, à ne pas apposer un Gwenn ha Du à la place du logo PdL !

L’inquiétude est encore plus grande quand on apprend par l’ABP et Christian Guyonvarc’h que Édouard Balladur, qui a récemment rencontré J.-Y. Le Drian , « n’avait jamais eu connaissance du scénario de réorganisation de l’ouest de la France en 4 régions » et qu’en plus « au sein du comité qu’il préside certaines voix s’exprimaient en faveur d’une fusion de la Bretagne administrative et des Pays de la Loire et a trouvé cette réflexion intéressante ». Pourtant quelques semaines avant, Bretagne Réunie avait rencontré M. Louvrier, qui avait assuré transmettre la demande d’unité territoriale de la Bretagne auprès du Chef de l’État et d’Édouard Balladur.

D’ici, la question de la Réunification fait pourtant régulièrement l’actualité, on nous présente ce comité Balladur comme étant « attentif et à l’écoute sur le sujet ». Certains habitants pensent même que la Réunification est déjà actée !

Inquiétudes

L’entérinement de l’exclusion du 44 de la Bretagne pour les plaques d’immatriculation, l’accentuation de la politique d’acculturation des Pays de la Loire® qui prévoit de commencer le « lavage identitaire de cerveau » dès la maternelle, la « découverte » par Balladur du projet de « réorganisation de l’Ouest » alors qu’il fait la une de nos quotidiens locaux depuis des mois et que les initiatives envers son comité fleurissent depuis des semaines, nous inquiètent au plus haut point.

Alors que tant d’espoirs et de promesses se portent vers le comité présidé par Balladur, nous ne comprendrions pas qu’il ne tranche pas sur la question de la partition de la Bretagne qui mine le débat démocratique en Bretagne depuis 1972.


Gilles Servat, Jean Ollivro et Émile Granville témoigneront en faveur des 6 inculpés de la Réunification

09/02/2009

afficheinculpes

Le jeudi 12 février, à 14 heures, s’ouvrira le procès des 6 inculpés de la Réunification. Arrêtés le 30 décembre dernier et âgés de 18 à 23 ans, ils ont passé jusqu’à quarante heures en garde à vue, ont vu le domicile de leurs parents perquisitionné et risquent aujourd’hui jusqu’à trois ans de prison ferme et 75 000 euros d’amende pour avoir inscrit à la peinture des slogans pro réunification sur du matériel de propagande de la région PdL®.

Ils seront défendus par Maître Le Moigne. Gilles Servat (chanteur bien connu en Bretagne), Jean Ollivro (géographe rennais, co-auteur de l’ouvrage « La Bretagne réunifiée ») et Émile Granville (maire-adjoint de Redon, vice-président de la Communauté de communes du Pays de Redon, et ancien président de Bretagne Réunie), seront présents au tribunal de Nantes le 12 février pour témoigner en faveur des 6 inculpés.

Tous militants du collectif 44=BREIZH, ils agissent aussi sur le terrain culturel, politique, associatif, sportif, etc… ils ont choisi ce mode d’action historique en Bretagne pour interpeller l’opinion et la région PdL® sur la fermeture démocratique dont les dirigeants de la région faisaient preuve dans le dossier de la Réunification de la Bretagne.

Depuis leur arrestation, un véritable élan de solidarité s’est manifesté en Bretagne et même ailleurs en Europe, des dizaines de groupes politiques, d’élus, d’intellectuels, de personnalités culturelles, d’artistes leurs ont apporté leurs soutiens, 300 personnes ont défilé dans les rues de Nantes et barbouillé du matériel PdL® le samedi 31 janvier en signe de solidarité, près d’une centaine a participé au repas de soutien se déroulant le soir, et la tombola des 6 inculpés rencontre un franc succès tant au niveau des dons que des tickets achetés.

Pour que cette solidarité se concrétise devant les juges, parce que leur action est le souhait de milliers de Bretons, nous demandons au plus grand nombre de venir les soutenir le jeudi 12 février devant le tribunal de Nantes dès 13 heures.

Solidarité avec les 6 inculpés de la réunification !

Bevet Breizh Unanet !
Les groupes politiques et associations soutenant les inculpés :

Les Alternatifs de Bretagne, Bretagne Réunie, CBIL Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire, EKB-AFB Alliance Fédéraliste Bretonne, Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste, LBDH Ligue Bretonne des Droits de l’Homme, Parti Breton, AVY/LJB (Jeunes du PB), UDB Union Démocratique Bretonne, Courant Syndicaliste-Révolutionnaire Breizh, SLB Syndicat des Travailleurs de Bretagne, Bemdez, L’Andon dou Galo, OCL Organisation communiste libertaire, 44=BREIZH, Galv Karaez : Collectif Breton pour la Démocratie et les Droits de l’Homme, The Celtic League, Batasuna (Gauche Indépendantiste basque), Askatusuna (Comité antirépressif basque), Segi (organisation de la jeunesse abertzale), CEIVAR-Organismo Popular Anti-repressivo (Galice), V-SB (Mouvement pour une Flandre Indépendante et Socialiste), Conceju-CNC (gauche cantabriste)…
Les personnalités politiques soutenant les inculpés :

Janet Ryder (Plaid Cymru, députée du parlement gallois), Christian Troadec (maire de Carhaix et conseiller régional), Christian Guyonvarc’h (Vice-président de la Région Bretagne), Emile Granville (maire adjoint de Redon, vice-président du Pays de Redon), Alan Coraud (maire de La Rémaudière), Jean-Jacques Monnier (conseiller municipal de Lannion), Ronan Leprohon (ex conseiller régional, rédacteur en chef du « Peuple Breton »), G. Riwal (Conseiller-municipal délégué), Lionel Henry (conseiller municipal de Montreuil-Le-Gast), Jakez Caillaud (conseiller municipal de Saint-Herblain), Marcel Marc (conseiller Municipal UDB de Couëron), Charlie Grall, Ghildas Durand, Jacques-Yves Le Touze (membre du Bureau national du Parti Breton), …
Les personnalités culturelles soutenant les inculpés :

Gilles Servat (chanteur), Nolwenn Korbell (chanteuse), André Daniel (co-fondateur du Lycée expérimental de Saint-Nazaire et géographe), Ronan Le Coadic (universitaire), Pierre Pean (écrivain-journaliste), Mikael Bodloré-Penlaez (Eurominority, GeoBreizh.com), Erwan Chartier (journaliste-écrivain), Jean Ollivro (géographe), Jean-Pierre Le Mat (historien), Jean-Loup Le Cuff (peintre et sculpteur), Dom Duff (chanteur), Gaël Fontana (photographe), Fermin Muguruza (chanteur basque), Gareth Miles (écrivain gallois), Fañch Ar Ruz (illustrateur), Céline Soun (La Obra – Guatemala), Kevin Williamson (éditeur écossais), Startijenn (groupe de fest-noz), Les Ramoneurs de Menhirs, IMG, Daonet, Atlantyka, …


Vidéo de la manif’ de solidarité avec les 6 inculpés de la Réunification

09/02/2009

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer