Rencontre des peuples en lutte : 44=Breizh à Corti pour les Journées Internationales

14/08/2009

Le collectif 44=Breizh était présent aux Ghjurnate Internaziunale di Corti les 7 et 8 août, en Corse, pour parler de l’unité territoriale de la Bretagne. Il accompagnait la délégation bretonne, composée des représentants du SLB-Sindikad Labourerien Breizh, de Skoazell Vreizh et d’Emgann-MGI.

S7300686

Le stand coloré et revendicatif de la délégation bretonne

Une atmosphère joyeuse et fraternelle a animé ces journées, ce pour quoi le collectif tient à remercier les organisateurs ainsi que toutes les délégations internationales présentes : Basques, Sardes, Kanaks, Guadeloupéens, Québécois, Kabyles, Catalans.

Présentation des délégations 1/2

Présentation des délégations 2/2

La tenue d’un stand fut l’occasion de faire connaître à tous ces participants le problème de la partition de la Bretagne et la façon dont la lutte s’organise afin de construire une Bretagne ouverte et reconstituée dans ses limites historiques. L’occasion aussi de s’enquérir des situations propres à chacun et de se solidariser avec les luttes qui émergent à l’intérieur de chaque peuple afin d’exiger la fin de tous les systèmes de domination instaurés par l’État français, et dont la partition administrative n’est qu’un avatar.

Un débat organisé sur le thème de la répression a notamment trouvé une résonance particulière à nos yeux, étant donné la situation répressive auquel fait face le mouvement en faveur de l’unité territoriale. Ici comme ailleurs,  la matraque accompagne toute velléité d’émancipation, quand chaque peuple ne demande que la démocratie. Un idéal affirmé par le droit international mais jamais réalisé en Bretagne. Alors que l’unité territoriale  constitue pour toute communauté humaine un préalable à une expression véritablement démocratique, la région des Pays de la Loire continue à s’autoriser un avenir.

Comme le démontre si bien la lutte populaire du peuple Kanak, l’unité  sera acquise pour peu que l’on révèle aux bretons, en particulier aux jeunes, les perspectives véritables d’une Bretagne réunifiée. Loin de la désinformation actuellement propagée dans les lycées, les journaux, et orchestrée par une région bidon en mal de légitimité.

S7300688

Evviva a Britagnia riunificata !

Paese di a Loire paese falsu, Loire Atlantique paese brittonu !

merci à Ghjuvà pour la traduction 😉



Festivals bretons, carte TIVA : quand partition rime avec discrimination, un seul mot : Réunification !

07/07/2009

Le collectif 44=Breizh était reçu il y a peu par M. Lahellec, vice-président du Conseil régional de Bretagne, pour l’entretenir des discriminations qui pèsent sur les habitant de Loire-Atlantique dans le domaine des transports.

Sans titreLa partition de la Bretagne crée une situation discriminatoire en induisant une différence de traitement entre bretons, qui dépendent de politiques tarifaires séparées selon qu’ils résident en région Bretagne ou en Pays de la Loire.

Nous avons notamment demandé l’extension du « Tarif spécial festivals bretons », qui permet aux festivaliers de Bretagne administrative de se rendre en train aux principaux festivals bretons pour seulement 10€. Les festivaliers de Loire-Atlantique ne bénéficient pas à ce jour de cette offre, ce qui pour effet de restreindre les échanges humains et culturels que permettent ces événements festifs. Tout aussi anormalement, les habitants de Bretagne administrative n’ont aucun tarif préférentiel pour se rendre aux principaux festivals de leur département frère (Couvre Feu, Folles Journées, etc). Une telle initiative est déjà expérimentée cette année à l’échelle des deux régions pour le Festival Interceltique de Lorient et les Folles Journées de Nantes. Elle doit être reconduite et étendue à d’autres festivals, en commençant par les grands festivals estivaux.

Au-delà de l’insuffisance des liaisons ferroviaires Nantes-Rennes, il existe un autre cas flagrant de discrimination envers les habitants de Loire-Atlantique. La carte TIVA instaurée par les Pays de la Loire permet aux jeunes de 15 à 25 ans de bénéficier, moyennant un abonnement annuel de 15€, d’une réduction de 50% sur tous leurs déplacements sur l’ensemble du réseau de transport régional des Pays de la Loire (TER, cars TER, Corail Intercités, autocars régionaux). Or cette offre avantageuse est aussi valable pour les déplacements interrégionaux avec les régions limitrophes des PDL, Bretagne exceptée !!! Une situation aberrante qui devrait être révisée dès janvier 2010.

L’harmonisation des politiques tarifaires constitue pour le Conseil régional de Bretagne une manière de traduire en acte son engagement exprimé en faveur de la réunification de la Bretagne. L’évolution de ce dossier sera un moyen pour chacun de juger de la volonté des élus bretons à remédier concrètement aux conséquences néfastes de la partition, au-delà des déclarations d’intention.

Le collectif 44=BZH entend donc rester attentif face aux suites institutionnelles qui seront données à sa rencontre avec M. Lahellec.

Enfin, et bien qu’elle soit nécessaire, la lutte pour l’élimination progressive des barrières qui s’instaurent entre les bretons à cause de leur appartenance administrative différente ne doit pas nous détourner de l’objectif de la réunification, qui mettrait définitivement un terme à cette situation porteuse de nombreuses discriminations.

Pour échanger sur ces thèmes, passer du bon temps autour d’un verre et découvrir notre boutique, rendez-vous au stand 44=Breizh du 16 au 19 juillet au festival des Vieilles Charrues à Carhaix.


Compte-rendu du procès de Jonathan et Josselin 16/06/09 : 200 € avec sursis requis. Délibéré le 1er septembre prochain

17/06/2009

Dans l’affaire concernant le barbouillage d’un panneau « Pays de la Loire » à Nozay, Jonathan et Josselin qui avaient été interpellés le 15 novembre dernier, passaient devant le tribunal de Nantes, hier, mardi 16 juin, pour dégradation de bien public. Ils étaient défendus par Maître Lemoigne. Le procureur a requis 200 euro d’amende avec sursis, le délibéré aura lieu le 1er septembre 2009.

DSC05506-

Une cinquantaine de personnes, de différentes organisations politiques, et notamment le conseiller municipal de Saint-Herblain Jacques Caillaud, se sont rassemblés mardi 16 juin pour soutenir les deux militants. Ceux-ci sont restés sur leurs positions recueillies durant leurs dépositions et n’ont pas reconnus être les auteurs des faits. Cependant, ils ont rappelés toute la légitimité qu’ils trouvaient à la résistance non-violente contre la propagande des PdL par le barbouillage, ils ont rappelés et dénoncés l’absence de démocratie sur le problème de la partition de la Bretagne.
Ce jour-là, Jonathan et Josselin — qui se rendaient à Rennes pour une manifestation — ont décidés de s’arrêter près du panneau barbouillé pour le prendre en photo. Le juge a insisté sur le fait que la bombe de peinture ramassée près du panneau et retrouvée en leur possession constituait un élément incriminant, que s’ils étaient vraiment innocents ils n’auraient pas pris le risque de ramasser la bombe. S’ils l’ont ramassée, c’est « que ça peut toujours servir » ont-ils répondu.

DSC05504-

Les 2 militants ont profité de ce procès pour rappeler et dénoncer :

  • l’acharnement répressif qu’il y avait à l’encontre des militants du collectif 44=Breizh en ce moment (et de bien d’autres mouvements),
  • les lourdes condamnations contre les six militants comparus en février dernier,
  • les convocations nombreuses et abusives au commissariat ou à la gendarmerie,
  • les arrestations ciblées et sans motifs de la journée du 25 avril,
  • la procédure lancée à leur encontre le 4 janvier 2009, soit quelques jours après l’arrestation de six autres militants de 44=Breizh dans un dossier qui aurait pu faire l’objet d’une simple main courante, et qui leur a valu de comparaître ce jour.

Maître Lemoigne a plaidé la relaxe, en rappelant notamment qu’il n’y avait pas de partie civile constituée pour cette affaire.

Après les réquisitions du procureur, les accusés ont souhaités une nouvelle fois rappeler les motivations politiques qui leurs valaient de comparaître, en rajoutant au micro « Vive la Bretagne Réunifiée ! Naoned e Breizh ! », avant de sortir sous les applaudissements d’une salle acquise à la Bretagne unie !


Procès de Jonathan et Josselin : soutenons-les le mardi 16 juin, 13h30 au palais de justice de Nantes

08/06/2009

halteacharnement

Depuis la création de la région Pays de la Loire® en 1972 la Bretagne subit une partition administrative. Cette séparation du Pays Nantais du reste de la Bretagne, en plus de freiner toute émancipation démocratique, entraîne différents types de discriminations dues à une administration PdL® qui fait tout pour nier le caractère breton et les droits des habitants de Loire-Atlantique.

Malgré des manifestations régulières entraînant des milliers de personnes pour l’unité territoriale, un nombre important de sondages montrant régulièrement une majorité de la population favorable à celle-ci, des collectivités bretonnes comme le Conseil Général de Loire-Atlantique et le Conseil Régional de Bretagne administrative engagés en faveur de la Réunification, la région PdL® nie le problème et, comme l’État français, se refuse à accepter toute solution démocratique.

Parce que comme la majorité du peuple breton nous voulons vivre dans un territoire porteur d’émancipation sociale et démocratique, notre collectif de jeunes 44=Breizh s’est engagé dans une contestation active de la partition. Par nos actions non violentes et légitimes nous avons su gagner la sympathie de la population. Parce les PdL® se refusent à accepter une solution démocratique, plusieurs d’entre nous se sont engagés dans la voie symbolique de la contestation du caractère antidémocratique de la région PdL® par le barbouillage nocturne de son matériel de propagande.

Parce que la Réunification a été évoqué dans les hautes sphères étatiques, parce que les actions en faveur de celle-ci sont de plus en plus médiatiques, il semble que la région et la préfecture PdL® aient voulu engager un engrenage répressif contre les militants de notre collectif.

Le 30 décembre 2008, 6 militants âgés de 18 à 22 ans étaient arrêtés pour du barbouillage sur le palais de région à Nantes. Après avoir passé jusqu’à 40 h en garde à vue, avoir subit diverses pressions policières, comme des perquisitions menottés aux domiciles familiaux et après une importante campagne de soutien, ils étaient condamnés en février à 2 mois de prison avec sursis, 30000 euro d’amende et 100 h de TIG. Quelques jours après l’arrestation de nos 6 camarades, notre porte-parole Jonathan Guillaume et un de nos militants, se voyaient informés du lancement d’une procédure à leur encontre pour avoir été contrôlé en plein jour deux mois auparavant près d’un panneau PdL® barbouillé au bord d’une route de Nozay. Ils comparaîtront devant le tribunal de Nantes le mardi 16 juin dans une affaire qui généralement ne nécessite pas ce type de procédure. Le 25 avril, après une manifestation antirépressive unitaire, en compagnie d’une vingtaine d’autres militants et de leurs familles à la terrasse d’un café, notre porte-parole et un autre militant étaient violemment arrêtés sans aucune raison apparente, mais de manière clairement ciblée. Ils comparaîtront devant le tribunal de Nantes le mercredi 14 octobre pour rébellion avec violence, avec de sérieux risques de condamnation à la prison ferme pour notre porte-parole. Il faut ajouter à cela les convocations régulières et sans motivations de notre porte-parole et d’autres militants, comme celle de Laurent membre d’AC et de la Gauche Indépendantiste le 17 juin à Saint-Herblain, à des interrogatoires ne servant qu’à accentuer l’intimidation policière.

Engagés dans divers associations, ayant une démarche que nous jugeons citoyenne, présents pour certains d’entre nous sur des listes candidates aux dernières municipales, nous dénonçons cette répression clairement politique, appuyée par certaines personnalités politiques locales au pouvoir et par le préfet. Nous appelons le plus grand nombre à apporter leurs soutiens aux militants de 44=Breizh poursuivis :

  • Le mardi 16 juin pour l’affaire du barbouillage d’un panneau PdL ® à Nozay (devant le palais de Justice de Nantes dès 13h30)
  • Le mercredi 19 octobre pour rébellion (devant le palais de Justice de Nantes dès 13h30) Plus d’infos

Voici la liste des organisations qui ont d’ores et déjà apporté leur soutien aux inculpés : Alliance Fédéraliste Bretonne (AFB-EKB), Bretagne Réunie, Emgann, Les Alternatifs, Parti Breton, SLB – Syndicat des Travailleurs de Bretagne,…

N’hésitez pas à en faire autant !


Opération « Plaques d’immatriculation avec le n°44 / Loire-Atlantique et le drapeau breton » – Comment se procurer les autocollants ?

29/05/2009

Autocollant collectif

44=BREIZH participe à l’opération du collectif « Plaques bretonnes 44 » qui vient d’éditer 50000 autocollants et 40000 flyers. Les autocollants commencent d’ailleurs à être distribués gratuitement un peu partout.

Face à la décision méprisante d’interdire le drapeau breton sur les plaques d’immatriculation des personnes souhaitant avoir le numéro de département 44 (Loire-Atlantique), il ne reste plus que la solution des autocollants… Le collectif 44=BREIZH a pourtant fait campagne pour que l’on puisse avoir le symbole breton en Pays Nantais, mais malgré des rendez-vous avec le sous-préfet, des rassemblements, etc., nous sommes aujourd’hui dans une situation des plus hypocrites…

autocollants_plaques_bretonnes_44_bzh

Depuis mai 2009, plus de 200.00 autocollants 44/BRETAGNE ont été imprimés !

Lorsque l’on demande à avoir le drapeau breton, on nous répond que c’est possible, à condition de choisir un des autres départements de Bretagne (à savoir le 35, 56, 22 et 29). D’ailleurs, parmi les 10000 premières plaques commandées en Loire-Atlantique, 5000 ont le symbole breton, 1000 sont réservées à l’Outre-Mer, et seulement 4000 pour les « Pays de la Loire » ! Mais, le problème est que nous ne voulons pas — en majorité — afficher un autre département que le 44. Et cela, les garages, les concessionnaires de Nantes et des alentours s’en sont rendus compte ! Le Télégramme a d’ailleurs fait un bilan un mois après la nouvelle réglementation (édition du 20/05/09). Le constat est sans appel : nombreux sont les gens qui souhaitent avoir le numéro 44 ainsi que le Gwenn-ha-Du, mais devant l’interdiction de le faire ils sont donc contraints  de prendre le 44… avec le logo « Pays de la Loire »…!

Les autocollants imprimés par le collectif « Plaques bretonnes 44 » sont donc la solution de rechange pour ne plus faire figurer le logo « Pays de la Loire », absolument peu esthétique et irrespectueux des habitants de Loire-Atlantique  !

Si vous  souhaitez avoir plus d’informations sur le collectif « Plaques bretonnes 44 » vous pouvez visiter le site internet qui vous expliquera en détails les objectifs de cette opération, les membres y participant ainsi que la liste des endroits où trouver ces fameux autocollants.

COMMENT RECEVOIR CES AUTOCOLLANTS ?

Pour acheter des autocollants « 44/BRETAGNE » pour plaques
d’immatriculation, cliquez sur le lien ci-dessous :
>>> https://44breizh.bigcartel.com/ <<<

Merci de nous soutenir ! Trugarez deoc’h !

Visuel site collectif


De Grand-Lieu à Saint-Nazaire : patrimoine naturel breton et réunion publique 44=BREIZH

27/05/2009

Le conseil régional des Pays de la Loire, en la personne de son président Jacques Auxiette, a inauguré ce mercredi 27 mai le classement d’une partie du lac de Grand-Lieu en « Réserve naturelle régionale ». Elle l’est de fait depuis le 15 décembre 2008. 650 hectares sont concernés, parmi les quelques 6200 hectares du site naturel.

44=BREIZH se réjouit que des moyens supplémentaires soient alloués à la préservation et à la valorisation de cet écosystème, qui abrite près de 270 espèces d’oiseaux, 50 espèces de mammifères et plus de 550 espèces de végétaux, ce qui lui vaut de figurer depuis 1980 au nombre des sites protégés par la Société nationale de protection de la nature (SNPN).

Toutefois il convient de veiller à ce que l’ouverture du site au public n’aille pas alimenter la propagande identitaire des Pays de la Loire et ne donne pas lieu à une récupération du patrimoine naturel breton pour la seule promotion de cette entité artificielle. Le lac de Grand-Lieu ne doit pas servir à faire la publicité de la région PDL et il convient de s’assurer que l’aménagement de l’observatoire ornithologique n’y concourra pas non plus.

Pour cela M. Auxiette s’est vu rappeler l’appartenance du Pays de Retz à la Bretagne puisqu’un gwenn-ha-du a été déployé lors de sa prise de parole. Il s’agit de rappeler une évidence qui est niée par la région Pays de la Loire, qui préfère construire son projet « ligérien » contre ses administrés plutôt que de leur laisser démocratiquement le choix de la région administrative à laquelle ils souhaitent appartenir.

DSC00037

Cachez-moi ce gwenn-ha-du que je ne saurais voir…

La région PDL a une fois de plus démontrée sa grande ouverture sur le sujet en dépêchant deux de ses employés pour masquer le drapeau breton aux yeux du président de région. Une attitude surprenante et un peu puérile. Avant qu’un autre n’appelle la police, dont nous ne saurons jamais si elle est arrivée avant que les chasseurs n’aient dévoré tous les petits fours…

Nous espérons tout de même que M. Auxiette n’a pas développé un torticolis pour avoir prononcer un discours si long en se tordant le cou pour ne pas avoir à supporter le symbole honni, qui par sa seule composition nie la réalité même de sa région puisque l’une de ses neuf bandes représente le Pays Nantais.

Avant de s’envoler vers d’autres cieux, les militants de 44=BREIZH ont reçu en toute humilité une leçon d’histoire de sa part au sujet des liens entre l’Anjou et la Hongrie au moyen-âge. De quoi disqualifier une fois pour toute la cause de la réunification de la Bretagne… Mais soyons honnête, l’homme n’est pas historien. Il fut en revanche professeur de mathématique, ce qui laisse quelques interrogations quant à ses lacunes en terme de logique mathématique. Il devrait être capable de résoudre cette simple équation à zéro inconnue : 22 + 29 + 35 + 56 + 44 = BZH.

Pour affirmer cette évidence démocratique et populaire, vous êtes invités toutes et tous à une réunion publique du collectif 44=BREIZH à 16h00 le samedi 30 mai à Saint-Nazaire, salle du Jardin des Plantes, 50 rue de Pornichet.

Nous parlerons aussi largement de la spirale répressive dont ses militants font les frais, avec en point de mire le procès du 16 juin prochain, où deux de nos membres (dont notre porte-parole) comparaîtront pour une affaire de barbouillage.


Samedi 25 avril : journée de mobilisations pour 44=Breizh, finissant par des interpellations, des coups et des blessures venant des forces de police…

26/04/2009

Dès 14h, le collectif 44=BREIZH commençait sa journée militante par une intervention auprès du « débat participatif » proposé par le CRJ des Pays de la Loire, rue de la Tour d’Auvergne à Nantes. Par la voie de notre porte-parole, 44=BREIZH obtenait une courte intervention et exprimait son point de vue sur le caractère faussement démocratique que voulait souvent se donner la région Pays de la Loire dans ses campagnes de communication, alors que celle-ci s’oppose toujours depuis des dizaines d’années à toute forme de référendum sur la question de la Réunification de la Bretagne. Beaucoup de dents grincèrent, mais plusieurs personnes apprécièrent, sourire en coin.

Appelant à la manifestation unitaire contre toutes les répressions qui se tenait à 15h, des membres de notre collectif, du SLB/skol-veur et d’Emgann, se sont donc ensuite rassemblés derrière la banderole Breizhistance, afin de rappeler la répression politique dont souffre régulièrement le mouvement d’émancipation national Breton et de dénoncer celle qui s’abat sur les défenseurs de l’Hôpital de Carhaix, les opposants à l’aéroport de NDL, les manifestants de Saint-Nazaire, etc…. Après un début de manifestation unitaire et animée d’environ 400 personnes, à mi-parcours, un certain nombre de personnes a commencé à s’en prendre aux vitrines d’agences immobilières, de banques, d’assurances, etc… À ce moment, le cortège Breizhistance a quitté la manifestation avec d’autres comités de soutien et organisations politiques, afin de protéger notamment notre voiture sono. Notre participation à cette manifestation a consisté à diffuser des tracts, crier quelques slogans et diffuser de la musique. En effet, nous ne partageons pas l’analyse faite par certains sur l’utilité politique d’une contestation s’exprimant par le cassage systématique de vitrines. N’importe quelle personne présente ce jour n’aura pu confondre le mode d’action des autonomes et celui plus pacifique que nous avons choisit. Aucune interpellation n’était à déplorer durant la manifestation.

666728962dc6461de2308b4515e1738900f7fb549f44820full

Photo prise quelques secondes avant le dérapage policier :

La terrasse est bondée, le quartier calme, des familles sont de sortie avec leurs enfants, des trottinettes à côté des tables, …

Les forces de police, elles, sont déjà prêtes à l’attaque, la main sur la matraque…


Près d’une heure après la fin de la manifestation, une vingtaine de personnes ayant composée notre cortège sirotait un verre dans une ambiance familiale en terrasse du Cercle Rouge, bar situé rue des Carmes. A un moment est apparût au bout de la rue l’officier de la DCRI chargé des « affaires bretonnes » sur Nantes, bien connu des militants et vice et versa. Accompagné de plusieurs policiers, il leur indiquait la terrasse à laquelle nous étions installés. En quelques secondes, celle-ci fût entourée d’une dizaine de policiers exigeant que toutes les personnes présentes se soumettent à un contrôle d’identité. Surpris et étonnés, nous fûmes plusieurs à leur poser la question de l’utilité de ce contrôle, sachant que l’identité de la plupart d’entre nous leur était déjà connue et que nous ne voyions pas le danger que nous pouvions représenter à boire un verre à cet endroit, accompagnés d’enfants qui plus est. Les policiers nous demandaient de nous exécuter, point. Désapprouvant cette mascarade policière nous avons refusé et leur avons demandé de nous laisser tranquille et de partir, ce qu’ils n’ont pas fait. Les gérants du bar ont également été extrêmement surpris de la situation et leur ont demandé de ne pas faire de problèmes et de nous laisser en paix, sachant que nous étions les clients de son bar, lieu privé. Voyant que les policiers appelaient des renforts, nous avons décidé d’appeler la presse pour qu’elle puisse constater l’absurdité de la situation. C’est à ce moment là que tout s’est enchaîné, et qu’un militant, ainsi que notre porte-parole furent interpellés :

« J’étais rentré dans le bar pour appeler la presse. J’y étais depuis cinq bonnes minutes et je discutais avec un journaliste au téléphone. D’un coup, une demi douzaine de policier en tenue anti-émeute entrèrent dans le bar. Sans que je m’y attende, un policier me fit une clef de bras en me passant les menottes, j’eus à peine le temps de comprendre ce qui se passait que je vis des coups de matraque pleuvoir autour de moi avant d’être violemment projeté au sol. Menotté et un genou de policier m’écrasant le visage, j’entendais autour de moi des cris et des bruits de verre sans discerner ce qui se passait. Une fois relevé, j’eus le temps d’apercevoir un camarade la tête en sang et l’enfant d’un ami terrorisé qui pleurait. Les passants autour restaient pantois, indignés par les méthodes des policiers. Une fois au poste, ceux d’entre eux qui m’avaient interpellé m’indiquèrent que j’avais été arrêté car j’avais soi-disant été vu cassant des vitrines boulevard Guist’hau. Alors que les policiers se foutaient de moi et me criaient dessus, je m’aperçus qu’ils croyaient qu’il n’y avait que moi à avoir été interpellé. Quelques temps après, je vis arriver Alan Haye au poste qui avait connu la même infortune que moi. » témoigne Jonathan Guillaume.

Solidarité face à la répression !

Pendant ce temps, la solidarité s’organisait et une quarantaine de personnes se sont rassemblées pendant plusieurs heures devant le commissariat Waldeck-Rousseau. Les premières brèves à la radio indiquaient que « deux jeunes casseurs avaient été interpellés lors de la manifestation ». Après plus de 16 longues heures de garde à vue éprouvante, nos deux camardes sortaient ce matin avec une convocation au tribunal de Nantes pour rébellion, le 14 octobre 2009.

Nous dénonçons fermement la répression politique arbitraire qui s’exerce contre notre mouvement et notamment notre porte-parole. Il y a peu, 6 de nos membres ont été condamnés en février dernier à 30 000 euro d’amende, 2 mois de prison avec sursis et 100 heures de TIG pour de simple tags sur des panneaux Pays de la Loire®. Nous souhaitons également faire savoir que notre porte-parole a été convoqué quatre fois à la gendarmerie et au commissariat pour des interrogatoires. Il passera en comparution le 16 juin à Nantes pour avoir été surpris en compagnie d’un membre de 44=BREIZH en train de prendre en photo un barbouillage pro réunification à Nozay en novembre 2008. L’arrestation clairement ciblée et arbitraire de samedi, témoigne de la répression politique que nous dénoncions ce même jour.

Plusieurs personnes ont été blessées, recevant des coups de matraques, trainés au sol ou gisait du verre brisé, … Une personne a été hospitalisée en urgence à cause d’un traumatisme crânien suite à un coup de matraque sur la tête, et a du avoir plusieurs points de sutures.

Des plaintes vont être déposées contre les policiers. Nous demandons à toute personne ayant été témoin de la scène, ou possédant des photos ou vidéos de ce moment de nous contacter par mail à stourmomp at no-log.org

Plutôt que de nous faire peur, la répression nous montre la nécessité de nous mobiliser ensemble contre les dérives autoritaires et antidémocratiques de l’Etat en Bretagne !


La course « 10 km en Pays de la Loire » perturbée par des « clônes » de Jacques Auxiette…

22/04/2009

clones3

Quelques membres du collectif 44=BREIZH étaient présents le samedi 18 avril pour la deuxième édition des « 10 km de la région Pays de la Loire » à Nantes. Il ont parcouru les 250 derniers mètres de la course affublés de masques à l’effigie de Jacques Auxiette et habillés dans le style colonial. Ceci afin de dénoncer les récents propos de Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire, qualifiant la réunification de la Bretagne d’« annexion des temps modernes », alors que c’est bien la partition de la Bretagne qui crée une situation empreinte de colonialisme envers le peuple breton. Les « clones » de Jaques Auxiette ont été accueillis avec les sourires et des applaudissements ironiques de la part des spectateurs…

clones1

C’était aussi l’occasion de dénoncer la volonté des « Pays de la Loire » de faire coïncider le périmètre des organisations sportives avec celui de la région illégitime, ce qui crée de nombreuses discriminations en empêchant notamment les habitants de Loire-Atlantique de rencontrer leurs compatriotes dans les compétitions de niveau régional.

Le secret espoir des promoteurs de la pseudo-identité ligérienne, c’est que le sport contribue à leur politique globale de création identitaire, au même titre que le modelage des consciences dans les lycées. M. Auxiette affirme lui-même qu’il a la « ferme conviction » que le sport « anime les territoires », et, ajoute-t-il « nous l’associons à tous les champs de la politique régionale et nous lui donnons toute sa place au sein de nos réflexions sur l’avenir et la construction d’une région » (1). 44=BREIZH demande à chacun de rester vigilant tant l’instrumentalisation de la pratique sportive est une constante des régimes répressifs et peu respectueux des droits de l’homme.

(1)brochure « Pays de la Loire : une ambition sportive »


Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer