Chaine publique bilingue sur les 5 départements bretons, la région PdL réplique !

06/02/2013

Il y a quelques jours la majorité du Conseil Régional des Pays de la Loire a fait adopter une subvention de 300 000 euros sur trois ans au profit de France 3 Pays de la Loire. Le texte stipule notamment que la chaîne publique « s’engage (…) à favoriser la compréhension des enjeux locaux, à rendre compte de la vie publique du territoire, à suivre les manifestations dans lesquelles la Région est impliquée … ». À France 3, le délégué régional, Alain Astarita, précise qu’il s’agit « d’une aide à la production de programmes nouveaux qui ne verraient pas le jour autrement, et hors info ».

J. Auxiette, président de la région PdL et farouche opposant de la réunificationd e la Bretagne.

J. Auxiette, président de la région PdL et farouche opposant de la réunification de la Bretagne.

Jacques Auxiette, président du CR PdL, se défend de toute volonté d’influence sur les médias. Néanmoins, nous constatons que cette subvention intervient alors que depuis plusieurs semaines la société civile, des élus et des salariés de France 3 se mobilisent pour une chaine régionale bilingue (breton-français) publique sur les 5 départements bretons, dont la Loire-Atlantique.

Alors que la région a adhéré en 2010 à l’Etablissement Public de Coopération Culturel en faveur de la langue bretonne (Ofis ar brezhoneg), dont le but est « la promotion et le développement du breton » en Bretagne et notamment en Loire-Atlantique, nous remarquons que cette aide de la région n’implique pas le soutien à la création et à la diffusion de programmes audiovisuels en langue bretonne en Loire-Atlantique. Pourtant, depuis l’arrêt en 2002 de la diffusion de programmes en langue bretonne par l’antenne de France 3 en Loire-Atlantique, plusieurs associations et personnalités, comme le collectif « du breton dans ma télé » ou le président du Conseil Général Philippe Grosvalet auprès de la ministre de la culture en novembre dernier, réclament la diffusion de programmes en breton en Loire-Atlantique.

Par cette nouvelle subvention, le conseil régional des Pays de la Loire tente une fois de plus de peser et d’assurer le découpage territorial actuel au sein des rédactions des principaux médias en Loire-Atlantique. Comment ne pas considérer que ce type de subvention vise à constituer un frein face à l’opportunité pour certains médias de présenter une information et des programmes dans le cadre d’une Bretagne à 5 départements ? Si le conseil régional vote une subvention de 900 000 euros pour France 3 Pays de la Loire, rappelons que ce sont des sommes équivalentes qui servent à la parution des différentes campagnes de communication de la région au sein de la presse papier, et notamment Ouest-France, rendant les quotidiens régionaux dépendant à l’entité qui doit aujourd’hui figurer comme leur principal annonceur.

Soyons présents, samedi 9 Février devant les locaux de France 3 Pays de la Loire, pour réclamer du breton sur les antennes en Loire-Atlantique et une vraie chaine régionale publique pour les 5 départements bretons.

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Rassemblement samedi pour une chaine publique bilingue sur les 5 départements bretons

06/02/2013

RASSEMBLEMENT SAMEDI 9 FEVRIER devant les locaux de France 3 à Nantes (Rennes et Brest aussi), 15h précise, 2 rue Gaetan RONDEAU

Capture

L’APPEL / AR GALV E BREZHONEG

Au mois de décembre dernier des salariés de France 3 Bretagne lançaient une pétition pour dénoncer la diminution dramatique de l’information et des programmes locaux et régionauxsur les antennes de la chaine. Leur demande est un statut équivalent à celui que pourrait avoir France 3 via stella en Corse intégrant notamment la production et la diffusion en langue bretonne. Un mois après cette pétition a réuni des milliers de signatures.

Le 14 décembre dernier le Conseil Régional de Bretagne  votait un vœu en faveur « d’un véritable service régional l’audiovisuel sur les 5 départements, financé pour part par la redevance perçue en Bretagne ».

Dans le cadre du « débat sur la décentralisation » de ces derniers mois, la ministre de la culture et de la communication, Aurélie Filippetti a plusieurs fois été interpellée sur le sujet, par les associations de la société civile, comme le collectif « du Breton dans ma télé » ou des élus locaux.

Au moment où la ministre discute des grandes orientations de France Télévision avec  le directeur de France télévision, M. Pflimlin , et notamment de la question de la régionalisation de France 3, 24 parlementaires des 5 départements bretons viennent de signer un texte pour la création de chaines régionales bilingues publiques de plein exercice.

En tant qu’association et membre de la société civile nous avons notre mot à dire sur ce sujet. La redevance prélevée en Bretagne doit aussi servir à produire et diffuser  de manière conséquente de l’information et des sujets qui concernent notre territoire. Ceci est le  meilleure moyen de le faire vivre et de permettre aux salariées de l’audiovisuel de vivre et  travailler en Bretagne. Nous, associations de la société civile en Bretagne avons décidé de soutenir les salariés de France 3 et de demander une vraie chaine publique pour l’ensemble de la Bretagne, Loire-Atlantique incluse, où le breton a d’ailleurs été supprimé des antennes en 2002.

Alors que le gouvernement prépare un nouvel acte de la décentralisation, il est important de se mobilise sur ce genre de sujet comme nous l’avons fait le 15 décembre dernier à Morlaix, pour réclamer les possibilités d’une vraie vie sociale, démocratique et politique à l’échelle des cinq départements bretons.

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