44=BREIZH ! Manif’ à Morlaix le 15 décembre ! Manif’ e Montroulez d’ar 15 a viz Kerzu !

20/11/2012

E BREZHONEG DINDAN

Acte 3 de la décentralisation :
DEMOCRATIE ET REUNIFICATION POUR LA BRETAGNE

D’ici quelques mois sera voté au Sénat et à l’Assemblée nationale un texte de loi portant sur l’ «acte 3 de la décentralisation». Dans la majeure partie des Etats européens, mais aussi dans l’Etat français, de nombreux territoires ont évolué et disposent aujourd’hui de statuts divers (à commencer par l’Alsace et la Moselle, la ville de Paris, la collectivité territoriale corse, les collectivités de Martinique ou de Guadeloupe, la Nouvelle-Calédonie et son statut «de son propre genre»,…). Avec l’acte 3, et grâce à la mobilisation des élus et de la société, nous verrons bientôt la création d’une nouvelle collectivité unique alsacienne, voire d’une future collectivité territoriale basque.

En Bretagne, malgré une revendication longue en terme de démocratie, cette évolution s’est faite sans prise en compte réelle des attentes du peuple breton. A commencer par celle de la Réunification de la Loire-Atlantique au reste de la Bretagne.
Entre la création des Etablissements publics régionaux en 1972 et celle des conseils régionaux en tant que tels en 1986, jamais la possibilité n’a été donné aux bretonnes et aux bretons de choisir clairement leur cadre de vie. Cela a conduit, à une amputation non-démocratique de la Bretagne, entre la région à quatre départements et le pays nantais.

L’ACTE 3 DE LA DECENTRALISATION
NE DOIT PAS ETRE UN ACTE MANQUE !

Voilà pourquoi nous manifesterons samedi 15 décembre à Morlaix, dans la circonscription où est élue la ministre de la Décentralisation Marylise Lebranchu, pour la Démocratie et la Réunification.

DEMOCRATIE, car nous réclamons en tant qu’habitantes et habitants de la Bretagne le droit de décider de notre avenir institutionnel. Nous voulons nous même prendre en charge les politiques sociales, environnementales, éducatives, linguistiques, etc…, à travers une nouvelle organisation démocratique garante d’un parlementarisme local et de l’équilibre des territoires.

REUNIFICATION, parce que toutes nouvelles «décentralisation» ou «régionalisation», ne peut réellement se faire sans résoudre le problème de la partition territoriale de la Bretagne.
C’est la contribution de la société civile bretonne à cette réforme. Nous attendons des élus de l’ensemble de la Bretagne, et notamment de la ministre Mme Lebranchu qui, comme d’autres députés bretons, s’était récemment positionnée en faveur de la réunification, qu’ils agissent.

44=Breizh
http://www.44breizh.com

Bretagne Réunie
http://www.bretagne-reunie.org/

Inscrivez-vous sur l’évènement :
https://www.facebook.com/events/289164881202008/

Akta 3 an digreizennadur :
DEMOKRATELEZH HAG ADUNANIEZH EVIT BREIZH

A-benn un nebeud mizioù e vo votet gant ar Senad hag ar Vodadenn Vroadel un destenn eus al lezenn diwar-benn « akta 3 an digreizennañ ». E tost pep Stad en Europa met er Stad C’hall ivez eo cheñchet meur a diriad, ha statudoù a bep seurt zo dezho (Elzass ha Mozel, kêr Pariz, kumuniezh tiriadel Korsika, strollegezhioù Martinik pe Gwadaloup, Kaledonia-Nevez …). Hiziv an deiz, a-drugarez da enluskerezh an dilennidi ha d’ar gevredigezh keodedel, emañ krouidigezh ur strollegezh  alzasian unvan nevez war ober, hag ur strollegezh tiriadel euskarat da zont a vez kinniget ivez.

E Breizh emañ ar gevredigezh dre vras o c’hortoz ma krogfe e-barzh dilennidi Breizh evit ma vefe kemeret e kont gant ar Stad goulennoù pobl Vreizh. Ha da gentañ hini Adunvanidigezh Liger-Atlantel ouzh peurrest Breizh. Biken n’o deus gellet ar Bretonezed hag ar Vretoned dibab o mod da vevañ en ur mod demokratel, ma vefe da vare krouidigezh an Ensavadurioù foran rannvroel e 1972 pe da hini ar C’huzulioù Rannvro e 1982. Abalamour da se eo bet dispartiet en ur mod aotrouniek-kenañ Breizh etre Bro-Naoned hag ur rannvro velestradurel pevar departamant dezhi.

ARABAT C’HWITAÑ WAR AKTA 3 AN DIGREIZENNAÑ !

D’ar sadorn 15 a viz Kerzu e Montroulez, er bastell-vro ma vez dilennet ministrez Adreizh ar Stad Marylise Lebranchu, embann a raimp en-dro ne vo ket eus ur gwir digreizennañ hep Demokratelezh nag Adunvanidigezh.

DEMOKRATELEZH peogwir e rank forzh peseurt adreizh diwar-benn an digreizennañ e Breizh kas war-raok un aozadur ensavadel nevez a zoujo ouzh ur barlamanterezh lec’hel (dezhi galloudoù nevez a-fed lezennoù ha budjed) hag a zoujo ouzh kempouezañ an tiriadoù.

ADUNVANIEZH peogwir e rank pep digreizennañ nevez lakaat un harz da zisparti Breizh.
Setu penaos e kemer perzh kevredigezh keodedel Breizh e akta 3 an digreizennañ. Kevredigezh keodedel Breizh a zo o c’hortoz e embannfe an dilennidi o soñj hag e vefent oberiant evit an demokratelezh hag Adunvaniezh Breizh.

44=Breizh
http://www.44breizh.com

Breizh Unvan
http://www.bretagne-reunie.org/

Lakait o anv war an darvoud :
https://www.facebook.com/events/289164881202008/


États Généraux de la Démocratie Territoriale en 44 : circulez, y’a rien à voir !

29/09/2012

Dans le cadre des États Généraux de la Démocratie Territoriale qui auront lieu les 4 et 5 octobre prochain au Sénat et à la Sorbonne, ont été organisés des débats « décentralisés » dans chaque département. Le collectif 44=BREIZH était présent ce matin aux côtés de Bretagne Réunie durant la session qui était organisée en Loire-Atlantique (Programme PDF ci-joint). Une trentaine de personnes ont déployé une banderole et ont distribué des tracts aux élus qui se rendaient à cette journée. Le sénateur PS (et ancien vice-président du Conseiller Régional « Pays de Loire »…) Yannick Vaugrenard a tout d’abord interdit l’accès aux militants pour simplement écouter les échanges ! Sa collègue Michelle Meunier a quant à elle acceptée la participation à un atelier nommé « Démocratie locale, la place des citoyens« … où il ont pu porter la revendication de la réunification. Il est à noter que dans les autres départements (Ille et Vilaine par exemple), les « citoyens » ont justement été autorisés à participer aux débats qui parlent d’eux, mais que cette possibilité n’est pas laissée en Loire-Atlantique, alors que le sujet nous concerne au plus haut point !

Ronan Dantec — sénateur favorable à la Réunification de la Bretagne — était également venu participer à cette journée et a pris quelques minutes pour expliquer quelques éléments nouveaux.

Voir la vidéo ci-dessous :

En attendant les résultats de ces « débats » décentralisés et de leur synthèse qui auront lieu les 4 et 5 octobre prochain aux États Généraux de la Démocratie Territoriale, nous ne pouvons que rester vigilants afin de continuer à porter les arguments en faveur de la Réunification de la Bretagne, face à certains élus qui préféreraient peut-être se passer d’une participation de la population à ces sujets.


Pas de décentralisation sans réunification !

28/09/2012

Marilyse Lebranchu, ministre de la décentralisation et de la réforme de l’Etat a déclaré que le texte de «l’acte III de la décentralisation» était «déjà prêt». Alors même que l’organisation des «Etats généraux des collectivités locales» se déroulant les 4 et 5 octobre à Paris par rapport à cette question, n’ont pas encore eu lieu le dossier semble bouclé. Les grands axes du projet visent à mener de front «décentralisation» et «réforme de l’Etat», c’est à dire les deux sujets des «compétences locales» et des «dépenses publiques».

Mme Lebranchu, à gauche,
avec les députés ayant voté l’amendement “Le Fur-De Rugy“.

Les différents représentants du pouvoir se rencontrent donc entre eux mais cette décentralisation se fera sans médiatisation ou réelle tentative d’y associer la société civile. Cet éloignement du politique avec la population nous semble contradictoire avec la question qui est justement celle de la «démocratie territoriale», de la «démocratie locale».

Des notions qui posent question quant à leur application réelle au vu des dizaines de sondages, de manifestations, des milliers de personnes dans les rues, des voeux de la région Bretagne, du département de Loire-Atlantique, de centaines de communes et de communautés de communes qui se sont positionnées pour la réunification de la Bretagne. Cette revendication, qui n’est pas prise à sa juste valeur par les décideurs locaux comme nationaux est encore une fois la grande absente de ce «nouvel acte de la décentralisation».

Pourtant, la «démocratie territoriale» en construction devrait s’appuyer sur des territoires reconnus par leur population pour qu’un véritable élan collectif et de nouvelles potentialités émergent. Or, le découpage territorial des régions nous a été imposé sans consultation par l’Etat central. Si la classe politique veut réellement cesser de s’étonner du désinterressement de ses concitoyens pour la question, la décentralisation ne doit pas n’être qu’un enjeu technique et administratif débattu entre représentants du pouvoir.

La réunification de la Bretagne et la réorganisation des régions de l’ouest de la France doivent s’imposer à l’occasion de ce nouvel acte de la décentralisation. Le collectif 44=BREIZH appelle les élus et partis politiques qui se sont prononcés pour la réunification à faire entrer le débat des limites administratives des régions dans l’actualité de la décentralisation. Nous souhaitons également attirer l’attention des partis traditionnellement favorables à la décentralisation et à la réunification pour qu’ils prettent attention aux conséquences de ce nouvel acte. Le transfert de compétences d’un département à la région dont il dépend, dans le cadre actuel et sans remise en cause des limites administratives,  rendra encore plus difficile la possibilité de réunifier la Bretagne, et donc de donner une réponse démocratique à cette attente citoyenne.

Le samedi 29 septembre, des Etats généraux «décentralisés» de la démocratie territoriale se tiendront à la Chapelle sur Erdre près de Nantes, y seront présents, sur invitation, un certain nombre de sénateurs et d’élus locaux. Le collectif 44=BREIZH appelle à un rassemblement lors de cet événement pour rappeller que la population à son mot à dire.


La ministre dévoile les premiers points de sa réforme territoriale, réactions de 44=Breizh

25/07/2012

Dans un entretien au journal Ouest-France publié il y a quelques jours, la ministre de la réforme de l’Etat et de la décentralisation, Marylise Lebranchu dévoile ce qui pourrait être les principaux points de sa réforme territoriale.

Mme Lebranchu, à gauche, avec les députés ayant voté l’amendement « Le Fur-De Rugy« .

Sans pour autant remettre en cause l’existence des communes ou des départements, la ministre propose la création d’une «instance régionale réunissant tous les niveaux de collectivités, pour mieux définir qui fait quoi». Elle dit vouloir «conforter la région dans ses compétences», voir même ouvrir les régions à des compétence variables en proposant «d’ouvrir un droit à l’expérimentation, par exemple pour la région Bretagne».

Pour ce qui concerne la réunification de la Bretagne, l’ancienne député du Finistère avait voté l’amendement Le Fur-De Rugy en décembre dernier, permettant notamment de réunifier Loire-Atlantique et région Bretagne en consultant la population et sans droit de veto des édiles de la région Pays de la Loire. Mais, devenu ministre du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, la donne ne semble plus la même.

En effet, à la question «Vous conserveriez la possibilité pour deux collectivités de se marier ?», celle-ci dit être favorable à la collectivité unique d’Alsace, mais «la discussion doit se faire sur des bases claires, en portant attention à l’équilibre global des territoires. Si l’on crée un couple Nantes-Rennes par exemple, le risque de voir l’activité économique se concentrer autour du sud-est de la Bretagne existe.»

Comme la ministre, nous souhaiterions que la discussion se fasse sur des bases claires. Mais, à la question sur le mariage de deux collectivités, et en l’occurrence Loire-Atlantique et région Bretagne, Mme Lebranchu parle du couple Nantes-Rennes. Pourtant, l’amendement à la loi sur le référendum d’initiative populaire votée le 21 décembre dernier à l’assemblée, mais abandonnée cause de trêve parlementaire, parle bien d’un département et d’une région, pas de deux agglomérations.

Le «danger» du couple Nantes – Rennes, est bien celui du projet de métropolisation qui, par définition concentre l’économie, les services, les emplois, etc… mais aussi la pollution, les gaz à effet de serre, l’éloignement entre lieu de travail et domicile. Or ce «couple» Nantes-Rennes existe déjà malgré la partition de la Bretagne, il s’est exprimé comme «épine dorsale» de l’aire de coopération métropolitaine «Loire-Bretagne». Il s’en suit, comme s’en inquiète la ministre, une espèce de confiscation des compétences et du développement au détriment du reste du territoire de la Bretagne, mais aussi de l’ouest de la France.

La réunification de la Bretagne, c’est à dire la fusion de la Loire-Atlantique au sein d’une collectivité bretonne à cinq départements, dotée de compétences élargies notamment en termes économique, écologique, d’innovation, d’aménagement, etc … est justement la possibilité de réduire ce déséquilibre démographique et économique dont souffre déjà la Bretagne. Il y a clairement besoin d’un niveau de collectivité capable de réguler le rôle «aspirateur» des villes de Nantes et Rennes dont la métropolisation est le symbole. Le découpage administratif actuel encourage ce phénomène avec deux capitales régionales proches mais en incohérence avec leurs territoires régionales. Rennes est terrienne dans une région maritime et Nantes est maritime dans une région terrienne.

C’est bien la «métropolisation» de Nantes et Rennes et la partition de la Bretagne qui provoquent un déséquilibre au sein de l’espace breton. En ce sens la possible réunification de la Loire-Atlantique avec le reste de la Bretagne est bien une solution face à ce déséquilibre et non un problème. Le projet de gouvernement de François Hollande promet de « répondre aux demandes citoyennes, rééquilibrer nos institutions, simplifier nos administrations, encourager la démocratie territoriale, une meilleure prise en compte de la démocratie participative. », il propose « une loi sur le renforcement de la démocratie et des libertés locales ». L’acte III de la décentralisation, voulu par la ministre,  ne pourra donc une nouvelle fois s’abstenir de proposer une réponse à la partition administrative de la Bretagne, contestée par une grande part de la population et des milliers d’élus locaux, ceci au risque d’accélérer les déséquilibres territoriaux et les crispations démocratiques.
Pour 44=Breizh, Jonathan Guillaume