Samedi 19 avril à Nantes : manifestation pour la réunification de la Bretagne

30/01/2014

Face à la crise économique et à la nécessaire réorganisation de l’État français, le président de la république, François Hollande a récemment annoncé vouloir réduire le nombre de régions administratives en France.

Alors que les volets 2 et 3 de la prochaine loi de décentralisation seront ces prochains mois présentés en conseil des ministres, puis devant l’assemblée nationale, alors que la défiance vis à vis de la classe politique française s’exprime de plus en plus, notamment en Bretagne ; à peine ouvert, le débat sur la possible réunification de la Bretagne ne doit pas être une énième fois refermé et ignoré.
En ce sens, nous appelons le plus grand nombre à être mobilisé pour une manifestation en faveur de la réunification de la Bretagne, le samedi 19 avril à Nantes.
Bretagne Réunie et 44=Breizh s’engagent à fournir des précisions sur la mobilisation dans les jours à venir.
Page de l’événement :
https://www.facebook.com/events/808406702508332/

Skritell-Manif-Naoned-26-04-14-web

Publicités

Jacques Auxiette : Entre «Pays de la Poire» et «Groland de l’Ouest» son coeur balance

26/01/2014
Auxiette_Pays_de_la_Loire_Salengro_GrolandQuand 2 présidents d’une administration bidon se rencontrent :
Salengro le grolandais & Auxiette le paysdelaloirien…
Jacques Auxiette (73 ans et président PS de la région Pays de la Loire), après que le président de la République ai annoncé son souhait de réduire le nombre de régions françaises, s’offusque une nouvelle fois qu’on parle de réunification de la Bretagne, parlant même d’ «erreur de rouvrir le débat».
A juste titre celui-ci rappelle que ceux et celles qui voudraient agrandir la superficie des régions au nom d’une «taille européenne» idéale, se trompent. Les régions françaises sont grandes par rapport à leurs consœurs européennes, mais manquent surtout de capacités d’actions. Pour lui, «le débat sur les contours de nos régions n’est absolument pas prioritaire, ni pour nos concitoyens, ni pour atteindre les objectifs assignés par le président de la République (…) Comme la majorité des ligériens*, je plaide pour un statu quo géographique».
A voir les différents sondages, les manifestations, les prises de position, etc… Il semble pourtant que Jacques Auxiette soit en minorité. Une multitude de sondages IFOP ou TMO montre qu’une majorité des habitants sont pour les réunification de la Bretagne. Le dernier sondage réalisé par Ouest-France sur plus de 40 000 participants volontaires montre cependant que seul 9% de la population serait pour le statu quo, 64% pour la réunification de la Bretagne et 27 % pour des grandes régions reprenant les points cardinaux (Ouest, Est, Sud, etc ..).
Cependant, après ce plaidoyer pour que rien ne change si ce n’est le pouvoir que l’Etat central voudra bien lui donner, Jacques Auxiette affirme en prenant exemple des régions allemandes et espagnoles qu’il faut plus de «coopérations», que dans le cas où les frontières des régions évoluaient, la «seule solution cohérente et démocratiquement acceptable sera la création d’une grande région Ouest, fusion des pays de la Loire et de la Bretagne».
Ces propos sont absurdes ! Les grandes régions européennes prises en exemple se sont, elles, faites en prenant des bouts de territoires façon «Groland du haut» ou «Groland de l’autre côté» ? La Catalogne serait-elle la Catalogne en s’appelant «Est», la Bavière «Sud-Ouest» ou l’Ecosse «Pays du Nord» ? Comment peut-il parler de «seule solution démocratiquement acceptable» alors que ce découpage en «super-régions» est directement issu du plus technocratique des modèles aménagements ? Que la simple évocation d’un redécoupage des régions amène l’ensemble des journalistes et de la population a prendre l’exemple de la Réunification de la Bretagne, montre que le débat porté par la société civile est celui de la Réunification. Celui qui ne veut surtout pas qu’il y est de débat démocratique, c’est bien Jacques Auxiette.
Jacques_Auxiette_Pays_de_la_loire_BretagneTout pour le baron, rien pour les bretons ?
Ceux et celles qui défendent le statu quo défendent avant tout leurs intérêts particuliers. Ceux et celles qui voudraient noyer la Bretagne dans un grand Ouest refusent d’écouter les aspirations et attentes des habitants. La seule solution c’est la réunification de la Bretagne. C’est le seul modèle régional qui permette de réduire le «mille-feuille administratif» tout en relocalisant les décisions politiques en faveur d’une vraie démocratie régionale. C’est la seule proposition qui ouvre la Bretagne sur le Monde plutôt que de la périphériser dans un espace hexagonal étriqué. Au-delà des coopérations interrégionales c’est la réunification qui permettra la mise en place de plans de transports cohérents (notamment nord-sud) dans la péninsule. C’est une région forte regroupant Nantes, Brest et Rennes dans un espace cohérent qui évitera une compétition entre les villes au profit de plus de coopérations et d’un aménagement équilibré du territoire notamment pour l’Ouest de la péninsule.
44=Breizh appelle les bretonnes et les bretons à être mobilisé pour une grande manifestation en faveur de la Réunification qui sera bientôt annoncée pour le mois d’avril. En cette période électorale c’est le plus grand nombre qui doit aussi se mobiliser pour interpeller les candidats de sa commune.

*Dans la langue française le mot «ligérien» désigne les habitants du département de La Loire ou ce qui est relatif au bassin versant de la Loire (de la source à l’estuaire). La région Pays de la Loire, puis les journalistes locaux, ont imaginé et repris ce terme pour désigner les habitants de la région administrative. Une proportion importante des habitants de Loire-Atlantique ayant encore du mal à identifier les contours de la région administrative Pays de la Loire, croient aujourd’hui qu’il désigne les habitants du département.


[TéléNantes] Refonte des régions : la Loire-Atlantique concernée

17/01/2014

44_BREIZH_Jonathan_Guillaume_Regions_Reunification

Petit passage de Jonathan Guillaume (porte-parole du collectif 44=BREIZH) lors d’un sujet de Télénantes sur la refonte des régions et l’avenir de la Loire-Atlantique.


Réunification de la Bretagne : Jean-Marc Ayrault est-il vraiment sérieux ?

16/01/2014

Le collectif 44=Breizh est interloqué par les propos de différents responsables politiques suite à la proposition faite par le président de la république de diminuer le nombre de régions administratives de l’Hexagone. Et notamment ceux de Jean-Marc Ayrault. Face à une situation où la question de la réunification risque encore de passer à la trappe au profit du statu quo, ou même de la disparition de l’ensemble de la Bretagne dans un «grand ouest», le collectif 44=Breizh annonce d’ores et déjà une manifestation pour la réunification de la Bretagne, qui se tiendra à Nantes au printemps 2014.

Alors que l’ensemble des médias présentaient une carte de France avec la Bretagne réunifiée comme issue fort possible aux propos du président, ce matin sur France Inter, Jean-Marc Ayrault a souhaité apporter quelques rectifications. Tout en se disant favorable au redécoupage des régions, il a répondu «non» à la question qui lui était posé au sujet d’une région Bretagne/Pays de la Loire, tout comme il disait non à la Réunification de la Loire-Atlantique à la Bretagne : «Il ne faut pas prendre des bouts de régions pour les mettre avec une autre. C’est une question sérieuse»… Et c’est «sérieusement» qu’il semble nous dire ça. Pourquoi dans ce cas, au début de sa carrière politique à Saint-Herblain, s’était-il déclaré favorable à une possible réunification ? Pourquoi une fois élu maire de Nantes s’affichait-il avec le Gwenn-ha-Du autour du cou ? Était-il «sérieux» à ce moment là ?

Ayrault_FCN_Bretagne_44_BzhAyrault avec l’écharpe « Gwenn ha Du » (drapeau breton),
félicitant l’entraineur du FC Nantes Jean-Claude Suaudeau pour le titre gagné en 1995.

Mais au vue des cartes que présentent les différents journaux comme possible résultante d’un «redécoupage des régions», on peut se demander de quelle région parle le premier ministre quand il s’y dit «favorable». Car c’est notamment la question de la partition-réunification de la Bretagne qui amène aujourd’hui les différents gouvernements français à annoncer de temps à autres la diminution du nombre de région. La seule vraie modification dont il parle concerne la région parisienne et la suppression des départements périphériques à la capitale française, qui pour le premier ministre serait donc une question «sérieuse» contrairement à la réunification de la Bretagne.

Nous le rappelons, le seul projet défendu par la population c’est la création d’une région Bretagne réunifiée, c’est la seule proposition qui amènerait une homogénéisation des régions européennes, c’est la seule proposition qui s’inscrirait dans une logique régionale de l’économie, de l’aménagement du territoire et des infrastructures, c’est la seule qui amènerait une revitalisation de la démocratie locale. Le statu-quo ne vise qu’à conforter les conservatisme et pouvoirs locaux, la création d’une région Grand-Ouest reproduirait les logiques technocratiques anciennes éloignées des préoccupation et des attentes des habitants.

carte-departements-reunification-44breizh


François Hollande veut réduire le nombre de Régions : la Bretagne menacée de disparition ?

15/01/2014

Francois_Hollande_2014_Regions_Decentralisation_Reunification

Le président de la République, lors de sa conférence de presse du 14 janvier, à annoncé que les régions « seront incitées à se rapprocher » et que « [leur] nombre peut évoluer ». Thierry Mandon, député PS et codirigeant du conseil de la simplification à quant à lui rajouté que l’objectif est de passer de 22 à 15 régions. Cette « incitation » passera, selon Bernard Cazeneuve, ministre du budget, par un système de bonus-malus dans l’obtention des dotations d’État aux collectivités dans le cadre du budget 2015. Les collectivités qui accepteront de mutualiser leurs moyens de fonctionnement ou de se regrouper auront plus de dotations, celles qui refuseront seront pénalisées.

« L’incitation » précisée par le ministre du budget aura beaucoup d’influence dans les Régions Bretagne et Pays de la Loire. En effet, en plus de subir, comme toutes les autres collectivités, la baisse des dotations votées en octobre 2013 (1,5 milliard en 2014 et autant en 2015) ce sont les Régions dont les dotations par habitants sont les plus faibles de France.

Les Régions Bretagne et Pays de la Loire pourraient donc être forcées de fusionner pour éviter d’aggraver leurs finances par un malus. D’autant que la fusion de deux Régions est désormais facilitée par un amendement PS, adopté dans en décembre dans le cadre de la loi d’affirmation des métropoles, qui permet à deux régions de fusionner sans consultation de leurs habitants.

Dans cette perspective, ce n’est plus seulement la réunification de la Bretagne qui est éludée mais la Bretagne elle-même qui pourrait se diluer dans un Grand Ouest, ce que le collectif 44=BREIZH refuse.

La création d’une région Ouest s’opposerait à la volonté exprimée depuis plus de 40 ans par de nombreux habitants pour une Bretagne réunifiée et au projet de réorganisation des régions de l’Ouest de la France. Projet qui ne s’oppose pas à une réduction du nombre de régions mais vise à faire naitre des Régions cohérentes, appropriables par les habitants et visibles internationalement ce qui est source de dynamisme démocratique et économique.

Le collectif 44=BREIZH
www.44breizh.com

carte-departements-reunification-44breizh


Le Sénat bloque une étape de la Réunification de la Bretagne, en rejetant l’amendement 3ter !

28/02/2013

Attente_Résultats_Sénat_44Breizh

Ce matin, lors du débat concernant le projet de loi sur le référendum d’initiative partagée, le Sénat à rejeté la demande de réintroduction de l’article 3 ter ou amendement dit « Le fur/De Rugy ». Cet article devait permettre à un département de choisir sa région d’appartenance par voie référendaire et ce sans droit de veto de sa « région d’origine ».

Il s’agit pour la Bretagne et pour la démocratie territoriale en général d’un nouveau revers. La possibilité pour les habitants de la Bretagne de décider de leur avenir institutionnel est, une nouvelle fois, refusée.

Taubira_Senat_Réunification_44BREIZH

Le collectif 44=BREIZH s’étonne d’entendre Mme Taubira assurer que « le gouvernement partage l’impatience sur une consultation ». Qui peut croire que Jean-Marc Ayrault — qui avait fait pression sur la commission Baladur — est impatient d’un débat ? Qui peut croire que Stéphane le Foll — qui avait dit pendant la campagne des présidentielles que la réunification n’intéresse pas les bretons — n’en peux plus d’attendre ?

L’impatience n’est pas du côté des ministres mais de la population. Impatience après 40 ans de revendications face à un refus continuel de tout débat, face à un déni de démocratie, face à des élus comme Mme Lebranchu qui défendait la réunification à l’assemblée en 2011 et retourne sa veste un an plus tard. Impatience face à des sénateurs aux propos méprisants et condescendants face à une revendication légitime et soutenue par les députés bretons.


Mme. Lebranchu, fin 2011, défendant l’amendement
et la réunification de la Bretagne à l’A.N.,
avant d’affirmer un an plus tard avoir
« des réticences face à la réunification de la Bretagne »…

Car si cet article à été rejeté, le débat à montré qu’au Sénat la possibilité d’une consultation populaire à eu des soutiens de taille. L’ensemble du groupe vert par la voix de Ronan Dantec, les socialistes bretons et Dominique de Legge (UMP) ont fait voix commune pour plus de démocratie territoriale.

Pour le collectif 44=BREIZH, le combat continue pour que la question de la partition de la Bretagne trouve une issue démocratique et répondant aux revendications des habitants de la Bretagne.

carte-departements-reunification-44breizh


États Généraux de la Démocratie Territoriale en 44 : circulez, y’a rien à voir !

29/09/2012

Dans le cadre des États Généraux de la Démocratie Territoriale qui auront lieu les 4 et 5 octobre prochain au Sénat et à la Sorbonne, ont été organisés des débats « décentralisés » dans chaque département. Le collectif 44=BREIZH était présent ce matin aux côtés de Bretagne Réunie durant la session qui était organisée en Loire-Atlantique (Programme PDF ci-joint). Une trentaine de personnes ont déployé une banderole et ont distribué des tracts aux élus qui se rendaient à cette journée. Le sénateur PS (et ancien vice-président du Conseiller Régional « Pays de Loire »…) Yannick Vaugrenard a tout d’abord interdit l’accès aux militants pour simplement écouter les échanges ! Sa collègue Michelle Meunier a quant à elle acceptée la participation à un atelier nommé « Démocratie locale, la place des citoyens« … où il ont pu porter la revendication de la réunification. Il est à noter que dans les autres départements (Ille et Vilaine par exemple), les « citoyens » ont justement été autorisés à participer aux débats qui parlent d’eux, mais que cette possibilité n’est pas laissée en Loire-Atlantique, alors que le sujet nous concerne au plus haut point !

Ronan Dantec — sénateur favorable à la Réunification de la Bretagne — était également venu participer à cette journée et a pris quelques minutes pour expliquer quelques éléments nouveaux.

Voir la vidéo ci-dessous :

En attendant les résultats de ces « débats » décentralisés et de leur synthèse qui auront lieu les 4 et 5 octobre prochain aux États Généraux de la Démocratie Territoriale, nous ne pouvons que rester vigilants afin de continuer à porter les arguments en faveur de la Réunification de la Bretagne, face à certains élus qui préféreraient peut-être se passer d’une participation de la population à ces sujets.