44=BZH : Désobeissance civile à Châteaubriant

28/11/2011

Ce samedi 26 novembre, à Châteaubriant, une action de désobéissance civile à été organisée par les militant-e-s du collectif 44=BREIZH. Cette action a pour but de dénoncer la partition administrative de la Bretagne et la communication à outrance de la région Pays de la Loire, qui vise àimposer et légitimer une région artificielle en quête de reconnaissance auprès de ses habitants  par la création d’une identité ligérienne.

Cette action intervient dans un contexte de blocage et d’abandon de leurs engagements sur l’unité administrative de la Bretagne par les responsables des différentes collectivités :

– La commission mixte Loire-Atlantique-région Bretagne s’est brusquement et sans explication interrompue depuis les dernières élections cantonales. Ceci malgré les déclarations de Philippe Grosvalet qui disaient s’inscrire dans la continuité de l’action de M. Mareschal sur ce sujet.

– Notre collectif reste sans réponse de sa lettre envoyée à Monsieur Leboulanger, vice-président du CR Bretagne, chargé de nous auditionner dans le cadre d’un comité de suivi sur la Réunification et dont les réunions semblent s’annuler une à une.

– Nous remarquons aussi que les élus EELV de la région Pays de la Loire n’ont pas tenus les engagements qu’ils avaient pris sur la question suite aux dernières élections régionales.

– Malgré les sollicitations Jean-Yves Le Drian, président du CR Bretagne ne souhaite toujours pas démentir les propos qui lui ont été attribué disant qu’il n’était «pas favorable à la réunification»
( https://44breizh.com/2011/11/09/le-drian-ne-serait-pas-favorable-a-la-reunification-44breizh-demande-des-explications/ )

– Les récentes déclarations de responsable politiques de de Bretagne sur la «création d’une collectivité unique bretonne» à propos de l’exemple alsacien, à commencer par ceux de jean-Yves le Drian sur «un nouvel acte de la démocratie territoriale» lors d’un congrès de l’association des régions de France le 18 novembre, n’abordent pas le point de la réunification de la Bretagne nécessaire et préalable à l’évolution institutionnel du territoire breton.

 Cette action intervient aussi dans un contexte de répression des militants de la réunification. La région Pays de la Loire exige en effet près de 20 000 euros de dommage à six jeunes militants ayant barbouillés des panneaux en plastique de la région PdL.

 Par cette action nous ne nous positionnons en aucun cas sur les investissements routiers ou urbains de la région. Nous dénonçons un véritable blocage démocratique, notamment celui de la région PdL, et l’inertie des responsables politiques. Nous affirmons notre soutien avec les barbouilleurs mis en examens et affirmons que ce type d’action n’est pas qu’ne simple «dégradation de biens publics», mais bien une réponse symbolique et non violente à une impasse institutionnelle dont certains élus, par manque de courage ou opposition, empêchent toute solution démocratique.

 


Sarkozy et la réunification de la Bretagne : «Prenez votre destin en main»…

08/03/2011

En déplacement dans le Morbihan, Nicolas Sarkozy s’est exprimé sur la réunification de la Bretagne : « Dans la loi du 16 décembre 2010 sur la réforme territoriale, il y a un article qui permet à un département et deux régions contiguës de délibérer sur cette question. Ensuite, si les collectivités le souhaitent, une consultation populaire peut être organisée. Le projet peut donc être approuvé en référendum. Il y a une règle : qu’elle s’applique. Prenez donc votre destin en main. Vous avez les outils juridiques pour cela. »

Malheureusement le problème est bien plus compliqué que le président de la République semble vouloir le faire croire. L’article  L4122-1-1 de cette loi précise en effet que le référendum qui détermine le regroupement d’un département et d’une région n’est valable que s’il obtient un vote majoritaire sur les deux régions et le département concernées.

La réunification ne dépend donc pas de nous, mais de la volonté des Pays de la Loire de bien vouloir organiser un référendum qui risquerait de leur faire perdre la Loire Atlantique, moteur économique de la région. Or même si les Pays de la Loire lançaient cette consultation les habitants du Maine et Loire, de la Mayenne, de la Sarthe et de la Vendée seraient amenés à se prononcer sur la réunification de la Bretagne qui n’est ni une de leur préoccupation ni dans leur intérêt étant donné que les Pays de la Loire sans la Loire-Atlantique ne pourrait être viable. De plus, comme le précise la loi, la réunification ne pourrait avoir lieu que si l’abstention ne dépasse pas 75% des électeurs inscrits. Cette clause est très étonnante dans le sens ou en France, d’un point de vue légal, l’abstention n’a pas de reconnaissance sur le résultat d’un scrutin public…

Cette loi présentée par Nicolas Sarkozy comme étant la solution à la partition de la Bretagne  ne nous convient pas. Donner la possibilité aux autres départements des Pays de la Loire de décider si oui ou non nous pouvons nous réunifier conduit inexorablement à une impasse. La consultation dans les départements hors de la Bretagne dite « historique » doit se faire sur une réorganisation des régions qui les concernent véritablement par la création de deux nouvelles régions Val de Loire et Vendée-Poitou-Charente.

Alors que Jean Yves le Drian, président de la Région Bretagne et Patrick Mareschal président du conseil général de Loire-Atlantique ont affirmés qu’ils ne pouvaient lancer le processus de réunification, Nicolas Sarkozy nous dit aujourd’hui que ce sont les collectivités territoriales qui doivent s’y atteler.

Chacun se renvoie la balle et cela nous montre bien que seule une mobilisation massive des habitants de Bretagne nous permettra de prendre notre destin institutionnel en main et d’obtenir notre unité territoriale !

Alors rendez-vous à toutes et tous le 18 juin 2011 à Nantes pour faire entendre notre voix !

Le collectif 44=BREIZH
www.44breizh.com


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