Referendum NDL : « On veut voter pour la réunification de la Bretagne ! »

21/02/2016

APPEL :

Referendum sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes :
la question de le Réunification de la Bretagne doit aussi être posée !

La Loire-Atlantique connaît deux débats anciens qui n’ont, jusqu’à présent, pu être tranchés par la démocratie représentative : la question de l’aéroport de Notre-Dame des Landes et celle de l’intégration du département dans la Région Bretagne.

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Depuis des années de nombreuses mobilisations ont eu lieu dans le Pays Nantais et ailleurs pour que ces deux sujets puissent faire l’objet d’un réel débat et d’une prise de décision populaire et démocratique. Aéroport et réunification, que l’on soit pour ou contre, sont deux projets différents mais liés par une réflexion sur l’aménagement des territoires et par un blocage sur lequel les citoyens et citoyennes n’ont pas prise.

Sans vouloir nous prononcer sur la légitimité et la légalité ou non d’un référendum local sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, l’annonce d’une consultation locale par les représentants de l’État (François Hollande et Manuel Valls) permettrait au débat public d’évoluer.

Pourquoi ne pas profiter de cette occasion pour poser aussi la question de la réunification ou non de la Bretagne ?

En effet, plusieurs éléments traduisent la justesse de cette demande :

De multiples sondages : mettant en avant le souhait des habitants de Loire-Atlantique et de la région Bretagne de se retrouver dans la même région.
– 19 Avril 2014 : 6 000 personnes manifestent à Nantes pour un referendum sur la Réunification
Mai 2014 : Philippe Grosvalet « Si la Loire-Atlantique ne se retrouve pas avec la région Bretagne en cas de changement des limites régionales, je proposerais d’organiser un référendum local »
28 Juin 2014 : 12 000 personnes manifestent à Nantes pour un referendum sur la Réunification
–  27 Septembre 2014 : 30 000 personnes manifestent à Nantes pour la Réunification
De Novembre 2014 à Novembre 2015 : l’association DIBAB co-organisent avec les habitants de 21 communes (dont 8 en Loire-Atlantique) des votations citoyennes sur la réunification. Réunissant jusqu’à 21 % de participation. C’est à dire autant que pour des consultations locales officielles.
1er janvier 2016 : Ouverture du droit d’option, permettant à un département de changer de région.

Tout en disant vouloir assumer la proposition de l’État, M. Grovalet, président du conseil départemental de Loire-Atlantique, a déclaré le département incompétent sur la question. Néanmoins, celui-ci est juridiquement habilité à poser la question du changement de région avec la possibilité ouverte par le droit d’option au 1er janvier de cette année. Si le referendum sur l’aéroport avait bien lieu, il paraîtrait donc logique dans l’intérêt démocratique des habitants du département que la question de la réunification de la Bretagne leur soit posée.

Nous appelons  les partis politiques, associations, élues et élus, citoyennes et citoyens, quel que soient leur position sur le sujet mais qui considèrent que les habitants de Loire-Atlantique ont le droit de décider de cette question à signer et relayer cet appel.

Nous appelons également à une mobilisation importante à Nantes le samedi 12 mars à Nantes devant la préfecture pour soutenir cette demande !

D’ores et déjà nous sollicitions un rendez-vous auprès des autorités compétentes.

Bretagne Réunie, 44=Breizh, Dibab …..


Tribune de Jonathan Guillaume : Châteaubriant, c’est la Bretagne !

15/07/2014

Tribune de Jonathan Guillaume, parue dans www.paysdechateaubriant.fr

CHATEAUBRIANT, C’EST LA BRETAGNE

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Animateur du collectif 44=Breizh et castelbriantais depuis quelques temps, je ne peux m’empêcher de réagir à la tribune commune publiée par Maxime Lelelièvre (UDI) et Jordan Esnault (PS) en faveur d’une région « Grand Ouest ».

Cette prise de position intervient dans le contexte particulier du débat parlementaire sur la réforme territoriale et de mobilisations importantes dans notre département. D’un côté, des citoyennes et citoyens de l’ensemble de la Bretagne, et notamment de Loire-Atlantique, se mobilisent pour réclamer le droit de se déterminer pour une nouvelle assemblée régionale de Bretagne avec la Loire-Atlantique. Ils étaient 10 000 à Nantes le 19 avril dernier et 15 000 le 28 juin. De l’autre, une classe dirigeante et ses aspirants, qui mènent activement campagne pour une fusion des Pays de la Loire et de la région Bretagne, contre une région réunifiant les 5 départements bretons.

Si rien n’empêche des membres de partis concurrents d’exprimer des positions communes, sur le fond, les arguments présentés par Jordan Esnault et Maxime Le lièvre méritent sérieusement d’être réfutés.

Être milieu de rien ne permet pas d’être centre de tout.

En tant que castelbriantais ceux-ci cherchent à mettre en avant les intérêts de la commune dans cette future région. « Châteaubriant pourrait être au centre d’une prometteuse région Grand-Ouest ». Un rapide coup d’œil sur la carte situe naturellement le pays de Chateaubriant au milieu de cette grande étendue. Mais cela suffira-t-il a en faire un « centre », point d’équilibre et d’échange un sein d’un vaste territoire ? Rien n’est moins sûr.

Comme ils le disent, Le « Grand Ouest » c’est la continuité du processus déjà enclenché de métropolisation nantaise :« L’économie mondiale est aujourd’hui fondée sur un réseau dense de métropoles, pleinement actrices de flux toujours plus nombreux. Ces grands centres urbains doivent pouvoir s’adosser à de vastes territoires ».

Soyons clairs, sur ces 30 dernières années, Châteaubriant a clairement pâtit des concentrations économique, démographique et politique entraînées par la métropolisation de Nantes, et dans une moindre mesure, celles de Rennes et Angers. A l’inverse du département, Châteaubriant a subi une réelle perte démographique sur les trois dernières décennies. Un phénomène qui l’amène en 2014 a faire partie des villes les plus pauvres de France, cumulant fragilités économiques, sociales et culturelles. Ce phénomène risque d’ailleurs d’être accentué par le renforcement des compétences des métropoles en 2015*.

Mettre Châteaubriant au milieu d’une région taillée pour la métropole nantaise n’en fera jamais un « centre ». La réforme territoriale, avec la recherche d’équilibre gouvernementale entre pouvoirs départementaux et régionaux, amène un projet peu ambitieux pour l’échelon régional. Doté de réelles compétences, avec une représentation exprimant la diversité géographique, c’est pourtant cet échelon qui serait le mieux à même d’organiser la solidarité, l’égalité et les dynamiques dans tous les territoires. Plutôt qu’un simple support de métropole, la région est capable de faire l’équilibre entre les véritables « centres », comme Nantes, et les localités périphérisées par les métropolisations, comme Châteaubriant. La région n’est pas qu’un échelon administratif, c’est aussi et surtout un espace vécu capable de jouer son rôle si on ne la vide pas de sa substance. Et le problème du « Grand Ouest », c’est que de substance, il n’en a point.

Grand-Ouest et Pays de la Loire, des projets sans fondements

Les élections régionales auront lieu dans un peu plus d’un an. Flatter la position des groupes politiques en place au conseil régional des Pays de la Loire n’est pas anodin pour ces « jeunes loups »* du PS et de l’UDI, ça leur paraît même « logique » : « Nous défendons assez logiquement une garantie de l’unité des cinq départements des Pays de La Loire qui ne peuvent se désolidariser les uns des autres au vu du travail qu’ils ont accompli et reste à accomplir ensemble ».

Néanmoins, le fait que les conseillers régionaux aient, si l’on peut dire, « fait leur job », ne peut pas justifier le maintien de l’intégrité d’une entité administrative aujourd’hui dépassée. Certes, de nombreuses associations sportives, culturelles, syndicales se sont adaptées, souvent malgré elles, au découpage imposé par le conseil régional des Pays de la Loire. Mais, rappelons que dans de multiples domaines la Bretagne à 5 département est d’actualité. Le pouvoir judiciaire est organisé en Bretagne sur les 5 départements, et les magistrats y tiennent. C’est aussi le cas d’une grande association écologique comme Bretagne Vivante. D’un point de vue économique, l’INPI* enregistre le dépôt de 830 marques comportant le nom « Bretagne » quand « Les Pays de la Loire » ne sont enregistrés que 63 fois. L’association entrepreneuriale « Produit en Bretagne », est très bien implantée en Loire-Atlantique et y enregistre un taux de notoriété des plus important. Rappelons qu’aucun entrepreneur n’a encore lancé d’association « Produit en Pays de la Loire » ou « Produit en Grand Ouest »

A l’échelle de l’Europe, les régions dynamiques reposent sur des éléments d’identification solides

L’Ecosse, la Bavière, la Catalogne, etc… ne sont pas de simples points cardinaux des Etats dont elles dépendent. Elles s’inscrivent dans des réalités réalités historiques, politiques, économiques, sociales qui font l’Europe et le Monde d’aujourd’hui. A l’inverse, la région administrative la plus pauvre d’Europe s’appelle « le Nord-Est ». Et savez-vous où c’est ?*

Personnellement, le « Grand Ouest » me fait penser aux régions grolandaises, Groland-du-Haut, Groland-du-bas, Groland-de-Côté et Groland-de-l’Autre-Côté. Régions fictives dont les noms ont été réduits au simple positionnement géographique des territoires et de leurs habitants par rapport à la capitale-centre. Le projet de « Grand Ouest » traduit cette abstraction technocratique et oligarchique effaçant les réalités et les dynamiques humaines des territoires concernés.

Le projet régional se doit de traduire les aspirations de ses habitants afin qu’ils puissent se l’approprier et porter une dynamique territoriale partagée. Le « Grand Ouest », s’appuie sur une vision passéiste, centraliste et élitiste d’une entité administrative comme simple courroie de transmission du pouvoir entre métropoles et Etat, entre Nantes et Paris. Comment affirmer que « tout plaide pour une fusion des deux régions », quand le dernier sondage réalisé montre que seulement 6% des bretonnes et des bretons souhaitent cette fusion (55% pour la réunification, 35% pour le statu quo, 4% ne se prononcent pas)*, et que 70% des habitants du 44 sont favorables à la réunification*. Comment souhaiter « le plus possible de consensus » autour du Grand Ouest, quand 15 000 personnes manifestent à Nantes pour réclamer le droit à un référendum sur la question de la Réunification de la Bretagne, et que les institutions en place leur refusent.

L’avenir, c’est la Bretagne à 5 département

Le Val de Loire et ses Châteaux classés à l’UNESCO, de Châlonnes/Loire (Maine et Loire) à Sully/Loire (région Centre), offre un espace régional connu dont la notoriété a permis un développement économique important. Tout comme Châteaubriant a intérêt à s’appuyer sur le projet de classement en cours des Marches de Bretagne au patrimoine mondial de l’UNESCO, les départements de l’Est des Pays de la Loire ont tout intérêt à profiter de cette appellation dans le cadre d’un nouveau découpage régional. C’est autant pour « eux » que pour « nous » qu’un « Grand Ouest » serait un frein au développement harmonieux et partagé de nos territoires. En quoi l’Ouest serait moderne et la Bretagne, et le Val de Loire, « passéistes » ? Il est malhonnête de vouloir nier les liens entre patrimoine historique et culturel et développement économique. Ils se nourrissent constamment l’un et l’autre !

La Bretagne avec 34 000 km2 et 4,5 millions d’habitants serait parmi les grandes régions européennes, plus grande que la Belgique, plus peuplée que l’Irlande. La Bretagne c’est une région maritime pour la plus grand façade maritime du territoire français, une des premières régions d’Europe en terme de construction navale et aéronautique, de l’industrie liée à la transition énergétique, la première région au niveau des conversions vers l’agriculture biologique, au niveau du tourisme, etc ….

La Bretagne à 5 c’est la possibilité d’une vraie région d’Europe, soutenue et voulue par ses habitants. La Bretagne à 5, ce n’est pas « défendre notre territoire pour le rendre plus fort » comme le revendique M. Lelièvre et J. Esnault. La Bretagne à 5, c’est un territoire pour tous ses habitantes et habitants qui leur permette de vivre, travailler, décider et s’épanouir, c’est une autre vision du bien commun et de l’intérêt collectif.

JONATHAN GUILLAUME

autre article sur Châteaubriant

* Voir la loi de Modernisation de l’Action Publique Territoriale et d’Affirmation des Métropoles, votée le 27 janvier 2014, première étape de la réforme territoriale en cours.
*Institut National de la Propriété Industrielle
* OF Châteaubriant du 06/03/14
* En Roumanie
* sondage LH2/BVA du 10/07/14
* sondage LH2/BVA du 24/06/14


Liste des organisations et associations appelant à la manifestation du 28/06 pour la réunification de la Bretagne

24/06/2014

Le collectif 44=BREIZH, avec le soutien de Bretagne Réunie, organise un grand rassemblement le samedi 28 juin à Nantes pour réclamer le droit des habitants de Loire-Atlantique de décider du choix de leur région.
Voici une liste des organisations et des associations qui ont appelé à s’y joindre.

http://reunification-referendum-28juin.com/

Organisations politiques :

La Gauche Indépendantiste bretonne (Breizhistance)
L’Union Démocratique Bretonne
Le Parti Breton
Le MBP
Europe Écologie les Verts de Bretagne
Les Alternatifs 44
NPA 44

Associations :

Kendalc’h
War ‘l Leur
Bodadeg Ar Sonerion
Gouelioù Breizh
Aïta
Diwan
Div Yezh
Dihun
Unvaniezh ar Gelennerien Brezhoneg
Association des enseignants de gallo
Association des professeurs de langue Bretonne de Paris (KBP-APLB)
Institut Culturel de Bretagne/Skol Uhel Ar Vro
Ar Falz
Skol Vreizh
Kuzul Ar Brezhoneg
Bertègn Galèzz
Fédération de Gouren (lutte bretonne)
Confédération FALSAB
Sked Brest
Ti ar Vro Bro Leon
Ti Ar Vro Kemper
KLT Montroulez
Entente de Pays d’Oust et de Vilaine
Agence Culturelle Bretonne de Loire-Atlantique
Skeudenn Bro Roazhon
Emglev Bro an Oriant
Radio Kerne
Printemps de Chateauneuf
Musik an Arvorig
Gwagenn.TV
Dizale
Stumdi
Ti ar Vro Bro-Dreger
Collectif « Vivre,  décider et travailler en Bretagne »

 

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Pique-nique et forum citoyen de Bretagne à Nantes le samedi 15 Juin

21/05/2013

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FORUM CITOYEN DE BRETAGNE

La plateforme « Libérons les énergies en Bretagne » organisera un débat démocratique et citoyen à Nantes le samedi 15 juin à partir de 15h à la Maison des Syndicats 5 place de la Gare de l’Etat.

Depuis quelques semaines plusieurs organisations de la société civile, conscientes des manques démocratiques et structurels à la prochaine réforme sur la décentralisation, se sont réunies pour proposer quatres points primordiaux au débat sur la décentralisation en Bretagne.

Elles proposeront d’en débattre avec la population à l’occasion du Forum Citoyen de Bretagne. Soucieux d’interroger les processus qui donnent sens à la démocratie, le forum proposera également au public d’échanger avec plusieurs intervenants internationaux sur divers exemples européens de « votation citoyenne », ou « référendum d’initiative populaire », ayant eu lieu ces dernières années (plateforme Batera au pays basque, référendum populaire catalan, référendum sur La Poste, …).

-15h présentation de la plateforme

-15h30 conférence et débat sur les votations citoyennes 

Pour tous renseignements sur la plateforme « libérons les énergies en Bretagne » : http://galvpondi.net

PIQUE-NIQUE MILITANT

Le forum citoyen de Bretagne sera précédé d’un pique-nique militant organisé par Bretagne Réunie et 44=Breizh, quai Mitterand, face à l’Ecole d’Architecture. En effet, depuis les débuts en Loire-Atlantique des « Ateliers du Futur 2040 » organisés par la région Pays de la Loire, ceux-ci n’ont cessé d’être contestés, notamment par des militants de la réunification de la Bretagne qui y dénoncent une « parodie de démocratie ». 44=Breizh vous propose donc un pique-nique militant sur les bords de Loire, face à l’endroit où se déroulera la « synthèse des ateliers du futur PdL 2040 ». Sur place, grillades, boisson, jeux, tombola, musique, …


Jean-Yves Le Drian ne « serait pas favorable à la Réunification » : 44=BREIZH demande des explications.

09/11/2011
Réunification : l’ouvrier Le Drian est attendu sur le chantier…

Dans une brève parue il y a quelques jours dans le journal Presse-Océan, un élu socialiste anonyme «confessait» que J.-Y. Le Drian et J.-L. Tourenne n’étaient «en aparté» «pas très favorables à la Réunification de la Bretagne».
Si ces affirmations ne sont pas étonnantes en ce qui concerne le président du Conseil Général d’Ille-et-Vilaine (CG35), elles vont par contre en sens inverse de toutes les déclarations du président du Conseil Régional Bretagne (4 départements, CRB4), J.-Y. Le Drian. Le 26 juin 2010, sous sa présidence et sa majorité, était votée à l’unanimité une nouvelle motion en faveur de la Réunification de la Bretagne au CRB4. Il déclarait aussi au printemps 2008 être très favorable à l’unité territoriale de la Bretagne qui «se fera un jour», «lorsqu’un référendum sera organisé». «Après la délibération du Conseil régional de Bretagne, j’ai saisi le préfet de région. Le président du Conseil général de Loire-Atlantique (CG44) a fait de même. J’attends que la puissance publique se décide à organiser ce référendum».
(http://blog.breizh.bz/?286-quatre-ans-de-vie-en-rose-pour)

La commission mixte CG44-CRB4 qui s’était réunie la dernière fois le 1er mars 2011, avait dressé un bilan en demi-teinte. Elle ne s’est pas réunie à la rentrée comme il avait été convenu, et ce sans qu’il n’y ait aucune nouvelle date d’avancée. Philippe Grosvalet, président du CG44, avait pourtant assuré avec son prédécesseur P. Mareschal, au sortir de son élection, que «les relations entre CRB4 et CG44 se poursuivront, notamment au niveau culturel».
(http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/nantes/loire-atlantique-le-gwenn-ha-du-continuera-de-flotter-devant-l-hotel-du-departement-31-03-2011-1253787.php)

Le Drian (CR B4) et Auxiette (CR PDL)

Nous constatons que les engagements pris sur l’unité territoriale de la Bretagne ne sont pas respectés.
De même le comité de suivi sur la Réunification décidé en juin 2010, qui ne s’est réuni qu’un an après, en juillet, avait annoncé trois réunions pour les mois de septembre à novembre dans le but d’auditionner des constitutionnalistes et des acteurs de terrain sur la question de la Réunification. Nous constatons que ces réunions n’ont pas eu lieu. Dans ce contexte, et au vu du relâchement manifeste sur la question de la part du CRB4 et du CG44 à l’approche de l’élection présidentielle, nous demandons à Monsieur Le Drian de réagir à ces déclarations venant de son propre camp et d’avancer les propositions qu’il compte faire pour honorer ses engagements sur la fin de la partition administrative de la Bretagne.
L’État et les collectivités locales doivent enfin cesser de se renvoyer la balle !
Une solution démocratique doit être trouvée à ce problème d’ici les premières élections territoriales de 2014, sans retomber dans les fausses promesses et les rumeurs qui ont entourées le comité chargé de la réforme territoriale en 2008/2009.


Le collectif 44=BREIZH et Bretagne Réunie interpellent le nouveau président du conseil général de Loire-Atlantique

31/03/2011

Suite aux récentes élections cantonales, Patrick Mareschal, président du conseil général de Loire-Atlantique depuis 2004 et dont les positions sur la réunification de la Bretagne était connues de tous à quitté ses fonctions qui reviennent désormais à Philippe Grosvalet.


Le collectif 44=BREIZH s’interroge sur la position du nouveau président du conseil général sur la question de la réunification administrative de la Bretagne sur laquelle Mr Grosvalet ne s’est pas encore exprimé.

Patrick Mareschal affirmait lors d’une interview « être confiant » dans sa succession pour aller vers une continuité des efforts faits pour la réunification mais le maire de Saint-Nazaire, Joël Batteux se réjouissait de l’élection de Philippe Grosvalet comme étant l’assurance qu’il n’y aura pas de référendum « inutile » sur la question de la partition de la Bretagne.

Étant dans le flou, le collectif 44=BREIZH et l’association Bretagne Réunie souhaitent connaître de vive voix la position du nouveau président du conseil général et sollicitent donc un entretien avec celui-ci.

Vous trouverez ci-dessous le courrier
envoyé à Monsieur Philippe Grosvalet :
Lettre à Philippe Grosvalet, nouveau président du CG44.pdf

Nous vous tiendrons au courant de la suite de cette affaire.


Le Collectif 44=BREIZH


Sarkozy et la réunification de la Bretagne : «Prenez votre destin en main»…

08/03/2011

En déplacement dans le Morbihan, Nicolas Sarkozy s’est exprimé sur la réunification de la Bretagne : « Dans la loi du 16 décembre 2010 sur la réforme territoriale, il y a un article qui permet à un département et deux régions contiguës de délibérer sur cette question. Ensuite, si les collectivités le souhaitent, une consultation populaire peut être organisée. Le projet peut donc être approuvé en référendum. Il y a une règle : qu’elle s’applique. Prenez donc votre destin en main. Vous avez les outils juridiques pour cela. »

Malheureusement le problème est bien plus compliqué que le président de la République semble vouloir le faire croire. L’article  L4122-1-1 de cette loi précise en effet que le référendum qui détermine le regroupement d’un département et d’une région n’est valable que s’il obtient un vote majoritaire sur les deux régions et le département concernées.

La réunification ne dépend donc pas de nous, mais de la volonté des Pays de la Loire de bien vouloir organiser un référendum qui risquerait de leur faire perdre la Loire Atlantique, moteur économique de la région. Or même si les Pays de la Loire lançaient cette consultation les habitants du Maine et Loire, de la Mayenne, de la Sarthe et de la Vendée seraient amenés à se prononcer sur la réunification de la Bretagne qui n’est ni une de leur préoccupation ni dans leur intérêt étant donné que les Pays de la Loire sans la Loire-Atlantique ne pourrait être viable. De plus, comme le précise la loi, la réunification ne pourrait avoir lieu que si l’abstention ne dépasse pas 75% des électeurs inscrits. Cette clause est très étonnante dans le sens ou en France, d’un point de vue légal, l’abstention n’a pas de reconnaissance sur le résultat d’un scrutin public…

Cette loi présentée par Nicolas Sarkozy comme étant la solution à la partition de la Bretagne  ne nous convient pas. Donner la possibilité aux autres départements des Pays de la Loire de décider si oui ou non nous pouvons nous réunifier conduit inexorablement à une impasse. La consultation dans les départements hors de la Bretagne dite « historique » doit se faire sur une réorganisation des régions qui les concernent véritablement par la création de deux nouvelles régions Val de Loire et Vendée-Poitou-Charente.

Alors que Jean Yves le Drian, président de la Région Bretagne et Patrick Mareschal président du conseil général de Loire-Atlantique ont affirmés qu’ils ne pouvaient lancer le processus de réunification, Nicolas Sarkozy nous dit aujourd’hui que ce sont les collectivités territoriales qui doivent s’y atteler.

Chacun se renvoie la balle et cela nous montre bien que seule une mobilisation massive des habitants de Bretagne nous permettra de prendre notre destin institutionnel en main et d’obtenir notre unité territoriale !

Alors rendez-vous à toutes et tous le 18 juin 2011 à Nantes pour faire entendre notre voix !

Le collectif 44=BREIZH
www.44breizh.com