Conférences de presse du 20 juin 2018 à Rennes et à Nantes : lancement de la manifestation pour la réunification de la Bretagne et le droit de décider le 29 septembre à Nantes !

20/06/2018

Voici le texte qui a été lu et envoyé lors des conférences de presse organisées ce jour à Rennes et à Nantes. La liste des premiers signataires (plus d’une quinzaine) se trouve en bas du document et sera complétée au fur et mesure des réponses que nous recevrons.

La campagne est bien lancée, suivez-nous sur les réseaux sociaux et participez-vous aussi aux distributions de tracts, collages d’affiches et envoyez-nous vos photos sur Facebook, Twitter et Instagram !

Soyons nombreuses et nombreux à participer pour que la manifestation du 29 septembre à Nantes pour la réunification de la Bretagne et le droit de décider soit une réussite !

Bec’h dezhi !

Des militant·e·s de Nantes ont présenté l’affiche de la manifestation tirée à 5.000 exemplaires

Bonjour,

Le 29 septembre prochain aura lieu une manifestation à Nantes pour affirmer notre volonté de décider de notre avenir en Bretagne. Concrètement nous voulons que de Brest à Clisson l’ensemble des habitantes et habitants de la Bretagne puissent choisir le cadre institutionnel où ils vivent, si oui ou non ils et elles souhaitent vivre dans une Bretagne réunifiée.

La communication autour de cet événement est bien lancée, notamment sur les réseaux sociaux.

Plus de 5000 affiches et 10.000 tracts sont en cours de répartition et des actions de popularisation auront lieu tout l’été. Une grande opération communication auprès des lycéennes et lycéens aura lieu dès septembre, avec du matériel spécifique.

Le cycle de revendications ouvert par la réforme territoriale et les espoirs qu’elle avait pu susciter est clos. Le gouvernement de Paris a une fois de plus fait fi de revendications populaires en faveur de la réunification de la Bretagne. Si nous souhaitons occuper la rue le 29 septembre 2018 c’est pour ouvrir un nouveau cycle de revendications, notamment vers la classe politique locale qui doit passer du discours aux actes.

Partout en Europe, comme en Catalogne ou en Écosse et jusque dans les possessions françaises comme en Kanaky/Nouvelle-Calédonie, le temps est aux référendums, car c’est aux peuples de décider de leurs avenirs. Nous pensons qu’il est temps que les bretonnes et les bretons, sans discriminations d’origines, soient consultés sur les limites de leur territoire et sur les compétences que le peuple breton peut lui-même exercer pour plus de souveraineté locale et de démocratie.

C’est un enjeu de taille que d’inscrire le droit de décider à l’agenda politique breton. À partir du 29 septembre, c’est notre droit démocratique à l’autodétermination que nous voulons conquérir et mettre en pratique. Nous voulons prendre notre destin en main et organiser un referendum sur l’unité administrative de la Bretagne. Cette consultation démocratique nous la voulons avec l’ensemble de la société bretonne et les élu·e·s locaux que nous appelons à passer aux actes, avec ou sans l’accord de Paris.

Nous avons le devoir moral de proposer à la jeunesse de Bretagne d’être actrice de son avenir à un moment ou nous continuons à évoluer dans le cadre ultra-centraliste de la constitution de 1958, sur laquelle une infime partie de la population actuelle a pu se prononcer.

Nous avons l’opportunité de rassembler ici en Bretagne sur la base du droit à décider pour proposer un autre modèle institutionnel, social, économique, linguistique et environnemental garantissant à tous et toutes l’accès au savoir, à l’éducation, aux transports, à la santé, à la culture. Face à la démission d’un État qui ne résonne qu’en terme de rentabilité, qui délaisse avec mépris la population et méprise les plus fragiles d’entre nous, nous voulons prendre nos affaires en main et proposer une réelle alternative.

Nous imaginons cette manifestation comme plurielle et familiale, représentative de la diversité existant en Bretagne, et défendant une vision inclusive de l’identité bretonne. La manifestation sera déclarée et encadrée par un service d’ordre.

Nous souhaitons que les associations culturelles bretonnes habituées des manifestations pour la réunification s’approprient cette première journée revendicative pour en faire un succès et porter dans les mois qui viennent cette dynamique dans l’ensemble de la Bretagne.

Premiers signataires de l’appel à manifester le samedi 29 septembre à Nantes :

44=Breizh, Dibab, Ti ar Vro Bro-Leon, Ti ar Vro Gwengamp, Ti ar Vro Kemper, Ti ar Vro Landerne-Daoulaz, Centre Culturel Breton Yezhoù ha Sevenadur, Emglev Bro Karaez, DAO (Deskiñ d’an oadourien), Roudour, Raok (brezhoneg e Kreiz Breizh), La Gauche Indépendantiste (Breizhistance), Collectif LGBT Breton, Dispac’h, Ai’ta, SHAGT (Saint-Herblain A Gauche Toute), …

Au Club de la Presse de Rennes.

Publicités

Le collectif 44=Breizh atterré par les propos de la présidente de région Pays de la Loire.

01/06/2018

Christelle Morançais, présidente de la région Pays-de-la-Loire a souhaité réagir à des propos de François de Rugy, président de l’Assemblée Nationale, qui répondait à un internaute sur Twitter. À la question « à quand la réunification de la Bretagne », celui-ci répondait « le plus tôt serait le mieux ».

Il n’en fallait pas plus à la représente de la droite régionale pour rédiger un communiqué : « La question a été tranchée en 2014, le débat est totalement clos », « L’unité des Pays de la Loire ne se discute pas » avant de conclure : « François de Rugy ferait mieux de se consacrer à plein temps à l’Assemblée nationale plutôt que d’agiter le spectre de la division dans une région à laquelle nous sommes tous attachés » (PO 31/05/18).

Nous sommes choqués par ces propos qui cherchent à nier tout débat démocratique sur la question de la réunification de la Bretagne. Ils traduisent en réalité le peu de considération qu’ont les gens comme Christelle Morançais de la population. Non, il n’y a pas eu de débat lors de la réforme territoriale ! Tout a été fait pour empêcher la population de s’exprimer alors que des dizaines de milliers de personnes manifestaient à Nantes pour réclamer un référendum sur la question. Si les régions administratives Pays de la Loire et la Bretagne sont les seules régions à ne pas avoir évolué lors de la réforme, c’est bien parce que la parole n’a pas été donnée à la population alors que les querelles de pouvoir entre élu.e.s et présidents de régions empêchaient toute évolution. Les sondages affichent régulièrement une large majorité de la population concernée en faveur d’une région Bretagne réunifiée. De plus, les présidents des départements de Mayenne, Maine-et-Loire et Sarthe souhaitent s’engager dans une fusion qui les rapprocheraient de la région Val-de-Loire. Christelle Morançais ne peut décemment défier la réalité en affirmant que les habitant.e.s et acteurs locaux sont toutes et tous attaché.e.s à la région Pays de la Loire.

44=Breizh appelle d’ailleurs à une grande manifestation en faveur de la réunification de la Bretagne pour la démocratie et le droit de décider, le samedi 29 septembre à Nantes. Nous y rappellerons à la présidente de région qu’elle n’a aucune légitimité à empêcher la revendication en faveur de l’unité bretonne de s’exprimer. Nous réaffirmerons également l’urgence d’un référendum auto-organisé sur la question de la réunification de la Bretagne sur tout le territoire breton.


Manifestation à Nantes / Naoned le 29 septembre 2018 pour la réunification de la Bretagne & le droit de décider !

04/05/2018

LA RÉUNIFICATION JUSQU’À LA VICTOIRE !


Pour que la réunification soit une réalité, c’est à nous de nous organiser car personne ne le fera à notre place !
L’installation d’une démocratie véritable passe par le droit à l’expression et à la prise de décision sur tous les thèmes !
Fini les processions : les droits que nous avons nous ne les demandons pas, nous les prendrons !
Un référendum auto-organisé en Bretagne, c’est ça que nous voulons !


Viens à Nantes le 29 septembre pour le droit de décider !

Partagez l’évènement Facebook et invitez vos ami-e-s !
https://www.facebook.com/events/244731292934910/

ADUNVANIDIGEZH BETEK AN TREC’H !


Deomp ni d’en em aozañ evit kas an adunvanidigezh da benn, den na raio en hor plas.
War bep tachenn (yezh an deskadurezh, panellerezh, …) hon eus ar gwir da zivizout, deomp da lakaat an demokratelezh gwir da dalvezout !
Echu gant ar prosesionoù : kemeromp diouzhtu hor gwirioù !
Ur referendom aozet amañ e Breizh ganeomp-ni a fell deomp lakaat e plas.


Deus ‘ta da Naoned d’an 29 a viz Gwengolo
evit ar gwir da zivizout !

Skignit an darvoud Facebook
ha pedit mignoned :
https://www.facebook.com/events/244731292934910/


Appel pour la création d’une coordination démocratique bretonne : de Brest à Clisson, nous avons le droit de décider !

09/12/2017

Réuni-e-s à Saint-Herblain le 9 décembre dans le cadre d’une Assemblée Générale ouverte, des membres et sympathisant-e-s de 44=Breizh, de Dibab, et avec la participation d’adhérent-e-s de Bretagne Réunie, proposent de revivifier le combat pour l’unité et le droit de décider en Bretagne en impulsant une coordination démocratique bretonne.

Il s’agira d’un espace politique ouvert aux individus, associations, formations politiques, pour mettre à l’agenda politique breton le droit à l’autodétermination.

Cela se traduira par :

  1. le soutien à l’initiative de la « Pétition des 100.000 » de Bretagne Réunie,

  2. la mise en place d’une campagne obligeant les élu-e-s de la région administrative Bretagne à se positionner en faveur d’un référendum d’autodétermination auto-organisé,

  3. la planification d’un agenda qui comprend déjà deux dates : la tenue d’Assises démocratiques bretonne le 2 juin 2018 dans le Pays Nantais et l’organisation d’une journée de mobilisation populaire dans les rues de Nantes le 22 septembre 2018 pour affirmer le droit de décider de Brest à Clisson.

Nous apportons dans l’immédiat notre soutien à la Coordination des Juristes de Bretagne, représentée à notre Assemblée Générale, qui s’oppose au démantèlement de la carte judiciaire bretonne.

Nous contacterons dans les semaines qui viennent l’ensemble des acteurs de la réunification de la Bretagne et du monde culturel breton en général pour construire ensemble cette coordination démocratique bretonne dont nous avons tous et toutes besoin.

Assemblee_Generale_44_BZH_DIBAB_Quelle_Lutte_Reunification_Autodetermination_44BZH_Coordination_Democratique_Bretagne


Referendum NDL : « On veut voter pour la réunification de la Bretagne ! »

21/02/2016

APPEL :

Referendum sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes :
la question de le Réunification de la Bretagne doit aussi être posée !

La Loire-Atlantique connaît deux débats anciens qui n’ont, jusqu’à présent, pu être tranchés par la démocratie représentative : la question de l’aéroport de Notre-Dame des Landes et celle de l’intégration du département dans la Région Bretagne.

skritell1203

Depuis des années de nombreuses mobilisations ont eu lieu dans le Pays Nantais et ailleurs pour que ces deux sujets puissent faire l’objet d’un réel débat et d’une prise de décision populaire et démocratique. Aéroport et réunification, que l’on soit pour ou contre, sont deux projets différents mais liés par une réflexion sur l’aménagement des territoires et par un blocage sur lequel les citoyens et citoyennes n’ont pas prise.

Sans vouloir nous prononcer sur la légitimité et la légalité ou non d’un référendum local sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, l’annonce d’une consultation locale par les représentants de l’État (François Hollande et Manuel Valls) permettrait au débat public d’évoluer.

Pourquoi ne pas profiter de cette occasion pour poser aussi la question de la réunification ou non de la Bretagne ?

En effet, plusieurs éléments traduisent la justesse de cette demande :

De multiples sondages : mettant en avant le souhait des habitants de Loire-Atlantique et de la région Bretagne de se retrouver dans la même région.
– 19 Avril 2014 : 6 000 personnes manifestent à Nantes pour un referendum sur la Réunification
Mai 2014 : Philippe Grosvalet « Si la Loire-Atlantique ne se retrouve pas avec la région Bretagne en cas de changement des limites régionales, je proposerais d’organiser un référendum local »
28 Juin 2014 : 12 000 personnes manifestent à Nantes pour un referendum sur la Réunification
–  27 Septembre 2014 : 30 000 personnes manifestent à Nantes pour la Réunification
De Novembre 2014 à Novembre 2015 : l’association DIBAB co-organisent avec les habitants de 21 communes (dont 8 en Loire-Atlantique) des votations citoyennes sur la réunification. Réunissant jusqu’à 21 % de participation. C’est à dire autant que pour des consultations locales officielles.
1er janvier 2016 : Ouverture du droit d’option, permettant à un département de changer de région.

Tout en disant vouloir assumer la proposition de l’État, M. Grovalet, président du conseil départemental de Loire-Atlantique, a déclaré le département incompétent sur la question. Néanmoins, celui-ci est juridiquement habilité à poser la question du changement de région avec la possibilité ouverte par le droit d’option au 1er janvier de cette année. Si le referendum sur l’aéroport avait bien lieu, il paraîtrait donc logique dans l’intérêt démocratique des habitants du département que la question de la réunification de la Bretagne leur soit posée.

Nous appelons  les partis politiques, associations, élues et élus, citoyennes et citoyens, quel que soient leur position sur le sujet mais qui considèrent que les habitants de Loire-Atlantique ont le droit de décider de cette question à signer et relayer cet appel.

Nous appelons également à une mobilisation importante à Nantes le samedi 12 mars à Nantes devant la préfecture pour soutenir cette demande !

D’ores et déjà nous sollicitions un rendez-vous auprès des autorités compétentes.

Bretagne Réunie, 44=Breizh, Dibab …..


Tribune de Jonathan Guillaume : Châteaubriant, c’est la Bretagne !

15/07/2014

Tribune de Jonathan Guillaume, parue dans www.paysdechateaubriant.fr

CHATEAUBRIANT, C’EST LA BRETAGNE

carte-departements-reunification-44breizh

Animateur du collectif 44=Breizh et castelbriantais depuis quelques temps, je ne peux m’empêcher de réagir à la tribune commune publiée par Maxime Lelelièvre (UDI) et Jordan Esnault (PS) en faveur d’une région « Grand Ouest ».

Cette prise de position intervient dans le contexte particulier du débat parlementaire sur la réforme territoriale et de mobilisations importantes dans notre département. D’un côté, des citoyennes et citoyens de l’ensemble de la Bretagne, et notamment de Loire-Atlantique, se mobilisent pour réclamer le droit de se déterminer pour une nouvelle assemblée régionale de Bretagne avec la Loire-Atlantique. Ils étaient 10 000 à Nantes le 19 avril dernier et 15 000 le 28 juin. De l’autre, une classe dirigeante et ses aspirants, qui mènent activement campagne pour une fusion des Pays de la Loire et de la région Bretagne, contre une région réunifiant les 5 départements bretons.

Si rien n’empêche des membres de partis concurrents d’exprimer des positions communes, sur le fond, les arguments présentés par Jordan Esnault et Maxime Le lièvre méritent sérieusement d’être réfutés.

Être milieu de rien ne permet pas d’être centre de tout.

En tant que castelbriantais ceux-ci cherchent à mettre en avant les intérêts de la commune dans cette future région. « Châteaubriant pourrait être au centre d’une prometteuse région Grand-Ouest ». Un rapide coup d’œil sur la carte situe naturellement le pays de Chateaubriant au milieu de cette grande étendue. Mais cela suffira-t-il a en faire un « centre », point d’équilibre et d’échange un sein d’un vaste territoire ? Rien n’est moins sûr.

Comme ils le disent, Le « Grand Ouest » c’est la continuité du processus déjà enclenché de métropolisation nantaise :« L’économie mondiale est aujourd’hui fondée sur un réseau dense de métropoles, pleinement actrices de flux toujours plus nombreux. Ces grands centres urbains doivent pouvoir s’adosser à de vastes territoires ».

Soyons clairs, sur ces 30 dernières années, Châteaubriant a clairement pâtit des concentrations économique, démographique et politique entraînées par la métropolisation de Nantes, et dans une moindre mesure, celles de Rennes et Angers. A l’inverse du département, Châteaubriant a subi une réelle perte démographique sur les trois dernières décennies. Un phénomène qui l’amène en 2014 a faire partie des villes les plus pauvres de France, cumulant fragilités économiques, sociales et culturelles. Ce phénomène risque d’ailleurs d’être accentué par le renforcement des compétences des métropoles en 2015*.

Mettre Châteaubriant au milieu d’une région taillée pour la métropole nantaise n’en fera jamais un « centre ». La réforme territoriale, avec la recherche d’équilibre gouvernementale entre pouvoirs départementaux et régionaux, amène un projet peu ambitieux pour l’échelon régional. Doté de réelles compétences, avec une représentation exprimant la diversité géographique, c’est pourtant cet échelon qui serait le mieux à même d’organiser la solidarité, l’égalité et les dynamiques dans tous les territoires. Plutôt qu’un simple support de métropole, la région est capable de faire l’équilibre entre les véritables « centres », comme Nantes, et les localités périphérisées par les métropolisations, comme Châteaubriant. La région n’est pas qu’un échelon administratif, c’est aussi et surtout un espace vécu capable de jouer son rôle si on ne la vide pas de sa substance. Et le problème du « Grand Ouest », c’est que de substance, il n’en a point.

Grand-Ouest et Pays de la Loire, des projets sans fondements

Les élections régionales auront lieu dans un peu plus d’un an. Flatter la position des groupes politiques en place au conseil régional des Pays de la Loire n’est pas anodin pour ces « jeunes loups »* du PS et de l’UDI, ça leur paraît même « logique » : « Nous défendons assez logiquement une garantie de l’unité des cinq départements des Pays de La Loire qui ne peuvent se désolidariser les uns des autres au vu du travail qu’ils ont accompli et reste à accomplir ensemble ».

Néanmoins, le fait que les conseillers régionaux aient, si l’on peut dire, « fait leur job », ne peut pas justifier le maintien de l’intégrité d’une entité administrative aujourd’hui dépassée. Certes, de nombreuses associations sportives, culturelles, syndicales se sont adaptées, souvent malgré elles, au découpage imposé par le conseil régional des Pays de la Loire. Mais, rappelons que dans de multiples domaines la Bretagne à 5 département est d’actualité. Le pouvoir judiciaire est organisé en Bretagne sur les 5 départements, et les magistrats y tiennent. C’est aussi le cas d’une grande association écologique comme Bretagne Vivante. D’un point de vue économique, l’INPI* enregistre le dépôt de 830 marques comportant le nom « Bretagne » quand « Les Pays de la Loire » ne sont enregistrés que 63 fois. L’association entrepreneuriale « Produit en Bretagne », est très bien implantée en Loire-Atlantique et y enregistre un taux de notoriété des plus important. Rappelons qu’aucun entrepreneur n’a encore lancé d’association « Produit en Pays de la Loire » ou « Produit en Grand Ouest »

A l’échelle de l’Europe, les régions dynamiques reposent sur des éléments d’identification solides

L’Ecosse, la Bavière, la Catalogne, etc… ne sont pas de simples points cardinaux des Etats dont elles dépendent. Elles s’inscrivent dans des réalités réalités historiques, politiques, économiques, sociales qui font l’Europe et le Monde d’aujourd’hui. A l’inverse, la région administrative la plus pauvre d’Europe s’appelle « le Nord-Est ». Et savez-vous où c’est ?*

Personnellement, le « Grand Ouest » me fait penser aux régions grolandaises, Groland-du-Haut, Groland-du-bas, Groland-de-Côté et Groland-de-l’Autre-Côté. Régions fictives dont les noms ont été réduits au simple positionnement géographique des territoires et de leurs habitants par rapport à la capitale-centre. Le projet de « Grand Ouest » traduit cette abstraction technocratique et oligarchique effaçant les réalités et les dynamiques humaines des territoires concernés.

Le projet régional se doit de traduire les aspirations de ses habitants afin qu’ils puissent se l’approprier et porter une dynamique territoriale partagée. Le « Grand Ouest », s’appuie sur une vision passéiste, centraliste et élitiste d’une entité administrative comme simple courroie de transmission du pouvoir entre métropoles et Etat, entre Nantes et Paris. Comment affirmer que « tout plaide pour une fusion des deux régions », quand le dernier sondage réalisé montre que seulement 6% des bretonnes et des bretons souhaitent cette fusion (55% pour la réunification, 35% pour le statu quo, 4% ne se prononcent pas)*, et que 70% des habitants du 44 sont favorables à la réunification*. Comment souhaiter « le plus possible de consensus » autour du Grand Ouest, quand 15 000 personnes manifestent à Nantes pour réclamer le droit à un référendum sur la question de la Réunification de la Bretagne, et que les institutions en place leur refusent.

L’avenir, c’est la Bretagne à 5 département

Le Val de Loire et ses Châteaux classés à l’UNESCO, de Châlonnes/Loire (Maine et Loire) à Sully/Loire (région Centre), offre un espace régional connu dont la notoriété a permis un développement économique important. Tout comme Châteaubriant a intérêt à s’appuyer sur le projet de classement en cours des Marches de Bretagne au patrimoine mondial de l’UNESCO, les départements de l’Est des Pays de la Loire ont tout intérêt à profiter de cette appellation dans le cadre d’un nouveau découpage régional. C’est autant pour « eux » que pour « nous » qu’un « Grand Ouest » serait un frein au développement harmonieux et partagé de nos territoires. En quoi l’Ouest serait moderne et la Bretagne, et le Val de Loire, « passéistes » ? Il est malhonnête de vouloir nier les liens entre patrimoine historique et culturel et développement économique. Ils se nourrissent constamment l’un et l’autre !

La Bretagne avec 34 000 km2 et 4,5 millions d’habitants serait parmi les grandes régions européennes, plus grande que la Belgique, plus peuplée que l’Irlande. La Bretagne c’est une région maritime pour la plus grand façade maritime du territoire français, une des premières régions d’Europe en terme de construction navale et aéronautique, de l’industrie liée à la transition énergétique, la première région au niveau des conversions vers l’agriculture biologique, au niveau du tourisme, etc ….

La Bretagne à 5 c’est la possibilité d’une vraie région d’Europe, soutenue et voulue par ses habitants. La Bretagne à 5, ce n’est pas « défendre notre territoire pour le rendre plus fort » comme le revendique M. Lelièvre et J. Esnault. La Bretagne à 5, c’est un territoire pour tous ses habitantes et habitants qui leur permette de vivre, travailler, décider et s’épanouir, c’est une autre vision du bien commun et de l’intérêt collectif.

JONATHAN GUILLAUME

autre article sur Châteaubriant

* Voir la loi de Modernisation de l’Action Publique Territoriale et d’Affirmation des Métropoles, votée le 27 janvier 2014, première étape de la réforme territoriale en cours.
*Institut National de la Propriété Industrielle
* OF Châteaubriant du 06/03/14
* En Roumanie
* sondage LH2/BVA du 10/07/14
* sondage LH2/BVA du 24/06/14


Liste des organisations et associations appelant à la manifestation du 28/06 pour la réunification de la Bretagne

24/06/2014

Le collectif 44=BREIZH, avec le soutien de Bretagne Réunie, organise un grand rassemblement le samedi 28 juin à Nantes pour réclamer le droit des habitants de Loire-Atlantique de décider du choix de leur région.
Voici une liste des organisations et des associations qui ont appelé à s’y joindre.

http://reunification-referendum-28juin.com/

Organisations politiques :

La Gauche Indépendantiste bretonne (Breizhistance)
L’Union Démocratique Bretonne
Le Parti Breton
Le MBP
Europe Écologie les Verts de Bretagne
Les Alternatifs 44
NPA 44

Associations :

Kendalc’h
War ‘l Leur
Bodadeg Ar Sonerion
Gouelioù Breizh
Aïta
Diwan
Div Yezh
Dihun
Unvaniezh ar Gelennerien Brezhoneg
Association des enseignants de gallo
Association des professeurs de langue Bretonne de Paris (KBP-APLB)
Institut Culturel de Bretagne/Skol Uhel Ar Vro
Ar Falz
Skol Vreizh
Kuzul Ar Brezhoneg
Bertègn Galèzz
Fédération de Gouren (lutte bretonne)
Confédération FALSAB
Sked Brest
Ti ar Vro Bro Leon
Ti Ar Vro Kemper
KLT Montroulez
Entente de Pays d’Oust et de Vilaine
Agence Culturelle Bretonne de Loire-Atlantique
Skeudenn Bro Roazhon
Emglev Bro an Oriant
Radio Kerne
Printemps de Chateauneuf
Musik an Arvorig
Gwagenn.TV
Dizale
Stumdi
Ti ar Vro Bro-Dreger
Collectif « Vivre,  décider et travailler en Bretagne »

 

Affiche_A4_Manifestation_Réunification_Nantes_28_06_14_44_BREIZH