44=Breizh apporte son soutien à Bretagne Réunie face à la plainte des Pays de la Loire

07/04/2013

Suite au rassemblement de protestation ayant eu lieu jeudi 4 avril dernier à St-Nicolas-de-Redon (44), nous apprenons par la presse la plainte de la région « Pays de la Loire » contre l’association Bretagne Réunie pour avoir soit-disant « entravé » « l’atelier du futur Pays de la Loire 2040« . Le collectif 44=Breizh apporte son soutien à Bretagne Réunie et tient à rappeler les faits tels qu’ils se sont déroulés.

Jean-François Le Bihan (président de BR) et Emile Granville, maire adjoint de redon, déchirant symboliquement une banderole Pays de la Loire

Jean-François Le Bihan (président de BR) et Emile Granville, maire adjoint de redon, déchirant symboliquement une banderole Pays de la Loire

Une dizaine de militants du collectif se sont rendus jeudi dernier à Saint-Nicolas-de-Redon pour dénoncer la partition de la Bretagne et la communication outrancière de la région PdL, dont les « ateliers PdL 2040 » n’en sont qu’un des derniers avatars. Le comité Bretagne Réunie de Redon avait bien mobilisé ce jour-là et les défenseurs de l’unité de la Bretagne se sont mélangés aux opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes pour dénoncer des deux côtés « un déni de démocratie de la part de la Région PdL« . Environ 80 personnes et une demi-douzaine de tracteurs étaient devant la salle, avec le simple objectif de rappeler leurs revendications en faisant tourner un micro. L’accès à la salle P. Etrillard était laissé libre par les manifestants. Si la région n’a réussi à faire venir que 4 ou 5 badauds à son « atelier du futur« , c’est parce que le vrai débat citoyen et la légitimité démocratique se trouvaient à l’extérieur.

un rassemblement bon enfant

Un rassemblement bon enfant.

Où est « le dialogue citoyen », la « démocratie participative », etc … lorsque l’on refuse l’entrée à des personnes sur le simple fait que ce sont des « militants » ? Ce que Christophe Clergeau (vice-président de la région et coordinateur de « PdL 2040 ») souhaite dénoncer à travers cette plainte c’est simplement le droit de manifester. Ou peut-être n’est-ce tout simplement qu’une affaire personnelle. En effet, pourquoi viser spécifiquement Bretagne Réunie, alors qu’une dizaine d’organisation appelaient à ce rassemblement (dont des partis politiques et des organisations syndicales et professionnelles) ? Jean-Louis Fougère, président de la communauté de commune de Redon et chargé d’accueillir l’évènement et son coordinateur, ne cherche-t-il pas à régler des problèmes particuliers avec certains élus locaux ? En effet, en sortant de la salle celui-ci s’est feint d’un « émoi républicain » en dénonçant « l’attitude » d’Emile Granville, « organisateur » de ce rassemblement, porte-parole du comité local de Bretagne Réunie et par ailleurs conseiller communautaire de l’opposition. Cela expliquerait-il pourquoi cette plainte est dirigée vers cette seule association ?

Quoiqu’il en soit de l’origine de cette plainte farfelue, elle confirme l’attitude hautaine et méprisante des représentants de la région Pays de la Loire qui auraient mieux fait d’en rester là et de simplement constater leur mauvais accueil en Pays de Redon. Nous appelons évidemment à nous rassembler devant les prochains « ateliers du futur » des Pays de la Loire :

– Lundi 8 avril 2013 / de 19h – 21h30 / Saint-Philbert-de-GrandLieu (Salle des Marais / Allée des Chevrets).
– Lundi 13 mai 2013 / de 19h – 21h30 / Saint-Nazaire (Salle Jacques Brel).
– Mardi 21 mai 2013 / de 19h – 21h30 / Nort-sur-Erdre (Espace culturel Cap Nort).

Emile Granville au micro face à Christophe Clergeau (Jean Louis Fougère derrière lui)

Emile Granville au micro face à Christophe Clergeau (Jean Louis Fougère derrière lui)

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Sarkozy et la réunification de la Bretagne : «Prenez votre destin en main»…

08/03/2011

En déplacement dans le Morbihan, Nicolas Sarkozy s’est exprimé sur la réunification de la Bretagne : « Dans la loi du 16 décembre 2010 sur la réforme territoriale, il y a un article qui permet à un département et deux régions contiguës de délibérer sur cette question. Ensuite, si les collectivités le souhaitent, une consultation populaire peut être organisée. Le projet peut donc être approuvé en référendum. Il y a une règle : qu’elle s’applique. Prenez donc votre destin en main. Vous avez les outils juridiques pour cela. »

Malheureusement le problème est bien plus compliqué que le président de la République semble vouloir le faire croire. L’article  L4122-1-1 de cette loi précise en effet que le référendum qui détermine le regroupement d’un département et d’une région n’est valable que s’il obtient un vote majoritaire sur les deux régions et le département concernées.

La réunification ne dépend donc pas de nous, mais de la volonté des Pays de la Loire de bien vouloir organiser un référendum qui risquerait de leur faire perdre la Loire Atlantique, moteur économique de la région. Or même si les Pays de la Loire lançaient cette consultation les habitants du Maine et Loire, de la Mayenne, de la Sarthe et de la Vendée seraient amenés à se prononcer sur la réunification de la Bretagne qui n’est ni une de leur préoccupation ni dans leur intérêt étant donné que les Pays de la Loire sans la Loire-Atlantique ne pourrait être viable. De plus, comme le précise la loi, la réunification ne pourrait avoir lieu que si l’abstention ne dépasse pas 75% des électeurs inscrits. Cette clause est très étonnante dans le sens ou en France, d’un point de vue légal, l’abstention n’a pas de reconnaissance sur le résultat d’un scrutin public…

Cette loi présentée par Nicolas Sarkozy comme étant la solution à la partition de la Bretagne  ne nous convient pas. Donner la possibilité aux autres départements des Pays de la Loire de décider si oui ou non nous pouvons nous réunifier conduit inexorablement à une impasse. La consultation dans les départements hors de la Bretagne dite « historique » doit se faire sur une réorganisation des régions qui les concernent véritablement par la création de deux nouvelles régions Val de Loire et Vendée-Poitou-Charente.

Alors que Jean Yves le Drian, président de la Région Bretagne et Patrick Mareschal président du conseil général de Loire-Atlantique ont affirmés qu’ils ne pouvaient lancer le processus de réunification, Nicolas Sarkozy nous dit aujourd’hui que ce sont les collectivités territoriales qui doivent s’y atteler.

Chacun se renvoie la balle et cela nous montre bien que seule une mobilisation massive des habitants de Bretagne nous permettra de prendre notre destin institutionnel en main et d’obtenir notre unité territoriale !

Alors rendez-vous à toutes et tous le 18 juin 2011 à Nantes pour faire entendre notre voix !

Le collectif 44=BREIZH
www.44breizh.com