Succès de la soirée BREIZH CALLING evit sizhun ar brezhoneg !

07/04/2015

Pari réussi pour le concert co-organisé par 44=Breizh, BREIZH CALLING à Moisdon-la-rivière. Près de 500 personnes* ont participées à une soirée de musiques bretonnes actuelles mémorable !

Les forges ont offert un cadre magnifique à cet événement qui s’inscrivait dans la «semaine du breton et du gallo», soutenue par le Conseil Régional de Bretagne et coordonnée en Loire-Atlantique par le centre culturel Yezhoù ha Sevenadur.

Des stands de disquaires, d’associations, des repas bio servis et préparés par des maraîchers locaux, de la bière bio de Jans au comptoir, l’ambiance était conviviale et engagée. On retrouvait d’ailleurs parmi les associations présentes la plateforme DIBAB, organisatrice en février dernier d’une votation à Soudan portant sur la réunification de la Bretagne. Le nom du festival, « BREIZH CALLING », témoigne clairement de cette volonté des organisateurs d’ancrer l’événement dans la Bretagne à cinq départements.

La programmation, éclectique et de qualité, avait d’ailleurs pour dénominateur commun de mêler les sonorités et les langues bretonnes à la musique actuelle, passant de l’électro-performance des castelbriantais de DJ Galette, au punk déjanté des ramoneurs de menhirs, sans aucun problème. Entre le chanteur à l’humour grinçant, Cyril Le Troll, et le Hip Hop/Fest noz de Beat Bouet Trio, c’était la compagnie Charivari qui nous offrait un spectacle d’acrobate perché à la robuste charpente de la salle des vieux fourneaux.

Après cette première réussite, nombreux étaient ceux à quitter les lieux en espérant une autre édition. Les organisateurs préfèrent pour l’instant y répondre par « Perak ‘ket ! »**

*(plus de 400 entrées)
** « pourquoi pas » en breton.

Vues extraites du reportage de Pulceo

Beat Bouet Trio

Beat Bouet Trio

DJ Galette

DJ Galette

Cie Charivari

Cie Charivari

Les ramoneurs de Menhirs

Les ramoneurs de Menhirs

An davarn

An davarn

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Tribune de Jonathan Guillaume : Châteaubriant, c’est la Bretagne !

15/07/2014

Tribune de Jonathan Guillaume, parue dans www.paysdechateaubriant.fr

CHATEAUBRIANT, C’EST LA BRETAGNE

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Animateur du collectif 44=Breizh et castelbriantais depuis quelques temps, je ne peux m’empêcher de réagir à la tribune commune publiée par Maxime Lelelièvre (UDI) et Jordan Esnault (PS) en faveur d’une région « Grand Ouest ».

Cette prise de position intervient dans le contexte particulier du débat parlementaire sur la réforme territoriale et de mobilisations importantes dans notre département. D’un côté, des citoyennes et citoyens de l’ensemble de la Bretagne, et notamment de Loire-Atlantique, se mobilisent pour réclamer le droit de se déterminer pour une nouvelle assemblée régionale de Bretagne avec la Loire-Atlantique. Ils étaient 10 000 à Nantes le 19 avril dernier et 15 000 le 28 juin. De l’autre, une classe dirigeante et ses aspirants, qui mènent activement campagne pour une fusion des Pays de la Loire et de la région Bretagne, contre une région réunifiant les 5 départements bretons.

Si rien n’empêche des membres de partis concurrents d’exprimer des positions communes, sur le fond, les arguments présentés par Jordan Esnault et Maxime Le lièvre méritent sérieusement d’être réfutés.

Être milieu de rien ne permet pas d’être centre de tout.

En tant que castelbriantais ceux-ci cherchent à mettre en avant les intérêts de la commune dans cette future région. « Châteaubriant pourrait être au centre d’une prometteuse région Grand-Ouest ». Un rapide coup d’œil sur la carte situe naturellement le pays de Chateaubriant au milieu de cette grande étendue. Mais cela suffira-t-il a en faire un « centre », point d’équilibre et d’échange un sein d’un vaste territoire ? Rien n’est moins sûr.

Comme ils le disent, Le « Grand Ouest » c’est la continuité du processus déjà enclenché de métropolisation nantaise :« L’économie mondiale est aujourd’hui fondée sur un réseau dense de métropoles, pleinement actrices de flux toujours plus nombreux. Ces grands centres urbains doivent pouvoir s’adosser à de vastes territoires ».

Soyons clairs, sur ces 30 dernières années, Châteaubriant a clairement pâtit des concentrations économique, démographique et politique entraînées par la métropolisation de Nantes, et dans une moindre mesure, celles de Rennes et Angers. A l’inverse du département, Châteaubriant a subi une réelle perte démographique sur les trois dernières décennies. Un phénomène qui l’amène en 2014 a faire partie des villes les plus pauvres de France, cumulant fragilités économiques, sociales et culturelles. Ce phénomène risque d’ailleurs d’être accentué par le renforcement des compétences des métropoles en 2015*.

Mettre Châteaubriant au milieu d’une région taillée pour la métropole nantaise n’en fera jamais un « centre ». La réforme territoriale, avec la recherche d’équilibre gouvernementale entre pouvoirs départementaux et régionaux, amène un projet peu ambitieux pour l’échelon régional. Doté de réelles compétences, avec une représentation exprimant la diversité géographique, c’est pourtant cet échelon qui serait le mieux à même d’organiser la solidarité, l’égalité et les dynamiques dans tous les territoires. Plutôt qu’un simple support de métropole, la région est capable de faire l’équilibre entre les véritables « centres », comme Nantes, et les localités périphérisées par les métropolisations, comme Châteaubriant. La région n’est pas qu’un échelon administratif, c’est aussi et surtout un espace vécu capable de jouer son rôle si on ne la vide pas de sa substance. Et le problème du « Grand Ouest », c’est que de substance, il n’en a point.

Grand-Ouest et Pays de la Loire, des projets sans fondements

Les élections régionales auront lieu dans un peu plus d’un an. Flatter la position des groupes politiques en place au conseil régional des Pays de la Loire n’est pas anodin pour ces « jeunes loups »* du PS et de l’UDI, ça leur paraît même « logique » : « Nous défendons assez logiquement une garantie de l’unité des cinq départements des Pays de La Loire qui ne peuvent se désolidariser les uns des autres au vu du travail qu’ils ont accompli et reste à accomplir ensemble ».

Néanmoins, le fait que les conseillers régionaux aient, si l’on peut dire, « fait leur job », ne peut pas justifier le maintien de l’intégrité d’une entité administrative aujourd’hui dépassée. Certes, de nombreuses associations sportives, culturelles, syndicales se sont adaptées, souvent malgré elles, au découpage imposé par le conseil régional des Pays de la Loire. Mais, rappelons que dans de multiples domaines la Bretagne à 5 département est d’actualité. Le pouvoir judiciaire est organisé en Bretagne sur les 5 départements, et les magistrats y tiennent. C’est aussi le cas d’une grande association écologique comme Bretagne Vivante. D’un point de vue économique, l’INPI* enregistre le dépôt de 830 marques comportant le nom « Bretagne » quand « Les Pays de la Loire » ne sont enregistrés que 63 fois. L’association entrepreneuriale « Produit en Bretagne », est très bien implantée en Loire-Atlantique et y enregistre un taux de notoriété des plus important. Rappelons qu’aucun entrepreneur n’a encore lancé d’association « Produit en Pays de la Loire » ou « Produit en Grand Ouest »

A l’échelle de l’Europe, les régions dynamiques reposent sur des éléments d’identification solides

L’Ecosse, la Bavière, la Catalogne, etc… ne sont pas de simples points cardinaux des Etats dont elles dépendent. Elles s’inscrivent dans des réalités réalités historiques, politiques, économiques, sociales qui font l’Europe et le Monde d’aujourd’hui. A l’inverse, la région administrative la plus pauvre d’Europe s’appelle « le Nord-Est ». Et savez-vous où c’est ?*

Personnellement, le « Grand Ouest » me fait penser aux régions grolandaises, Groland-du-Haut, Groland-du-bas, Groland-de-Côté et Groland-de-l’Autre-Côté. Régions fictives dont les noms ont été réduits au simple positionnement géographique des territoires et de leurs habitants par rapport à la capitale-centre. Le projet de « Grand Ouest » traduit cette abstraction technocratique et oligarchique effaçant les réalités et les dynamiques humaines des territoires concernés.

Le projet régional se doit de traduire les aspirations de ses habitants afin qu’ils puissent se l’approprier et porter une dynamique territoriale partagée. Le « Grand Ouest », s’appuie sur une vision passéiste, centraliste et élitiste d’une entité administrative comme simple courroie de transmission du pouvoir entre métropoles et Etat, entre Nantes et Paris. Comment affirmer que « tout plaide pour une fusion des deux régions », quand le dernier sondage réalisé montre que seulement 6% des bretonnes et des bretons souhaitent cette fusion (55% pour la réunification, 35% pour le statu quo, 4% ne se prononcent pas)*, et que 70% des habitants du 44 sont favorables à la réunification*. Comment souhaiter « le plus possible de consensus » autour du Grand Ouest, quand 15 000 personnes manifestent à Nantes pour réclamer le droit à un référendum sur la question de la Réunification de la Bretagne, et que les institutions en place leur refusent.

L’avenir, c’est la Bretagne à 5 département

Le Val de Loire et ses Châteaux classés à l’UNESCO, de Châlonnes/Loire (Maine et Loire) à Sully/Loire (région Centre), offre un espace régional connu dont la notoriété a permis un développement économique important. Tout comme Châteaubriant a intérêt à s’appuyer sur le projet de classement en cours des Marches de Bretagne au patrimoine mondial de l’UNESCO, les départements de l’Est des Pays de la Loire ont tout intérêt à profiter de cette appellation dans le cadre d’un nouveau découpage régional. C’est autant pour « eux » que pour « nous » qu’un « Grand Ouest » serait un frein au développement harmonieux et partagé de nos territoires. En quoi l’Ouest serait moderne et la Bretagne, et le Val de Loire, « passéistes » ? Il est malhonnête de vouloir nier les liens entre patrimoine historique et culturel et développement économique. Ils se nourrissent constamment l’un et l’autre !

La Bretagne avec 34 000 km2 et 4,5 millions d’habitants serait parmi les grandes régions européennes, plus grande que la Belgique, plus peuplée que l’Irlande. La Bretagne c’est une région maritime pour la plus grand façade maritime du territoire français, une des premières régions d’Europe en terme de construction navale et aéronautique, de l’industrie liée à la transition énergétique, la première région au niveau des conversions vers l’agriculture biologique, au niveau du tourisme, etc ….

La Bretagne à 5 c’est la possibilité d’une vraie région d’Europe, soutenue et voulue par ses habitants. La Bretagne à 5, ce n’est pas « défendre notre territoire pour le rendre plus fort » comme le revendique M. Lelièvre et J. Esnault. La Bretagne à 5, c’est un territoire pour tous ses habitantes et habitants qui leur permette de vivre, travailler, décider et s’épanouir, c’est une autre vision du bien commun et de l’intérêt collectif.

JONATHAN GUILLAUME

autre article sur Châteaubriant

* Voir la loi de Modernisation de l’Action Publique Territoriale et d’Affirmation des Métropoles, votée le 27 janvier 2014, première étape de la réforme territoriale en cours.
*Institut National de la Propriété Industrielle
* OF Châteaubriant du 06/03/14
* En Roumanie
* sondage LH2/BVA du 10/07/14
* sondage LH2/BVA du 24/06/14


Réponses des candidats aux élections municipales au questionnaire de 44=BREIZH

19/03/2014

Urne_Municipales_2014_44BREIZHIl y a quelques semaines, le collectif 44=BREIZH avait entrepris de contacter les candidats aux élections municipales pour les amener à faire connaitre leur position sur la réunification de la Bretagne au plus grand nombre.

Un peu moins d’une semaine avant le scrutin, le collectif publie un tableau synthétisant les réponses des candidats et les messages reçus de leur part en remerciant ceux et celles, favorables ou non à la réunification qui ont pris le temps de répondre à nos questions.

JPEG Réponses 1JPEG Réponses 2JPEG Réponses 3JPEG Réponses 4Basse-Goulaine – Olivier Martin – Liste Basse-Goulaine Entreprenante et Solidaire

Chateaubriant – Bernard Gaudin – Liste la voix citoyenne

Donges – JM Nicollet – Liste Donges Avenir

Guéméné-Penfao – Yannick Bigaud – Liste Pour l’Avenir de Beslé-Guémené-Guénouvry

Guerande – Catherine Baihache – Liste l’Avenir ensemble

La Plaine sur Mer – Marie-Françoise Boutet – Liste Un avenir pour la Plaine…Ensemble

Nantes – Pascale Chiron – Liste écologiste et citoyenne

Nantes – Johanna Rolland – Liste Nantes à de l’Avenir

Pornic – Charles Sibiril – Liste Valeurs et Dynamisme

Pornic – Jean-Michel BRARD – Liste Ecoute et expérience

Pornichet – Patricia Gallernau – Liste Pornichet avenir

Romain Mothes -Demain Malville pour tous

Rougé – Jean-Michel Duclos – Liste Oser Rouger

Saint Étienne de Montluc – Judith le Ray – Liste Saint-Étienne solidarité-écologie

Saint-Herblain – Primael Petit – Liste Saint-Herblain à gauche toute

Saint-Nazaire – Gilles Denigot – Liste Changez la ville

Saint-Nazaire – Ludovic le Merrer – Liste DésirS de Ville dynamique et solidaire

Saint-Viaud – Roch Cheraud – Liste Ensemble revitalisons Saint-Viaud

Vertou – Brigitte Heridel – Liste Changer la donne à Vertou

Vigneux de Bretagne – Jean Rudich – Liste Oser une nouvelle dynamique

Blain – Jean-Michel Buf – Blain Autrement

Carquefou – Claude Guillet – Carquefou fort et solidaire

Carquefou – Gilles Cavé – Liste Carquefou 2014


Inauguration du tram-train, un symbole de la discontinuité territoriale

27/02/2014

Jacques Auxiette nous l’aura répété pendant 10 ans, la réunification de la Bretagne ne sert à rien, les coopérations inter-régionales entre Bretagne et Pays de la Loire permettent déjà la mise en place des politiques communes nécessaires.

Pourtant l’inauguration de la nouvelle ligne de tram-train Châteaubriant-Nantes ce week-end, révèle encore une fois cette fracture territoriale générée par la séparation du pays nantais du reste de la Bretagne. Si nous ne pouvons que nous réjouir de la réouverture d’une ligne de train entre Châteaubriant et Nantes, nous ne pouvons que déplorer l’absence de jonction avec la ligne Châteaubriant-Rennes. Tout se passe comme si la région Pays de la Loire, principal promoteur du projet, n’avait pas voulu voir les opportunités qu’il y avait à faire cette jonction vers Rennes, pourtant réclamée depuis longtemps.

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1979-1980 fermeture de la ligne

La ligne de train Nantes-Châteaubriant a été ouverte en 1881 (le trajet était alors d’1h28), et a été fermée en 1980. Elle accueillait pourtant en 1979 encore 30 000 voyageurs par an, un chiffre relativement constant sur les 10 dernières années. En juin 1979, l’Association du Contrat de Pays de Châteaubriant, réunie en Assemblée Générale réclame, comme le font depuis plusieurs années CELIB, syndicats et acteurs économiques, « la mise en place d’une liaison rapide Rennes-Nantes par Châteaubriant ».  Mais la région Pays de la Loire, dirigée par Olivier Guichard, a déjà obtenu une subvention de l’Etat pour le transfert sur route de la ligne SNCF. En effet, Olivier Guichard a obtenu quelques mois plus tôt l’électrification de la ligne ferroviaire de Paris à La Baule, ville dont il est maire, suite à des discussions avec la direction de la SNCF qui lui demande cependant de faire des choix économiques. C’est alors qu’il décide de supprimer la ligne Nantes-Châteaubriant. Le dernier train vers Nantes part en Mai 1980 de Châteaubriant.

2002-2014, réouverture de la ligne

En 1997, l’association “Transport et développement humain”, suggère que l’on étudie un projet de TGV Bretagne-Pays de Loire, via Châteaubriant, capable de desservir en étoile Nantes, Rennes et Redon. Sans suites.
En 2002, le Conseil régional des Pays de la Loire présidé par François Fillon (UMP), lance une étude sur la réouverture de la ligne. Le 3 juillet 2006, une convention relative au financement et à la réalisation des études d’avant-projet est signée. Une enquête publique sur la réalisation du projet a lieu durant l’été 2008 et l’approbation ministérielle survient le 29 avril 2009. Fin 2009 les travaux commencent.
Lors de l’enquête publique, l’association NEXUS dépose une proposition de ligne TER rapide entre Nantes et Rennes, via Châteaubriant, reliant les deux métropoles en moins d’une heure. En effet, l’actuel ligne, qui passe par Redon est longue de 155 km, alors qu’un passage par Châteaubriant permettrait d’économiser 20 km. Cette solution apparaît d’autant plus intéressante que le projet de tram-train offre un temps de trajet entre Châteaubriant et Nantes supérieur de 8 minutes au temps de trajet des années 60-70, 59 min contre 1h07 aujourd’hui ! Mais c’était sans compter sur la région Pays de la Loire qui dès Mai 2007 a déjà acheté le matériel roulant, 14 mois avant l’enquête publique ! Le projet tant attendu d’une ligne directe Nantes-Rennes tombe encore à l’eau.
Au final le tram-train arrivera en cul de ligne à Châteaubriant, juste à côté, mais sans liaison possible avec le vieux TER Bretagne Châteaubriant-Rennes. En gare, les deux seules lignes de train de Châteaubriant s’ignorent complètement. Un lecteur de la Mée socialiste (journal castelbriantais) du 25 février et habitant de Retiers en Ille-et-Vilaine, témoigne :
« Pour me rendre à Nantes je prendrais le train à Retiers à 8h25 pour arriver à Châteaubriant à 8h53. J’attendrais 28mn pour reprendre le tram-train de 9h21 qui m’amènera à 10h29 à Nantes. Pour rentrer chez moi et être à temps à Châteaubriant pour ne pas rater le dernier train vers Rennes, je reprendrais le train de 12h35 à Nantes pour arriver à 13h42 à Châteaubriant, et attendre le train vers Rennes de 16h34, pour enfin arriver à 17h02 à Retiers. J’aurais passé seulement 2 heures à Nantes, 3 heures d’attente à Châteaubriant. Où est le progrès ? Quelle concertation a eu lieu entre les Régions Pays de la Loire et Bretagne et les départements limitrophes ? Nos élus ont-ils bien conscience de cela ? »
carte-departements-reunification-44breizhLa coopération inter-régionale ne remplacera jamais la réunification de la Bretagne.

En terme de transport ferroviaire régional, mais ce n’est pas le seul domaine, le tram-train n’est pas le seul exemple montrant que la coopération inter-régionale entre les deux régions ne remplacera jamais le travail régulier que permettrait la réunification de la Bretagne. Pourtant situé à une distance équivalente de Nantes et Rennes, Vannes offre suivant les périodes, une centaine de liaison hebdomadaire vers Rennes, contre moins d’une quarantaine vers Nantes, témoignant encore une fois d’une certaine fracture entre pays nantais et Bretagne administrative. Nous pouvons penser qu’avec une fréquence de voyage très supérieure entre les deux villes du sud Bretagne, les travaux pour construire l’énorme échangeur de Savenay sur la RN 165 n’auraient peut-être pas été nécessaires. Encore une fois nous constatons que la partition administrative de la Bretagne a joué en défaveur d’un aménagement cohérent et équilibré du territoire et des transports.

La région Pays de la Loire doit disparaître au profit d’une restructuration plus cohérente des régions de l’ouest de la France, et c’est bien la réunification de la Bretagne qui permettra d’enclencher ce processus de cohérence régionale.
Affiche_A3_Nantes_19_04_14-44BREIZHSources : la Mée Socialiste, association NEXUS


44=BZH : Désobeissance civile à Châteaubriant

28/11/2011

Ce samedi 26 novembre, à Châteaubriant, une action de désobéissance civile à été organisée par les militant-e-s du collectif 44=BREIZH. Cette action a pour but de dénoncer la partition administrative de la Bretagne et la communication à outrance de la région Pays de la Loire, qui vise àimposer et légitimer une région artificielle en quête de reconnaissance auprès de ses habitants  par la création d’une identité ligérienne.

Cette action intervient dans un contexte de blocage et d’abandon de leurs engagements sur l’unité administrative de la Bretagne par les responsables des différentes collectivités :

– La commission mixte Loire-Atlantique-région Bretagne s’est brusquement et sans explication interrompue depuis les dernières élections cantonales. Ceci malgré les déclarations de Philippe Grosvalet qui disaient s’inscrire dans la continuité de l’action de M. Mareschal sur ce sujet.

– Notre collectif reste sans réponse de sa lettre envoyée à Monsieur Leboulanger, vice-président du CR Bretagne, chargé de nous auditionner dans le cadre d’un comité de suivi sur la Réunification et dont les réunions semblent s’annuler une à une.

– Nous remarquons aussi que les élus EELV de la région Pays de la Loire n’ont pas tenus les engagements qu’ils avaient pris sur la question suite aux dernières élections régionales.

– Malgré les sollicitations Jean-Yves Le Drian, président du CR Bretagne ne souhaite toujours pas démentir les propos qui lui ont été attribué disant qu’il n’était «pas favorable à la réunification»
( https://44breizh.com/2011/11/09/le-drian-ne-serait-pas-favorable-a-la-reunification-44breizh-demande-des-explications/ )

– Les récentes déclarations de responsable politiques de de Bretagne sur la «création d’une collectivité unique bretonne» à propos de l’exemple alsacien, à commencer par ceux de jean-Yves le Drian sur «un nouvel acte de la démocratie territoriale» lors d’un congrès de l’association des régions de France le 18 novembre, n’abordent pas le point de la réunification de la Bretagne nécessaire et préalable à l’évolution institutionnel du territoire breton.

 Cette action intervient aussi dans un contexte de répression des militants de la réunification. La région Pays de la Loire exige en effet près de 20 000 euros de dommage à six jeunes militants ayant barbouillés des panneaux en plastique de la région PdL.

 Par cette action nous ne nous positionnons en aucun cas sur les investissements routiers ou urbains de la région. Nous dénonçons un véritable blocage démocratique, notamment celui de la région PdL, et l’inertie des responsables politiques. Nous affirmons notre soutien avec les barbouilleurs mis en examens et affirmons que ce type d’action n’est pas qu’ne simple «dégradation de biens publics», mais bien une réponse symbolique et non violente à une impasse institutionnelle dont certains élus, par manque de courage ou opposition, empêchent toute solution démocratique.

 


Jeudi 30 juin, rdv partout en Bretagne !

28/06/2011

Suite à la manifestation «Bretagne en résistances» du 18 juin à Nantes/Naoned, certaines personnes ont spontanément pris l’initiative par le biais d’internet et hors de toute organisation, d’appeler à des rassemblements à 18h et 18h30 devant les préfectures et les sous-préfectures partout en Bretagne, le jeudi 30 juin, date anniversaire du premier décret ayant séparé la pays nantais du reste de la Bretagne en 1941. Ces rassemblements doivent être selon nous l’occasion de porter une nouvelle fois la contestation de la partition de la Bretagne devant les institutions, et nous relayons donc cet appel spontané.

Afin d’avancer dans le cadre de propositions constructives, nous vous invitons à cette occasion à télécharger et imprimer la plateforme «Bretagne en résistance, pour l’unité administrative de la Bretagne» lancée par Bretagne Réunie et 44=BREIZH à l’occasion du 18 juin. Et de la distribuer et la transmettre partout où il y aura des rassemblements.

Préfectures et sous-préfectures :
44 : Nantes – Ancenis – Saint Nazaire – Chateaubriant
35 : Rennes – Saint Malo – Fougeres – Redon
56 : Vannes – Lorient – Pontivy
22 : Saint Brieuc – Guingamp – Lannion – Dinan
29 :  Quimper – Brest – Morlaix – Chateaulin

Nous invitons les participants et participantes à cette action à contacter les journalistes locaux, ainsi qu’à transmettre photo et compte rendu à 44=BREIZH pour permettre une centralisation des informations.