Après la manifestation pour la réunification, une première votation le 30 novembre

27/09/2014

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Le collectif 44=BREIZH tient à saluer Bretagne Réunie pour la réussite de la manifestation en faveur de la réunification de la Bretagne qui a réuni entre 15 000 (selon la préfecture) et 40 000 (selon Bretagne Réunie) personnes à Nantes. Cette mobilisation fait suite à celles du 19 avril et du 28 juin dernier qui avaient réuni respectivement 10 000, puis 15 000 personnes. C’est au moins deux fois plus de monde qui étaient présents aujourd’hui. La revendication de la réunification de la Bretagne mobilise de plus en plus et offre à Nantes la plus importante mobilisation de la rentrée.

Le collectif 44=BREIZH, très septique sur l’éventualité d’une réunification par le biais parlementaire dans les mois à venir, ne souhaite pas que l’issue du débat sur la réforme territoriale laisse la place à un sentiment d’impuissance général. Après 40 ans de mobilisations, de sondages, de vœux, d’interventions d’élus pour la réunification et une forte activité militante, l’issue du débat parlementaire risque d’entraîner une grande déception. Pour le collectif 44=BREIZH ce n’est pas une fatalité.

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Le débat sur la réforme territoriale, qui a laissé entrevoir une lueur d’espoir, vite éteinte, marque la fin d’un cycle dans le mouvement pour la réunification. Sans renier les efforts entrepris depuis 40 ans, il semble désormais évident qu’une évolution stratégique et idéologique est nécessaire pour mobiliser la société bretonne dans son ensemble sur la question de la réunification.

Tant qu’un rapport démocratique suffisant ne sera pas atteint, il parait difficile de dépasser le blocage technocratique actuel.

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Plutôt que de réclamer ou interpeller, il faut s’auto-organiser. C’est en ce sens que 44=BREIZH a profité de la manifestation d’aujourd’hui pour présenter la plate-forme « DIBAB – Décidez la Bretagne ». Une idée reprise par nombre de personnalités présentes aujourd’hui. Prendre notre avenir en mains, c’est la volonté de cette plate-forme dont l’objectif est de coordonner et mettre en place des votations citoyenne auto-organisées sur la question de la réunification de la Bretagne et de l’Assemblée de Bretagne. C’est en redonnant la parole aux habitants que nous construirons la Bretagne de demain.

Élaborée durant l’été avec différents actrices et acteurs du mouvement pour l’unité administrative de la Bretagne, « DIBAB – Décidez la Bretagne » a annoncé l’organisation d’une première votation dans une commune de Loire-Atlantique pour le 30 novembre 2014. Cette commune sera dévoilée à la mi-octobre.

Nous appelons d’ores et déjà l’ensemble des organisations et personnalités engagées en faveur de la réunification sur des bases démocratiques et progressistes, à emboîter le pas de cette votation en prenant contact avec la plate forme via le site dibab.org.

Nous invitons le plus grand nombre à participer au forum international de lancement de « DIBAB – DECIDEZ LA BRETAGNE » le samedi 25 octobre à Rennes.



La réunification : c’est à nous de décider !

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L’Assemblée Nationale vote la carte des régions : les Pays de la Loire bloquent !

18/07/2014

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L’Assemblée Nationale a voté, dans la nuit de jeudi à vendredi, la carte des régions proposée par le groupe PS. Ainsi, les régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre, notamment, restent en l’état.

Pour le collectif 44=BREIZH cette situation est la conséquence d’un préalable fixé par le gouvernement, consistant à n’accepter que des fusions de régions alors que certains départements veulent se dissocier de leur région d’appartenance. De fait, l’existence de la Région Pays de la Loire bloque aujourd’hui la volonté d’une Bretagne intégrant la Loire-Atlantique et de la création d’un Val de Loire avec le Centre. Quand deux régions sont bloquées dans leur évolution par une seule, il faut prendre les mesures qui s’imposent.

Mais force est de constater que le gouvernement n’ira pas directement dans le sens d’une dissociation des départements des Pays de la Loire, cette mesure n’entrant pas dans le cadre fixé pour la réforme territoriale. C’est par le droit d’option, permettant à un département de changer de région et qui sera débattu aujourd’hui, que quelques perspectives pour la réunification peuvent voir le jour. Tel qu’il est actuellement proposé au vote, ce droit d’option est extrêmement difficile à mettre place. Le collectif 44=BREIZH compte sur les parlementaires pour le déverrouiller.

Le nouveau redécoupage des régions n’est pas acté, le texte devra revenir devant le Sénat à la rentrée. Si le projet de loi y est modifié, une commission paritaire sera réunie associant des sénateurs et des députés pour tenter de trouver un compromis. Cependant, dans le cadre de la procédure d’urgence déclenchée pour la réforme territoriale, l’Assemblée Nationale aura le dernier mot.

Si la situation restait figée ainsi, cela démontrerait l’incapacité des élus de Bretagne à faire avancer la situation à Paris, nous montrant que la solution passe par la prise de décision ici en Bretagne, par l’organisation par exemple de référendums locaux, plus à même de porter le débat localement qu’au niveau hexagonal.

Poursuivre la mobilisation est donc une nécessité !

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Tribune de Jonathan Guillaume : Châteaubriant, c’est la Bretagne !

15/07/2014

Tribune de Jonathan Guillaume, parue dans www.paysdechateaubriant.fr

CHATEAUBRIANT, C’EST LA BRETAGNE

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Animateur du collectif 44=Breizh et castelbriantais depuis quelques temps, je ne peux m’empêcher de réagir à la tribune commune publiée par Maxime Lelelièvre (UDI) et Jordan Esnault (PS) en faveur d’une région « Grand Ouest ».

Cette prise de position intervient dans le contexte particulier du débat parlementaire sur la réforme territoriale et de mobilisations importantes dans notre département. D’un côté, des citoyennes et citoyens de l’ensemble de la Bretagne, et notamment de Loire-Atlantique, se mobilisent pour réclamer le droit de se déterminer pour une nouvelle assemblée régionale de Bretagne avec la Loire-Atlantique. Ils étaient 10 000 à Nantes le 19 avril dernier et 15 000 le 28 juin. De l’autre, une classe dirigeante et ses aspirants, qui mènent activement campagne pour une fusion des Pays de la Loire et de la région Bretagne, contre une région réunifiant les 5 départements bretons.

Si rien n’empêche des membres de partis concurrents d’exprimer des positions communes, sur le fond, les arguments présentés par Jordan Esnault et Maxime Le lièvre méritent sérieusement d’être réfutés.

Être milieu de rien ne permet pas d’être centre de tout.

En tant que castelbriantais ceux-ci cherchent à mettre en avant les intérêts de la commune dans cette future région. « Châteaubriant pourrait être au centre d’une prometteuse région Grand-Ouest ». Un rapide coup d’œil sur la carte situe naturellement le pays de Chateaubriant au milieu de cette grande étendue. Mais cela suffira-t-il a en faire un « centre », point d’équilibre et d’échange un sein d’un vaste territoire ? Rien n’est moins sûr.

Comme ils le disent, Le « Grand Ouest » c’est la continuité du processus déjà enclenché de métropolisation nantaise :« L’économie mondiale est aujourd’hui fondée sur un réseau dense de métropoles, pleinement actrices de flux toujours plus nombreux. Ces grands centres urbains doivent pouvoir s’adosser à de vastes territoires ».

Soyons clairs, sur ces 30 dernières années, Châteaubriant a clairement pâtit des concentrations économique, démographique et politique entraînées par la métropolisation de Nantes, et dans une moindre mesure, celles de Rennes et Angers. A l’inverse du département, Châteaubriant a subi une réelle perte démographique sur les trois dernières décennies. Un phénomène qui l’amène en 2014 a faire partie des villes les plus pauvres de France, cumulant fragilités économiques, sociales et culturelles. Ce phénomène risque d’ailleurs d’être accentué par le renforcement des compétences des métropoles en 2015*.

Mettre Châteaubriant au milieu d’une région taillée pour la métropole nantaise n’en fera jamais un « centre ». La réforme territoriale, avec la recherche d’équilibre gouvernementale entre pouvoirs départementaux et régionaux, amène un projet peu ambitieux pour l’échelon régional. Doté de réelles compétences, avec une représentation exprimant la diversité géographique, c’est pourtant cet échelon qui serait le mieux à même d’organiser la solidarité, l’égalité et les dynamiques dans tous les territoires. Plutôt qu’un simple support de métropole, la région est capable de faire l’équilibre entre les véritables « centres », comme Nantes, et les localités périphérisées par les métropolisations, comme Châteaubriant. La région n’est pas qu’un échelon administratif, c’est aussi et surtout un espace vécu capable de jouer son rôle si on ne la vide pas de sa substance. Et le problème du « Grand Ouest », c’est que de substance, il n’en a point.

Grand-Ouest et Pays de la Loire, des projets sans fondements

Les élections régionales auront lieu dans un peu plus d’un an. Flatter la position des groupes politiques en place au conseil régional des Pays de la Loire n’est pas anodin pour ces « jeunes loups »* du PS et de l’UDI, ça leur paraît même « logique » : « Nous défendons assez logiquement une garantie de l’unité des cinq départements des Pays de La Loire qui ne peuvent se désolidariser les uns des autres au vu du travail qu’ils ont accompli et reste à accomplir ensemble ».

Néanmoins, le fait que les conseillers régionaux aient, si l’on peut dire, « fait leur job », ne peut pas justifier le maintien de l’intégrité d’une entité administrative aujourd’hui dépassée. Certes, de nombreuses associations sportives, culturelles, syndicales se sont adaptées, souvent malgré elles, au découpage imposé par le conseil régional des Pays de la Loire. Mais, rappelons que dans de multiples domaines la Bretagne à 5 département est d’actualité. Le pouvoir judiciaire est organisé en Bretagne sur les 5 départements, et les magistrats y tiennent. C’est aussi le cas d’une grande association écologique comme Bretagne Vivante. D’un point de vue économique, l’INPI* enregistre le dépôt de 830 marques comportant le nom « Bretagne » quand « Les Pays de la Loire » ne sont enregistrés que 63 fois. L’association entrepreneuriale « Produit en Bretagne », est très bien implantée en Loire-Atlantique et y enregistre un taux de notoriété des plus important. Rappelons qu’aucun entrepreneur n’a encore lancé d’association « Produit en Pays de la Loire » ou « Produit en Grand Ouest »

A l’échelle de l’Europe, les régions dynamiques reposent sur des éléments d’identification solides

L’Ecosse, la Bavière, la Catalogne, etc… ne sont pas de simples points cardinaux des Etats dont elles dépendent. Elles s’inscrivent dans des réalités réalités historiques, politiques, économiques, sociales qui font l’Europe et le Monde d’aujourd’hui. A l’inverse, la région administrative la plus pauvre d’Europe s’appelle « le Nord-Est ». Et savez-vous où c’est ?*

Personnellement, le « Grand Ouest » me fait penser aux régions grolandaises, Groland-du-Haut, Groland-du-bas, Groland-de-Côté et Groland-de-l’Autre-Côté. Régions fictives dont les noms ont été réduits au simple positionnement géographique des territoires et de leurs habitants par rapport à la capitale-centre. Le projet de « Grand Ouest » traduit cette abstraction technocratique et oligarchique effaçant les réalités et les dynamiques humaines des territoires concernés.

Le projet régional se doit de traduire les aspirations de ses habitants afin qu’ils puissent se l’approprier et porter une dynamique territoriale partagée. Le « Grand Ouest », s’appuie sur une vision passéiste, centraliste et élitiste d’une entité administrative comme simple courroie de transmission du pouvoir entre métropoles et Etat, entre Nantes et Paris. Comment affirmer que « tout plaide pour une fusion des deux régions », quand le dernier sondage réalisé montre que seulement 6% des bretonnes et des bretons souhaitent cette fusion (55% pour la réunification, 35% pour le statu quo, 4% ne se prononcent pas)*, et que 70% des habitants du 44 sont favorables à la réunification*. Comment souhaiter « le plus possible de consensus » autour du Grand Ouest, quand 15 000 personnes manifestent à Nantes pour réclamer le droit à un référendum sur la question de la Réunification de la Bretagne, et que les institutions en place leur refusent.

L’avenir, c’est la Bretagne à 5 département

Le Val de Loire et ses Châteaux classés à l’UNESCO, de Châlonnes/Loire (Maine et Loire) à Sully/Loire (région Centre), offre un espace régional connu dont la notoriété a permis un développement économique important. Tout comme Châteaubriant a intérêt à s’appuyer sur le projet de classement en cours des Marches de Bretagne au patrimoine mondial de l’UNESCO, les départements de l’Est des Pays de la Loire ont tout intérêt à profiter de cette appellation dans le cadre d’un nouveau découpage régional. C’est autant pour « eux » que pour « nous » qu’un « Grand Ouest » serait un frein au développement harmonieux et partagé de nos territoires. En quoi l’Ouest serait moderne et la Bretagne, et le Val de Loire, « passéistes » ? Il est malhonnête de vouloir nier les liens entre patrimoine historique et culturel et développement économique. Ils se nourrissent constamment l’un et l’autre !

La Bretagne avec 34 000 km2 et 4,5 millions d’habitants serait parmi les grandes régions européennes, plus grande que la Belgique, plus peuplée que l’Irlande. La Bretagne c’est une région maritime pour la plus grand façade maritime du territoire français, une des premières régions d’Europe en terme de construction navale et aéronautique, de l’industrie liée à la transition énergétique, la première région au niveau des conversions vers l’agriculture biologique, au niveau du tourisme, etc ….

La Bretagne à 5 c’est la possibilité d’une vraie région d’Europe, soutenue et voulue par ses habitants. La Bretagne à 5, ce n’est pas « défendre notre territoire pour le rendre plus fort » comme le revendique M. Lelièvre et J. Esnault. La Bretagne à 5, c’est un territoire pour tous ses habitantes et habitants qui leur permette de vivre, travailler, décider et s’épanouir, c’est une autre vision du bien commun et de l’intérêt collectif.

JONATHAN GUILLAUME

autre article sur Châteaubriant

* Voir la loi de Modernisation de l’Action Publique Territoriale et d’Affirmation des Métropoles, votée le 27 janvier 2014, première étape de la réforme territoriale en cours.
*Institut National de la Propriété Industrielle
* OF Châteaubriant du 06/03/14
* En Roumanie
* sondage LH2/BVA du 10/07/14
* sondage LH2/BVA du 24/06/14


94 % des habitants de Région Bretagne refusent la fusion avec les Pays-de-la-Loire !

13/07/2014

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L’association Bretagne Réunie a commandé un sondage sur le redécoupage des régions, auprès des habitants de la Région Bretagne, à l’institut LH2 qui avait réalisé les dernières enquêtes d’opinion sur le même thème. Ce sondage pose la question « selon vous [quel est] le territoire idéal pour la Bretagne ». Notons que cette consultation est très précise car elle développe les hypothèses en citant l’ensemble des départements concernés suivant les découpages.

Les résultats sont sans appel : 55 % des habitants de la Région Bretagne sont favorables à la réunification, 35 % pour un statu-quo et seulement 6 % pour une fusion avec les Pays-de-la-Loire !
Ce sondage montre donc que 94 % des sondés s’opposent à une fusion avec la région voisine et entendent conserver une représentation institutionnelle pour la Bretagne avec une majorité pour un élargissement de la Région à la Loire-Atlantique.

Pour le collectif 44=BREIZH, la configuration que révèle ce sondage montre très clairement qu’une fusion Bretagne-Pays-de-la-Loire n’est pas envisageable. Avec une telle opposition à ce projet en Région Bretagne, ce serait, si tant est que l’on puisse reprendre les propos malheureux de Jacques Auxiette, une « annexion ». Les parlementaires doivent être conscient que le vote d’une fusion ne serait pas sans conséquences électorales.

Alors que 55 % des habitants de la Région Bretagne sont favorables à l’intégration de la Loire-Atlantique, voulue et confirmée par les mobilisations et sondages par les habitants de ce département, le gouvernement et les parlementaires doivent prendre les mesures nécessaires pour débloquer une situation entravée par les Pays de la Loire.

Un redécoupage avec une Bretagne à cinq départements et l’intégration des départements de la Mayenne, Sarthe, Vendée et Maine et Loire dans une région Val de Loire, voulue par la région Centre doit devenir réalité à l’issue du vote de la nouvelle carte des régions.

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44=BREIZH interpelle les députés sur le vote de la carte des régions

09/07/2014

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Le collectif 44=BREIZH a envoyé aujourd’hui un courrier à l’ensemble des députés (voir ci-dessous) pour les inciter à s’opposer à tout amendement qui pourrait permettre la fusion des régions Bretagne et Pays-de-la-Loire.

Une telle fusion conduirait en effet à la disparition institutionnelle de la Bretagne, espace connu et reconnu au niveau international, où 90% des habitants se déclarent attachés à leur région et qui correspond à une réalité historique, culturelle, humaine et économique sur ses cinq départements. La Bretagne a besoin d’une institution qui corresponde à son territoire et ne saurait être diluée dans un Grand-Ouest renommé « Loire-Bretagne », qui ne correspondrait pas aux départements extérieurs à la Bretagne non plus puisque ni la Vendée, ni la Mayenne, ni la Sarthe ne sont traversées par la Loire . Une région ne se justifie pas par des coopérations entre des universités mais par un sentiment d’appartenance, une cohérence humaine, seule à même de faire de l’espace régional un lieu de citoyenneté et non une structure technocratique.

La fusion Bretagne-Pays-de-la-Loire serait donc inacceptable et si une telle fusion devait se produire, les partis politiques qui auront poussé ou laissé faire ce mariage forcé en subiraient les conséquences électorales. La déception d’une forte attente en Bretagne (Loire-Atlantique comprise) sur la réforme territoriale ne pourrait d’ailleurs que contribuer à l’éloignement entre le peuple et ses élus.

Le collectif 44=BREIZH


LIRE LA LETTRE AUX DÉPUTÉS ENVOYÉE PAR 44=BREIZH :

 

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 Sondage effectué sur le site du Nouvel Observateur.

Sans titre Le résultat des votes est issu de l’expression des internautes au niveau national.

 


Sondage : 70% des habitants de Loire-Atlantique pour la réunification de la Bretagne !

03/07/2014

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L’institut de sondage LH2 vient de réitérer son sondage de mars 2014 sur la réforme territoriale pour la presse régionale.

L’analyse des réponses des sondés montre que l’option majoritairement défendue, devant la fusion des deux régions, est une Bretagne à cinq départements. Cette volonté a significativement augmentée. Elle passe ainsi de 62% en mars à 67% aujourd’hui à l’échelle des régions Bretagne et Pays de la Loire. L’opinion favorable atteint 70% en Loire-Atlantique (63% en mars soit + 7 points) et 77% en Région Bretagne (57% en mars soit + 20 points). Le collectif 44=BREIZH note avec satisfaction que, malgré le lobby contre la réunification, qualifiée à tort d’identitaire ou de passéiste par certains élus, la population est plus que jamais favorable à ce projet. Les élus locaux et les parlementaires doivent en tenir compte.

Conformément à la revendication d’un référendum départemental portée par15 000 personnes le samedi 28 juin, il faut souligner la soif de démocratie des citoyens. 67% des français souhaitent l’organisation d’un « référendum d’autodétermination départemental ». Une même proportion soutient ce processus en Pays de la Loire qui atteint un souhait de consultation de 72% en Région Bretagne. Pour le collectif 44=BREIZH, l’organisation d’une consultation populaire se justifie donc pleinement en Loire-Atlantique. D’autant plus que l’attachement à la région Pays de la Loire est l’un des plus faibles de France (65% contre une moyenne nationale de 73%) et que cette région est l’une des plus réceptives à une disparition de ses départements.

Sur la question d’une fusion Bretagne-Pays-de-la-Loire, qui recueille respectivement dans ces deux régions, 63% et 67%, le collectif 44=BREIZH se veut prudent. La confusion entre département « Loire-Atlantique » et région « Pays de la Loire » est malheureusement une réalité. La pétition de Philippe Grosvalet pour un Grand Ouest l’a démontré au vu du nombre de personnes qui l’ont signée en pensant soutenir la réunification de la Bretagne (cette information est vérifiable dans les commentaires laissés par les signataires). Par ailleurs, le fait que 90% des sondés en Région Bretagne sont attachés à leur région entre en contradiction totale avec les 63% de personnes sondées dans la même région qui se montrent favorables à la fusion avec les Pays de la Loire. Il y a manifestement confusion.

Quoi qu’il en soit, l’option majoritairement défendue par les sondés, comme dans la quasi-totalité des enquêtes d’opinion est la création d’une Région Bretagne regroupant les cinq départements.

 

Le collectif 44=BREIZH refuse l’argument qui voudrait faire du Grand Ouest une forme de réunification. Cette perspective ne serait que la dilution de la Bretagne, dont les habitants sont les plus attachés de France à leur région, dans une collectivité incohérente et hors-sol.

Le collectif 44=BREIZH demande aux parlementaires de prendre en compte ce sondage et les précédents, les manifestations et les vœux exprimés dans le cadre des débats au Sénat et à l’Assemblée. Le collectif 44=BREIZH demande au département de Loire-Atlantique d’organiser une consultation populaire posant la question de l’avenir régional des habitants du département.

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Reniements et incohérences au conseil municipal de Rennes

01/07/2014

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Le collectif 44=BREIZH est intervenu hier en séance du conseil municipal de Rennes en posant une question orale à Mme Appéré et aux différents groupes politiques. Placée dans le contexte de la réforme territoriale, de l’attente et des mobilisations pour la réunification de la Bretagne, cette question portait sur deux interrogations :

– La flagrante contradiction entre les prises de positions de Mme Appéré entre 2009 où elle refusait la perspective d’un Grand Ouest et la tribune qu’elle à co-signé le 26 mai dernier avec différents maires pour la fusion Bretagne-Pays de la Loire. Le collectif a également pointé la contradiction entre cette prise de position et le vote de certains élus de la majorité municipale qui à la Région Bretagne ont voté pour la réunification.

– Le collectif 44=BREIZH a également demandé à Mme Appéré si elle était prête à demander l’organisation officielle d’un référendum sur la réunification de la Bretagne au niveau de la ville de Rennes ou pour le moins de mettre à notre disposition l’aide matérielle nécessaire à sa tenue. Sur la première question, Mme Appéré s’est justifiée sur son changement de position en mettant en avant un « contexte différent » entre 2009 et aujourd’hui. Son refus du Grand Ouest à l’époque se justifiant, selon elle, au vu du projet de réforme territoriale initiée sous le gouvernement UMP. Notons le mensonge éhonté de Sylvie Robert qui, citée par le collectif 44=BREIZH, a niée le vote de son groupe politique du 27 juin dernier. « Il ne s’agit pas d’un vote pour la réunification » a t-elle dit. Vraiment ? Le vœu voté vendredi dernier était pourtant clair puisque rappelant « l’ambition maintes fois exprimée d’une Bretagne à cinq départements ». Quoi qu’il en soit, Mme Robert fait partie d’une majorité qui depuis 2004 vote régulièrement des vœux pour la réunification.

Il faut également constater, qu’en plus de Mme Robert, M. Berroche (PCF) et Mme Saoud (PS) ne se sont pas exprimés clairement sur l’incohérence pointée par 44=BREIZH entre les prises de positions de la ville de Rennes et celles de la Région Bretagne. Ces élus ont par ailleurs voté un vœu présenté par le groupe PS lors du conseil municipal qui va à l’encontre des prises de position de la majorité régionale dont il font partie. Le collectif 44=BREIZH dénonce ces reniements et changements de positions suivant le contexte politique et le mandat occupé. Ces attitudes conduisent encore un peu plus à la perte de confiance du peuple dans la parole des élus ce qui est très regrettable.

C’est aussi pourquoi le collectif 44=BREIZH proposait la tenue d’un référendum au niveau de la ville de Rennes portant sur le choix du cadre régional de la population. Sur cette dernière question, les groupes UMP, PRG, Gauche unitaire – Ensemble, UDB, EELV se sont prononcés, par leur vote où leurs interventions, pour la consultation de la population. Mme Appéré n’a pas répondu à cette question. Oui le référendum est la porte de sortie à l’impasse institutionnelle. Nous nous engageons pour notre part à tout faire pour palier à ce déni démocratique, et ainsi prendre les responsabilités qui nous incombent, nous citoyens partisans d’une Bretagne à 5 départements.


Le sondage d’Ipsos financé par les PDL est à situer dans la continuité d’un lobbying pour le Grand Ouest

30/06/2014

Ipsos_logoLe collectif 44=BREIZH découvre le sondage d’IPSOS sur le redécoupage des régions et les options qui seraient envisagées par les sondés. La question de la réunification de la Bretagne et plus largement d’une répartition des départements des Pays de la Loire dans d’autres régions n’est pas prise en compte dans la mesure où, selon Jacques Auxiette « le projet du Gouvernement et du Président de la république ne concerne que la fusion de régions ». Ce sont pourtant les sénateurs de son parti qui ont cherché à intégrer un droit d’option pour les départements dans le projet de loi du gouvernement.  

 

De toute évidence, ce sondage financé par les Pays de la Loire est à situer dans la continuité d’un lobbying pour le Grand Ouest. L’objectif politique de ce sondage est éloquent au vu du titre utilisé par la Région pour communiquer sur cette publication  (« Les habitants des Pays de la Loire ne veulent pas d’une fusion avec le Centre »). Il constitue en effet une riposte vis-à-vis des sénateurs qui, lors de la commission des lois de la semaine passée, étaient plus nombreux à défendre un Val de Loire fusionnant Pays de la Loire et Centre qu’un Grand Ouest.

Comment comprendre que, suite à une très forte mobilisation samedi dernier à Nantes pour la réunification et donc contre le Grand Ouest, la voix d’une large partie de la population ne soit pas écoutée ? Comment comprendre que la pétition de 44=BREIZH pour la réunification qui a rassemblé 5000 signataires contre à  peine 3000 pour celle de Philippe Grosvalet pour le Grand Ouest ne soit pas prise en compte ? Nous assistons à un déni de démocratie où les citoyens sont privés de leur droit à s’exprimer démocratiquement sur leur cadre régional.

Le collectif 44=BREIZH demande la consultation de la population de Loire-Atlantique pour que le peuple puisse décider sans quoi les nouvelles régions ne seraient que purement technocratiques. Quel démocrate oserait s’y opposer ?

  

Le collectif 44=BREIZH