Appel pour la création d’une coordination démocratique bretonne : de Brest à Clisson, nous avons le droit de décider !

09/12/2017

Réuni-e-s à Saint-Herblain le 9 décembre dans le cadre d’une Assemblée Générale ouverte, des membres et sympathisant-e-s de 44=Breizh, de Dibab, et avec la participation d’adhérent-e-s de Bretagne Réunie, proposent de revivifier le combat pour l’unité et le droit de décider en Bretagne en impulsant une coordination démocratique bretonne.

Il s’agira d’un espace politique ouvert aux individus, associations, formations politiques, pour mettre à l’agenda politique breton le droit à l’autodétermination.

Cela se traduira par :

  1. le soutien à l’initiative de la « Pétition des 100.000 » de Bretagne Réunie,

  2. la mise en place d’une campagne obligeant les élu-e-s de la région administrative Bretagne à se positionner en faveur d’un référendum d’autodétermination auto-organisé,

  3. la planification d’un agenda qui comprend déjà deux dates : la tenue d’Assises démocratiques bretonne le 2 juin 2018 dans le Pays Nantais et l’organisation d’une journée de mobilisation populaire dans les rues de Nantes le 22 septembre 2018 pour affirmer le droit de décider de Brest à Clisson.

Nous apportons dans l’immédiat notre soutien à la Coordination des Juristes de Bretagne, représentée à notre Assemblée Générale, qui s’oppose au démantèlement de la carte judiciaire bretonne.

Nous contacterons dans les semaines qui viennent l’ensemble des acteurs de la réunification de la Bretagne et du monde culturel breton en général pour construire ensemble cette coordination démocratique bretonne dont nous avons tous et toutes besoin.

Assemblee_Generale_44_BZH_DIBAB_Quelle_Lutte_Reunification_Autodetermination_44BZH_Coordination_Democratique_Bretagne

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Emvod-Meur d’ar Sadorn 9 a viz Kerzu e Sant-Ervlan : « Peseurt doare stourm evit an adunvaniezh hag ar stourm evit en em dermeniñ ? »

07/12/2017

D’ar c’houlz ma komzer kalz en Europa eus gwir ar pobloù da da zibab evite o-unan, dreist-holl abalamour d’ar pezh a c’hoarvezh e Katalonia e ranker anzav n’ez a ket war-raok an azgoulennoù-se Breizh.

An azgoulenn istorel ha reizh evit unvaniezh Breizh na gav ket e hent politikel kar e ra ar stad-c’hall skouarn vouzar met ivez ha dreist-holl peogwir ne ra ket an dilennidi lec’hel o seizh gwellañ evit cheñch penn d’ar vazh d’ar gwirvoud nanndemokratel-se.

An emsav evit an unvaniezh en dez poan da heul an adreizh tirrdel c’hwitet e 2014 ha ne teu ket a-benn da reiñ lañs d’un emsav ledan a vije gouest da adlakaat an azgoulenn-se en deiziataer politikel en ur lakaat anezhañ e kreiz un aergerzh ledan evit muioc’h a zemokratelezh e Breizh a-bezh.

Breizhiz ha Breizhadezed zo ac’hanomp eus Brest betek Klison hag eus Felger betek an inizi Glenan hag e soñjomp ez eo reizh e vijemp kat da zibab hon tonkad a-stroll evel pobl. Ar c’hentañ deus an dibaboù-se — hag a c’hell bezañ graet gant ar bobl hepken — zo da dermeniñ peseurt harzoù ensavadurel Breizh, hor bro. Dav eo deomp labourat asambles evit ma c’hello pobl Breizh dibab hec’h unan ur framm demokratel, ensavadurel, sokial ha disheñvel war dachenn an endro e Breizh a-bezh.

Evit hen ober hon eus ezhomm eus ur stern stourm hollek, lies, nann partizan, digor, a zegemero an holl re a fell dezho tizhout ar palioù se hep kemer e kont orin, kredennoù relijiel pe an dibaboù reizhel.

Ar framm nevez-se evit gounit gwirioù demokratel n’hall ket bezañ savet en ur gaout an disterañ darempred pozitivel gant ar re a implij an identelezhioù a-benn skignañ prezegennou estregasonius.

Ezhomm hon eus deus un egorenn a gemerer perzh enni, a c’heller ijinañ, a vo stag ouzh an doare embarzhus a welomp e identelezh Vreizh ha par c’hoant da sevel amañ e Breizh un demokratelezh lec’hel e servij ar muiañ niver.

Ezhomm hon eus ivez d’ober bilañs ar skiant bet prenet da vare koulzadoù stourm a oa troet war-du an hevelep palioù.

An dachenn nevez lakaet e plas evit gounit gwirioù demokratek ne c’hall ket bezañ a-du pe forc’hollek pe hanter akord gant enebourien an demokratelezh. Reoù zo a glask implij an identelezioù evit bezañ kasonius enep tud all.

Dleout a reomp nac’hañ menozioù estrengas, ar gouennelouriezh, hag ar revelouriezh. Un ezhomm zo d’ober ur bilañs diwar benn ar gentodennoù a reomp er mare-mañ hag ar re tremenet.

D’ar Sadorn 9 a viz kerzu e kinnigomp deoc’h un emvod er greizenn sokio-sevenadurel « Le Grand B. » (11 straed Dijon) e Sant-Ervlan adalek 9e30 beure a-benn sevel asambles ar genurzhierezh demokratel a ra diouer deomp e Breizh.
An emvod-se zo digor d’an holl a fell dezho tizhout ar memes palioù.

Roll labour an devezh :

  • 9e30-10e00 beure : Degemer
  • 10e00-11e15 : Bilañs Dibab (ha 44=BZH ? Ha Galv Pondi ? )
  • 11e30 : Bilañs raktres ar 100.000 sinadur
  • 12e30 : PRED
  • 1e45 : Amzer evit kaozeal diwar-benn « Peseurt doare stourm evit an adunvaniezh hag ar stourm evit en em dermeniñ ? »
  • 4e00 : Savet e vo urn aozadur, skrivet e vo ur garta ha savet un deiziataer.
  • 6e30 : Fin an tabutoù, lakaet e vo en linenn ar rentañ kont.

44_BZH_Assemblee-Generale-le-samedi-9-decembre-a-saint-herblain-quelle-lutte-pour-la-reunification-et-l-autodetermination


Assemblée Générale le samedi 9 décembre à Saint-Herblain : « Quelle lutte pour la réunification et l’autodétermination ? »

15/11/2017

Alors que plus que jamais pour les peuples la question du droit à choisir son destin se pose dans l’actualité Européenne, notamment avec le processus en cours en Catalogne, force est de constater que ce débat ne progresse pas en Bretagne.

La revendication historique et légitime de l’unité de la Bretagne ne trouve pas de débouchés politiques car le pouvoir central reste sourd à cette revendication mais aussi et surtout parce que nos élus locaux ne se mobilisent pas pour changer cet état de fait antidémocratique.

Le mouvement pro-réunification peine à mobiliser après la réforme territoriale ratée de 2014, et n’arrive pas à créer un mouvement de masse susceptible de remettre cette question à l’agenda politique breton en la liant à un mouvement d’ensemble pour plus de démocratie dans l’ensemble de la Bretagne.

Nous sommes breton-ne-s de Brest à Clisson et de Fougères aux Glénans et nous pensons qu’il est légitime que nous puissions décider collectivement de notre destin en tant que peuple. Le premier de ces choix – que seul le peuple a le droit de faire – est celui de déterminer le périmètre institutionnel de notre pays, la Bretagne. Nous devons œuvrer ensemble pour réunir les conditions permettant au peuple breton de librement se déterminer pour un autre modèle institutionnel, démocratique, social et environnemental dans la Bretagne « historique ».

Pour ce faire nous avons besoin d’un nouveau cadre d’action collectif, trans-courant, apartisan, ouvert, accueillant tous ceux et celles attachés à cet objectif sans discrimination d’origine, de confession, ou d’orientation sexuelle.

Ce nouvel espace de conquête de droit démocratiques ne peut se construire en ayant la moindre complaisance ou ambiguïté avec les ennemis de la démocratie et ceux qui instrumentalisent les identités pour tenir un discours de haine xénophobe.

Nous avons besoin d’un espace participatif et imaginatif, traduisant notre vision inclusive de l’identité bretonne et notre désir commun de construire ici en Bretagne une démocratie de proximité aux bénéfices du plus grand nombre.

Nous avons aussi besoin de faire le bilan des initiatives en cours et passées allant dans ce sens.

Le samedi 9 décembre nous vous donnons rendez-vous au Centre Socioculturel Le Grand B. (11, rue de Dijon) a Saint-Herblain à partir de 9h30 pour construire la coordination démocratique bretonne dont nous avons tous et toutes besoin.
Cette réunion est ouverte aux individu-e-s et organisations partageant ces objectifs.

PROGRAMME :

  • 09h30-10h00 : accueil des participant-e-s.
  • 10h00-11h15 : Bilan des expériences DIBAB, 44=Breizh et Galv Pondi.
  • 11h30 : Bilan l’appel des « 100 000 signatures ».
  • 12h30 : Repas.
  • 13h45 : Tour de parole collectif « Quels outils pour la lutte pour la réunification et l’autodétermination ? ».
  • 16h00 : Mise en place d’un cadre organisationnel et d’un agenda permettant à toutes et tous de s’impliquer. Rédaction d’une charte et mise en place d’un calendrier revendicatif.
  • 18h30 : Fin des débats, mise en ligne du communiqué final.

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Précisions de 44=BREIZH suite à la « Breizh Manif » et lancement d’un nouveau cycle pour la réunification

27/09/2016

Le collectif 44=Breizh tient à apporter des précisions sur la manifestation pour la réunification du 24 septembre à Nantes.

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Une condamnation ferme
de l’extrême droite
et de celles et ceux qui les ont autorisé

 

Pour la première fois, l’extrême-droite a pu défiler en cortège et crier ses slogans racistes dans la manifestation. Cette situation est la conséquence du manque de fermeté face à l’extrême-droite de Bretagne Réunie. Si le CUAB rappelait sans cesse que ces manifestations étaient interdites aux groupes d’extrême droite c’était bien pour éviter ce qui s’est produit à Nantes : que notre mouvement y soit associé.
Cette tradition a progressivement été rompue. En 2010, le collectif 44=Breizh initiait la fresque humaine et entamait un cycle de mobilisation commune avec Bretagne Réunie et déjà, l’extrême-droite représentée par Adsav et Jeune Bretagne tentait de s’inviter. Les appels au micro de 44=Breizh et la présence des militants antifascistes les repoussaient, mais cela entraîna une condamnation médiatique de personnalités proches de Bretagne Réunie et amenait à l’exclusion de son Conseil d’Administration des militants de 44=Breizh qui y siégeaient. En 2014, lors d’un rassemblement à Fougères devant la sous-préfecture, des militants de Bretagne Réunie apparaissent dans la presse aux côtés d’une personne portant ostensiblement et sans soucis un drapeau du groupuscule néo-nazi Adsav. Même chose en 2015 lors d’un rassemblement contre la création d’un hymne des Pays-de-la-Loire. Lors des dernières mobilisations, seul le collectif 44=Breizh continuait de refuser publiquement la présence de l’extrême-droite. Ce laisser-faire aboutit aux conséquences que l’on a vu ce samedi, alors que le contexte politique et médiatique qui voit monter le fascisme impose des positions claires et fermes.

Des choix stratégiques catastrophiques

 

Comment, malgré des décennies de luttes et de mobilisation, a-t-on pu remodeler les régions en France sans résoudre la question territoriale bretonne ? Cela paraît aberrant et c’est à cette question que nous devons répondre si nous voulons sortir de l’impasse des Pays de la Loire.
Pourtant, un cycle s’était ouvert en 2008 avec l’annonce par l’État français d’une refonte des régions intégrant possiblement la réunification (« comité Balladur »), et jusqu’à la réforme territoriale de Marylise Le Branchu. Une stratégie aurait alors dû se mettre en place au sein de Bretagne Réunie. Face à ce manque, le collectif 44=Breizh sortait alors de son rôle d’organisation d’agitation pour proposer des forums de réflexion en janvier 2012 à Saint-Herblain et juin 2013 à Nantes. L’idée était alors de prendre exemple sur les processus démocratiques en cours dans différentes région d’Europe, et notamment sur le referendum populaire catalan. Ceci nous amena à lancer les votations de la plateforme DIBAB.
Malheureusement, Bretagne Réunie ne se saisit pas de ces propositions. Elle ne développe pas d’objectifs précis ou de calendrier clair. Elle envoie ses forces militantes sur des actions futiles et épuisantes (banderoles sur les ponts). Lors de sa prise de fonction, Jean-Francois Le Bihan développe sa « stratégie en 3 points :  1- Sensibiliser les élus ; 2- Sensibiliser la population ; 3- Développer la communication et la veille »… Une « stratégie » floue, sans objectifs précis, complètement à côté des enjeux qu’aurait du soulever la refonte des régions. A un moment crucial de la lutte pour l’unité territoriale, Jean-François Le Bihan ne trouvera rien de mieux que de « prendre congé » pour se présenter sur la liste de Le Fur aux élections régionales (leader local Les Républicains). Puis il reprendra la tête de l’association, comme si de rien n’était.
Une erreur historique a été commise au début des années 2000, en séparant le mouvement des partis politiques, ce qui conduit nécessairement à des confusions qui doivent être éclaircies et réglées pour l’avenir.
Le fait que le mouvement pour la réunification porte une revendication civique de droit des habitants de la Bretagne à décider de son cadre institutionnel et de ses limites territoriale nous semble être la base d’un nouveau mouvement unitaire.

Un nouveau départ !

 

La tournure désastreuse qu’a pris la manifestation ne doit pas nous décourager. En effet, elle doit marquer un nouveau départ. Les personnes et les mots d’ordre qui nous ont jusqu’à présent conduit à l’échec doivent être abandonnées. Bretagne Réunie et Jean-François Le Bihan ne peuvent anéantir les efforts de de décennies de lutte pour le simple plaisir d’une petite notoriété, d’une place aux élections régionales ou de dîners mondains. Nous, génération désabusée mais toujours motivée, devons nous remobiliser et prendre la relève.
Le cycle dont nous parlions n’est pas encore tout a fait terminé, le droit d’option existe jusqu’au 1er janvier 2019. Il laisse peut-être peu d’espoirs de réussite, mais c’est encore une chance à saisir pour nous permettre de reconstruire l’avenir.
Dans les prochaines semaines, nous travaillerons à une nouvelle stratégie, avec l’ensemble des forces progressistes et démocratiques, pour faire avancer le pays nantais en Bretagne. Nous vous donnerons prochainement rendez-vous.

Pour le PS la revendication pour la réunification de la Bretagne ne s’est pas fait entendre

18/12/2014

Le collectif 44=Breizh déplore l’aveuglement et la surdité du gouvernement et du Parti Socialiste sur la nouvelle délimitation des régions venant d’être définitivement adoptée ces derniers jours.

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Christophe Clergeau, futur candidat PS à la région Pays de la Loire ne souhaite lui non plus pas entendre la revendication en faveur de la réunification de la Bretagne

Alors que cette loi touchait directement à l’organisation de la politique et de la démocratie au niveau territorial, le gouvernement et le parlement sont passés à côté d’une occasion qui aurait permis de rapprocher les citoyens des institutions, de les en rendre acteurs.

La volonté de préserver certains intérêts particuliers et une vision technocratique de l’aménagement du territoire, entraînent aujourd’hui le maintien de trois régions faibles à l’Ouest de la France (Bretagne, Pays de la Loire, Centre). La proposition de redécoupages de ces trois régions en deux régions, Val de Loire et Bretagne, était pourtant la plus judicieuse et la plus cohérente avec les objectifs du gouvernement, diminuer le nombre de régions. Celle-ci rencontrait l’assentiment de la majorité des sondages effectués ainsi que des majorités des conseils régionaux de Bretagne et du Centre. Elle avait successivement mobilisée dans les rues de Nantes 10 000, puis 15 000 et 30 000 personnes durant l’année. Les plus importantes manifestations ayant eu lieu à l’occasion de ce projet de loi.

Le collectif 44=Breizh accueille donc avec agacement le communiqué du 17 décembre du Parti Socialiste présentant la loi comme : « Point d’équilibre entre les différentes parties, tenant compte des revendications qui se sont fait entendre ».

Au-delà de la provocation que représente cette déclaration, elle illustre de manière criante le fossé se creusant de plus en plus entre détenteurs du pouvoir et des institutions, et la population. Ces propos méprisants sont propres a entraîner le ressentiment et la colère d’une partie des citoyens engagés dans la lutte pour l’unité de la Bretagne.

Le collectif 44=Breizh appelle à dépasser ces sentiments et leurs réactions. La réunification est le projet d’une Bretagne démocratique qui se construit dans un travail collectif émancipateur. Le PS nous montre que ce n’est pas d’en haut mais à la base que ce type de projet peut émerger. Partout, dans nos associations et syndicats, dans nos entreprises et structures sportives, nous devons construire l’unité de la Bretagne par des engagements en faveur d’une organisation régionale sur les cinq départements.

C’est en ce sens que la plupart des militants du collectif se sont engagés là où ils habitent dans l’organisation de votations citoyennes construites à la base et autour de la plateforme DIBAB-Décidez la Bretagne.

Loin d’enterrer la revendication, cette loi doit ouvrir un nouveau chemin pour l’unité de la Bretagne.


Le vœu anti réunification des Pays de la Loire.

27/01/2012

Le contenu du vœu anti-réunification déposé par le groupe AC-NC au Conseil Régional des «Pays de la Loire» Jeudi 26 janvier, a été publié dans la nuit sur le site de l’alliance centriste. Nous le retranscrivons ici *.

Nous notons que ce vœu se fait expressément contre le projet de laisser la possibilité aux habitants de la Bretagne d’un côté et de l’autre de la frontière administrative de pouvoir choisir leur cadre régional. Ceci contrairement à ce que nous dit le dépositaire du vœu M. Gerault dans un message envoyé sur notre site hier soir :

«Je vous invite à prendre connaissance du vœu, qui ne vise pas à “refuser la réunification”, mais plutôt à intégrer dans la réflexion les autres départements ligériens.
Laurent Gérault, Conseiller régional des pays de la Loire».

Nous rappelons les propos qu’il a tenu à la presse pour motiver ce vœu : «on en a assez de ce débat nanto-nantais sur la rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne».

* A l’occasion de la session budgétaire des 26 et 27 janvier, au Conseil Régional «Pays de la Loire», l’intergroupe de l’Union Centriste (Alliance Centriste et Nouveau Centre) a déposé un vœu relatif au périmètre régional :

«La récente adoption, en première lecture, par l’Assemblée Nationale d’un texte, relatif à l’organisation de « référendums d’initiatives partagées », présenté à l’initiative des parlementaires de Loire Atlantique et d’ile et Vilaine, ouvre certes le débat sur les contours géographiques de la Région Bretagne, mais il génère également de nombreuses questions voire inquiétudes tant sur la forme que sur le fond.
Sur la forme tout d’abord, un tel débat ne peut être traité en quelques minutes à l’assemblée et adopté par une trentaine de parlementaires, mais surtout chaque breton et chaque ligérien doit se l’approprier, en connaitre les raisons, les enjeux et les conséquences. La décision ne peut résulter que d’une large concertation, puis d’une consultation référendaire.
En excluant les ligériens du débat référendaire, cette proposition contribue à diviser plutôt qu’à rassembler. La région doit pouvoir s’autodéterminer.
Sur le fond,
–         Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie depuis des années à créer une dynamique régionale avec l’ensemble des partenaires consulaires, associatifs et bien évidemment  des intercommunalités et des départements, à faire émerger des « projets ligériens »,
–         Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie à construire une véritable culture de projets dans de multiples domaines avec sa voisine bretonne, notamment la recherche, l’agro-alimentaire,  le végétale, la mer…
–         Alors que notre Région Pays de la Loire agit depuis des années à l’émergence d’une identité ligérienne à travers les instances consultatives, à travers les projets culturels et sportifs régionaux, …
L’idée de scinder notre territoire régional parait aller à l’encontre de tout ce travail.

Si l’histoire de nos territoires est fondatrice du présent, si les racines identitaires sont sources d’équilibre pour chacun d’entre nous, notre rôle dans cette enceinte est d’avoir une vision dynamique et positive de notre avenir. En l’occurrence, l’affirmation de construire une région du Grand Ouest ne peut passer par l’éclatement de la région Pays de la Loire, au mépris de tous les projets et de la dynamique de développement portés sur l’ensemble des départements.
Une démarche similaire a déjà été constatée en Europe, par exemple entre le Pays de Bade et le Wurtemberg, en Allemagne. Les élus centristes sont favorables à la création d’une région Grand Ouest regroupant les régions Bretagne et Pays de la Loire. Ce rassemblement offre le quadruple avantage de respecter les contours de l’identité de chacun, de conserver les dynamiques interrégionales en cours, d’offrir une dimension européenne réelle à ce nouveau territoire et de réaliser de véritables économies d’échelle.

Nous souhaitons que notre collectivité :
–         Réaffirme sa volonté de conserver son identité et sa dynamique de projets, en rejetant en l’état l’idée d’une partition de son territoire, sans l’accord des autres départements concernés ;
–         Ouvre un large débat public sur les forces et faiblesses d’un rapprochement entre les régions Bretagne et Pays de la Loire sur l’ensemble du territoire, sur la création d’une grande région Ouest ;
–          Réaffirme qu’un éventuel élargissement devra être le résultat d’un référendum populaire.»


Un vœu contre la Réunification voté en ce moment au Conseil Régional des « Pays de la Loire » !

26/01/2012

44=Breizh apprend aujourd’hui, jeudi 26 janvier, qu’un vœu «contre la réunification de la Bretagne» est en train d’être déposé à la session budgétaire du conseil régional des Pays de la Loire.

Selon un article paru dans Ouest-France (voir ci-dessous), les sept élus régionaux de l’Alliance Centriste et du Nouveau Centre, en «ont assez de ce débat nanto-nantais sur la rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, qui se moque de la dynamique des Pays de la Loire et des projets en cours», ils sont «exaspérés par la volonté de quelques uns de balayer d’un revers de main ce qui se construit depuis des années en terme d’aménagement du territoire». D’où leur décision de mettre un vœu au vote qui rejettera l’idée «d’une partition territoriale sans que les autres départements de la région (PdL) soit consultés», et lancera «le débat de la création par référendum d’une région Loire-Bretagne».

44=Breizh tire son chapeau aux élus de l’alliance centriste et du nouveau centre. Grâce à ce vote, enfin, après quarante ans d’existence et de contestation et vingt-cinq ans de suffrage, la question des limites territoriales de la région des «Pays de la Loire» sera abordée au sein de l’institution. Une institution administrative dont la grande majorité des élus essayaient jusque-là d’entretenir le flou sur cette question éminemment démocratique.

Néanmoins, force est de constater que ce vœu se fait contre le projet d’une Bretagne unie.  C’est bien dommage en terme de démocratie et dans la représentation que ceux-ci se font de la population. Ils nous parlent de «quelques-uns qui voudraient balayer d’un revers de main» «leur» travail, nous attendons le jour où des milliers de personnes se mobiliseront dans les rues pour défendre un «Grand Ouest» où la région «Pays de la Loire»… Ils nous parlent  de «projets en cours» pour défendre l’idée d’un «Grand Ouest», mais ceci méprise l’avis des collectivités et de la population en Bretagne administrative, fermement opposés à ce projet. Ceci méprise aussi les «projets en cours» avec les élus de la région Centre (voir lien), dans le simple but, peu constructif, de s’opposer à la réunification de la Bretagne.

Enfin, nous demandons quel crédit nous pouvons accorder à des élus qui disent tout et sont contraire. Quel pitoyable spectacle… Car ce qu’ils dénoncent, c’est en grande partie l’amendement voté le 21 décembre dernier à l’assemblée nationale, et permettant d’entamer en Loire-Atlantique une initiative référendaire sur l’ensemble de la Bretagne pour décider de notre cadre administratif, sans que la région des «Pays de la Loire» ne puisse y opposer un droit de véto. Hors, parmi ces élus régionaux qui proposent ce vœu figure notamment Michel Hunault, tout content le mois dernier de poser avec ceux qui avaient voté en faveur de l’amendement (voir photo ci-dessous). Y a t il encore chez ces élus autre chose que la recherche d’intérêts particuliers et catégoriels pour être si peu cohérents avec eux mêmes ?

Nous attendons de même la position du vice-président de la région «Pays de la Loire» Jean-Philippe Magnen qui, le 3 janvier dernier, signait un texte de soutien à l’amendement déposé par F. De Rugy et M. Le Fur le 21 décembre 2011…