Appel pour la création d’une coordination démocratique bretonne : de Brest à Clisson, nous avons le droit de décider !

09/12/2017

Réuni-e-s à Saint-Herblain le 9 décembre dans le cadre d’une Assemblée Générale ouverte, des membres et sympathisant-e-s de 44=Breizh, de Dibab, et avec la participation d’adhérent-e-s de Bretagne Réunie, proposent de revivifier le combat pour l’unité et le droit de décider en Bretagne en impulsant une coordination démocratique bretonne.

Il s’agira d’un espace politique ouvert aux individus, associations, formations politiques, pour mettre à l’agenda politique breton le droit à l’autodétermination.

Cela se traduira par :

  1. le soutien à l’initiative de la « Pétition des 100.000 » de Bretagne Réunie,

  2. la mise en place d’une campagne obligeant les élu-e-s de la région administrative Bretagne à se positionner en faveur d’un référendum d’autodétermination auto-organisé,

  3. la planification d’un agenda qui comprend déjà deux dates : la tenue d’Assises démocratiques bretonne le 2 juin 2018 dans le Pays Nantais et l’organisation d’une journée de mobilisation populaire dans les rues de Nantes le 22 septembre 2018 pour affirmer le droit de décider de Brest à Clisson.

Nous apportons dans l’immédiat notre soutien à la Coordination des Juristes de Bretagne, représentée à notre Assemblée Générale, qui s’oppose au démantèlement de la carte judiciaire bretonne.

Nous contacterons dans les semaines qui viennent l’ensemble des acteurs de la réunification de la Bretagne et du monde culturel breton en général pour construire ensemble cette coordination démocratique bretonne dont nous avons tous et toutes besoin.

Assemblee_Generale_44_BZH_DIBAB_Quelle_Lutte_Reunification_Autodetermination_44BZH_Coordination_Democratique_Bretagne

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Emvod-Meur d’ar Sadorn 9 a viz Kerzu e Sant-Ervlan : « Peseurt doare stourm evit an adunvaniezh hag ar stourm evit en em dermeniñ ? »

07/12/2017

D’ar c’houlz ma komzer kalz en Europa eus gwir ar pobloù da da zibab evite o-unan, dreist-holl abalamour d’ar pezh a c’hoarvezh e Katalonia e ranker anzav n’ez a ket war-raok an azgoulennoù-se Breizh.

An azgoulenn istorel ha reizh evit unvaniezh Breizh na gav ket e hent politikel kar e ra ar stad-c’hall skouarn vouzar met ivez ha dreist-holl peogwir ne ra ket an dilennidi lec’hel o seizh gwellañ evit cheñch penn d’ar vazh d’ar gwirvoud nanndemokratel-se.

An emsav evit an unvaniezh en dez poan da heul an adreizh tirrdel c’hwitet e 2014 ha ne teu ket a-benn da reiñ lañs d’un emsav ledan a vije gouest da adlakaat an azgoulenn-se en deiziataer politikel en ur lakaat anezhañ e kreiz un aergerzh ledan evit muioc’h a zemokratelezh e Breizh a-bezh.

Breizhiz ha Breizhadezed zo ac’hanomp eus Brest betek Klison hag eus Felger betek an inizi Glenan hag e soñjomp ez eo reizh e vijemp kat da zibab hon tonkad a-stroll evel pobl. Ar c’hentañ deus an dibaboù-se — hag a c’hell bezañ graet gant ar bobl hepken — zo da dermeniñ peseurt harzoù ensavadurel Breizh, hor bro. Dav eo deomp labourat asambles evit ma c’hello pobl Breizh dibab hec’h unan ur framm demokratel, ensavadurel, sokial ha disheñvel war dachenn an endro e Breizh a-bezh.

Evit hen ober hon eus ezhomm eus ur stern stourm hollek, lies, nann partizan, digor, a zegemero an holl re a fell dezho tizhout ar palioù se hep kemer e kont orin, kredennoù relijiel pe an dibaboù reizhel.

Ar framm nevez-se evit gounit gwirioù demokratel n’hall ket bezañ savet en ur gaout an disterañ darempred pozitivel gant ar re a implij an identelezhioù a-benn skignañ prezegennou estregasonius.

Ezhomm hon eus deus un egorenn a gemerer perzh enni, a c’heller ijinañ, a vo stag ouzh an doare embarzhus a welomp e identelezh Vreizh ha par c’hoant da sevel amañ e Breizh un demokratelezh lec’hel e servij ar muiañ niver.

Ezhomm hon eus ivez d’ober bilañs ar skiant bet prenet da vare koulzadoù stourm a oa troet war-du an hevelep palioù.

An dachenn nevez lakaet e plas evit gounit gwirioù demokratek ne c’hall ket bezañ a-du pe forc’hollek pe hanter akord gant enebourien an demokratelezh. Reoù zo a glask implij an identelezioù evit bezañ kasonius enep tud all.

Dleout a reomp nac’hañ menozioù estrengas, ar gouennelouriezh, hag ar revelouriezh. Un ezhomm zo d’ober ur bilañs diwar benn ar gentodennoù a reomp er mare-mañ hag ar re tremenet.

D’ar Sadorn 9 a viz kerzu e kinnigomp deoc’h un emvod er greizenn sokio-sevenadurel « Le Grand B. » (11 straed Dijon) e Sant-Ervlan adalek 9e30 beure a-benn sevel asambles ar genurzhierezh demokratel a ra diouer deomp e Breizh.
An emvod-se zo digor d’an holl a fell dezho tizhout ar memes palioù.

Roll labour an devezh :

  • 9e30-10e00 beure : Degemer
  • 10e00-11e15 : Bilañs Dibab (ha 44=BZH ? Ha Galv Pondi ? )
  • 11e30 : Bilañs raktres ar 100.000 sinadur
  • 12e30 : PRED
  • 1e45 : Amzer evit kaozeal diwar-benn « Peseurt doare stourm evit an adunvaniezh hag ar stourm evit en em dermeniñ ? »
  • 4e00 : Savet e vo urn aozadur, skrivet e vo ur garta ha savet un deiziataer.
  • 6e30 : Fin an tabutoù, lakaet e vo en linenn ar rentañ kont.

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Assemblée Générale le samedi 9 décembre à Saint-Herblain : « Quelle lutte pour la réunification et l’autodétermination ? »

15/11/2017

Alors que plus que jamais pour les peuples la question du droit à choisir son destin se pose dans l’actualité Européenne, notamment avec le processus en cours en Catalogne, force est de constater que ce débat ne progresse pas en Bretagne.

La revendication historique et légitime de l’unité de la Bretagne ne trouve pas de débouchés politiques car le pouvoir central reste sourd à cette revendication mais aussi et surtout parce que nos élus locaux ne se mobilisent pas pour changer cet état de fait antidémocratique.

Le mouvement pro-réunification peine à mobiliser après la réforme territoriale ratée de 2014, et n’arrive pas à créer un mouvement de masse susceptible de remettre cette question à l’agenda politique breton en la liant à un mouvement d’ensemble pour plus de démocratie dans l’ensemble de la Bretagne.

Nous sommes breton-ne-s de Brest à Clisson et de Fougères aux Glénans et nous pensons qu’il est légitime que nous puissions décider collectivement de notre destin en tant que peuple. Le premier de ces choix – que seul le peuple a le droit de faire – est celui de déterminer le périmètre institutionnel de notre pays, la Bretagne. Nous devons œuvrer ensemble pour réunir les conditions permettant au peuple breton de librement se déterminer pour un autre modèle institutionnel, démocratique, social et environnemental dans la Bretagne « historique ».

Pour ce faire nous avons besoin d’un nouveau cadre d’action collectif, trans-courant, apartisan, ouvert, accueillant tous ceux et celles attachés à cet objectif sans discrimination d’origine, de confession, ou d’orientation sexuelle.

Ce nouvel espace de conquête de droit démocratiques ne peut se construire en ayant la moindre complaisance ou ambiguïté avec les ennemis de la démocratie et ceux qui instrumentalisent les identités pour tenir un discours de haine xénophobe.

Nous avons besoin d’un espace participatif et imaginatif, traduisant notre vision inclusive de l’identité bretonne et notre désir commun de construire ici en Bretagne une démocratie de proximité aux bénéfices du plus grand nombre.

Nous avons aussi besoin de faire le bilan des initiatives en cours et passées allant dans ce sens.

Le samedi 9 décembre nous vous donnons rendez-vous au Centre Socioculturel Le Grand B. (11, rue de Dijon) a Saint-Herblain à partir de 9h30 pour construire la coordination démocratique bretonne dont nous avons tous et toutes besoin.
Cette réunion est ouverte aux individu-e-s et organisations partageant ces objectifs.

PROGRAMME :

  • 09h30-10h00 : accueil des participant-e-s.
  • 10h00-11h15 : Bilan des expériences DIBAB, 44=Breizh et Galv Pondi.
  • 11h30 : Bilan l’appel des « 100 000 signatures ».
  • 12h30 : Repas.
  • 13h45 : Tour de parole collectif « Quels outils pour la lutte pour la réunification et l’autodétermination ? ».
  • 16h00 : Mise en place d’un cadre organisationnel et d’un agenda permettant à toutes et tous de s’impliquer. Rédaction d’une charte et mise en place d’un calendrier revendicatif.
  • 18h30 : Fin des débats, mise en ligne du communiqué final.

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Précisions de 44=BREIZH suite à la « Breizh Manif » et lancement d’un nouveau cycle pour la réunification

27/09/2016

Le collectif 44=Breizh tient à apporter des précisions sur la manifestation pour la réunification du 24 septembre à Nantes.

Manifestation_27_09_14_Reunification_Bretagne_Nantes_44BREIZH_4

Une condamnation ferme
de l’extrême droite
et de celles et ceux qui les ont autorisé

 

Pour la première fois, l’extrême-droite a pu défiler en cortège et crier ses slogans racistes dans la manifestation. Cette situation est la conséquence du manque de fermeté face à l’extrême-droite de Bretagne Réunie. Si le CUAB rappelait sans cesse que ces manifestations étaient interdites aux groupes d’extrême droite c’était bien pour éviter ce qui s’est produit à Nantes : que notre mouvement y soit associé.
Cette tradition a progressivement été rompue. En 2010, le collectif 44=Breizh initiait la fresque humaine et entamait un cycle de mobilisation commune avec Bretagne Réunie et déjà, l’extrême-droite représentée par Adsav et Jeune Bretagne tentait de s’inviter. Les appels au micro de 44=Breizh et la présence des militants antifascistes les repoussaient, mais cela entraîna une condamnation médiatique de personnalités proches de Bretagne Réunie et amenait à l’exclusion de son Conseil d’Administration des militants de 44=Breizh qui y siégeaient. En 2014, lors d’un rassemblement à Fougères devant la sous-préfecture, des militants de Bretagne Réunie apparaissent dans la presse aux côtés d’une personne portant ostensiblement et sans soucis un drapeau du groupuscule néo-nazi Adsav. Même chose en 2015 lors d’un rassemblement contre la création d’un hymne des Pays-de-la-Loire. Lors des dernières mobilisations, seul le collectif 44=Breizh continuait de refuser publiquement la présence de l’extrême-droite. Ce laisser-faire aboutit aux conséquences que l’on a vu ce samedi, alors que le contexte politique et médiatique qui voit monter le fascisme impose des positions claires et fermes.

Des choix stratégiques catastrophiques

 

Comment, malgré des décennies de luttes et de mobilisation, a-t-on pu remodeler les régions en France sans résoudre la question territoriale bretonne ? Cela paraît aberrant et c’est à cette question que nous devons répondre si nous voulons sortir de l’impasse des Pays de la Loire.
Pourtant, un cycle s’était ouvert en 2008 avec l’annonce par l’État français d’une refonte des régions intégrant possiblement la réunification (« comité Balladur »), et jusqu’à la réforme territoriale de Marylise Le Branchu. Une stratégie aurait alors dû se mettre en place au sein de Bretagne Réunie. Face à ce manque, le collectif 44=Breizh sortait alors de son rôle d’organisation d’agitation pour proposer des forums de réflexion en janvier 2012 à Saint-Herblain et juin 2013 à Nantes. L’idée était alors de prendre exemple sur les processus démocratiques en cours dans différentes région d’Europe, et notamment sur le referendum populaire catalan. Ceci nous amena à lancer les votations de la plateforme DIBAB.
Malheureusement, Bretagne Réunie ne se saisit pas de ces propositions. Elle ne développe pas d’objectifs précis ou de calendrier clair. Elle envoie ses forces militantes sur des actions futiles et épuisantes (banderoles sur les ponts). Lors de sa prise de fonction, Jean-Francois Le Bihan développe sa « stratégie en 3 points :  1- Sensibiliser les élus ; 2- Sensibiliser la population ; 3- Développer la communication et la veille »… Une « stratégie » floue, sans objectifs précis, complètement à côté des enjeux qu’aurait du soulever la refonte des régions. A un moment crucial de la lutte pour l’unité territoriale, Jean-François Le Bihan ne trouvera rien de mieux que de « prendre congé » pour se présenter sur la liste de Le Fur aux élections régionales (leader local Les Républicains). Puis il reprendra la tête de l’association, comme si de rien n’était.
Une erreur historique a été commise au début des années 2000, en séparant le mouvement des partis politiques, ce qui conduit nécessairement à des confusions qui doivent être éclaircies et réglées pour l’avenir.
Le fait que le mouvement pour la réunification porte une revendication civique de droit des habitants de la Bretagne à décider de son cadre institutionnel et de ses limites territoriale nous semble être la base d’un nouveau mouvement unitaire.

Un nouveau départ !

 

La tournure désastreuse qu’a pris la manifestation ne doit pas nous décourager. En effet, elle doit marquer un nouveau départ. Les personnes et les mots d’ordre qui nous ont jusqu’à présent conduit à l’échec doivent être abandonnées. Bretagne Réunie et Jean-François Le Bihan ne peuvent anéantir les efforts de de décennies de lutte pour le simple plaisir d’une petite notoriété, d’une place aux élections régionales ou de dîners mondains. Nous, génération désabusée mais toujours motivée, devons nous remobiliser et prendre la relève.
Le cycle dont nous parlions n’est pas encore tout a fait terminé, le droit d’option existe jusqu’au 1er janvier 2019. Il laisse peut-être peu d’espoirs de réussite, mais c’est encore une chance à saisir pour nous permettre de reconstruire l’avenir.
Dans les prochaines semaines, nous travaillerons à une nouvelle stratégie, avec l’ensemble des forces progressistes et démocratiques, pour faire avancer le pays nantais en Bretagne. Nous vous donnerons prochainement rendez-vous.

Pour le PS la revendication pour la réunification de la Bretagne ne s’est pas fait entendre

18/12/2014

Le collectif 44=Breizh déplore l’aveuglement et la surdité du gouvernement et du Parti Socialiste sur la nouvelle délimitation des régions venant d’être définitivement adoptée ces derniers jours.

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Christophe Clergeau, futur candidat PS à la région Pays de la Loire ne souhaite lui non plus pas entendre la revendication en faveur de la réunification de la Bretagne

Alors que cette loi touchait directement à l’organisation de la politique et de la démocratie au niveau territorial, le gouvernement et le parlement sont passés à côté d’une occasion qui aurait permis de rapprocher les citoyens des institutions, de les en rendre acteurs.

La volonté de préserver certains intérêts particuliers et une vision technocratique de l’aménagement du territoire, entraînent aujourd’hui le maintien de trois régions faibles à l’Ouest de la France (Bretagne, Pays de la Loire, Centre). La proposition de redécoupages de ces trois régions en deux régions, Val de Loire et Bretagne, était pourtant la plus judicieuse et la plus cohérente avec les objectifs du gouvernement, diminuer le nombre de régions. Celle-ci rencontrait l’assentiment de la majorité des sondages effectués ainsi que des majorités des conseils régionaux de Bretagne et du Centre. Elle avait successivement mobilisée dans les rues de Nantes 10 000, puis 15 000 et 30 000 personnes durant l’année. Les plus importantes manifestations ayant eu lieu à l’occasion de ce projet de loi.

Le collectif 44=Breizh accueille donc avec agacement le communiqué du 17 décembre du Parti Socialiste présentant la loi comme : « Point d’équilibre entre les différentes parties, tenant compte des revendications qui se sont fait entendre ».

Au-delà de la provocation que représente cette déclaration, elle illustre de manière criante le fossé se creusant de plus en plus entre détenteurs du pouvoir et des institutions, et la population. Ces propos méprisants sont propres a entraîner le ressentiment et la colère d’une partie des citoyens engagés dans la lutte pour l’unité de la Bretagne.

Le collectif 44=Breizh appelle à dépasser ces sentiments et leurs réactions. La réunification est le projet d’une Bretagne démocratique qui se construit dans un travail collectif émancipateur. Le PS nous montre que ce n’est pas d’en haut mais à la base que ce type de projet peut émerger. Partout, dans nos associations et syndicats, dans nos entreprises et structures sportives, nous devons construire l’unité de la Bretagne par des engagements en faveur d’une organisation régionale sur les cinq départements.

C’est en ce sens que la plupart des militants du collectif se sont engagés là où ils habitent dans l’organisation de votations citoyennes construites à la base et autour de la plateforme DIBAB-Décidez la Bretagne.

Loin d’enterrer la revendication, cette loi doit ouvrir un nouveau chemin pour l’unité de la Bretagne.