Comment recevoir des autocollants 44/BRETAGNE avec drapeau breton pour vos plaques d’immatriculation ?

06/09/2015
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Depuis mai 2009, plus de 200.000 autocollants 44/BRETAGNE ont été imprimés !

pegsun_autocollant_44_Bretagne_Breizh_Plaques_Immatriculation_BZHDe 2009 à 2014 le collectif 44=Breizh envoyait gratuitement des autocollants pour plaques d’immatriculation. Suite à une trop forte demande nous avions décidé de ne plus envoyer d’autocollants par la poste pour les raisons simples que cela coûtait beaucoup d’argent et demandait beaucoup de temps d’investissement militant.

Étant donné un nombre toujours plus important de demandes nous avons pris la décision de reprendre les envois d’autocollants pour plaques. Cependant nous ne pouvons plus nous permettre de réaliser ces envois gratuitement, car ces autocollants et l’envoi de ceux-ci ont un coût. Pour obtenir des autocollants il vous suffit maintenant d’effectuer un paiement via Paypal et d’envoyer votre adresse postale à collectif.44breizh[at]gmail.com (remplacer [at] par @) accompagnée de la référence de votre paiement Paypal.

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Les propos de P. Grosvalet légitiment l’organisation de votation citoyenne

04/10/2014
Philippe Grosvalet, président du Conseil Général de Loire-Atlantique

Philippe Grosvalet,
président du Conseil Général de Loire-Atlantique

Dans l’édition nantaise de Ouest-France du 4 Octobre, Philippe Grosvalet, président du conseil Départemental de Loire-Atlantique répond négativement à la question d’une éventuelle consultation des habitants du département sur la question du rattachement de la Loire-Atlantique à La Bretagne.

 

Philippe Grosvalet reconnaît cependant que la population se sent majoritairement bretonne (« les habitants (…) pensent que la Loire-Atlantique est bretonne »). Dans une interview du mois de mai 2014, il avait reconnu les liens privilégiés qui unissaient la Loire-atlantique à La Bretagne, tant au niveau culturel qu’économique. Il disait alors ne pas accepter « que la Loire-Atlantique ne soit pas avec la Bretagne » en cas d’un redécoupage des régions et prêt à organiser une consultation de la population.

 

Malgré un sondage de juillet 2014 montrant seulement 6 % d’adhésion au projet de fusion entre régions Bretagne et Pays de la Loire en Bretagne (contre 55 % pour la réunification de la Bretagne et 35 % pour le statu quo), M. Grosvalet juge que celle-ci « ne créerait pas de problème (…) elle ferait assez largement consensus ».
Mais comme l’as fait remarquer très justement l’ancien conseiller municipal herblinois Michel Francois, M. Grosvalet confond les habitants de la région « Pays de la Loire » et les habitants du département de « Loire-Atlantique », puisqu’il se trompe sur les chiffres du sondage lorsqu’il avance le chiffre de 67 % en faveur d’une fusion de la région Bretagne et la région Pays de la Loire.
Le collectif 44=BREIZH demande à Philippe Grosvalet de regarder les chiffres et la réalité en face, plutôt que de s’enfoncer dans ses certitudes.

 

L’existence du département n’étant pas remis en cause, la nouvelle carte votée au mois de juillet 2014 ayant entériné le statu quo pour les régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre, M. Grosvalet ne voit plus l’intérêt d’un referendum. Ce que le collectif 44=BREIZH dénonçait comme une conception de la démocratie à « géométrie variable ».

 

Quoiqu’il en soit, ce refus du représentant du département à consulter les habitants du département sur leur avenir régional, légitime l’organisation de votations citoyennes initiées par la plate-forme « DIBAB – DÉCIDEZ LA BRETAGNE », qui organisera son forum de présentation le 25 octobre à Rennes.
C’est donc maintenant aux habitants et aux élus municipaux de prendre leur affaire en main pour organiser cette consultation populaire, dont la première aura lieu le 30 novembre dans une commune du Pays de Retz.

 

Impression

L’Assemblée Nationale vote la carte des régions : les Pays de la Loire bloquent !

18/07/2014

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L’Assemblée Nationale a voté, dans la nuit de jeudi à vendredi, la carte des régions proposée par le groupe PS. Ainsi, les régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre, notamment, restent en l’état.

Pour le collectif 44=BREIZH cette situation est la conséquence d’un préalable fixé par le gouvernement, consistant à n’accepter que des fusions de régions alors que certains départements veulent se dissocier de leur région d’appartenance. De fait, l’existence de la Région Pays de la Loire bloque aujourd’hui la volonté d’une Bretagne intégrant la Loire-Atlantique et de la création d’un Val de Loire avec le Centre. Quand deux régions sont bloquées dans leur évolution par une seule, il faut prendre les mesures qui s’imposent.

Mais force est de constater que le gouvernement n’ira pas directement dans le sens d’une dissociation des départements des Pays de la Loire, cette mesure n’entrant pas dans le cadre fixé pour la réforme territoriale. C’est par le droit d’option, permettant à un département de changer de région et qui sera débattu aujourd’hui, que quelques perspectives pour la réunification peuvent voir le jour. Tel qu’il est actuellement proposé au vote, ce droit d’option est extrêmement difficile à mettre place. Le collectif 44=BREIZH compte sur les parlementaires pour le déverrouiller.

Le nouveau redécoupage des régions n’est pas acté, le texte devra revenir devant le Sénat à la rentrée. Si le projet de loi y est modifié, une commission paritaire sera réunie associant des sénateurs et des députés pour tenter de trouver un compromis. Cependant, dans le cadre de la procédure d’urgence déclenchée pour la réforme territoriale, l’Assemblée Nationale aura le dernier mot.

Si la situation restait figée ainsi, cela démontrerait l’incapacité des élus de Bretagne à faire avancer la situation à Paris, nous montrant que la solution passe par la prise de décision ici en Bretagne, par l’organisation par exemple de référendums locaux, plus à même de porter le débat localement qu’au niveau hexagonal.

Poursuivre la mobilisation est donc une nécessité !

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94 % des habitants de Région Bretagne refusent la fusion avec les Pays-de-la-Loire !

13/07/2014

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L’association Bretagne Réunie a commandé un sondage sur le redécoupage des régions, auprès des habitants de la Région Bretagne, à l’institut LH2 qui avait réalisé les dernières enquêtes d’opinion sur le même thème. Ce sondage pose la question « selon vous [quel est] le territoire idéal pour la Bretagne ». Notons que cette consultation est très précise car elle développe les hypothèses en citant l’ensemble des départements concernés suivant les découpages.

Les résultats sont sans appel : 55 % des habitants de la Région Bretagne sont favorables à la réunification, 35 % pour un statu-quo et seulement 6 % pour une fusion avec les Pays-de-la-Loire !
Ce sondage montre donc que 94 % des sondés s’opposent à une fusion avec la région voisine et entendent conserver une représentation institutionnelle pour la Bretagne avec une majorité pour un élargissement de la Région à la Loire-Atlantique.

Pour le collectif 44=BREIZH, la configuration que révèle ce sondage montre très clairement qu’une fusion Bretagne-Pays-de-la-Loire n’est pas envisageable. Avec une telle opposition à ce projet en Région Bretagne, ce serait, si tant est que l’on puisse reprendre les propos malheureux de Jacques Auxiette, une « annexion ». Les parlementaires doivent être conscient que le vote d’une fusion ne serait pas sans conséquences électorales.

Alors que 55 % des habitants de la Région Bretagne sont favorables à l’intégration de la Loire-Atlantique, voulue et confirmée par les mobilisations et sondages par les habitants de ce département, le gouvernement et les parlementaires doivent prendre les mesures nécessaires pour débloquer une situation entravée par les Pays de la Loire.

Un redécoupage avec une Bretagne à cinq départements et l’intégration des départements de la Mayenne, Sarthe, Vendée et Maine et Loire dans une région Val de Loire, voulue par la région Centre doit devenir réalité à l’issue du vote de la nouvelle carte des régions.

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Sondage : 70% des habitants de Loire-Atlantique pour la réunification de la Bretagne !

03/07/2014

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L’institut de sondage LH2 vient de réitérer son sondage de mars 2014 sur la réforme territoriale pour la presse régionale.

L’analyse des réponses des sondés montre que l’option majoritairement défendue, devant la fusion des deux régions, est une Bretagne à cinq départements. Cette volonté a significativement augmentée. Elle passe ainsi de 62% en mars à 67% aujourd’hui à l’échelle des régions Bretagne et Pays de la Loire. L’opinion favorable atteint 70% en Loire-Atlantique (63% en mars soit + 7 points) et 77% en Région Bretagne (57% en mars soit + 20 points). Le collectif 44=BREIZH note avec satisfaction que, malgré le lobby contre la réunification, qualifiée à tort d’identitaire ou de passéiste par certains élus, la population est plus que jamais favorable à ce projet. Les élus locaux et les parlementaires doivent en tenir compte.

Conformément à la revendication d’un référendum départemental portée par15 000 personnes le samedi 28 juin, il faut souligner la soif de démocratie des citoyens. 67% des français souhaitent l’organisation d’un « référendum d’autodétermination départemental ». Une même proportion soutient ce processus en Pays de la Loire qui atteint un souhait de consultation de 72% en Région Bretagne. Pour le collectif 44=BREIZH, l’organisation d’une consultation populaire se justifie donc pleinement en Loire-Atlantique. D’autant plus que l’attachement à la région Pays de la Loire est l’un des plus faibles de France (65% contre une moyenne nationale de 73%) et que cette région est l’une des plus réceptives à une disparition de ses départements.

Sur la question d’une fusion Bretagne-Pays-de-la-Loire, qui recueille respectivement dans ces deux régions, 63% et 67%, le collectif 44=BREIZH se veut prudent. La confusion entre département « Loire-Atlantique » et région « Pays de la Loire » est malheureusement une réalité. La pétition de Philippe Grosvalet pour un Grand Ouest l’a démontré au vu du nombre de personnes qui l’ont signée en pensant soutenir la réunification de la Bretagne (cette information est vérifiable dans les commentaires laissés par les signataires). Par ailleurs, le fait que 90% des sondés en Région Bretagne sont attachés à leur région entre en contradiction totale avec les 63% de personnes sondées dans la même région qui se montrent favorables à la fusion avec les Pays de la Loire. Il y a manifestement confusion.

Quoi qu’il en soit, l’option majoritairement défendue par les sondés, comme dans la quasi-totalité des enquêtes d’opinion est la création d’une Région Bretagne regroupant les cinq départements.

 

Le collectif 44=BREIZH refuse l’argument qui voudrait faire du Grand Ouest une forme de réunification. Cette perspective ne serait que la dilution de la Bretagne, dont les habitants sont les plus attachés de France à leur région, dans une collectivité incohérente et hors-sol.

Le collectif 44=BREIZH demande aux parlementaires de prendre en compte ce sondage et les précédents, les manifestations et les vœux exprimés dans le cadre des débats au Sénat et à l’Assemblée. Le collectif 44=BREIZH demande au département de Loire-Atlantique d’organiser une consultation populaire posant la question de l’avenir régional des habitants du département.

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Le Drian, le Sénat : la nécessité d’une pression populaire pour la démocratie en Bretagne

26/06/2014

Le collectif 44=BREIZH regrette la tribune de Jean-Yves Le Drian et Stéphane Le Foll qui montre une résignation au statu-quo. Il apparaît évident que les tensions entre Région Bretagne et Pays de la Loire ont justifié une forme d’apaisement qui, au final, ne satisfera personne et entraîne de mauvaises interprétations. Une vice-présidence commune aux deux régions apparaît tout autant inutile que la proposition d’une Assemblée de Bretagne réunifiée au sein d’un Grand Ouest semble incongrue. Par ailleurs, comment comprendre une telle prise de position alors que le président de la Région Bretagne vient, aujourd’hui en session de défendre une nouvelle fois la réunification ? Quoi qu’il en soit, ce n’est ni Jean-Yves le Drian ni Pierrick Massiot qui voteront la loi mais les parlementaires.

 

Aujourd’hui la commission du Sénat en charge de la nouvelle carte régionale s’est d’ailleurs réunie. Des amendements portés par les groupes PS, EELV et UDI ont été adoptés et notamment le principe d’une fusion Pays-de-la-Loire/Centre !
Néanmoins, le texte global a été rejeté dans sa globalité (pas sur le cas d’une fusion Centre/PdL) par les sénateurs de l’UMP du PCF  et du PRG. Mardi prochain, à 15H, les sénateurs voteront donc sur la carte des régions initialement proposée par le gouvernement.  Cependant, les sénateurs, par leur vote sur la carte, viennent d’envoyer un message clair : ils soutiennent la fusion des régions Limousin et Poitou-Charentes avec l’Aquitaine plutôt qu’avec le Centre, région qu’ils verraient fusionnée avec les Pays de la Loire.

 

Le collectif 44=BREIZH soutient la fusion de la Région Pays de la Loire avec le Centre au sein d’un Val de Loire que nous appelons de nos vœux depuis longtemps. Néanmoins, comme le disait le président de la Région Centre il y a quelques semaines, une consultation des habitants de Loire-Atlantique sur leur appartenance à la Bretagne ou à cette future région Centre/PdL sera nécessaire.

 

Mardi prochain, le texte du gouvernement sera donc voté dans l’hémicycle du Sénat et des amendements pourront être adoptés à cette occasion. La manifestation de samedi adressera clairement ses revendications tant aux élus locaux qu’aux parlementaires pour qu’ils permettent la réunification de la Bretagne. C’est pourquoi il est absolument nécessaire de se mobiliser !

 

Toutes et Tous à Nantes samedi !
>>> http://reunification-referendum-28juin.com/ <<<
Une carte alternative pour la réforme territoriale

Une carte alternative pour la réforme territoriale


Réforme territoriale : il faut s’en remettre à la démocratie.

19/06/2014
Une carte alternative pour la réforme territoriale

Une carte alternative pour la réforme territoriale

Les mots qui reviennent le plus souvent pour caractériser le processus en cours de la réforme territoriale sont « manque de concertation » et « précipitation ». Des mots qui caractérisent autant les méthodes du gouvernement que celles des élus locaux :

Un gouvernement inconsistant :

Après les changements incessants de la carte des nouvelles régions, le conseil des ministres a décidé le report des élections régionales en décembre 2015 et une procédure d’urgence pour faire passer la loi en juillet. La mise en place d’élections en plein hiver et à la veille de période de fêtes est une première depuis 1965 ! Par ailleurs, faire passer la loi en été, montre clairement la volonté d’agir à l’écart des citoyens, occupés par leurs activités estivales.

Alors que la réforme territoriale était présentée comme une réponse à la défaite du PS aux élections municipales et européennes, ce dossier tourne au vinaigre. Non seulement une carte est créée sans aucune concertation avec les élus locaux, sans aucune étude, sans débat citoyen mais en plus le gouvernement tente de la faire passer en force !

Dans les régions, une totale confusion :

Malgré une carte très contestée, beaucoup d’élus locaux rappellent que le plus «important» dans ce dossier est une clarification des compétences et des moyens financiers nécessaires pour les mettre en œuvre. Il faut noter la différence d’appréciation des priorités entre la population qui semble bien plus intéressée par la question de sa région d’appartenance que des compétences et moyens de sa future collectivité.

Mais la question du découpage reste tout de même une problématique récurrente, puisque ni les conseils régionaux qui souhaitent des regroupements, ni ceux qui souhaitent des redécoupages n’arrivent à s’entendre. Jacques Auxiette, président du Conseil Régional des Pays de la Loire, après avoir défendu quelques temps une fusion avec la région Poitou-Charentes et laissé la porte ouverte à une fusion avec la région Centre, défend aujourd’hui une région Grand Ouest avec la Bretagne. Ceci, alors que la région Centre réclame la fusion avec les Pays de la Loire pour une grande région Val de Loire. Cette solution, qui était celle avancée par le comité Balladur en 2009, est aussi celle défendue depuis de nombreuses années par les partisans de la réunification de la Bretagne.

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La Loire-Atlantique, un département clé

Le président du conseil Général de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, avait annoncé au mois de mai qu’il organiserait un référendum si le département ne se retrouvait pas avec la région Bretagne dans le cadre d’un nouveau découpage. Le statu quo proposé par le gouvernement lui semble aujourd’hui la moins mauvaise solution. L’idée d’une consultation des populations que Philippe Grosvalet avait voté lors de vœux et qui lui a servi de menace face à la perspective d’une fusion PDL-Centre a complètement disparu alors que des départements comme l’Oise ou la Charente, territoires où la population ne s’est jamais mobilisée sur la question territoriale, lancent une consultation de leurs habitants. Dans le département, seul le député François de Rugy s’est dit qu’il serait bon de recueillir l’avis de la population et a initié une consultation sur son site internet. Une démarche modeste mais qui témoigne d’une volonté de près de 80% des votants en faveur d’une Bretagne à 5 départements.

Face à cette situation, des élus partisans à l’origine de la réunification de la Bretagne, échafaudent des plans peu crédibles. C’est le cas de Ronan Dantec qui après avoir défendu une région Bretagne avec la Mayenne comme seule alternative possible pour la réunification, signe aujourd’hui un texte avec plusieurs élus d’EELV pour une région Grand Ouest intégrant une Assemblée de Bretagne à 5 départements. Cette proposition est une aberration qui conduirait à la création de deux collectivités au sein d’une même région. Politiquement, elle ne peut pas aboutir car elle mettrait les autres départements des Pays de la Loire à la traine d’une Bretagne réunifiée, sans aucune possibilité pour eux d’intégrer les régions voisines qui auront déjà atteint une taille maximum. En ce sens, la proposition de Ronan Dantec ouvre la porte au Grand Ouest sans aucune garantie de la création d’une Assemblée de Bretagne à cinq départements.

Quelle stratégie pour sortir de ce capharnaüm ?

Nous voyons aujourd’hui des élus locaux presque désemparés face au plan du gouvernement, proposant tel découpage ou telle solution à un moment avant de se rétracter ou changer par peur de ne pas être entendu du gouvernement. Il est aujourd’hui de leur responsabilité de proposer une solution qui permettra aux futures régions de ne pas être contestées, et cette solution c’est la démocratie.

Le pire pour la Bretagne, et notamment pour la Loire-Atlantique, serait qu’encore une fois cette réforme échoue à résoudre le problème territorial de la Bretagne. À moins d’interdire les cours de bretons dans les écoles de Loire-Atlantique, de faire enlever les Gwenn-ha-Du des mairies et du Conseil Général, d’enlever les panneaux en bretons des communes et du département, de détruire volontairement les derniers symboles visibles rattachant le département à la Bretagne, le statu quo ou une région Grand Ouest n’enterreront jamais la revendication d’une région Bretagne réunifiée, contrairement à ce qu’annonçaient certains.

D’autant que ce découpage a montré son intérêt économique et social depuis très longtemps face à l’immobilisme et aux croyances de régions qui ne seraient plus fortes qu’en étant plus grosses. La Loire-Atlantique est le seul département qui a connu une forte mobilisation populaire lors des premiers débats sur la réforme territoriale. 10 000 manifestants, pour une réforme qui n’intéresse que si peu de monde ailleurs, ne se rayent pas d’un coup de crayon.

La manifestation du 28 juin est donc cruciale dans ce contexte. Pour beaucoup de gens, voir des élus baisser si vite les bras face aux blocages politiques et administratifs, provoque une certaine colère et renforce encore et toujours leur méfiance grandissante à leur encontre et vis à vis des institutions.

C’est pour cela que nous les appelons à se remobiliser. En ce sens la volonté démocratique des élus locaux (vœux et initiatives communales, pression auprès du département) et le débat parlementaire (droit d’option pour les départements, droit référendaire dans les départements) seront essentiels et accompagneront la mobilisation populaire en Loire-Atlantique qui, nous l’espérons, sera importante le 28 juin à Nantes.

Le collectif 44=BREIZH, en tant qu’organisation représentative du combat pour l’unité de la Bretagne appelle donc le plus grand nombre à partager le plan suivant, et appelle notamment les élus et organisations représentatives à se réunir le matin du 28 juin à Nantes pour mettre cela en place.

Exigence d’un referendum en Loire-Atlantique fin 2014, pour savoir si oui ou non la population veut une Bretagne à 5 départements ou laisser les élus décider à leur place d’un Grand ouest ou du statu quo régional.

Soutien des parlementaires qui défendront le droit d’option pour les départements à choisir leur région et qui proposeront des initiatives démocratiques dans le cadre des débats à l’Assemblée et au Sénat.

Dans le cadre d’élections régionales en 2015, référendum sur les 5 départements pour un statut d’Assemblée de Bretagne réunifiée.

Dans le cadre d’une impossibilité à dépasser les clivages entre élus régionaux, nous appellerons et nous nous investirons avec toutes celles et ceux qui seront de bonne volonté dans l’organisation d’une votation citoyenne pour une Assemblée de Bretagne sur les 5 départements.

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Jonathan Guillaume (porte-parole de 44=BREIZH) sur TéléNantes au sujet de la réforme territoriale et de la réunification de la Bretagne

12/06/2014

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Jonathan Guillaume était l’invité du « 18h Politique » sur le plateau de TéléNantes afin de parler de la réforme territoriale, de la réunification de la Bretagne et de la manifestation du 28 juin 2014 à Nantes :

http://www.telenantes.com/Actualite/18h-politique/2014/06/18h-politique-Jonathan-Guillaume