44=BREIZH occupe la sous-préfecture de Morlaix pour demander un référendum

18/09/2014

Sans titreHier, mercredi 17 septembre, les comités locaux du Finistère et du Trégor de 44=BREIZH ont occupé la sous-préfecture de Morlaix pour réclamer l’organisation d’un référendum sur la question de la réunification de la Bretagne. Le lieu n’a pas été choisi au hasard puisque la ville où s’est déroulée l’action est celle de Marylise le Branchu, ministre de la "décentralisation". L’action avait également lieu la veille du référendum écossais dont la qualité démocratique ne peut qu’inspirer en Bretagne sur la question du redécoupage des régions et de l’évolution des institutions. Le préfet étant absent, le collectif à été reçu par le délégué général de la sous-préfecture qui a écouté sans répondre puisque "l’État ne souhaite pas communiquer sur la question".

Cette réponse montre que l’État est bien en peine d’expliquer son l’absence de volonté de donner la parole au peuple sur cette question. Alors que  l’Angleterre consulte, pour sa part, la population écossaise sur son devenir, alors qu’une majorité des habitants de la Bretagne est favorable à la réunification, le blocage démocratique sur cette question est évident.

Interview de G. Lepape, 44=BREIZH (cliquez sur l’image) :

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Vous trouverez ci-dessous le communiqué envoyé par les deux comités locaux à la presse :

REFORME TERRITORIALE : UN REFERENDUM POUR LA BRETAGNE !

Le collectif 44=Bzh organise ce mercredi 17 septembre, veille du référendum écossais, un rassemblement à Morlaix sous forme de happening aux couleurs de nos cousins celtes, afin de dénoncer dans la ville de la ministre en charge de la réforme de l’Etat l’absence totale de démocratie dans le redécoupage actuel des régions. Nous exigeons la tenue d’un référendum portant sur la question de la réunification de la Bretagne et laissant aux habitants de la région administrative ainsi que de Loire Atlantique le soin de trancher sur cette question, et appelons d’ici là les Bretons à manifester massivement à Nantes le 27 septembre pour la réunification de la Bretagne et contre toute fusion avec les pays de la Loire. RDV aujourd’hui pour les médias à 15h30 sur le parking du quai Léon, près de la manufacture.

Cette semaine, l’ensemble des habitant-e-s d’Écosse est appelé à se prononcer par référendum sur l’avenir institutionnel qu’ils souhaitent donner à leur pays. Quoi que l’on puisse en penser, il s’agit là d’une magistrale leçon de démocratie que donne la Grande Bretagne à l’Europe toute entière.

Le contraste avec la Bretagne n’en est que plus saisissant ! Alors même que nous sommes citoyens de l’État (autoproclamé) champion de la démocratie et des droits de l’Homme, nous, Bretons, ne pouvons pas même décider de la taille de notre future région administrative ! En effet, les gouvernements successifs refusent depuis des décennies d’entendre la volonté populaire de réunifier les cinq départements bretons et aujourd’hui, alors qu’une réforme territoriale de grande ampleur est engagée, cette demande d’une Bretagne cohérente ne rencontre que le mépris de la part des hautes sphères de l’État. Ce déni démocratique n’a que trop duré ! Nous exigeons la tenue d’un référendum pour que les électeurs des quatre départements de la région administrative actuelle et ceux de Loire Atlantique puissent se prononcer sur la taille de leur future région : statut quo, Bretagne à 5 départements ou fusion Bretagne – Pays de Loire.

Pour notre part, nous sommes convaincus que la Bretagne ne pourra rester un territoire dynamique et équilibré que dans le cadre d’une région géographiquement, économiquement et culturellement cohérente. L’avenir de la Bretagne est une question prégnante concernant l’ensemble de ses habitants, il n’est plus admissible que le gouvernement continue à confisquer le débat. La véritable démocratie, c’est donner la parole aux Bretonnes et aux Bretons pour qu’ils puissent décider par les urnes quelle sera la région qui demain sera la leur !

 


Manifestation du 27 septembre : appel à la mobilisation et éclaircissements.

18/08/2014

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Le collectif 44=BREIZH appelle à participer à la manifestation pour la réunification de la Bretagne et contre le Grand Ouest organisée par Bretagne Réunie le 27 septembre à Nantes. Après les manifestations du 19 avril et du 28 juin ayant rassemblées respectivement près de 10 000 et 15 000 personnes à Nantes à l’initiative du collectif 44=BREIZH, cette manifestation sera la troisième mobilisation populaire en faveur de l’unité administrative de la Bretagne.

La partie de la réforme territoriale portant sur la délimitation des régions votée en juillet à l’Assemblée Nationale a maintenu les régions Bretagne et Pays de la Loire en l’état. L’empressement du gouvernement et le manque de démocratie ont conduit à un statu-quo qui ne résout pas le problème territorial de la Bretagne et de l’ouest de la France, alors même que la population était en attente. Se mobiliser reste donc important afin que, lors de l’examen du projet de loi par le Sénat et son adoption définitive par l’Assemblée Nationale, la revendication d’une Bretagne réunifiée soit entendue.

Le collectif 44=BREIZH souhaite également répondre aux interrogations qui nous ont été transmises. Nous ne disposons d’aucune indication sur le lieu du rassemblement qui n’a toujours pas été communiqué, ni sur les tracts, ni sur les sites des organisateurs. En effet, le collectif 44=BREIZH ne fait pas partie des organisateurs de la manifestation. Alors que nous estimons avoir toujours travaillé à l’unité du mouvement dans ce type de mobilisations importantes, Bretagne Réunie a souhaité écarter le collectif de celle-ci, estimant nos points de vue trop divergents.

Avant et après le 27 septembre la mobilisation continue ! Le collectif a travaillé cet été à l’élaboration de formes de mobilisations citoyennes différentes et proposant une autre dimension à la revendication. Nous en ferons part dans les prochains jours et espérons que nous pourrons vous en faire part lors de la manifestation du 27 septembre à Nantes !

Lors de la manifestation, un cortège 44=BREIZH sera constitué et nous appelons d’ores et déjà les manifestants à nous y rejoindre pour défiler dans les rues de Nantes !


L’Assemblée Nationale vote la carte des régions : les Pays de la Loire bloquent !

18/07/2014

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L’Assemblée Nationale a voté, dans la nuit de jeudi à vendredi, la carte des régions proposée par le groupe PS. Ainsi, les régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre, notamment, restent en l’état.

Pour le collectif 44=BREIZH cette situation est la conséquence d’un préalable fixé par le gouvernement, consistant à n’accepter que des fusions de régions alors que certains départements veulent se dissocier de leur région d’appartenance. De fait, l’existence de la Région Pays de la Loire bloque aujourd’hui la volonté d’une Bretagne intégrant la Loire-Atlantique et de la création d’un Val de Loire avec le Centre. Quand deux régions sont bloquées dans leur évolution par une seule, il faut prendre les mesures qui s’imposent.

Mais force est de constater que le gouvernement n’ira pas directement dans le sens d’une dissociation des départements des Pays de la Loire, cette mesure n’entrant pas dans le cadre fixé pour la réforme territoriale. C’est par le droit d’option, permettant à un département de changer de région et qui sera débattu aujourd’hui, que quelques perspectives pour la réunification peuvent voir le jour. Tel qu’il est actuellement proposé au vote, ce droit d’option est extrêmement difficile à mettre place. Le collectif 44=BREIZH compte sur les parlementaires pour le déverrouiller.

Le nouveau redécoupage des régions n’est pas acté, le texte devra revenir devant le Sénat à la rentrée. Si le projet de loi y est modifié, une commission paritaire sera réunie associant des sénateurs et des députés pour tenter de trouver un compromis. Cependant, dans le cadre de la procédure d’urgence déclenchée pour la réforme territoriale, l’Assemblée Nationale aura le dernier mot.

Si la situation restait figée ainsi, cela démontrerait l’incapacité des élus de Bretagne à faire avancer la situation à Paris, nous montrant que la solution passe par la prise de décision ici en Bretagne, par l’organisation par exemple de référendums locaux, plus à même de porter le débat localement qu’au niveau hexagonal.

Poursuivre la mobilisation est donc une nécessité !

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Quand des députés PS utilisent la réunification pour justifier le Grand Ouest

15/07/2014

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Les députés du groupe PS à l’Assemblée Nationale, réunis ce matin se sont mis d’accord sur un amendement commun dans le cadre du vote de la nouvelle carte des régions laissant les régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre telles quelles.

Le collectif 44=BREIZH constate pourtant que des députés, M. Noguès, M. Lesage, M. Pellois, M. Marsac et M. Rogemon, ont déposé un autre amendement pour provoquer la fusion Bretagne-Pays de la Loire. Ils justifient cette fusion, notamment, parce qu’elle permettrait de « rattacher la Loire-Atlantique à la Bretagne, ce qui correspond à une revendication ancienne et très forte ».

Le collectif 44=BREIZH dénonce la manipulation de la revendication d’une Bretagne à cinq départements pour tenter de justifier une fusion Bretagne-Pays de la Loire qui ne constitue en rien le même projet. Rappelons que le sondage le plus récent indique que seulement 6% des habitants de la Région Bretagne sont favorable à cette fusion contre 55% se prononçant pour une Bretagne intégrant uniquement la Loire-Atlantique. Rappelons que les deux dernières mobilisations (15 000 personnes chacune) et les précédentes revendiquaient la réunification de la Bretagne et s’opposaient clairement à une fusion de région à région.

Alors que la population n’est déjà absolument pas associée à la modification de la carte régionale et plus largement à la réforme territoriale, il est inadmissible de voir les efforts d’une partie de la société civile être détournés au profit du projet sur lequel elle s’oppose.

 


Tribune de Jonathan Guillaume : Châteaubriant, c’est la Bretagne !

15/07/2014

Tribune de Jonathan Guillaume, parue dans www.paysdechateaubriant.fr

CHATEAUBRIANT, C’EST LA BRETAGNE

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Animateur du collectif 44=Breizh et castelbriantais depuis quelques temps, je ne peux m’empêcher de réagir à la tribune commune publiée par Maxime Lelelièvre (UDI) et Jordan Esnault (PS) en faveur d’une région « Grand Ouest ».

Cette prise de position intervient dans le contexte particulier du débat parlementaire sur la réforme territoriale et de mobilisations importantes dans notre département. D’un côté, des citoyennes et citoyens de l’ensemble de la Bretagne, et notamment de Loire-Atlantique, se mobilisent pour réclamer le droit de se déterminer pour une nouvelle assemblée régionale de Bretagne avec la Loire-Atlantique. Ils étaient 10 000 à Nantes le 19 avril dernier et 15 000 le 28 juin. De l’autre, une classe dirigeante et ses aspirants, qui mènent activement campagne pour une fusion des Pays de la Loire et de la région Bretagne, contre une région réunifiant les 5 départements bretons.

Si rien n’empêche des membres de partis concurrents d’exprimer des positions communes, sur le fond, les arguments présentés par Jordan Esnault et Maxime Le lièvre méritent sérieusement d’être réfutés.

Être milieu de rien ne permet pas d’être centre de tout.

En tant que castelbriantais ceux-ci cherchent à mettre en avant les intérêts de la commune dans cette future région. « Châteaubriant pourrait être au centre d’une prometteuse région Grand-Ouest ». Un rapide coup d’œil sur la carte situe naturellement le pays de Chateaubriant au milieu de cette grande étendue. Mais cela suffira-t-il a en faire un « centre », point d’équilibre et d’échange un sein d’un vaste territoire ? Rien n’est moins sûr.

Comme ils le disent, Le « Grand Ouest » c’est la continuité du processus déjà enclenché de métropolisation nantaise :« L’économie mondiale est aujourd’hui fondée sur un réseau dense de métropoles, pleinement actrices de flux toujours plus nombreux. Ces grands centres urbains doivent pouvoir s’adosser à de vastes territoires ».

Soyons clairs, sur ces 30 dernières années, Châteaubriant a clairement pâtit des concentrations économique, démographique et politique entraînées par la métropolisation de Nantes, et dans une moindre mesure, celles de Rennes et Angers. A l’inverse du département, Châteaubriant a subi une réelle perte démographique sur les trois dernières décennies. Un phénomène qui l’amène en 2014 a faire partie des villes les plus pauvres de France, cumulant fragilités économiques, sociales et culturelles. Ce phénomène risque d’ailleurs d’être accentué par le renforcement des compétences des métropoles en 2015*.

Mettre Châteaubriant au milieu d’une région taillée pour la métropole nantaise n’en fera jamais un « centre ». La réforme territoriale, avec la recherche d’équilibre gouvernementale entre pouvoirs départementaux et régionaux, amène un projet peu ambitieux pour l’échelon régional. Doté de réelles compétences, avec une représentation exprimant la diversité géographique, c’est pourtant cet échelon qui serait le mieux à même d’organiser la solidarité, l’égalité et les dynamiques dans tous les territoires. Plutôt qu’un simple support de métropole, la région est capable de faire l’équilibre entre les véritables « centres », comme Nantes, et les localités périphérisées par les métropolisations, comme Châteaubriant. La région n’est pas qu’un échelon administratif, c’est aussi et surtout un espace vécu capable de jouer son rôle si on ne la vide pas de sa substance. Et le problème du « Grand Ouest », c’est que de substance, il n’en a point.

Grand-Ouest et Pays de la Loire, des projets sans fondements

Les élections régionales auront lieu dans un peu plus d’un an. Flatter la position des groupes politiques en place au conseil régional des Pays de la Loire n’est pas anodin pour ces « jeunes loups »* du PS et de l’UDI, ça leur paraît même « logique » : « Nous défendons assez logiquement une garantie de l’unité des cinq départements des Pays de La Loire qui ne peuvent se désolidariser les uns des autres au vu du travail qu’ils ont accompli et reste à accomplir ensemble ».

Néanmoins, le fait que les conseillers régionaux aient, si l’on peut dire, « fait leur job », ne peut pas justifier le maintien de l’intégrité d’une entité administrative aujourd’hui dépassée. Certes, de nombreuses associations sportives, culturelles, syndicales se sont adaptées, souvent malgré elles, au découpage imposé par le conseil régional des Pays de la Loire. Mais, rappelons que dans de multiples domaines la Bretagne à 5 département est d’actualité. Le pouvoir judiciaire est organisé en Bretagne sur les 5 départements, et les magistrats y tiennent. C’est aussi le cas d’une grande association écologique comme Bretagne Vivante. D’un point de vue économique, l’INPI* enregistre le dépôt de 830 marques comportant le nom « Bretagne » quand « Les Pays de la Loire » ne sont enregistrés que 63 fois. L’association entrepreneuriale « Produit en Bretagne », est très bien implantée en Loire-Atlantique et y enregistre un taux de notoriété des plus important. Rappelons qu’aucun entrepreneur n’a encore lancé d’association « Produit en Pays de la Loire » ou « Produit en Grand Ouest »

A l’échelle de l’Europe, les régions dynamiques reposent sur des éléments d’identification solides

L’Ecosse, la Bavière, la Catalogne, etc… ne sont pas de simples points cardinaux des Etats dont elles dépendent. Elles s’inscrivent dans des réalités réalités historiques, politiques, économiques, sociales qui font l’Europe et le Monde d’aujourd’hui. A l’inverse, la région administrative la plus pauvre d’Europe s’appelle « le Nord-Est ». Et savez-vous où c’est ?*

Personnellement, le « Grand Ouest » me fait penser aux régions grolandaises, Groland-du-Haut, Groland-du-bas, Groland-de-Côté et Groland-de-l’Autre-Côté. Régions fictives dont les noms ont été réduits au simple positionnement géographique des territoires et de leurs habitants par rapport à la capitale-centre. Le projet de « Grand Ouest » traduit cette abstraction technocratique et oligarchique effaçant les réalités et les dynamiques humaines des territoires concernés.

Le projet régional se doit de traduire les aspirations de ses habitants afin qu’ils puissent se l’approprier et porter une dynamique territoriale partagée. Le « Grand Ouest », s’appuie sur une vision passéiste, centraliste et élitiste d’une entité administrative comme simple courroie de transmission du pouvoir entre métropoles et Etat, entre Nantes et Paris. Comment affirmer que « tout plaide pour une fusion des deux régions », quand le dernier sondage réalisé montre que seulement 6% des bretonnes et des bretons souhaitent cette fusion (55% pour la réunification, 35% pour le statu quo, 4% ne se prononcent pas)*, et que 70% des habitants du 44 sont favorables à la réunification*. Comment souhaiter « le plus possible de consensus » autour du Grand Ouest, quand 15 000 personnes manifestent à Nantes pour réclamer le droit à un référendum sur la question de la Réunification de la Bretagne, et que les institutions en place leur refusent.

L’avenir, c’est la Bretagne à 5 département

Le Val de Loire et ses Châteaux classés à l’UNESCO, de Châlonnes/Loire (Maine et Loire) à Sully/Loire (région Centre), offre un espace régional connu dont la notoriété a permis un développement économique important. Tout comme Châteaubriant a intérêt à s’appuyer sur le projet de classement en cours des Marches de Bretagne au patrimoine mondial de l’UNESCO, les départements de l’Est des Pays de la Loire ont tout intérêt à profiter de cette appellation dans le cadre d’un nouveau découpage régional. C’est autant pour « eux » que pour « nous » qu’un « Grand Ouest » serait un frein au développement harmonieux et partagé de nos territoires. En quoi l’Ouest serait moderne et la Bretagne, et le Val de Loire, « passéistes » ? Il est malhonnête de vouloir nier les liens entre patrimoine historique et culturel et développement économique. Ils se nourrissent constamment l’un et l’autre !

La Bretagne avec 34 000 km2 et 4,5 millions d’habitants serait parmi les grandes régions européennes, plus grande que la Belgique, plus peuplée que l’Irlande. La Bretagne c’est une région maritime pour la plus grand façade maritime du territoire français, une des premières régions d’Europe en terme de construction navale et aéronautique, de l’industrie liée à la transition énergétique, la première région au niveau des conversions vers l’agriculture biologique, au niveau du tourisme, etc ….

La Bretagne à 5 c’est la possibilité d’une vraie région d’Europe, soutenue et voulue par ses habitants. La Bretagne à 5, ce n’est pas « défendre notre territoire pour le rendre plus fort » comme le revendique M. Lelièvre et J. Esnault. La Bretagne à 5, c’est un territoire pour tous ses habitantes et habitants qui leur permette de vivre, travailler, décider et s’épanouir, c’est une autre vision du bien commun et de l’intérêt collectif.

JONATHAN GUILLAUME

autre article sur Châteaubriant

* Voir la loi de Modernisation de l’Action Publique Territoriale et d’Affirmation des Métropoles, votée le 27 janvier 2014, première étape de la réforme territoriale en cours.
*Institut National de la Propriété Industrielle
* OF Châteaubriant du 06/03/14
* En Roumanie
* sondage LH2/BVA du 10/07/14
* sondage LH2/BVA du 24/06/14


94 % des habitants de Région Bretagne refusent la fusion avec les Pays-de-la-Loire !

13/07/2014

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L’association Bretagne Réunie a commandé un sondage sur le redécoupage des régions, auprès des habitants de la Région Bretagne, à l’institut LH2 qui avait réalisé les dernières enquêtes d’opinion sur le même thème. Ce sondage pose la question « selon vous [quel est] le territoire idéal pour la Bretagne ». Notons que cette consultation est très précise car elle développe les hypothèses en citant l’ensemble des départements concernés suivant les découpages.

Les résultats sont sans appel : 55 % des habitants de la Région Bretagne sont favorables à la réunification, 35 % pour un statu-quo et seulement 6 % pour une fusion avec les Pays-de-la-Loire !
Ce sondage montre donc que 94 % des sondés s’opposent à une fusion avec la région voisine et entendent conserver une représentation institutionnelle pour la Bretagne avec une majorité pour un élargissement de la Région à la Loire-Atlantique.

Pour le collectif 44=BREIZH, la configuration que révèle ce sondage montre très clairement qu’une fusion Bretagne-Pays-de-la-Loire n’est pas envisageable. Avec une telle opposition à ce projet en Région Bretagne, ce serait, si tant est que l’on puisse reprendre les propos malheureux de Jacques Auxiette, une « annexion ». Les parlementaires doivent être conscient que le vote d’une fusion ne serait pas sans conséquences électorales.

Alors que 55 % des habitants de la Région Bretagne sont favorables à l’intégration de la Loire-Atlantique, voulue et confirmée par les mobilisations et sondages par les habitants de ce département, le gouvernement et les parlementaires doivent prendre les mesures nécessaires pour débloquer une situation entravée par les Pays de la Loire.

Un redécoupage avec une Bretagne à cinq départements et l’intégration des départements de la Mayenne, Sarthe, Vendée et Maine et Loire dans une région Val de Loire, voulue par la région Centre doit devenir réalité à l’issue du vote de la nouvelle carte des régions.

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Tractage de 44=BREIZH contre le Grand Ouest

11/07/2014

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Le collectif 44=BREIZH a tracté mercredi de cette semaine à Rennes auprès des militants et élus socialistes qui préparaient les élections sénatoriales qui auront lieu en septembre prochain. Vous trouverez ci-dessous le tract qui a été diffusé.

                               Réforme territoriale : oui à un référendum !

Le 28 septembre prochain vous élirez les sénatrices et sénateurs. Nous attirons votre attention sur la question de la réunification de la Bretagne, une question qui fait débat au sein même du parti socialiste depuis l’annonce de la réforme territoriale par François Hollande.

Le collectif 44=Breizh prône, à l’instar du président socialiste de la région Bretagne, Mr Massiot, la réunification de la Bretagne et la création en son sein d’une Assemblée réunissant la région et les cinq départements.

Le 3 juillet dernier, nous avons créé une section en Ille-et-Vilaine, après avoir interpellé Mme Appéré, maire de Rennes, lors du conseil municipal du lundi 30 juin, sur les contradictions de ses prises de positions. En 2009, alors 1ere adjointe, elle mettait en garde contre les risques de dilution de la Bretagne dans un Grand Ouest pour opérer une volte-face en 2014 en cosignant une tribune dans Ouest-France pour la fusion de la Bretagne et des Pays-de-la-Loire. Nous avons également pointé du doigt les contradictions de sa majorité municipale puisque trois conseillers municipaux, aussi conseillers régionaux… cumul des mandats oblige, Eric Berroche (PC), Hind Saoud (PS) et Sylvie Robert (PS) ont voté un vœu en faveur de la réunification au conseil régional le 27 juin dernier et voté contre le vœu de réunification proposé par EELV au conseil municipal le 30 juin dernier. Aux élections sénatoriales, voterez-vous pour une candidate, Mme Robert, s’exprimant sur une question aussi fondamentale que le cadre de vie des bretons selon l’institution dans laquelle elle siège ?

Nous attirons votre attention également sur le fait que nous avons interpellé Mme Appéré sur notre volonté de voir un référendum organisé sur la réunification de la Bretagne. Point de réponse.

Nous vous demandons donc Mesdames et Messieurs, de prendre en considération notre volonté de voir la Bretagne réunifiée et d’organiser un référendum pour que les bretons puissent s’exprimer sur cette question. A l’instar du modèle de démocratie interne que fut les élections primaires internes au parti socialiste en 2011, une consultation populaire permettrait tout d’abord de réparer le déni démocratique de ce dossier ou si peu d’élus, ni la population n’ont été consultés. Demandez, en tant que grands électeurs, aux candidats aux élections sénatoriales de se positionner clairement sur les questions de la réunification de la Bretagne et de l’organisation d’un référendum. Positionnez-vous clairement, Mesdames et Messieurs en tant qu’élus sur ces deux mêmes questions.                                                                         

Le collectif 44=Breizh              

 

 


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