STOURMOMP EVIT UR C’HLEWELED BREZHONEK EUS AN DIBAB EN UR VREIZH ADUNANET !

03/06/2014

en français plus bas

Gervel a reomp an holl dud da vont da Blouneour-Menez d’ar Sul 8 a viz Mezheven evit en em vodañ asambles gant stourmerien Ai’ta hag evit lidañ deiz-ha-bloaz tarzhadenn Roc’h Tredudon, graet gant an FLB e 1974. Gant an taol-kaer-se e lakae an FLB war wel plas dister ar brezhoneg er mediaoù en ur lakaat da darzhañ benveg ar propaganda golist e Breizh.

Hag a nevez abaoe an deiziad-se ? Nebeut a dra e gwirionez !

– N’eo ket ofisiel ar Brezhoneg e Breizh ha pell eo a vezañ
– N’eus radio ebet a c’hell bezañ selaouet outañ penn-da-benn da Vreizh
– Ouzhpenn reuzeudik eo plas ar brezhoneg e-barzh an tele
– N’eus abadenn skinwel vrezhonek ebet evit tud Bro Naoned

Petra a fell deomp ?

– Brezhoneg yezh ofisiel eus Brest da Glison
– Ur radio broadel hollvrezhonek penn-da-benn da Vreizh
…Ur c’hleweled brezhonek eus an dibab ! Hag evit tud Bro Naoned ivez !

Evit kaout ur c’hleweled brezhonek a-zoare…poent kaout goulennoù resis ha krediñ stourm evito !

E 2009 e oa deuet war wel « TV TASMANT », setu ar pezh a lavare ar strollad :

« Diwar ar 165 million dastumet e Breizh [evit an taos skinwel], nebeutoc’h evit 40 million a vez dasparzhet er vro. Kement-mañ a dalv e vez roet 120 million d’ar c’hleweled e Pariz gant ar Vretoned. (…) Unan eus an diskoulmoù evit skignañ hor yezh hag evit he normaladur eo krouidigezh programmoù skinwel e brezhoneg. Prouet eo bet an dra-se gant arnodoù Kembre, Iwerzhon, Euskal Herria, Catalunyà ha nevez zo Bro Skos. (…) Goulenn a reomp neuze digant ar strollegezhioù tiriadel hag ar Stad e vefe roet deomp evit gwarantiñ ur gwir dazont d’ar brezhoneg : an tu da gaout (…) 15 eurvezh programmoù nevez a galite e brezhoneg bep sizhun. Pellarvesterien ar programmoù-se a ranko gallout dibab kaout istitloù e brezhoneg, galleg pe istitl ebet. Ar goulenn-se n’eo ket tamm ebet utopik ! Kaset eo gant tud a vicher a labour e bed ar mediaoù e Breizh hag e brezhoneg. » *

Reizh eo raktres « TV TASMANT » ha n’emañ ket er-maez a daol. N’eo ket ur raktres faltazius ! Kavout a ra deomp e ranker broudañ ur seurt raktres evit ma teufe da wir. Poent eo stourm da vat evit sevel ur servij publik kleweled e Breizh 5 departamant, hag a rofe ur plas bras d’ar brezhoneg. Poent eo gouzout peseurt kleweled brezhoneg a fell deomp a stourm evitañ didruez ! N’eo ket en ur gestal bruzun digant ar « pennoù bras » e c’hounezimp met en ur sevel ur c’heñver nerzh, en ur atahinañ an dud o deus ar galloud hag an arc’hant…hag e giz-se rediañ anezho da blegañ !

Evel a lavare Youenn Gwernig
« Les droits qu’on a ça s’demande pas, les droits qu’on a on les prendra ! »
.

* « Huchadeg evit ur c’hleweled en hor yezh ! » Gouere 2009.

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LUTTONS POUR UN AUDIOVISUEL EN BRETON DIGNE DE CE NOM
DANS UNE BRETAGNE REUNIFIEE !

Nous appelons tous les militants et sympathisants à venir à Plouneour-Menez le dimanche 8 Juin pour participer à la marche organisée par Ai’ta et afin de fêter l’anniversaire de l’explosion de l’antenne du Roc’h Tredudon, menée par le Front de Libération de la Bretagne en 1974. Par cette attentat le FLB dénoncait alors l’absence quasi totale de la langue bretonne dans les médias et faisait exploser le relais de la propagande gaulliste en Bretagne.

A part les têtes qui gouvernent…qu’est ce qui a changé depuis ? Pas grand chose !

– La langue bretonne n’est pas officielle en Bretagne et n’est pas près de l’être
– Il n’existe aucune radio nationale émettant sur l’ensemble du territoire breton
– Le nombre d’heures de breton à la télé est insignifiant
– Les habitants du Pays Nantais sont privés d’émissions en breton depuis des années

Que voulons-nous ?

– Langue bretonne officielle de Brest à Clison
– Une radio nationale émettant sur toute la Bretagne
…Un audiovisuel en breton de qualité ! Sur les 5 départements bretons !

Un audiovisuel en langue bretonne ? Oui, mais lequel ? Pour gagner il faut savoir ce qu’on veut et lutter !

En 2009 le projet « TV TASMANT » proposait ceci :

« Sur les 165 milions collectés [pour la redevance audiovisuelle] en Bretagne, moins de 40 milions environ sont distribués au pays. Cela représente donc 120 milions d’euros donnés à l’audiovisuel à Paris par la Bretagne. (…) La création de véritables programmes de télévision en breton est l’une des solutions pour normaliser, diffuser le breton. Les expériences galloises, irlandaises, basques, catalanes et plus récemment écossaises sur ce sujet sont sans équivoque. Cette demande qui consiste en un réel investissement dans l’audiovisuel breton n’est donc pas une demande d’aumône. Il faut que notre culture s’exprime et les moyens existent. Réclamons ce qui nous est du pour que nos langues aient une chance de s’exprimer et de vivre ! (…) Nous réclamons ainsi de la part des collectivités territoriales et de l’Etat qu’il nous soit accordé (…) 15h par semaine d’émissions télévisées de qualité en langue bretonne. Les téléspectateurs de ces différents programmes devront avoir le choix d’avoir des sous-titres en breton, français ou pas de sous-titres. Cette demande n’est absolument pas utopique ! Elle est formulée par des professionnels oeuvrant dans le domaine des médias en Bretagne. » *

Le projet de « TV TASMANT » est tout à fait légitime et réalisable. Nous pensons que l’ensemble des groupes luttant pour la langue bretonne devrait porter ce projet et mener de front une lutte de désobéissance civile radicale pour construire un véritable service public de l’audiovisuel dans une bretagne réunifiée, faisant toute sa place à la langue bretonne. La lutte pour une télévision en breton n’a pas fait un pas depuis des années. Il est temps de formuler des objectifs clairs et réalisables, de faire pression sur ceux qui on le pouvoir et l’argent et de construire un rapport de force favorable aux militants de la langue bretonne.

Comme disait le poète Youenn Gwernig
« Les droits qu’on a ça s’demande pas, les droits qu’on a on les prendra ! »

* « Pour un audiovisuel en breton digne de ce nom ! » Juillet 2009.

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Municipales : le collectif 44=BREIZH écrit aux candidats [Presse-Océan – 07/03/14]

07/03/2014

44Breizh_Ecrit-aux-candidats_PresseOcean_07-03-14Le communiqué complet est ici, avec le détail des questions :
https://44breizh.com/2014/03/04/municipales-2014-le-collectif-44breizh-interpelle-les-candidats-de-loire-atlantique/


MUNICIPALES 2014 : le collectif 44=BREIZH interpelle les candidats de Loire-Atlantique.

04/03/2014

Le collectif 44=BREIZH a envoyé à l’ensemble des candidats des 221 communes* un questionnaire sur la réunification de la Bretagne pour éclairer les électeurs et les électrices sur le positionnement des différentes listes présentes aux élections municipales dans le département.

S’il n’est pas de compétence municipale de provoquer ou non la réunification, les communes peuvent montrer leur attachement à un découpage régional ou à un autre par le biais de vœux ou par une expression dans l’espace public (drapeaux, bilinguisme breton/gallo etc.). Lieux de proximité, les communes peuvent également consulter leurs habitants dans le cadre d’une dynamique de démocratie participative sur diverses questions et notamment la réunification.

Aussi, le collectif 44=BREIZH souhaite que les candidats se positionnent sur leur soutien ou non à la réunification de la Bretagne et ce sur la base de propositions claires et réalisables. Outre l’avis personnel d’un candidat tête de liste ou d’une position commune d’une liste sur la question du découpage régional, le collectif 44=BREIZH propose de se positionner sur des propositions réalisables permettant d’avancer vers la réunification.

L’ensemble des réponses ou des non réponses à ce questionnaire sera rendu public et envoyé à la presse une semaine avant le premier tour des élections. Nous appelons les candidats aux élections municipales à y répondre et les citoyens à appuyer notre démarche en sollicitant eux-mêmes les candidats de leur commune et notamment ceux dont nous n’avons pas pu trouver le contact.

Le collectif 44=BREIZH
www.44breizh.com

* Nous n’avons pu envoyer le questionnaire à certains candidats qui n’ont donné leur contact à la presse et qui n’ont pas de site internet dédié à leur campagne. Si vous habitez une de ces communes n’hésitez pas à interpeller vos candidats avec ce questionnaire et à nous envoyer leurs réponses. En l’absence de contact, une mention précisant l’injoignabilité du candidat sera accolée au nom de la tête de liste dans les réponses au questionnaire.

 Urne_Municipales_2014_44BREIZH

LE QUESTIONNAIRE :

Madame, Monsieur,

Depuis plusieurs années les gouvernements successifs ont imaginé différentes propositions pour une réforme territoriale de la France. On entend en effet souvent parler à ce propos de «mille-feuilles administratif». Que ce soit dans les propositions du comité Balladur, sous le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy, ou récemment avec les propos du président Hollande sur la diminution du nombre de région, le redécoupage des régions de l’Ouest de la France apparaît comme nécessaire et inéluctable.

Une des propositions souvent retenue est celle d’une «réunification de la Bretagne», c’est à dire une intégration du département de Loire-Atlantique avec les quatre autres départements bretons dans une même région.

En tant que candidats à la tête d’une collectivité locale, la commune, premier échelon de la démocratie locale, nous attendons que vous vous prononciez sur ce sujet en répondant de la manière la plus claire et précise possible au questionnaire suivant dont les résultats seront communiqués sur notre site internet et à la presse une semaine avant le premier tour des élections municipales.

1) Si vous êtes élus, mettrez-vous en avant des signes visibles d’appartenance de votre commune à la Bretagne (drapeau breton sur la mairie, signalisation en breton et/ou gallo, etc…). Si oui, lesquels ?

2) Dans le cadre d’un redécoupage des régions de l’Ouest de la France, êtes-vous plutôt favorable à la réunification de la Bretagne ou à la création d’une région Grand Ouest ?

3) Serez-vous présents personnellement à la manifestation pour la Réunification organisée le samedi 19 avril prochain à Nantes ? Comptez-vous y appeler en tant que liste ?

4) Seriez vous prêt, dans le cadre d’une grande campagne de votation sur la réunification, à proposer et/ou faciliter l’organisation d’un référendum d’initiative communale ?

En l’attente de votre réponse, veuillez agréer, madame, monsieur, l’expression de notre considération.

Cordialement
Le collectif 44=BREIZH
www.44breizh.com


Pôles métropolitains, opportunité ou menace pour la réunification de la Bretagne ?

08/12/2011

44=Breizh publie ici et avec son aimable autorisation une analyse de Mikael Bodlore-Penlaez sur la création des pôles métropolitains (notamment Loire-Bretagne) et son impact sur l’unification territoriale de la Bretagne :

«Vu de Chicago, Angers, Nantes ou Rennes, c’est une même région…». C’est ce qu’Emmanuelle Quiniou, directrice générale de l’Agence d’urbanisme de la région angevine répondait à une interview du magazine municipal de la ville d’Angers (Vivre à Angers n° 355) pour justifier de la création du Pôle métropolitain Loire-Bretagne qui regroupe Angers, Nantes, Rennes, Saint-Nazaire et Brest. Ce type de réflexion est pour le moins absurde sinon fait preuve d’une négation totale de l’identité des territoires. Doit-on se positionner sur la réalité régionale en prenant en compte l’avis d’un Américain habitant à plusieurs milliers de kilomètres de chez nous, ou au contraire en prenant en compte les réalités locales et les souhaits de la population en Bretagne ou en Anjou ? Ce n’est pas parce que vu d’Europe, on ne sait pas systématiquement faire la distinction entre un Laotien et un Cambodgien que ces deux États vont souhaiter fusionner pour nos beaux yeux.

Les Pôles métropolitains, une identité commune ?

Les pôles métropolitains sont une nouvelle forme de coopération entre différentes agglomérations institués par la loi sur la réforme territoriale du 16 décembre 2010. Dans ce cadre, plus de 20 projets ont émergé en France, dont celui intitulé Loire-Bretagne. Ces pôles doivent porter un projet de développement équilibré et complémentaire notamment pour l’économie, l’urbanisme et l’aménagement. Lors du lancement de ces pôles à Paris le 5 juillet dernier, trois objectifs principaux ont été énoncés, à savoir la pertinence de l’échelle d’action, l’identité commune et le portage d’un projet de développement commun. La sémantique a toute son importance, notamment au vu du projet Loire-Bretagne qui ne paraît nullement s’inscrire dans ces objectifs ambitieux.

Le pôle métropolitain Loire-Bretagne, un non-sens

On peut légitimement s’interroger sur ce qu’on entend par l’identité commune des villes souhaitant coopérer au sein du pôle métropolitain Loire-Bretagne ? Cet espace découle plus du non-sens que d’une réelle identité commune. Quels sont franchement les liens culturels et historiques que Brest et Angers entretiennent ? Ces deux villes distantes de plus de 370 km sont à plus de 4 h 30 de route. Mais si la réflexion doit être d’ordre économique ou urbanistique, les liens ne sont pas plus évidents. Angers, métropole du Val de Loire, n’a pas beaucoup de rapport avec Brest, dont le slogan est la «métropole océane». Mais au-delà de l’incohérence se dessinent les plans de la Datar, sortis en 2005 qui voyait déjà dans cette métropole Loire-Bretagne l’embryon du futur rapprochement des régions administratives Bretagne et Pays de la Loire, cassant net toutes possibilités d’une Bretagne à cinq départements. L’organisme aménageur parisien ne s’est jamais vraiment distingué par ses «découpages» cohérents de l’espace hexagonale. Il est vrai qu’il s’est souvent adonné à des charcutages technocratiques rarement appropriés par la population, ni même les élus, souvent peu convaincus.

Angers entre deux chaises

Mais le contexte évolue assez rapidement. Du côté breton, l’analyse est sans appel. Une région à 5 départements où Brest, Nantes et Rennes coopèrent, cela est une évidence. Mais du côté angevin, les lignes bougent. À croire que les Bretons inspirent leurs voisins du Val de Loire. En effet, un nouveau pôle est en train de naître entre Angers, Tours et Le Mans, regroupant ainsi des villes qui historiquement ont toujours été proches, dans un espace cohérent qui s’appelle Val de Loire. Alors que dans les études préalables au projet du Grand-Paris, l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France (Les cahiers de l’IAU n° 153) considère la région nantaise comme une simple banlieue parisienne, Nantes et Rennes se posent la question d’une coopération beaucoup plus poussée pour faire contre poids. Dans ce contexte, le maire d’Angers, Jean-Claude Antonini, souhaite coopérer plus avant avec les villes consœurs de Touraine et du Maine, au point de se rallier le chef de file de l’opposition Laurent Gérault, qui déclarait au webzine Villactu.fr en février 2011 se réjouir de l’initiative du maire et «attendre beaucoup de ces nouveaux échanges, la place et l’avenir de l’Agglomération angevine en dépendent, face à l’hégémonie grandissante de l’axe Nantes-Rennes».

Georges Gontcharoff, spécialiste des questions de démocratie participative, enfonce le clou et émet des sérieux doutes sur la pertinence de certains pôles. Il affirme dans une analyse qu’il fait du rapport du membre du Conseil d’État, Jean-Jacques de Peretti (note n°64 ADELS/UNADEL), que «l’Espace Métropolitain Loire-Bretagne (EMLB) existe, mais ne se transformera peut-être pas en pôle métropolitain. (…) Un pôle métropolitain s’explore entre Tours, Angers et Le Mans. On voit donc qu’Angers est tiraillé entre plusieurs logiques».

L’espace Loire-Bretagne, opportunité ou menace pour la réunification ?

La constitution des pôles métropolitains permet aujourd’hui d’envisager deux scénarios, même trois. L’un est favorable à la réunification de la Bretagne et l’autre la fait s’éloigner encore un peu plus. Si Angers décide de se rapprocher de Tours et du Mans et que Brest, Nantes, Rennes et Saint-Nazaire s’unissent, on peut imaginer le meilleur pour l’avenir de la Bretagne à 5 départements. Angers retrouvant naturellement le Val de Loire comme espace de coopération, la cohésion régionale s’en trouvera d’autant renforcée.

En revanche, si l’acharnement technocratique persiste à construire un territoire difforme et sans identité réelle à travers l’espace Loire-Bretagne, on risque de se trouver dans une situation qui conforte encore plus la constitution d’une région Grand Ouest. Cela anéantirait par la même occasion l’idée d’une Bretagne réunifiée, et ferait peser le risque de disparition pure et simple de la région Bretagne.

Un troisième scénario, pas plus réjouissant, pourrait aboutir à un espace réunissant Angers, Brest, Le Mans, Nantes, Rennes, Saint-Nazaire et Tours.
Vous avez dit du grand n’importe quoi ?

[Source : Mikael Bodlore-Penlaez]


Le 18 juin 2011 doit marquer une nouvelle étape pour la “Bretagne en résistance”

29/06/2011

Plus de 40 ans de lutte

Le 18 juin 2011 aura été en terme de mobilisation et d’organisation une réelle démonstration de force de la revendication pour l’unité territoriale de la Bretagne. Sur l’ensemble de la journée, manifestation et fête en plein air le soir, on peut estimer la participation de 5000 à 7000 personnes. Beaucoup plus que pour la fresque humaine «44=BZH», qui eut lieu au même endroit l’année dernière et qui était déjà un beau succès. C’était la onzième manifestation ayant lieu en Loire-Atlantique pour réclamer l’unité administrative de la Bretagne (1976, 1981, 1998, 1999, 2001, 2003, 2003, 2005, 2008, 2010, 2011). Sur la dernière décennie, la manifestation «Bretagne en résistance» est sans doute celle qui aura amené le plus de monde avec celles de 2001 et 2008. La fresque humaine de 2010, avait interpellé par son originalité (2000 personnes s’étaient retrouvées pour inscrire un 44=BZH sur le sol du hangar à Bananes, voir parmi les photos ci-dessous), celle de 2011 sera sans doute la marche (10km !) qui aura fait passer un pas au niveau de la jeunesse et de la détermination des manifestants.

L’action de barbouillage du palais de région, la solidarité et la diversité des organisations présentes devant celui-ci, faisant face aux gardes mobiles, témoignent d’une réelle frustration face à un dossier qu’aucun responsable politique semble ne vouloir réellement régler. Ceux-ci, à commencer, par le nouveau président du CG 44 (Philippe Grosvalet) doivent en prendre la mesure et se positionner pour une solution réelle de la partition de la Bretagne.

Des évolutions lentes et symboliques à dépasser

En 2001, la mobilisation avait entraîné le vote d’un vœu sur la réunification de la Bretagne par le Conseil Général de Loire-Atlantique, alors que celui-ci était encore dirigé par André Trillard. Un vœu, seulement, mais qui marque officiellement le département de Loire-Atlantique comme breton : «le Conseil Général demande au Gouvernement d’organiser le débat public et les consultations nécessaires, puis d’initier le processus législatif permettant de réunir les cinq Départements bretons (…)». Depuis celui-ci, et jusqu’à l’ouvrage «Les Pays de la Loire, une région française dans le monde d’aujourd’hui»* par Jacques Auxiette, qui affirmait une réalité historique à la région des PdL à l’aide d’une pièce de monnaie circulant de 1182 à 1186, plus aucun responsable politique ne se livre à une remise en cause de l’appartenance historique et culturelle, actuelle et ressentie, du pays nantais à la Bretagne. Ceci n’a pas toujours été le cas. Le vœu de 2001 aura été un argument très utilisé par les acteurs de la Réunification, et il est un point significatif de l’histoire de notre lutte comme jamais n’avaient pu l’être les prises de positions des années 80 qui étaient liées au processus de décentralisation.

 

Entre 2004 et 2010, l’existence au sein de la majorité du conseil régional de Bretagne de conseillers autonomistes et fédéralistes, et la présence de l’ancien président du CUAB (Comité pour l’Unité Administrative de la Bretagne) Patrick Mareschal à la tête du département de la Loire-Atlantique, auront permis la création d’un comité mixte Loire-Atlantique-Bretagne administrative. Un premier travail en commun, qui prolonge le vœu de 2001 et la résolution de 2004 du Conseil Régional de Bretagne. Cette commission qui ne s’est réunie que 6 fois en 6 ans, n’aura eu de succès que dans des domaines culturels ou patrimoniales. Bien que l’exposition sur les marches de Bretagne avec son colloque et sa demande d’inscription au patrimoine de l’UNESCO, ait pu participer un tant soit peu à la prise de conscience de l’intégrité du territoire breton, il ne s’agit d’avancée que de l’ordre de l’ultra symbolique. Par ailleurs, nous pouvons légitimement nous demander si la participation de groupes et entreprises de Loire-Atlantique, à la Breizh Touch, au marché international du disque et de l’édition musical, au festival inter-celtique ou à la Fest Yves, nécessite l’existence de la commission mixte. Ce sont malheureusement les projets qui auraient permis de créer des bases durables en vue d’une future réunification qui n’ont pas vus le jour. Les projets de réseau breton de solidarité internationale, de charte pour la gestion intégrée de la zone côtière, de mise en réseau des ports maritimes, de conférence territoriale de Bretagne, en sont autant d’exemples qui restent quasiment sans suivis. Le fait que la campagne de communication parisienne du Comité Régional de Tourisme ait exclue la Loire-Atlantique, malgré des accords sortis de la commission mixte, montre cet échec. Cette commission mixte n’a, en fait, clairement pas les moyens de ses objectifs qui étaient selon P. Mareschal de créer les synergies et les outils qui faciliteront la réunification de la Bretagne. On ne peut que constater que, pour l’instant, cette commission n’a pas réussi à mettre en place des outils pérennes dépassant des cadres ponctuels et symboliques de coopération. Élaborer de vraies politiques territoriales à l’échelle de toute la Bretagne, ne pourra se faire qu’avec une unité administrative de la Bretagne, ou du moins un outil institutionnel qui la préparera réellement. Enfin on peut se poser la question de la cohérence de cette commission qui rappelait en 2009 «la constance de son engagement en faveur de la réunification de leurs territoires», qui, si elle continue, sera présidée pour la Loire-Atlantique par Philippe Grosvalet qui se déclare comme opposant à l’avancée de ce dossier.

En 2009, la commission Balladur chargée par le chef de l’Etat français de redéfinir le cadre des collectivités territoriales, a amené un grand espoir pour une bonne part de la population sensible à la cause de l’unité territoriale. Le rapport aurait prévu de faire passer les régions métropolitaine de 22 à 15 en créant notamment une collectivité bretonne représentant l’ensemble de son territoire. C’est ce qui était annoncé en tout cas dans la presse, avant que ne court le bruit de pressions de personnages locaux haut placés, qui auraient fait retirer cette proposition au dernier moment. Surtout, la réunification aura enfin été présenté comme un problème sérieux par la presse. Tellement sérieux que, dans la crainte de voir son poste ébranlé, Jacques Auxiette en a perdu son sang froid en assimilant la réunification à une «annexion des temps modernes, voire d’une certaine forme de colonisation»**. Au final, ont peut aujourd’hui conclure que cette nouvelle «décentralisation» décidée à Paris ne permettra pas la réunification et encore moins la possibilité d’une collectivité démocratique en Bretagne. Les moyens de financement se recentralisent la capacité de la région et du département à se déterminer sur l’unité territoriale se limitant toujours au bon vouloir de la région des PdL.

Suite à la manifestation du 18 juin, la vice-présidente du Conseil régional de Bretagne a annoncé la mise en place d’un comité de suivi sur la question de l’unité administrative… Que peut-on en attendre ? D’autant qu’il semble fermer aux organisations de la société civile, qu’on ne sait si des représentants de Loire-Atlantique y siègeront…

Changer de vitesse

Si des revendications politiques concrêtes animent ces manifestations, force est de constater qu’elles ne sont pas clairement prisent en compte par les médias et les institutions. Le 18 juin ou la semaine d’avant Kawan, beaucoup de personnes semblent être passé à côté de la «plateforme pour l’unité administrative de la Bretagne» supportée par Bretagne Réunie et 44=Breizh ou de l’appel du 9 avril 20011 «Un dazont evit hor yezh» signé par Ai’ta, SLB, 44=Breizh, Breizhistance, UDB, Skeudenn Bro Roazhon, … Pourtant ces plateformes, issus de travaux collectifs et consensuels, élaborent de manières concrêtes des solutions pour avancer vers une prise en compte réelle de nos revendications. Sûr qu’une plus large diffusion et une valorisation de ces travaux (chacun joue-t-il son rôle ?) permettra d’éviter les stéréotypes douteux qui ressortent des articles de presse-océan ou ouest-france «ils sont fiers ces bretons…», «au son des binious et des cornemuses…», «derrière leurs drapeaux et chapeaux bretons», etc.
La question que nous posons est bien une question de démocratie, pas une question folklorique.

 

Les revendications du 18 juin étaient claires et concrètes :
– d’une part création d’une filière de breton à la fac de Nantes & diffusion télévisuelle et radiophonique d’émissions en langue bretonne,
– et d’autre part modification des lois L. 4122-1 et L. 72.1 & exiger la possibilité aux bretons de se déterminer sur la question.

La réponse faite par le président du Conseil Général de Loire-Atlantique, affirmant être «ni pour ni contre» la réunification et insistant sur le fait de «privilégier une nouvelle étape de la décentralisation avant la question du découpage régional» n’est clairement pas celle que nous attendons. Où sont passés les engagements du Conseil Général de Loire-Atlantique ? La question territoriale doit être réglée en même temps que celle du statut d’une nouvelle collectivité bretonne, si l’on ne veut creuser le sentiment d’injustice et l’attente existant en Loire-Atlantique.

Alors qu’une manifestation est annoncée pour mars 2012 à Quimper, pour la langue (?), que la réforme territoriale est censée rentrer en vigueur en 2014, que le président de la région Bretagne dit «être jaloux» du statut du Pays de Galle, il est sans doute temps de poser clairement et collectivement la question du statut général de la Bretagne. Un statut qui intégrera pleinement la Loire-Atlantique et permettant au peuple breton de se doter des outils institutionnels lui permettant de se déterminer librement tant sur la question territoriale que sur la question linguistique.

La Bretagne doit continuer à résister au-delà du 18 juin. Cela passe par la construction de nos propres alternatives à la centralisation de l’Etat français à la base, ici en Bretagne.

* Quelques années auparavant, Jean Ollivro et Joseph Martray sortaient deux ouvrages aux titres étrangement semblables «La Bretagne réunifiée, une véritable région européenne ouverte sur le monde», et «La Bretagne au cœur du monde nouveau». Rappelons que la sortie et la promotion de l’ouvrage de Jacques Auxiette en février 2007 avait été gêné par la toute première action du GIR :
https://44breizh.com/2007/06/05/groupe-dintervention-reunification/

** Sur France 3 & RMC :
http://www.rmc.fr/blogs/lesgrandesgueules.php?post/2009/02/27/La-commission-Balladur-veut-casser-le-pouvoir-des-elus-Jacques-Auxiete


http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=14242


Les PdL parlent breton !? Broioù al liger a oar brezhoneg !?

05/06/2011

Il y a quelques jours, dans l’édition Loire-Atlantique du Ouest-France du 28 mai, on pouvait lire deux articles un peu particuliers, voir contradictoires. A la page régionale on tombait sur un texte à la police un peu plus grosse que les articles environnants et au titre en couleur «Breton», genre publi-reportage. Presqu’un huitième de page pour nous dire «qu’hier la région Pays de la Loire accueillait le conseil d’administration de l’Office public de la langue bretonne», et surtout pour rappeler que tous les ans depuis 2006 «les associations bretonnantes», comme «Dastum 44, le Bagad St Nazer, l’Ofis, l’Institut Culturel de Bretagne, l’Agence Culturelle de Bretagne…» reçoivent «plus de 100 000 euros». En fait un copié-collé du communiqué de la région qui ne paraîtra sur son site que 3 jours plus tard. Aucun problème ! C’est bien logique que l’argent des citoyens de Loire-Atlantique servent un minimum à la valorisation culturelle du département, et surtout à créer des emplois nécessaires. Bon, on rappellera juste que la région Bretagne dépense elle 1,4 million d’euros pour la seule «promotion de l’usage des langues bretonnes dans les médias audiovisuels», sans parler évidemment des bagadoù, cercles, organismes de formation, institutions, etc … qui, pour la région Pays de la Loire, semblent être bons à mettre tous dans le même sac ! On finira par dire (parce que nous aussi on a besoin de faire de la pub !) qu’au moins deux des quatre associations citées par les PdL participent à l’organisation de la manifestation du 18 juin pour la Réunification de la Bretagne. On à déjà vu mieux en terme d’allégeance, puis on attend le jour où les PdL mettrons du breton dans leur publication, traduirons leur site, etc …

Enfin ce qui interpellait c’était surtout de voir le même jour, en page départemental, la vice-présidente de la région Bretagne Lena Louarn, et Visant Roue, responsable de l’Office de la langue bretonne, qui s’étaient donné rendez-vous à Saint-Herblain pour parler de la formation professionnelle de 6 mois en breton qui s’ouvrira pour la première fois en Loire-Atlantique en octobre 2011. En effet le besoin en personnels brittophones augmente considérablement dans le département, avec entre autres les nouvelles ouvertures de classe. Une formation professionnelle en breton s’avère nécessaire d’autant qu’il y a quelques années l’Université de Nantes a supprimé sa filière breton. La grande absente sur la photo de cette rencontrec’est la région PdL ! Et pour cause, on apprend dans l’article que cette formation professionnelle qui s’établira à Saint-Herblain ne sera pas financée par la région PdL, mais par la région Bretagne ! Pourquoi ? Il semblerait que la région PdL ait refusé l’octroi de cette subvention à la formation ne jugeant pas, malgré les chiffres, l’accès à l’emploi en langue bretonne comme nécessaire en Loire-Atlantique.

Nous savions déjà que pour les demandeurs d’emplois du pays nantais il était recommandé de s’inscrire au Pôle Emploi de Bretagne administrative pour pouvoir bénéficier de formations professionnelles en breton. Là, ca sera sûrement la seule formation professionnelle de l’Etat Français qui sera financée non pas par la région qui l’accueille sur son territoire, mais par la région limitrophe dont les habitants se revendiquent.

Il nous semblait bon de remettre les choses dans leurs contextes et de souligner la concomitance étrange de ces deux articles. Pour nous, cet exemple dénonce l’argumentaire des Pays de la Loire qui consiste à dire que la partition de la Bretagne «n’empêche pas de se sentir breton en Loire-Atlantique» et qu’il n’y aurait donc pas de discrimination liée à la partition. A la rentrée prochaine, on pourra désormais accéder à une formation professionnalisation en breton de n’importe quel département qu’on habite en Bretagne. Nous en profitons donc pour souligner l’action de la vice-présidente de la région Bretagne et de Skol an Emsav, qui face à la mauvaise volonté politique nous montrent qu’avec un peu de courage et d’abnégation, rien n’empêche d’avancer vers l’unité de la Bretagne.


« Le Breton n’est pas un baragouin ! » – Délibéré du procès le 13 avril à 10h au Parlement de Bretagne (Rennes)

12/04/2011

Le collectif 44=BREIZH tient à diffuser ce texte co-signé par Jonathan & Josselin (an destenn e brezhoneg a zo da heul) :

LE BRETON N’EST PAS UN BARAGOUIN !
Mercredi 13 avril 10h, Place du Parlement à Rennes.
RESPECTEZ NOTRE LANGUE !

Le Mercredi 16 mars, nous sommes passés devant devant la cour d’appel de Rennes pour avoir été accusé de barbouillage par l’inscription d’un «44=BZH» sur un panneau Pays de la Loire à Nozay (44). Une quarantaine de personnes s’étaient réunies pour nous soutenir et nous les remercions. Lors de ce procès, nous avons défendu la légitimité du combat pour l’unité administrative de la Bretagne. Nous avions aussi fait venir un témoin de moralité, rennais, qui a voulu prêter serment en Breton, tout simplement car c’est sa langue et qu’il la parle quotidiennement.

Après avoir affiché un certain mépris à notre encontre, le président de chambre de la cour d’appel, le juge Pierre Dillange a sèchement renvoyé notre témoin d’un «votre audience s’arrête là, je ne comprends pas le baragouin». Des propos discriminants et inacceptables en 2011 pour un dépositaire de la justice en Bretagne. En effet, le caractère péjoratif et assumé des propos du juge renvoit directement aux préjugés d’il y a maintenant plus d’un siècle. Force est de constater qu’une certaine hiérarchie en Bretagne continue d’entretenir cet état discriminant alors même que la langue bretonne est reconnue comme officielle par la région, que des élus en ont la charge spéciale à la région comme à la municipalité, qu’elle est la langue véhiculaire de milliers de Bretonnes et Bretons, qu’elle est enseignée de la maternelle à l’université à Rennes et dans plusieurs villes de Bretagne, etc … Nous ne pouvons tolérer ces propos qui assimilent notre langue à un «langage incorrect, inintelligible et barbare» sur le simple fait qu’un juge français ne la comprends pas. L’usage de l’alsacien, du corse ou du basque est toléré dans certains tribunaux de l’hexagone, pourquoi le breton ne le serait il pas ?

Nous appelons donc à un rassemblement lors du délibéré de notre jugement, le mercredi 13 avril à 10h00, place du Parlement. Nous appelons aussi toutes les organisations soucieuses du respect de la langue bretonne à relayer cet appel. Si le breton reste interdit au tribunal cela ne doit pas empêcher les autorités judiciaires rennaises de faire preuve d’un minimum de respect pour notre langue et ses locuteurs.
JONATHAN GUILLAUME et JOSSELIN LIOTARD, militants jugés pour leurs engagements en faveur de la Réunification de la Bretagne.

HOR YEZH N’EO KET UR «BARAGOUIN» !
D’ar Merc’her 13 a viz Ebrel, Plasenn Breujoù Breizh e Roazhon
DOUJIT OUZH HOR YEZH !

D’ar Merc’her 16 a viz Meurzh e oamp dirak lez-varn Roazhon pa oa taolet ar bec’h warnomp evit un enskrivadur «44=BZH» livet ouzh ur pannel eus ar rannvro Broioù al Liger e Nozieg (44). Un 40 bennak a dud a oa deuet evit skoazell ac’hanomp, o trugarekaat a reomp. Da vare ar prosez hor boa difennet reizhegezh ar stourm evit Breizh unanet. Deut e oa un den-test, roazhonad anezhañ, a felle dezhañ komz brezhoneg, p’eo e yezh pemdez.

Goude bezañ bet dispriz ouzhomp da gentañ gant ar barner en deus kredet da c’houde kas hon den-test da sutal o lavarout «votre audience s’arrête là, je ne comprends pas le baragouin», komzoù gwallzipartus n’haller ket o c’honsentiñ e 2011 e genoù prezidant lez-varn galv Roazhon Pierre Dillange. Seurt komzoù lous a ra deomp soñjal e rakvarnoù ar c’hantved kent. Da stadañ ez eus e stag ul lodenn eus an dud a c’halloud e Breizh d’ober fae ouzh ar brezhoneg ha da vagañ ar saviad bresk m’emañ hor yezh en desped dezhi bezañ anavezet ez ofisiel gant ar rannvro, ha dezhi dilennidi e karg d’he diorren er rannvro koulz hag e lod eus an tiez-kêr, ha p’eo yezh dre gomz miliadoù a Vretoned, kelennet eus ar skol-vamm d’ar skol-veur e meur a c’hêrioù, h.a. N’hallomp ket gouzañv kement lavar a heñvela hor yezh ouzh ul «lavar direizh, diveizidik ha gouezh» diwar an abeg n’he c’hompren ket ur barner gall. Gouzañvet eo implij al elzasianeg, ar c’horseg hag an euskareg e lod eus lezioù-barn ar c’hwec’hkogn, rak petra ne vefe ket memes mod evit ar brezhoneg ?

Gervel a reomp diwar-neuze d’ur bodadeg da vare disoc’h hor barn, d’ar Merc’her 13 a viz Ebrel da 10e00, plasenn Breujoù Breizh. Gervel a reomp ivez an holl aozadurioù tomm ar brezhoneg ouzh o c’halon da embann ar galv-mañ. Zoken ma chom berzet ar brezhoneg el lez-varn ne virt ket kement-mañ d’ar pennadurezhioù justis roazhonat da zoujañ outi d’an nebeutañ.

JONATHAN GUILLAUME ha JOSSELIN LIOTARD, stourmerien barnet evit o engouestl a-du gant Breizh unanet.