Voici un article paru dans les « Pavés dans la Loire » (chroniques nantaises de Ouest-France) au sujet de la campagne 44=Breizh qui détourne les affiches de Nantes Métropole en utilisant l’image de José Bové sans sa moustache…
Contacté par le journal Presse-Océan, José Bové avait déclaré, plutôt amusé : “Personne ne m’a contacté. Ils auraient pu me prévenir et m’envoyer une affiche de moi sans ma moustache. Mais dans la mesure où je suis une personne publique et où l’objectif n’est pas malsain, ça ne me pose pas de problème”.
Comme il souhaitait recevoir une affiche nous lui avons écrit pour l’inviter à en récupérer une lors de la grande manifestation « Bretagne en résistance[s] » prévue à Nantes le 18 juin. Nous attendons maintenant sa réponse…
Alors, José Bové viendra-t’il à Nantes le 18 juin pour récupérer une affiche ?
Le collectif 44=BREIZH, co-organisateur de la manifestation du 18 juin 2011 à Nantes (avec BRETAGNE RÉUNIE, KEVRE BREIZH et l’AGENCE CULTURELLE MORVAN LEBESQUE) animera une réunion de présentation ouverte à tous, citoyens comme associations du Pays de Retz et des environs.
Cette réunion se tiendra le vendredi 20 Mai 2011 à Machecoul au bar l’Amandier situé 7 place du champ de foire, à partir de 20h00.
Trois objectifs à cette réunion :
1- Faire le point sur les avancés et actualités de la réunification de la Loire-Atlantique à la Bretagne
2- Rencontrer les associations culturelles et les citoyens pour permettre de faire remonter attentes et revendications pour la manifestation du 18 juin
3- Présenter et mobiliser les acteurs du Pays de Retz pour permettre la réussite de la manifestation du 18 juin
RENDEZ-VOUS :
Vendredi 20 Mai 2011 à 20h00
Au Bar l’Amandier 7 place du champ de foire
Machecoul
Un concert d’un groupe surprise sera donné après cette réunion !
44=BREIZH et BRETAGNE REUNIE, organisateurs de la manifestation du 18 juin 2011 à Nantes avec KEVRE BREIZH et l’AGENCE CULTURELLE MORVAN LEBESQUE, animeront une réunion de présentation ouverte à tous, citoyens comme associations de Rennes et de ses environs. Cette réunion se tiendra le jeudi 26 mai, à 19h au café le Papier Timbré à Rennes (39 rue de Dinan).
Trois objectifs à cette réunion :
1- Faire le point sur les avancés et actualités du rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne
2- Rencontrer les associations culturelles, les formations politiques et les citoyens pour permettre de faire remonter attentes et revendications pour la manifestation du 18 juin
3- Présenter et mobiliser les acteurs de Rennes et de ses environs pour permettre la réussite de la manifestation du 18 juin
Cette réunion sera également l’occasion de parler de la coordination qui s’est mise en place autour d’une plateforme revendicative pour assurer le suivi des revendications attachées à la manifestation du 18 juin 2011.
Le collectif 44=BREIZH vient d’envoyer un courrier à José Bové suite à la campagne d’affichages dans laquelle son image avait été utilisée. Suite au buzz de ces affiches, le journal Presse-Océan avait contacté José Bové pour savoir ce qu’il pensait du fait qu’on utilise son image (https://44breizh.com/2011/04/20/loire-atlantique-bretons-rebelles-presse-ocean-20_04_2011/). Voici ce qu’il avait répondu, plutôt amusé :
“Personne ne m’a contacté. Ils auraient pu me prévenir et m’envoyer une affiche de moi sans ma moustache. Mais dans la mesure où je suis une personne publique et où l’objectif n’est pas malsain, ça ne me pose pas de problème”.
Nous avons donc pris au mot José Bové et lui avons proposé de venir participer à la grande manifestation organisée à Nantes le 18 juin. Nous aurions ainsi l’occasion de lui remettre en main propre l’affiche de lui-même sans sa moustache ! 😉
José Bové — qui avait indiqué lors de l’élection présidentielle de 2007 être favorable à l’unité de la Bretagne — aurait ainsi l’occasion d’afficher une nouvelle fois son opinion favorable à la Réunification, et nous pourrions également lui faire prendre connaissance des différents procès, condamnations et amendes qu’une dizaine de jeunes du collectif 44=BREIZH subissent, suite à des actions de désobéissance civile, de barbouillages, ou encore d’arrestations arbitraires…
Voici le courrier envoyé à José Bové :
Un journal nantais (Presse-Océan) vous a fait part il y a quelques semaines de la campagne d’affichage pastiche à laquelle votre image a servie. Il n’y a aucune volonté d’attaque personnelle dans cette affiche, au contraire. Cette campagne vise à rappeler que le problème de la partition administrative de la Bretagne est à ce jour irrésolu. En effet, depuis la création officielle des régions administratives françaises en 1972, la Loire-Atlantique est séparée du reste de la Bretagne sans que la population n’ait jamais été consultée. Cette situation a des conséquences réelles et néfastes en terme de démocratie et de reconnaissance, mais aussi de transports et d’économie locale. Malgré les vœux du Conseil Régional de Bretagne et du Conseil Général de Loire-Atlantique, la région des Pays de la Loire refuse de reconnaître la pertinence et la réalité de la revendication, nous condamnant à un statu quo qui semble sans issue. Nous connaissons votre opinion favorable à l’unité de la Bretagne, que vous avez officiellement rappelé lors des élections présidentielles de 2007. Le 18 juin prochain, se déroulera à Nantes une grande manifestation en faveur de l’unité de la Bretagne, qui marquera notamment les 70 ans de la première partition administrative de la Bretagne. En tant que co-organisateur, nous profitons de l’occasion pour vous inviter à nous rejoindre dans les rues de Nantes le 18 juin afin de vous remettre en mains propres l’affiche à votre effigie.
Dans un deuxième temps, nous vous invitons à prendre connaissance des condamnations dont ont été victime près d’une dizaine de jeunes de notre collectif pour des actions de désobéissance civique ou pour des arrestations arbitraires en fin de manifestation. C’est notamment le cas de six jeunes âgés de 18 à 22 ans a qui la région Pays de la Loire réclame près de 20 000 euro. Des procès sont toujours en appel et des dizaines d’élus municipaux, maires ou conseillers régionaux soutiennent les «inculpés de la réunification», il va de soi que c’est avec un grand honneur et un grand plaisir que nous verrions votre soutien s’ajouter aux leurs. Nous sommes sûrs que vous comprendrez que la situation d’impasse démocratique dans laquelle se trouve les habitants du pays nantais puissent amener une part de la population à entamer des actions de protestation symboliques de barbouillage ou autre.
En espérant que vous vous joindrez à l’appel lancé par notre collectif et Bretagne Réunie pour une «Bretagne en Résistance[s]» le 18 juin à Nantes. Veuillez agréer l’expression de nos salutations militantes.
Le collectif 44=BREIZH, co-organisateur de la Manifestation «BRETAGNE EN RESISTANCE[S]», rappelle que les organisations promouvant un discours raciste et xénophobe ne sont pas les bienvenues le 18 juin prochain à Nantes. En ces temps où l’extrême droite et ses valeurs gangrènent notre société et le débat politique, nous ne voulons pas que soit perturbé le message d’ouverture et de démocratie porté par l’ensemble des organisateurs de la manifestation, comme certains ont tenté de le faire lors de la fresque humaine du 27 février 2010 à Nantes. La très grande majorité du mouvement culturel breton et des organisations de la société civile en Bretagne défendent une Bretagne unie et fière de sa diversité. Les accusations raciales portées par le groupuscule breizatao contre Yannick Martin et son frère ces derniers mois, ont d’ailleurs montré le refus de telles opinions par l’ensemble de ceux-ci.
Yannick Martin (sonneur du Bagad Kemper) et son frère, victimes de propos racistes.
Le hasard du calendrier fait que cette manifestation tombe le jour anniversaire de l’appel lancé en 1940 depuis Londres à la résistance anti-nazi dans l’Hexagone. Il serait plus que malvenu de conforter ceux qui feignent de voir dans les promoteurs de la démocratie en Bretagne des héritiers revendiqués de la collaboration.
Le message est donc passé et les positions de 44=Breizh en tant qu’organisateur de «BRETAGNE EN RESISTANCE[S]» sont claires et affirmées. La présence de l’extrême droite le 18 juin à Nantes ne pourra être assimilé qu’à une volonté de nuire au bon déroulement de la manifestation.
Photo d’un affichage public de la nouvelle campagne de 44=Breizh,
tout près de l’Hôtel de région « Pays de Loire »
Le collectif 44=BREIZH, qui lutte pour l’unité territoriale de la Bretagne, vous présente sa nouvelle campagne d’affichage, volontairement décalée et pastiche ! 😉
Cette campagne est basée sur le détournement des publicités de Nantes Métropole que vous reconnaitrez facilement :
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Téléchargez également le nouveau logo détourné de Nantes Métropole Communauté Urbaine :
Le collectif 44=BREIZH tient à diffuser ce texte co-signé par Jonathan & Josselin (an destenn e brezhoneg a zo da heul) :
LE BRETON N’EST PAS UN BARAGOUIN ! Mercredi 13 avril 10h, Place du Parlement à Rennes. RESPECTEZ NOTRE LANGUE !
Le Mercredi 16 mars, nous sommes passés devant devant la cour d’appel de Rennes pour avoir été accusé de barbouillage par l’inscription d’un «44=BZH» sur un panneau Pays de la Loire à Nozay (44). Une quarantaine de personnes s’étaient réunies pour nous soutenir et nous les remercions. Lors de ce procès, nous avons défendu la légitimité du combat pour l’unité administrative de la Bretagne. Nous avions aussi fait venir un témoin de moralité, rennais, qui a voulu prêter serment en Breton, tout simplement car c’est sa langue et qu’il la parle quotidiennement.
Après avoir affiché un certain mépris à notre encontre, le président de chambre de la cour d’appel, le juge Pierre Dillange a sèchement renvoyé notre témoin d’un «votre audience s’arrête là, je ne comprends pas le baragouin». Des propos discriminants et inacceptables en 2011 pour un dépositaire de la justice en Bretagne. En effet, le caractère péjoratif et assumé des propos du juge renvoit directement aux préjugés d’il y a maintenant plus d’un siècle. Force est de constater qu’une certaine hiérarchie en Bretagne continue d’entretenir cet état discriminant alors même que la langue bretonne est reconnue comme officielle par la région, que des élus en ont la charge spéciale à la région comme à la municipalité, qu’elle est la langue véhiculaire de milliers de Bretonnes et Bretons, qu’elle est enseignée de la maternelle à l’université à Rennes et dans plusieurs villes de Bretagne, etc … Nous ne pouvons tolérer ces propos qui assimilent notre langue à un «langage incorrect, inintelligible et barbare» sur le simple fait qu’un juge français ne la comprends pas. L’usage de l’alsacien, du corse ou du basque est toléré dans certains tribunaux de l’hexagone, pourquoi le breton ne le serait il pas ?
Nous appelons donc à un rassemblement lors du délibéré de notre jugement, le mercredi 13 avril à 10h00, place du Parlement. Nous appelons aussi toutes les organisations soucieuses du respect de la langue bretonne à relayer cet appel. Si le breton reste interdit au tribunal cela ne doit pas empêcher les autorités judiciaires rennaises de faire preuve d’un minimum de respect pour notre langue et ses locuteurs.
JONATHAN GUILLAUME et JOSSELIN LIOTARD, militants jugés pour leurs engagements en faveur de la Réunification de la Bretagne.
HOR YEZH N’EO KET UR «BARAGOUIN» ! D’ar Merc’her 13 a viz Ebrel, Plasenn Breujoù Breizh e Roazhon DOUJIT OUZH HOR YEZH !
D’ar Merc’her 16 a viz Meurzh e oamp dirak lez-varn Roazhon pa oa taolet ar bec’h warnomp evit un enskrivadur «44=BZH» livet ouzh ur pannel eus ar rannvro Broioù al Liger e Nozieg (44). Un 40 bennak a dud a oa deuet evit skoazell ac’hanomp, o trugarekaat a reomp. Da vare ar prosez hor boa difennet reizhegezh ar stourm evit Breizh unanet. Deut e oa un den-test, roazhonad anezhañ, a felle dezhañ komz brezhoneg, p’eo e yezh pemdez.
Goude bezañ bet dispriz ouzhomp da gentañ gant ar barner en deus kredet da c’houde kas hon den-test da sutal o lavarout «votre audience s’arrête là, je ne comprends pas le baragouin», komzoù gwallzipartus n’haller ket o c’honsentiñ e 2011 e genoù prezidant lez-varn galv Roazhon Pierre Dillange. Seurt komzoù lous a ra deomp soñjal e rakvarnoù ar c’hantved kent. Da stadañ ez eus e stag ul lodenn eus an dud a c’halloud e Breizh d’ober fae ouzh ar brezhoneg ha da vagañ ar saviad bresk m’emañ hor yezh en desped dezhi bezañ anavezet ez ofisiel gant ar rannvro, ha dezhi dilennidi e karg d’he diorren er rannvro koulz hag e lod eus an tiez-kêr, ha p’eo yezh dre gomz miliadoù a Vretoned, kelennet eus ar skol-vamm d’ar skol-veur e meur a c’hêrioù, h.a. N’hallomp ket gouzañv kement lavar a heñvela hor yezh ouzh ul «lavar direizh, diveizidik ha gouezh» diwar an abeg n’he c’hompren ket ur barner gall. Gouzañvet eo implij al elzasianeg, ar c’horseg hag an euskareg e lod eus lezioù-barn ar c’hwec’hkogn, rak petra ne vefe ket memes mod evit ar brezhoneg ?
Gervel a reomp diwar-neuze d’ur bodadeg da vare disoc’h hor barn, d’ar Merc’her 13 a viz Ebrel da 10e00, plasenn Breujoù Breizh. Gervel a reomp ivez an holl aozadurioù tomm ar brezhoneg ouzh o c’halon da embann ar galv-mañ. Zoken ma chom berzet ar brezhoneg el lez-varn ne virt ket kement-mañ d’ar pennadurezhioù justis roazhonat da zoujañ outi d’an nebeutañ.
JONATHAN GUILLAUME ha JOSSELIN LIOTARD, stourmerien barnet evit o engouestl a-du gant Breizh unanet.