Succès de la soirée BREIZH CALLING evit sizhun ar brezhoneg !

07/04/2015

Pari réussi pour le concert co-organisé par 44=Breizh, BREIZH CALLING à Moisdon-la-rivière. Près de 500 personnes* ont participées à une soirée de musiques bretonnes actuelles mémorable !

Les forges ont offert un cadre magnifique à cet événement qui s’inscrivait dans la «semaine du breton et du gallo», soutenue par le Conseil Régional de Bretagne et coordonnée en Loire-Atlantique par le centre culturel Yezhoù ha Sevenadur.

Des stands de disquaires, d’associations, des repas bio servis et préparés par des maraîchers locaux, de la bière bio de Jans au comptoir, l’ambiance était conviviale et engagée. On retrouvait d’ailleurs parmi les associations présentes la plateforme DIBAB, organisatrice en février dernier d’une votation à Soudan portant sur la réunification de la Bretagne. Le nom du festival, « BREIZH CALLING », témoigne clairement de cette volonté des organisateurs d’ancrer l’événement dans la Bretagne à cinq départements.

La programmation, éclectique et de qualité, avait d’ailleurs pour dénominateur commun de mêler les sonorités et les langues bretonnes à la musique actuelle, passant de l’électro-performance des castelbriantais de DJ Galette, au punk déjanté des ramoneurs de menhirs, sans aucun problème. Entre le chanteur à l’humour grinçant, Cyril Le Troll, et le Hip Hop/Fest noz de Beat Bouet Trio, c’était la compagnie Charivari qui nous offrait un spectacle d’acrobate perché à la robuste charpente de la salle des vieux fourneaux.

Après cette première réussite, nombreux étaient ceux à quitter les lieux en espérant une autre édition. Les organisateurs préfèrent pour l’instant y répondre par « Perak ‘ket ! »**

*(plus de 400 entrées)
** « pourquoi pas » en breton.

Vues extraites du reportage de Pulceo

Beat Bouet Trio

Beat Bouet Trio

DJ Galette

DJ Galette

Cie Charivari

Cie Charivari

Les ramoneurs de Menhirs

Les ramoneurs de Menhirs

An davarn

An davarn


44=BREIZH appelle à manifester à Carhaix le 30 novembre, pour «Vivre, travailler et décider en Bretagne», de Brest à Clisson !

28/11/2013

Manif_Bonnets_Rouges_Carhaix_KaraezLe Collectif 44=Breizh, qui milite pour la réunification de la Bretagne, appelle à manifester à Carhaix le 30 novembre, dans le sillage du mouvement des «bonnets rouges». Cette manifestation est à l’appel du collectif pour «Vivre, travailler et décider en Bretagne» et a pour mot d’ordre : «pour l’emploi, contre l’ecotaxe et pour décider en Bretagne»

● Nous n’avons pas vocation à nous prononcer sur l’écotaxe ; nous regrettons cependant l’absence de mobilisations des députés de Loire-Atlantique aux côtés de leurs homologues du reste de la Bretagne pour obtenir un allègement de 50%. Une mobilisation collective avait permit de disposer de 4×4 voies gratuites en Loire-Atlantique intégrée dans le Plan Routier Breton. Nous voyons malheureusement que les frontières administratives dressées entre Nantes et le reste de la Bretagne agissent comme des barrières mentales sur certains…

● Nous apportons aussi notre solidarité aux salariés victimes des licenciements partout en Bretagne et notamment en Loire-Atlantique, qui subissent les choix d’une politique économique libérale qui ne leurs profitent pas.

44=Breizh appelle à manifester car les organisateurs réclament à «décider en Bretagne», de «Brest à Clisson», comme l’a rappelé notamment le Maire de Carhaix, Christian Troadec, le 16 novembre à Nantes. Le manque de démocratie et de pouvoir politique en Bretagne, dont un des éléments révélateurs est la partition administrative de la Bretagne, est bien un des déclencheurs de cette révolte. En ce sens nous regrettons que la Loire-Atlantique n’ai pas été invitée à la table des négociations sur le pacte d’avenir pour la Bretagne mis en œuvre par le gouvernement. Nous regrettons qu’aucune mesure prévue par ce texte encore en cours d’élaboration ne soit prévue en faveur de la réunification et de l’évolution institutionnelle de la Bretagne.
Mobilisons nous pour l’unité administrative de la Bretagne, pour un pouvoir politique et démocratique qui permette à toutes les bretonnes et les bretons de prendre leur avenir en main.
Manifestadeg_Bonnets_Rouges_Carhaix_KaraezManifestation_Bonnets_Rouges_Carhaix_Karaez

 


100.000 nouveaux autocollants pour les plaques d’immatriculation 44 / drapeau breton ! Comment se procurer les autocollants avec 44=BREIZH ?

07/07/2012

44=BREIZH participe toujours à l’opération pour avoir le drapeau breton sur les plaques d’immatriculation du 44, et vient de participer à l’édition de 100 000 nouveaux autocollants !!! Ceux-ci s’ajoutent aux plus de 100.000 autocollants et aux 40000 flyers déjà imprimés depuis le mois de mai 2009 avec “Plaques bretonnes 44” !

Face à la décision méprisante d’interdire le drapeau breton sur les plaques d’immatriculation des personnes souhaitant avoir le numéro de département 44 (Loire-Atlantique), il ne reste depuis que la solution des autocollants… Le collectif 44=BREIZH a pourtant fait campagne pour que l’on puisse avoir le symbole breton en Pays Nantais, mais malgré des rendez-vous avec le sous-préfet, des rassemblements, etc., nous sommes restés dans une situation des plus hypocrites…

Lorsque l’on demande à avoir le drapeau breton, on nous répond que c’est possible, à condition de choisir un des autres départements de Bretagne (à savoir le 35, 56, 22 et 29). D’ailleurs, parmi les 10000 premières plaques commandées en Loire-Atlantique, 5000 l’ont  été avec le symbole breton, 1000 à l’Outre-Mer, et seulement 4000 pour les « Pays de la Loire » ! Mais, le problème est que nous ne voulons pas — en majorité — afficher un autre département que le 44. Et cela, les garages, les concessionnaires de Nantes et des alentours s’en sont rendus compte ! Le Télégramme avait d’ailleurs fait un bilan un mois après la nouvelle réglementation (édition du 20/05/09). Le constat est sans appel : nombreux sont les gens qui souhaitent avoir le numéro 44 ainsi que le Gwenn-ha-Du, mais devant l’interdiction de le faire ils sont donc contraints  de prendre le 44… avec le logo « Pays de la Loire »…!

Visuel site collectif

Les autocollants imprimés par le collectif « Plaques bretonnes 44 » sont donc la solution de rechange pour ne plus faire figurer le logo « Pays de la Loire », absolument peu esthétique et irrespectueux des habitants de Loire-Atlantique  !
Aujourd’hui, malgré les plaques « Pays de la Loire ? Obligatoire !!! » avec le 44, force est de constater que les autocollants 44 avec le drapeau breton sont  tout de même de plus en plus arborés sur les véhicules des particuliers en Loire-Atlantique ! Il faut alors continuer de les distribuer et également informer sa famille, ses voisins, ses collègues qui souhaiteraient savoir comment s’en procurer :

COMMENT RECEVOIR CES AUTOCOLLANTS ?

Le collectif 44=BREIZH peut vous envoyer quelques uns de ces autocollants si vous nous envoyez votre adresse postale à cette adresse mail : collectif.44breizh@gmail.com
Ces autocollants sont à prix libre lorsque nous tenons des stands, mais vous pouvez en acheter sur notre site et les recevoir directement chez vous et ainsi participer à la lutte pour la réunification. Votre contribution financière nous permettra de continuer à imprimer du matériel en quantité sur le sujet de la Réunification de la Bretagne.

Merci de nous soutenir ! Trugarez deoc’h !

Cliquez sur les liens ci-dessous pour acheter directement via Paypal !

Pour acheter 4 autocollants « 44/BRETAGNE »
pour plaques d’immatriculation,

cliquez sur le bouton ci-dessous :

Acheter_4_autocollants_44_Bretagne_Breizh_Plaques

Pour acheter 8 autocollants « 44/BRETAGNE »
pour plaques d’immatriculation,

cliquez sur le bouton ci-dessous :

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Pour acheter 12 autocollants « 44/BRETAGNE »
pour plaques d’immatriculation,

cliquez sur le bouton ci-dessous :

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Diffusion des « Prizioù » à Saint-Nazaire dimanche ! Skignet ‘vo ar « Prizioù » e Sant-Nazer Disul !

27/01/2012

E galleg dindan / En français plus bas


Ar bodad « Brezhoneg ‘barzh an tele ! » a ro emgav da 10e50 d’ar Sul 29 a viz Genver e Kafedi « La Marine » e Sant-Nazer. Ar c’hafedi-mañ ‘zo sklaer e vennozhioù keñver Breizh hag identelezh Sant-Nazer. Lec’hiet eo e-tal poull ar porzh (7, bali ar gêr kozh).
Ar bodad « Brezhoneg ‘barzh an tele ! » a stourm a-gevret gant Ajañs Sevenadurel Breizh Morvan Lebesque abaoe ur bloavezh evit ma vefe skignet adarre abadennoù e brezhoneg e Liger-Atlantel. Chomet e oa a-sav an abadennoù da heul ur bolitikerezh aozet gant François Fillon. Daoust d’an abegoù teknikel a oa bet roet gant F3 Roazhon e weler mat n’eo nemet un abeg toull evit chom hep skignañ brezhoneg war dachenn Liger-Atlantel… Koulskoude e oant bet skignet digudenn gant ar memes skingaser e-pad 30 vloaz !

Un dra vat ‘vefe ma tistrofe abadennoù F3 e Liger-Atlantel evit gwelaat plas ar brezhoneg er mediaoù.
(Sed amañ ur ganaouenn bet savet gant Bernez Tangi ha Yon Gouez evit sevel a-enep d’an nebeut a eurvezhioù brezhoneg er skinwel e rannvro Breizh hag an disparti gant Liger-Atlantel) :

An emgav-mañ a vo un degouezh da zegas da soñj d’ar bolitikourien ha da F3 ne c’hell ket padout ken .
Ar bloaz tremenet e oa deuet d’ar c’hafedi an nazerian Philippe Grosvalet evit harpañ « Brezhoneg ‘barzh an tele !« . D’ar mare-mañ ne oa ket c’hoazh Prezidant Kuzul Departamant Liger-Atlantel…

Le collectif « Du breton dans ma télé » donne rendez-vous Dimanche 29 janvier 2012 à 10h50 au café de la Marine à Sant-Nazer / Saint-Nazaire. Ce café, qui affiche clairement l’identité bretonne nazairienne, est situé face au bassin du port de Saint-Nazaire au 7 avenue de la vieille ville.
Le collectif « Du breton dans ma télé » mène depuis un an avec l’aide de l’Agence Culturelle Bretonne de Naoned / Nantesune action pour le rétablissement en Loire-Atlantique des émissions télévisées en langue bretonne, interrompues depuis septembre 2002 sur intervention politique de François Fillon. On le voit bien, les raisons techniques invoquées par F3 Rennes pour refuser le rétablissement des émissions en breton ne sont qu’un prétexte sachant que pendant plus de 30 ans avec le même émetteur cela ne posa alors aucun problème.

Le rétablissement de ces émissions améliorerait sensiblement l’environnement médiatique vis à vis de la langue bretonne.
(Voir à ce sujet la chanson réalisée par Bernez Tangi et Yon Gouez afin de dénoncer le peu d’heures de breton à la TV en région administrative Bretagne et la coupure totale en Loire-Atlantique.)

Ce rendez-vous dans la 4e ville de Bretagne sera l’occasion de rappeler à F3 et aux politiques que cette situation inique ne peut plus durer.
En 2011, le Nazairien Philippe Grosvalet et futur président du Conseil Général de Loire-Atlantique était venu au café de la Marine apporter son soutien au collectif « Du breton dans ma télé« …


[YA !] Tabut diwar-benn adunvanidigezh Breizh : Afer an holl vretoned

17/01/2012

Erratum : n’eo ket « Senad » eo ret lenn er pennad, met « Bodadenn Vroadel Gall ».


Langue bretonne à la TV : « jamais le breton n’a eu une telle place »… et la Loire-Atlantique ??

29/09/2011
En français plus bas.
Un nebeut devezhioù zo e oa kinniget gant Frañs 3 kael ar programmoù e brezhoneg. D’ar mare-se e oa menneget ar c’henlabour etre Frañs 3 hag ar chadennoù TV lec’hel : TVR35 (Roazhon), Tébéo (Brest) ha TyTélé (An Oriant).
« Jamais le breton n’a eu une telle place » a voe neuze diskleriet gant Bernez Rouz, rener an abadennoù e brezhoneg.
Souezhet omp gant komzoù Bernez Rouz, rak n’eus abadenn brezhoneg ken e departamant brasañ Breizh abaoe 2002 ! En ur lâr an dra-se e tisparti Bernez Rouz tud Liger-Atlantel eus Breizh ha kevredigezhoù evel «Brezhoneg ‘barzh an tele».

Laouen ‘vefemp da c’houlenn digant rener an abadennoù e brezhoneg perak n’eus ket bet ur c’henlabour gant TéléNantes, da skouer. Pe neuze e vefe echuet da vat ar raktresoù e brezhoneg evit departamant Liger-Atlantel ?

Goulenn a reomp digant Kuzul-Meur 44 (a ro arc’hant da dTélénantes) sikour ar c’hleweled e brezhoneg e Liger-Atlantel.
Da Guzul Rannvro Breizh e c’houlennomp sikour ivez, e-keñver an divizoù kemeret diwar-benn an adunvanidigezh ha sevenadur Breizh e Liger-Atlantel : dav eo d’ar Rannvro sikour evit diorren ar c’hleweled e brezhoneg e Liger-Atlantel.

Titouroù :
http://fr-fr.facebook.com/pages/Du-Breton-dans-ma-tele

Il y a quelques jours était présentée la nouvelle grille des programmes en langue bretonne par France 3. À cette occasion était annoncée une collaboration entre France 3 et les chaines de télé locales TVR35 (Rennes), Tébéo (Brest) et TyTélé (Lorient).
Le directeur des émissions en langue bretonne, Bernez Rouz, a aussi déclaré : « Jamais le breton n’ a eu une telle place ».
Nous sommes très étonnés de ces propos. En effet, depuis 2002, les émissions en langue bretonne ont été supprimées dans le plus peuplé des départements breton. Par ces propos, Bernez Rouz discrimine les habitants de Loire-Atlantique et les associations nantaises œuvrant pour le retour de  la diffusion d’émissions en langue bretonne en Loire-Atlantique (Du breton dans ma télé).

Nous aimerions demander à Bernez Rouz quelques explications. La Loire-Atlantique a t-elle été définitivement abandonnée des émissions en langue bretonne ? Y a t-il eu tentative de travail avec TéléNantes ?

Nous demandons au Conseil Général de Loire-Atlantique, qui subventionne TéléNantes, de promouvoir la création audiovisuelle en langue bretonne dans notre département. Suite aux résolutions prises par la région Bretagne en matière culturelle et sur l’unité territoriale de la Bretagne, nous demandons à celle-ci d’appuyer cette aide à la création audiovisuelle en langue bretonne en Loire-Atlantique.

Pour plus de renseignements :
https://www.facebook.com/pages/Du-Breton-dans-ma-tele
Les émissions « Bali Breizh » ou encore « Mouchig Dall » feront-elles
enfin leur apparition sur les télévisions de Loire-Atlantique ?

José Bové soutient le collectif 44=BREIZH !

11/07/2011

A l’occasion de sa venue en pays nantais les militants de 44=BREIZH sont allés à la rencontre de José Bové pour lui remettre l’affiche « la Bretagne sans la Loire-Atlantique c’est comme José Bové sans moustache, c’est beaucoup moins bien », réalisée il y a quelques semaines suite à la campagne de Nantes Métropole. Gilles Denigot (ancien conseiller général originaire de Saint-Nazaire) s’est joint à José Bové pour cette petite photo soutien et clin d’œil à la réunification de la Bretagne !

 

Stourmerien 44=BREIZH o deus kejet gant José Bové ar sizhun-mañ. Tro hon eus bet da reiñ dezhañ ar skritell a oa bet graet un nebeut sizhunvezhioù ‘zo war dem Naoned Métropôle hag a lare « Breizh hep Liger-Atlantel ‘zo evel José Bové hep e vourroù, n’eo ket ken plijus ». Gilles Denigot (paotr Sant-Nazer ha bet kuzulier departamant) a zo deuet war ar al luc’hskeudenn evit bezañ kengred gant adunvanidigezh Breizh !


Le 18 juin 2011 doit marquer une nouvelle étape pour la “Bretagne en résistance”

29/06/2011

Plus de 40 ans de lutte

Le 18 juin 2011 aura été en terme de mobilisation et d’organisation une réelle démonstration de force de la revendication pour l’unité territoriale de la Bretagne. Sur l’ensemble de la journée, manifestation et fête en plein air le soir, on peut estimer la participation de 5000 à 7000 personnes. Beaucoup plus que pour la fresque humaine «44=BZH», qui eut lieu au même endroit l’année dernière et qui était déjà un beau succès. C’était la onzième manifestation ayant lieu en Loire-Atlantique pour réclamer l’unité administrative de la Bretagne (1976, 1981, 1998, 1999, 2001, 2003, 2003, 2005, 2008, 2010, 2011). Sur la dernière décennie, la manifestation «Bretagne en résistance» est sans doute celle qui aura amené le plus de monde avec celles de 2001 et 2008. La fresque humaine de 2010, avait interpellé par son originalité (2000 personnes s’étaient retrouvées pour inscrire un 44=BZH sur le sol du hangar à Bananes, voir parmi les photos ci-dessous), celle de 2011 sera sans doute la marche (10km !) qui aura fait passer un pas au niveau de la jeunesse et de la détermination des manifestants.

L’action de barbouillage du palais de région, la solidarité et la diversité des organisations présentes devant celui-ci, faisant face aux gardes mobiles, témoignent d’une réelle frustration face à un dossier qu’aucun responsable politique semble ne vouloir réellement régler. Ceux-ci, à commencer, par le nouveau président du CG 44 (Philippe Grosvalet) doivent en prendre la mesure et se positionner pour une solution réelle de la partition de la Bretagne.

Des évolutions lentes et symboliques à dépasser

En 2001, la mobilisation avait entraîné le vote d’un vœu sur la réunification de la Bretagne par le Conseil Général de Loire-Atlantique, alors que celui-ci était encore dirigé par André Trillard. Un vœu, seulement, mais qui marque officiellement le département de Loire-Atlantique comme breton : «le Conseil Général demande au Gouvernement d’organiser le débat public et les consultations nécessaires, puis d’initier le processus législatif permettant de réunir les cinq Départements bretons (…)». Depuis celui-ci, et jusqu’à l’ouvrage «Les Pays de la Loire, une région française dans le monde d’aujourd’hui»* par Jacques Auxiette, qui affirmait une réalité historique à la région des PdL à l’aide d’une pièce de monnaie circulant de 1182 à 1186, plus aucun responsable politique ne se livre à une remise en cause de l’appartenance historique et culturelle, actuelle et ressentie, du pays nantais à la Bretagne. Ceci n’a pas toujours été le cas. Le vœu de 2001 aura été un argument très utilisé par les acteurs de la Réunification, et il est un point significatif de l’histoire de notre lutte comme jamais n’avaient pu l’être les prises de positions des années 80 qui étaient liées au processus de décentralisation.

 

Entre 2004 et 2010, l’existence au sein de la majorité du conseil régional de Bretagne de conseillers autonomistes et fédéralistes, et la présence de l’ancien président du CUAB (Comité pour l’Unité Administrative de la Bretagne) Patrick Mareschal à la tête du département de la Loire-Atlantique, auront permis la création d’un comité mixte Loire-Atlantique-Bretagne administrative. Un premier travail en commun, qui prolonge le vœu de 2001 et la résolution de 2004 du Conseil Régional de Bretagne. Cette commission qui ne s’est réunie que 6 fois en 6 ans, n’aura eu de succès que dans des domaines culturels ou patrimoniales. Bien que l’exposition sur les marches de Bretagne avec son colloque et sa demande d’inscription au patrimoine de l’UNESCO, ait pu participer un tant soit peu à la prise de conscience de l’intégrité du territoire breton, il ne s’agit d’avancée que de l’ordre de l’ultra symbolique. Par ailleurs, nous pouvons légitimement nous demander si la participation de groupes et entreprises de Loire-Atlantique, à la Breizh Touch, au marché international du disque et de l’édition musical, au festival inter-celtique ou à la Fest Yves, nécessite l’existence de la commission mixte. Ce sont malheureusement les projets qui auraient permis de créer des bases durables en vue d’une future réunification qui n’ont pas vus le jour. Les projets de réseau breton de solidarité internationale, de charte pour la gestion intégrée de la zone côtière, de mise en réseau des ports maritimes, de conférence territoriale de Bretagne, en sont autant d’exemples qui restent quasiment sans suivis. Le fait que la campagne de communication parisienne du Comité Régional de Tourisme ait exclue la Loire-Atlantique, malgré des accords sortis de la commission mixte, montre cet échec. Cette commission mixte n’a, en fait, clairement pas les moyens de ses objectifs qui étaient selon P. Mareschal de créer les synergies et les outils qui faciliteront la réunification de la Bretagne. On ne peut que constater que, pour l’instant, cette commission n’a pas réussi à mettre en place des outils pérennes dépassant des cadres ponctuels et symboliques de coopération. Élaborer de vraies politiques territoriales à l’échelle de toute la Bretagne, ne pourra se faire qu’avec une unité administrative de la Bretagne, ou du moins un outil institutionnel qui la préparera réellement. Enfin on peut se poser la question de la cohérence de cette commission qui rappelait en 2009 «la constance de son engagement en faveur de la réunification de leurs territoires», qui, si elle continue, sera présidée pour la Loire-Atlantique par Philippe Grosvalet qui se déclare comme opposant à l’avancée de ce dossier.

En 2009, la commission Balladur chargée par le chef de l’Etat français de redéfinir le cadre des collectivités territoriales, a amené un grand espoir pour une bonne part de la population sensible à la cause de l’unité territoriale. Le rapport aurait prévu de faire passer les régions métropolitaine de 22 à 15 en créant notamment une collectivité bretonne représentant l’ensemble de son territoire. C’est ce qui était annoncé en tout cas dans la presse, avant que ne court le bruit de pressions de personnages locaux haut placés, qui auraient fait retirer cette proposition au dernier moment. Surtout, la réunification aura enfin été présenté comme un problème sérieux par la presse. Tellement sérieux que, dans la crainte de voir son poste ébranlé, Jacques Auxiette en a perdu son sang froid en assimilant la réunification à une «annexion des temps modernes, voire d’une certaine forme de colonisation»**. Au final, ont peut aujourd’hui conclure que cette nouvelle «décentralisation» décidée à Paris ne permettra pas la réunification et encore moins la possibilité d’une collectivité démocratique en Bretagne. Les moyens de financement se recentralisent la capacité de la région et du département à se déterminer sur l’unité territoriale se limitant toujours au bon vouloir de la région des PdL.

Suite à la manifestation du 18 juin, la vice-présidente du Conseil régional de Bretagne a annoncé la mise en place d’un comité de suivi sur la question de l’unité administrative… Que peut-on en attendre ? D’autant qu’il semble fermer aux organisations de la société civile, qu’on ne sait si des représentants de Loire-Atlantique y siègeront…

Changer de vitesse

Si des revendications politiques concrêtes animent ces manifestations, force est de constater qu’elles ne sont pas clairement prisent en compte par les médias et les institutions. Le 18 juin ou la semaine d’avant Kawan, beaucoup de personnes semblent être passé à côté de la «plateforme pour l’unité administrative de la Bretagne» supportée par Bretagne Réunie et 44=Breizh ou de l’appel du 9 avril 20011 «Un dazont evit hor yezh» signé par Ai’ta, SLB, 44=Breizh, Breizhistance, UDB, Skeudenn Bro Roazhon, … Pourtant ces plateformes, issus de travaux collectifs et consensuels, élaborent de manières concrêtes des solutions pour avancer vers une prise en compte réelle de nos revendications. Sûr qu’une plus large diffusion et une valorisation de ces travaux (chacun joue-t-il son rôle ?) permettra d’éviter les stéréotypes douteux qui ressortent des articles de presse-océan ou ouest-france «ils sont fiers ces bretons…», «au son des binious et des cornemuses…», «derrière leurs drapeaux et chapeaux bretons», etc.
La question que nous posons est bien une question de démocratie, pas une question folklorique.

 

Les revendications du 18 juin étaient claires et concrètes :
– d’une part création d’une filière de breton à la fac de Nantes & diffusion télévisuelle et radiophonique d’émissions en langue bretonne,
– et d’autre part modification des lois L. 4122-1 et L. 72.1 & exiger la possibilité aux bretons de se déterminer sur la question.

La réponse faite par le président du Conseil Général de Loire-Atlantique, affirmant être «ni pour ni contre» la réunification et insistant sur le fait de «privilégier une nouvelle étape de la décentralisation avant la question du découpage régional» n’est clairement pas celle que nous attendons. Où sont passés les engagements du Conseil Général de Loire-Atlantique ? La question territoriale doit être réglée en même temps que celle du statut d’une nouvelle collectivité bretonne, si l’on ne veut creuser le sentiment d’injustice et l’attente existant en Loire-Atlantique.

Alors qu’une manifestation est annoncée pour mars 2012 à Quimper, pour la langue (?), que la réforme territoriale est censée rentrer en vigueur en 2014, que le président de la région Bretagne dit «être jaloux» du statut du Pays de Galle, il est sans doute temps de poser clairement et collectivement la question du statut général de la Bretagne. Un statut qui intégrera pleinement la Loire-Atlantique et permettant au peuple breton de se doter des outils institutionnels lui permettant de se déterminer librement tant sur la question territoriale que sur la question linguistique.

La Bretagne doit continuer à résister au-delà du 18 juin. Cela passe par la construction de nos propres alternatives à la centralisation de l’Etat français à la base, ici en Bretagne.

* Quelques années auparavant, Jean Ollivro et Joseph Martray sortaient deux ouvrages aux titres étrangement semblables «La Bretagne réunifiée, une véritable région européenne ouverte sur le monde», et «La Bretagne au cœur du monde nouveau». Rappelons que la sortie et la promotion de l’ouvrage de Jacques Auxiette en février 2007 avait été gêné par la toute première action du GIR :
https://44breizh.com/2007/06/05/groupe-dintervention-reunification/

** Sur France 3 & RMC :
http://www.rmc.fr/blogs/lesgrandesgueules.php?post/2009/02/27/La-commission-Balladur-veut-casser-le-pouvoir-des-elus-Jacques-Auxiete


http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=14242