Guy Goureaux, la niaiserie anachronique

30/12/2011

Après les propos méprisants de Christophe Clergeau (conseiller régional PdL) et de Jacques Auxiette (président de région PdL), Ouest-France d’aujourd’hui donne la parole à Guy Goureaux (PS) pour fustiger l’amendement en faveur d’un référendum d’initiative populaire sur la réunification de la Bretagne proposé par F. de Rugy, et voté par l’assemblée nationale le 21 décembre. Le conseiller régional honoraire de la région Pays de la Loire, fustige le «comportement infantile et méprisable» du député écologiste, et lui demande dans une lettre ouverte «N’avez-vous pas honte de vos niaiseries anachroniques ?».

 

On apprend donc qu’on peut-être conseiller régional honoraire des Pays de la Loire, encore un titre honorifique dont on n’avait pas entendu parler jusqu’ici. Mais qui est donc ce Guy Goureaux disposant des honneurs de l’honorariat régionale ? Quelques recherches sur internet nous apprennent que les dernières activités de ce monsieur sont de donner des interviews à des sites catholiques (catholica.presse ou esprit-et-vie) et de vendre son livre «Le cercle Jean XXIII de Nantes de 1963 à 1980». Bref, pas grand chose qui semble répondre aux attentes sur «La crise financière, le chômage, la casse des services publics» comme le dirait monsieur ClergeauEn cherchant un peu plus on apprend qu’il a été conseiller municipal de Nantes dans les années 80 et doyen de la fac de science de Nantes il y a une vingtaine d’années. Pas trop étonnant donc qu’il ne nous dise rien au premier abord. Ce qui l’est en revanche c’est le ton de cet honoraire élu qui parle d’anachronisme et de niaiserie pour un amendement qui répond à des mobilisations populaires bien actuelles.

Le PS local n’en peut plus qu’on puisse donner la possibilité aux habitants de Loire-Atlantique et aux conseillers généraux de demander officiellement au gouvernement français la réunification de la Bretagne.

De quoi ont-ils peur, tous ces conseillers régionaux ?

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Des élus bien décidés à bloquer la réunification

27/12/2011

Dans un article de son blog, Christophe Clergeau, secrétaire régional du Parti Socialiste, 1er vice-président du conseil régional des Pays de la Loire, 1er adjoint au Maire de Sainte-Luce-sur-Loire, dénonce l’amendement porté par neuf députés à l’assemblée nationale. A la manière de Stéphane le Foll, proche de François Hollande, M. Clergeau proclame que la réunification n’est pas un sujet prioritaire. Pire, selon lui, M. de Rugy aurait discrédité la gauche auprès des classes populaires par sa prise de position en faveur de l’unité de la Bretagne. Selon les divers analystes politiques il ne semble pourtant pas apparaître que les classes populaires est attendus les militants de la réunification pour déserter l’électorat du PS. Le problème n’est donc pas là.

Le moussaillon Christophe Clergeau et le capitaine Jacques Auxiette :
ensemble, tout est possible pour faire naviguer la galère « Pays de la Loire »…

Il est donc amusant de constater que selon ces deux cadres du PS  la question n’intéresserait pas les citoyens. Malgré la récurrences des mobilisations et manifestation en faveur de la Réunification. Le débat est en fait très présent dans toute la Bretagne, les conseil généraux de Loire-Atlantique, du Morbihan et le conseil régional de Bretagne ont émis des vœux pour la réunification. Mais pourquoi font ils cela ?  Sont ils, comme le dit M. Clergeau, tournés vers une vision passéiste de l’aménagement du territoire et hors des sujets vus comme prioritaires par les citoyens ? La question de la réunification n’est pas à mettre en concurrence avec les problématiques liées à l’emploi, le logement et la précarité. Il s’agit d’une réorganisation administrative de l’ouest de l’hexagone vers des collectivités qui seront justement mieux à même de répondre aux enjeux démocratiques, économiques, sociaux et humains, dans l’intérêt du plus grand nombre. En bref, des territoires et des populations non plus tournés vers Paris et les intérêts de quelques familles de notables, mais vraiment acteurs de leurs choix, comme dans le reste de l’Europe de l’Ouest en fait.

François Fillon et le même Jacques Auxiette,
lors de l’inauguration
du buste d’Olivier Guichard (1er président —non-élu— de la région PDL)

On en vient donc à l’argument avancé par M. Fillon et divers cadres du PS, celui du caractère « anti-démocratique » du droit des bretons à décider de leur cadre territorial. Selon Christophe Clergeau l’amendement serait « inique » car permettrait de « disposer de la capacité de détruire une région sans demander l’avis de ses habitants ». Un argument erroné du fait qu’il laisse croire que la région Pays de la Loire serait une entité autre qu’administrative, qu’il y aurait un attachement de la population, une histoire, une vraie réalité sociale des Pays de la Loire. Soyons clair tous les habitants de cette entité s’en foutent, en 1999 un sondage montrait que près de la moitié (45%) des habitants de la dite région ne connaissait même pas le nom de « Pays de la Loire ». Une autre étude de  2006, commandée par France 3 Ouest, montrait que 61% des habitants de la Sarthe, du Maine-et-Loire, de Vendée et Mayenne, étaient favorables à la réunification de la Bretagne. Les plus virulents à défendre les PdL, se sont surtout ceux qui dépendent de ses subsides comme M. Auxiette et M. Clergeau.

Faut-il consulter les populations des autres départements des Pays de la Loire ? Oui, tout à fait, un projet démocratique ne peut se faire que par une consultation. Cependant, il serait plus logique que les autres départements n’aient pas à décider de l’avenir des habitants du 44 à leur place. A eux, et leurs représentants, de se poser des questions, de demander à statuer sur ce que eux voudraient dans le cas de plus en plus concret où la Bretagne et les Bretons s’unissaient dans un même cadre administratif régional. Nous faisons ici référence au projet proposé depuis des années par les militants de la réunification de la Bretagne, tellement auto-centrés sur eux mêmes qu’ils ont également pensé aux autres départements via la proposition de création des régions du Val de Loire et de Vendée-Poitou Charente.

Quel est le fond du problème ? Pourquoi les élus, notamment du Parti Socialiste Nantais, sont tellement opposés à une refonte des régions de l’ouest de l’Hexagone qui répondraient aux réalités sociales et culturelles ?  Parce qu’ils ont un projet tout fait en tête : le Grand Ouest, que Mr Clergeau cache derrière le nom de « Loire-Bretagne ». Si la question de la réunification n’intéresse pas les bretons, force est de constater que le Grand Ouest ne leur effleure même pas l’esprit. Pourtant les élites locales portent ce projet dit d’avenir depuis des dizaines d’années. La réunification de la Bretagne serait un projet « passéiste », mais nous leur rappellerons que le Grand Ouest « projet d’avenir », était déjà défendu par les élites nantaises sous le régime de Vichy.

La région Pays de la Loire est déjà entièrement construite pour Nantes, au détriment des autres départements. Mais cela ne semble en fait pas suffire à messieurs Ayrault, Clergeau et consort, ils se verraient bien être à la tête de la capitale d’un territoire plus vaste, englobant la Bretagne administrative et pourquoi pas le Poitou-Charente. Cette vision hégémonique de Nantes, au détriment des autres territoires et d’un aménagement équilibré et homogène, est donc le projet « d’avenir » défendu par ces élus.

Des élus qui passent beaucoup de temps à promouvoir une région mal identifiée au niveau local comme international. En bref, des élus comme M. Clergeau qui plutôt que de cumuler les mandats et de s’émoustiller « en entendant une cornemuse à Nantes » devrait penser à une réorganisation des régions au profit de la population et non d’intérêts personnels.


(Ouest-France) Réunification : encore des réactions

23/12/2011

Article paru dans le Ouest-France en région administrative Bretagne (B4) et différent de l’édition de Loire-Atlantique.

Édition de Loire-Atlantique :


Nouvelle action SAB et GIR pour la “Bretagne en Résistance[s]”

06/05/2011

Le collectif 44=Breizh relaie ce communiqué reçu hier en fin de journée (e brezhoneg war lerc’h) :

Stourm ar Brezhoneg et le Groupe d’Intervention pour la Réunification revendiquent le vol des panneaux des communes de Sablé-sur-Sarthre et de la Roche-sur-Yon dans la nuit du 2 au 3 mai 2011. Respectivement villes où ont été maires, le premier ministre et ancien président de la région Pays de la Loire François Fillon, et l’actuel Président des Pays de la Loire, Jacques Auxiette.


Depuis le vol des panneaux de Solesmes en décembre dernier, le premier ministre et le gouvernement n’ont pas dénié répondre à la question que nous posions quant à la promesse formulée en 2007 par Nicolas Sarkozy sur le statut de notre langue. De même le gouvernement comme la région Pays de la Loire restent sourds à la revendication d’unité administrative de la Bretagne, que les habitants de Loire-Atlantique ne cessent de défendre depuis quarante ans.

Nous exigeons que l’Etat Français prennent actes des vœux formulés par le Conseil Général de Loire-Atlantique et le Conseil Régional de Bretagne sur la Réunification de la Bretagne et participent de concert avec le peuple breton à ce que cette question démocratique puisse être résolue avant l’application de la réforme territoriale en 2014. Nous réclamons de même auprès du représentant de l’Etat en pays nantais que celui-ci fasse cesser les risques d’amendes pour les habitants de Loire-Atlantique affichant leur appartenance à la Bretagne sur leurs plaques d’immatriculation.

Nous exigeons du président de la région Pays de la Loire qu’il cesse d’ignorer la revendication démocratique du peuple à vouloir vivre dans un territoire cohérent qu’il aura choisi. Nous lui demandons de prendre acte du fait qu’existe au sein de sa majorité un groupe d’élus s’étant prononcé pour une résolution de la question de la partition de la Bretagne. Nous réclamons un débat au sein du CR des PdL avec le CR Bretagne et le Cg 44, permettant aux habitants de toute la Bretagne de se déterminer quant au territoire dans lequel ils veulent vivre.

Nous demandons de même que le CG 44 et au CR B4 d’être en cohérence avec les décisions et les vœux votés et d’avancer de manière plus déterminé dans la construction de la Bretagne réunie. Nous réclamons auprès de l’Etat et de la région Pays de la Loire que l’ensemble du territoire breton (donc la loire-atlantique aussi) puisse disposer d’un minimum de compétences démocratiques lui permettant notamment de décider sans entrave d’une politique linguistique ambitieuse réellement capable d’enrayer la chute des locuteurs et donnant à notre langue une visibilité et un statut officiels partout en Bretagne.

Nous appelons l’ensemble du peuple breton et ses soutiens à se mobiliser et appeler à la manifestation du 18 juin «Bretagne en résistance[s]» à Nantes, pour y porter l’ensemble des revendications démocratiques citées précedemment.

SAB & GIR

Ni, SAB hag ar GIR hon eus laeret panelloù-kêr Sablé-sur-Sarthre ha La Roche-sur-Yon, dilun e-kreiz noz pa oa an avel o vlejal war lein an ti. Ar c’hêrioù-se a oa bet e penn o ziez-kêr, ar c’hentañ ministr bet e penn rannvro Broioù al Liger François Fillon, ha Jacques Auxiette, prezidant rannvro Broioù al Liger.


Abaoe skrapadenn ar panelloù-kêr e Solesmes e miz Kerzu tremenet, n’eus bet graet mann ebet gant ar gouarnamant evit lakaat e pleustr ar promesaoù graet gant Nicolas Sarkozy e 2007 a-zivout statud hor yezh-ni. Skoilhet-mik eo an adunaniñ hiziv-an-deiz, n’eus youl ebet, nag eus perzh ar gouarnamant, nag eus perzh rannvro Broioù al Liger. Ne vez ket taolet pled ouzh an dud a stourm abaoe ouzhpenn daou-ugent vloaz e Bro-Naoned. Goulenn-groñs a reomp digant ar Stad C’hall e vefe doujet ouzh c’hoantoù Kuzul-meur Liger-Atlantel, Kuzul-rannvro Breizh evit pezh a sell ouzh adunaniñ ar vro. Rankout a ra mont en arbenn d’ar gudenn-se, a-gevret gant ar bobl, d’he zirouestlañ, a-raok ma vije lakaet e pleustr an adreizh tiriadel e 2014.


Fellout a ra d’ar bobl bevañ en un tiriad dibabet ganti, ha n’eo ket gant prezidant rannvro Broioù al Liger a glask mougañ azgoulennoù demokratel an dud. Er C’huzul-rannvro ez eus ur strollad dilennidi votet ganto ur mennad o vont war du an adunaniñ. Goulenn-hardizh a reomp e vefe savet un tabud gant KR Broioù al Liger, KR Breizh ha KM Liger-Atlantel, evit ar geodedourien da zibab stern o bro. Muioc’h a youl ha bolontez a rank kaout KM 44 ha KR Breizh ouzh stourm an adunaniñ ha ret eo dezhañ doujañ ouzh an divizoù kemeret ganto en amzer dremenet.


Goulenn-start a reomp digant ar Stad hag ar rannvro Broioù al Liger e vije gant Breizh ar galloudoù demokratel ret evit kas da benn digabestr ur politikerezh yezh efedus gouest da herzel ar brezhoneg da vervel, d’e vroudañ ha da sevel dezhañ ur statud ofisiel e pep korn a Vreizh.


«Breizh o stourm» ur vanifestadeg vras a vo aozet d’an 18 a viz Even e Naoned, skoazell, broudañ anezhi a rank an holl ober. Gervel a reomp ac’hanoc’h gwitibunan da zont da Naoned da youc’hal ha da gas war raok an holl azgoulennoù demokratel hon eus komzet diwar o fenn en araok.


SAB ha GIR



Précisions : Fillon & la région « Ouest » pour septembre 2008

12/06/2008
Le collectif de jeunes 44=Breizh s’insurge contre les déclarations du premier ministre publiées dans le dernier Armor Magazine (voir en fin de page pour des précisions d’Armor Magazine et du collectif 44=Breizh lui-même).

François Fillon aurait déclaré vouloir créer une région «Ouest» par décret, regroupant les régions administratives Bretagne et Pays de la Loire «au plus tard en septembre 2008» ! Alors que depuis plus de trente ans les Bretons ont montré leur volonté déterminée de voir leur territoire réunifié dans une même entité administrative, en s’opposant notamment à une région «Ouest» ou «Grand Ouest» stérile; le premier ministre semble vouloir passer outre l’expression démocratique populaire en anéantissant l’espoir des Bretons de voir un jour leur revendication d’unité aboutir.

Cependant, François Fillon souhaite d’abord voir si cette proposition «rencontre un écho favorable auprès des élus», tout en prévenant ceux-ci qu’il «espère que chacun saura taire ses dissensions et ses jalousies». Pourtant il sait très bien que les conseils régional de Bretagne administrative et général de Loire-Atlantique se sont positionnés en faveur de la Réunification. C’est sans doute le premier ministre qui veut jeter le trouble et «la dissension» auprès des collectivités tenues par l’opposition, notamment dans le but d’affaiblir et de détruire les minces espoirs nés du travail commun entre CG44 et CRB (commissions mixtes, politique touristique commune,…). D’autant que la pression et le travail menés par notre collectif auprès du Conseil Régional des Jeunes PdL a permis d’amener pour la première fois le débat sur la Réunification au sein de l’institution «Pays de la Loire», avec l’organisation à la rentrée d’un débat public sur la Réunification par le CRJ. La vitalité et l’actualité de la revendication pousseraient-elles le premier ministre, ancien président de la région PdL et farouche opposant de la Réunification, à vouloir liquider au plus vite la possibilité de réunifier la Bretagne, et même jusqu’à l’existence administrative de la Bretagne !

La proposition de M. Fillon et ce jeu de rivalité entre partis et pouvoirs politiques, nous montrent que c’est bien aux militants bretons de prendre en main leur revendication et d’entamer une véritable résistance populaire et politique afin que l’Etat Français respecte le droit et la volonté démocratique d’unité territoriale.


Déclarations de François Fillon : précisions d’Armor Magazine

« Suite à la parution, dans armor magazine, d’un écho sur François Fillon concernant la fusion des régions Bretagne et Pays de la Loire, la Rédaction tient à préciser que l’annotation prévue en fin d’article «Voilà le rêve formulé sur un forum internet et qu’on aurait bien voulu faire nôtre mais en se limitant aux cinq départements de la Bretagne historique» a disparu de la mise en page.

Bien entendu, il ne s’agissait nullement de déclarations de François Fillon. »

Commentaire du collectif 44=Breizh :

Bon, ce qu’on peut dire c’est qu’au moins la réaction rapide de 44=Breizh aura permis à tout le monde d’avoir plus de précisions sur les propos publiés par Armor Magazine.

De toute manière, c’est bien notre rôle à tous de rester vigilants face aux velléités émanant du pouvoir central, qui voudrait voir se fondre et disparaître la Bretagne dans un « Grand Ouest » artificiel. Rappelons-le, les prochaines élections européennes se feront en Bretagne à l’intérieur d’un « Grand Ouest », propice à l’effacement d’une voie bretonne vers l’Europe. Récemment, sans la mobilisation des juristes et de la population, l’unité judiciaire du territoire Breton aurait pu être mis à mal par le gouvernement central.

Restons mobilisés.