Un car de Nantes, Derval & Rennes pour aller à la manif’ 44=BZH du 15 décembre à Morlaix !

27/11/2012

Le collectif 44=BREIZH organise un car pour se rendre à la manifestation « Démocratie & Réunification » qui aura lieu le samedi 15 décembre à Morlaix.

Le parcours prévu :
– parking Leclerc Océane à NANTES (Les Sorinières) devant la station carburants. Le rendez vous est prévu à partir de 7h15 pour un départ à 7h30 précises.
– tramway CARDO à NANTES. Le passage est prévu à 8h15.
– devant l’église de DERVAL. Le passage est prévu à 9h00.
– au Métro Henri Freville à RENNES. Le passage est prévu à 10h00.

Retour dans la soirée.

Le montant du trajet est fixé à 15 euros par personne.

Les inscriptions doivent être fermes et définitives, au plus tard le lundi 10 décembre.
Si le car n’est pas complet, le transport est annulé.

Renseignements et inscriptions auprès du collectif 44=BREIZH
0666976292 OU 0612306715
Par mail à : collectif.44breizh@gmail.com


44=BREIZH ! Manif’ à Morlaix le 15 décembre ! Manif’ e Montroulez d’ar 15 a viz Kerzu !

20/11/2012

E BREZHONEG DINDAN

Acte 3 de la décentralisation :
DEMOCRATIE ET REUNIFICATION POUR LA BRETAGNE

D’ici quelques mois sera voté au Sénat et à l’Assemblée nationale un texte de loi portant sur l’ «acte 3 de la décentralisation». Dans la majeure partie des Etats européens, mais aussi dans l’Etat français, de nombreux territoires ont évolué et disposent aujourd’hui de statuts divers (à commencer par l’Alsace et la Moselle, la ville de Paris, la collectivité territoriale corse, les collectivités de Martinique ou de Guadeloupe, la Nouvelle-Calédonie et son statut «de son propre genre»,…). Avec l’acte 3, et grâce à la mobilisation des élus et de la société, nous verrons bientôt la création d’une nouvelle collectivité unique alsacienne, voire d’une future collectivité territoriale basque.

En Bretagne, malgré une revendication longue en terme de démocratie, cette évolution s’est faite sans prise en compte réelle des attentes du peuple breton. A commencer par celle de la Réunification de la Loire-Atlantique au reste de la Bretagne.
Entre la création des Etablissements publics régionaux en 1972 et celle des conseils régionaux en tant que tels en 1986, jamais la possibilité n’a été donné aux bretonnes et aux bretons de choisir clairement leur cadre de vie. Cela a conduit, à une amputation non-démocratique de la Bretagne, entre la région à quatre départements et le pays nantais.

L’ACTE 3 DE LA DECENTRALISATION
NE DOIT PAS ETRE UN ACTE MANQUE !

Voilà pourquoi nous manifesterons samedi 15 décembre à Morlaix, dans la circonscription où est élue la ministre de la Décentralisation Marylise Lebranchu, pour la Démocratie et la Réunification.

DEMOCRATIE, car nous réclamons en tant qu’habitantes et habitants de la Bretagne le droit de décider de notre avenir institutionnel. Nous voulons nous même prendre en charge les politiques sociales, environnementales, éducatives, linguistiques, etc…, à travers une nouvelle organisation démocratique garante d’un parlementarisme local et de l’équilibre des territoires.

REUNIFICATION, parce que toutes nouvelles «décentralisation» ou «régionalisation», ne peut réellement se faire sans résoudre le problème de la partition territoriale de la Bretagne.
C’est la contribution de la société civile bretonne à cette réforme. Nous attendons des élus de l’ensemble de la Bretagne, et notamment de la ministre Mme Lebranchu qui, comme d’autres députés bretons, s’était récemment positionnée en faveur de la réunification, qu’ils agissent.

44=Breizh
http://www.44breizh.com

Bretagne Réunie
http://www.bretagne-reunie.org/

Inscrivez-vous sur l’évènement :
https://www.facebook.com/events/289164881202008/

Akta 3 an digreizennadur :
DEMOKRATELEZH HAG ADUNANIEZH EVIT BREIZH

A-benn un nebeud mizioù e vo votet gant ar Senad hag ar Vodadenn Vroadel un destenn eus al lezenn diwar-benn « akta 3 an digreizennañ ». E tost pep Stad en Europa met er Stad C’hall ivez eo cheñchet meur a diriad, ha statudoù a bep seurt zo dezho (Elzass ha Mozel, kêr Pariz, kumuniezh tiriadel Korsika, strollegezhioù Martinik pe Gwadaloup, Kaledonia-Nevez …). Hiziv an deiz, a-drugarez da enluskerezh an dilennidi ha d’ar gevredigezh keodedel, emañ krouidigezh ur strollegezh  alzasian unvan nevez war ober, hag ur strollegezh tiriadel euskarat da zont a vez kinniget ivez.

E Breizh emañ ar gevredigezh dre vras o c’hortoz ma krogfe e-barzh dilennidi Breizh evit ma vefe kemeret e kont gant ar Stad goulennoù pobl Vreizh. Ha da gentañ hini Adunvanidigezh Liger-Atlantel ouzh peurrest Breizh. Biken n’o deus gellet ar Bretonezed hag ar Vretoned dibab o mod da vevañ en ur mod demokratel, ma vefe da vare krouidigezh an Ensavadurioù foran rannvroel e 1972 pe da hini ar C’huzulioù Rannvro e 1982. Abalamour da se eo bet dispartiet en ur mod aotrouniek-kenañ Breizh etre Bro-Naoned hag ur rannvro velestradurel pevar departamant dezhi.

ARABAT C’HWITAÑ WAR AKTA 3 AN DIGREIZENNAÑ !

D’ar sadorn 15 a viz Kerzu e Montroulez, er bastell-vro ma vez dilennet ministrez Adreizh ar Stad Marylise Lebranchu, embann a raimp en-dro ne vo ket eus ur gwir digreizennañ hep Demokratelezh nag Adunvanidigezh.

DEMOKRATELEZH peogwir e rank forzh peseurt adreizh diwar-benn an digreizennañ e Breizh kas war-raok un aozadur ensavadel nevez a zoujo ouzh ur barlamanterezh lec’hel (dezhi galloudoù nevez a-fed lezennoù ha budjed) hag a zoujo ouzh kempouezañ an tiriadoù.

ADUNVANIEZH peogwir e rank pep digreizennañ nevez lakaat un harz da zisparti Breizh.
Setu penaos e kemer perzh kevredigezh keodedel Breizh e akta 3 an digreizennañ. Kevredigezh keodedel Breizh a zo o c’hortoz e embannfe an dilennidi o soñj hag e vefent oberiant evit an demokratelezh hag Adunvaniezh Breizh.

44=Breizh
http://www.44breizh.com

Breizh Unvan
http://www.bretagne-reunie.org/

Lakait o anv war an darvoud :
https://www.facebook.com/events/289164881202008/


MANIF’ A MORLAIX LE 15 DECEMBRE : DEMOCRATIE ET REUNIFICATION POUR LA BRETAGNE !

03/11/2012

Acte 3 de la décentralisation :
DEMOCRATIE ET REUNIFICATION POUR LA BRETAGNE

D’ici quelques mois sera voté au Sénat et à l’Assemblée nationale un texte de loi portant sur l’ «acte 3 de la décentralisation». Dans la majeure partie des Etats européens, mais aussi dans l’Etat français, de nombreux territoires ont évolué et disposent aujourd’hui de statuts divers (à commencer par l’Alsace et la Moselle, la ville de Paris, la collectivité territoriale corse, les collectivités de Martinique ou de Guadeloupe, la Nouvelle-Calédonie et son statut «de son propre genre»,…). Avec l’acte 3, et grâce à la mobilisation des élus et de la société, nous verrons bientôt la création d’une nouvelle collectivité unique alsacienne, voire d’une future collectivité territoriale basque.

En Bretagne, malgré une revendication longue en terme de démocratie, cette évolution s’est faite sans prise en compte réelle des attentes du peuple breton. A commencer par celle de la Réunification de la Loire-Atlantique au reste de la Bretagne.
Entre la création des Etablissements publics régionaux en 1972 et celle des conseils régionaux en tant que tels en 1986, jamais la possibilité n’a été donné aux bretonnes et aux bretons de choisir clairement leur cadre de vie. Cela a conduit, à une amputation non-démocratique de la Bretagne, entre la région à quatre départements et le pays nantais.

L’ACTE 3 DE LA DECENTRALISATION
NE DOIT PAS ETRE UN ACTE MANQUE !

Voilà pourquoi nous manifesterons samedi 15 décembre à Morlaix, dans la circonscription où est élue la ministre de la Décentralisation Marylise Lebranchu, pour la Démocratie et la Réunification.

DEMOCRATIE, car nous réclamons en tant qu’habitantes et habitants de la Bretagne le droit de décider de notre avenir institutionnel. Nous voulons nous même prendre en charge les politiques sociales, environnementales, éducatives, linguistiques, etc…, à travers une nouvelle organisation démocratique garante d’un parlementarisme local et de l’équilibre des territoires.

REUNIFICATION, parce que toutes nouvelles «décentralisation» ou «régionalisation», ne peut réellement se faire sans résoudre le problème de la partition territoriale de la Bretagne.
C’est la contribution de la société civile bretonne à cette réforme. Nous attendons des élus de l’ensemble de la Bretagne, et notamment de la ministre Mme Lebranchu qui, comme d’autres députés bretons, s’était récemment positionnée en faveur de la réunification, qu’ils agissent.

44=Breizh
http://www.44breizh.com

Bretagne Réunie
http://www.bretagne-reunie.org/


Démocratie pour la Bretagne ! Rassemblements le samedi 30 juin pour la réunification !

21/06/2012

Le comité local de Lorient de Bretagne Réunie a initié un appel à se rassembler devant les préfectures et sous-préfectures de Bretagne le samedi 30 juin à 14h. En effet, le 30 juin 1941, le gouvernement de Vichy signait un décret qui pour la première fois séparait administrativement le pays nantais des 4 autres départements bretons. En 1972, cette première partition était entérinée par la création du conseil régional des « Pays de la Loire ».

Image

Nous nous joignons à cet appel. Dans leur projet de gouvernement, François Hollande et le Parti Socialiste français disent vouloir « répondre aux demandes citoyennes, rééquilibrer nos institutions, simplifier nos administrations, encourager la démocratie territoriale, une meilleure prise en compte de la démocratie participative. ». Ils proposent « une loi sur le renforcement de la démocratie et des libertés locales ».

Nous les prenons au mot et leur demandons de répondre aux demandes des citoyens de Loire-Atlantique et de l’ensemble de la Bretagne, ainsi que des milliers d’élus et des centaines de collectivités locales, qui tant en pays nantais que dans la région administrative Bretagne réclament depuis des années un processus démocratique autour de la réunification de la Bretagne.

Marilyse Lebranchu, aujourd’hui ministre de la décentralisation, votait au mois de décembre dernier une loi qui aurait permis à la population de Loire-Atlantique et de l’ensemble de la Bretagne de se déterminer sur la question de la réunification. Nous attendons à ce que le nouveau gouvernement tienne ses promesses démocratiques et enclenche dans le cadre de la décentralisation la réunification administrative de la Bretagne.

Lieux des rassemblements listés à l’heure actuelle :
(n’hésitez pas à nous contacter pour nous indiquer l’éventualité d’un rassemblement dans une autre sous-préfecture. Ex : Morlaix, Saint-Brieuc, …)

29
QUIMPER / BREST

35
RENNES / FOUGERES

56
VANNES / LORIENT / PONTIVY

22
LANNION / GUINGAMP / DINAN

44
NANTES / SAINT-NAZAIRE / CHATEAUBRIANT


Hollande ne veut pas laisser la population décider de la réunification ou non

06/04/2012

A l’occasion du déplacement de François Hollande à Rennes pour un meeting, le mensuel de Rennes a interrogé le candidat PS sur la réunification de la Bretagne. « Je ne suis pas partisan de modifier les frontières. Il faudrait vraiment une demande unanime de tous les élus pour essayer une procédure. La France des régions, j’y crois. Je veux un nouvel acte de la décentralisation » à rajouté François Hollande.

Sur le fond des propos de François Hollande, il n’y a rien d’étonnant. Sa position est celle de la majorité des élus PS, confortablement installés dans les administrations régionales actuelles. Il est, par contre, très étonnant pour un candidat à une élection présidentielle, démocrate, d’avoir une telle conception de la démocratie. Selon lui il faudrait une demande « unanime de tous les élus pour essayer (et seulement essayer…) une procédure ».

La démocratie, c’est le pouvoir politique par et sous contrôle du peuple, sans distinction dues à la naissance, la richesse, ou la compétence, … (principe d’égalité démocratique). Mettre comme condition à la résolution de la question territoriale de la Bretagne, « l’unanimité de tous les élus », c’est refuser la démocratie, admettre un pouvoir oligarchique au dessus du peuple. S’il fallait attendre une unanimité (et non une majorité) des élus pour toutes décisions politique, aucune ne serait prise ou il y aurait un parti unique.

Les propos de M. Hollande illustrent parfaitement la justesse de notre revendication lorsque nous réclamons « Démocratie pour la Bretagne ».


Quant à la France des régions que nous propose François Hollande elle ne permettra pas de réelles avancées, et s’appuiera encore et toujours sur des régions découpées de façon à rester faibles et peu démocratiques.

Depuis les promesses de réunification non tenues de François Mitterrand jusqu’à l’opposition de François Hollande, la situation institutionnelle semble bien convenir au PS. Il semble clair qu’il n’y ait rien à attendre de François Hollande et des responsables du PS sur le sujet. Ils ne bougeront le petit doigt que quand la pression populaire sera suffisante.


Retour sur le rassemblement « Démocratie en Bretagne » du 3 février à Rennes

07/02/2012

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées vendredi 3 février, une nouvelle fois, devant le Conseil régional de Bretagne à Rennes,  à l’initiative de 44=Breizh, et répondant à l’Appel pour la Démocratie en Bretagne. Une cinquantaine de personnes de diverses organisations (les Jeunes Écologistes 35, l’UDB Jeunes, Breizhistance, Parti Breton) s’était déjà réunie à l’occasion de la dernière séance plénière du Conseil régional du 15 décembre.
Que voulons nous ? Nous voulons un statut particulier pour la Bretagne. Un statut qui permettrait de réunifier la Bretagne. Un statut qui intégrerait un droit à l’expérimentation et des compétences législatives pour donner toute sa dimension démocratique au processus de réunifications de la Bretagne.

Notre appel :
https://44breizh.com/2011/12/15/compte-rendu-du-rassemblement-devant-le-conseil-regional-a-rennes/

Après l’amendement et le vœu anti-réunification proposé au conseil régional des Pays de Loire sur « l’autodétermination de la région PdL » et la « création d’une région Grand Ouest », nous pouvions attendre une prise de position du CRB4 pour cette séance budgétaire… Elle n’aura pas vraiment eu lieu.
Seul le groupe UDB a fait adopter deux amendements au projet de budget 2012 de la Région déposés par l’UDB.

Ces deux amendements disent :
1) au titre du travail de prospective de la Région « les études de l’INSEE commandées par la Région devront intégrer les données produites par l’ensemble des acteurs des départements limitrophes de la Région Bretagne, dont la Loire-Atlantique ».
2) au titre du futur Schéma régional des services d’intérêt public « l’étude sur l’armature urbaine bretonne qui sera réalisée par les agences d’urbanisme au premier trimestre 2012 devra intégrer les données disponibles auprès des agences d’urbanisme des agglomérations de Nantes et de St-Nazaire afin que la Région puisse disposer d’une vision complète et correcte des dynamiques démographiques et économiques à l’œuvre dans la partie sud-est de la Bretagne ».

Nous ne pouvons nous contenter de ces deux amendements dans le contexte actuel et appelons à renforcer la mobilisation autour de notre appel.

Nous encourageons le plus grand nombre à participer aux prochains rassemblements :

  • le lundi 19 mars à partir de 17h30 devant le Conseil Général à Nantes.
  • le jeudi 29 mars à partir de 17h30 devant le Conseil Régional à Rennes.

Nous appelons de même d’autres organisations à nous rejoindre et à multiplier ces rassemblements partout en Bretagne.
Continuons la mobilisation et créons les conditions d’une véritable démocratie dans une Bretagne réunifiée !


Des pavés dans la Loire : « La manif à Rennes » (03/02/12)

03/02/2012

Rectificatif : le rassemblement n’est pas organisé uniquement par des nantais… Il a été co-organisé avec des rennais bien sûr. La question de la Réunification ne concerne pas uniquement la Loire-Atlantique mais l’ensemble des 5 départements de la Bretagne.


Que s’est-il vraiment passé à la région « Pays de la Loire » concernant le vœu anti-Réunification ?

01/02/2012

Le sujet n’aura été qu’effleuré, mais vendredi dernier, pour la deuxième fois depuis la création du Conseil Régional des Pays de la Loire, la question des limites territoriales de la région a été évoquée en session régionale. Le 21 juin 2001, le conseil régional des PdL avait réagi au vœu commun en faveur de la réunification du conseil régional de Bretagne administrative et du conseil général de Loire-Atlantique, survenu peu de temps avant une grande manifestation, par un vœu demandant l’organisation d’ «États Généraux du Grand Ouest». Resté sans suite, celui-ci exprimait la volonté des élus régionaux PdL de ne pas prendre en compte les volontés de création d’une région Bretagne à 5 départements, exprimés par les collectivités bretonne et la population. Encore une fois, le vœu déposé par le Nouveau Centre et l’Alliance Centriste aura mis en avant le projet de Grand Ouest comme étant un paravent à la Bretagne réunifiée, plutôt que l’existence d’une véritable dynamique entre régions B4 et PdL.

Jeudi 26 janvier, un vœu a été déposé au Conseil Régional des «Pays de la Loire» par le groupe Alliance Centriste -Nouveau Centre, et examiné le lendemain. Celui-ci a été rejeté par la majorité des conseillers régionaux. Nous livrons ci-suit notre analyse sur son contenu :

Laurent Gérault, à l’origine du vœu « anti-réunification »
(Alliance Centriste – Nouveau Centre)
  • Ce vœu était clairement déposé en opposition à l’amendement Le Fur-De Rugy déposé le 21 décembre dernier à l’assemblée nationale. Alors même que celui-ci avait été soutenu par un des conseillers régionaux et député du groupe AC-NC, Michel Hunault. Ce n’est pas un vœu de proposition, mais plutôt de réaction.
  • Nous soulignons que ce vœu revendique pour les «Pays de la Loire» le «pouvoir de s’autodéterminer». Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que nous appelions les élus du conseil général de Loire-Atlantique et de la région Bretagne à voter un vœu réclamant le «pouvoir de s’autodéterminer» à l’ensemble de la population bretonne des 5 départements bretons !
  • Nous notons qu’il y est fait mention de ce que le collectif 44=Breizh dénonce depuis plusieurs années, en l’existence d’un processus de «création identitaire». Processus visant à imposer le découpage régional actuel, infligé à la population sans que celle-ci n’ait jamais pu «s’autodéterminer» sur cette question. Nous citons le préambule du vœu défendant le découpage actuel : «Alors que notre Région Pays de la Loire agit depuis des années à l’émergence d’une identité ligérienne à travers les instances consultatives, à travers les projets culturels et sportifs régionaux».
  • Nous notons que ce vœu déposé par le conseiller Laurent Gérault énonce plusieurs contre-vérités. «En excluant les ligériens du débat référendaire, cette proposition [l’amendement Le Fur-De Rugy] contribue à diviser plutôt qu’à rassembler», ce qui est répété en ces mots par le conseiller lors de la session : «nous rejetons l’idée d’une partition des Pays de la Loire sans consultation des autres départements». Aucun département n’est exclu de cet amendement ! N’importe quel département de la région PdL, peut initier le même processus que la Loire-Atlantique. La différence que M. Gerault n’ose soulever, c’est qu’en Loire-Atlantique la création d’une région Bretagne unie est portée par la population contrairement à celle du Grand Ouest. Ce seul constat donne à voir laquelle des propositions entre statu quo, Bretagne réunie et Grand Ouest est la plus légitime démocratiquement.
  • Il n’est pas vrai que la région PdL travaille à un rapprochement particulier entre la région Bretagne et les Pays de la Loire : «Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie à construire une véritable culture de projets dans de multiples domaines avec sa voisine bretonne, notamment la recherche, l’agro-alimentaire,  le végétale, la mer». Ceci n’est que l’expression de tentatives de coopérations inter-régionales, comme elles existent avec d’autres régions [voir le communiqué « Vive le Val de Loire ! »]. De plus il n’existe pas de commission ou de travail particuliers entre les deux régions qui permettrait de laisser penser à un rapprochement, contrairement à ce qui existe par exemple au sein de la commission mixte B4-CG44. En ce sens le projet de Grand Ouest n’a pas de légitimité particulière. Il n‘est en aucun cas plus «européen» que peut l’être une Bretagne réunifiée.
  • Nous regrettons que le simple fait d’énoncer que la région administrative et les élus qui en dépendent existent, soit un frein à une modification des limites territoriales. «Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie depuis des années à créer une dynamique régionale avec l’ensemble des partenaires consulaires, associatifs et bien évidemment  des intercommunalités et des départements, à faire émerger des « projets ligériens ». Cela ne laisse qu’entendre la force d’inertie que représente la région Pays de la Loire.
Franck Louvrier a voté pour le vœu « anti-réunification »
(UMP)

Évidemment, et malheureusement, ce vœu ne peut s’extraire du contexte et des enjeux politiciens. Force est de constater qu’il est présenté par une partie de la droite pour lancer une pique à la majorité PS et alliés – EELV. Ceci alors même que la droite régionale souffre des mêmes indécisions sur cette question de la réunification de la Bretagne. Nous notons aussi que le groupe UMP a voté ce vœu dans ce but, tout comme Franck Louvrier qui aime à se présenter parfois comme un défenseur de l’unité de la Bretagne.

Jean-Philippe Magnen
(Vice-président CR PDL – Europe Écologie Les Verts)

Nous notons aussi que Jean-Philippe Magnen, porte parole du groupe EELV et vice-président de la région a parlé au nom de son groupe pour défendre la question de la réunification tout en n’excluant pas un processus de débat autour de la création d’un Grand Ouest. Il rappelle la position d’EELV pour des régions «cohérentes, fortes et autonomes et pour un fédéralisme différencié» . C’est selon nous la première fois qu’une telle position est avancée lors d’une session du conseil régional des PdL.

Alain Gralepois en compagnie de son mentor Jacques Auxiette
et du petit dernier, Christophe Clergeau…

Nous notons aussi que l’élu socialiste Alain Gralepois juge «l’affaire trop importante pour l’expédier d’un trait en fin de séance». Est-ce à dire que Jacques Auxiette et les responsables PS de la région ne pourront plus feindre une «question sans intérêt», du «passé», lorsque leur sera posé la question de la réunification ?

Nous le voyons, du chemin reste à faire pour faire comprendre à la majorité de ces élus que la population peut se prendre en main sur la question du cadre régional. Que certains élus demandent le pouvoir de s’autodéterminer pour la région Pays de la Loire, qu’un vice président de cette région parle d’autonomie et de fédéralisme différencié, montre aussi que les partisans de la réunification ne doivent plus se brider sur la question du futur statut de la Bretagne unie.


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