Délibéré du procès d’Alan et Jonathan

25/01/2012

Hier, mardi 24 janvier, la cour d’appel de Rennes à confirmé la condamnation de Jonathan Guillaume et Alan Haye pour «rébellion en réunion et avec violence». Les deux militants sont condamnés à 500 euro d’amende chacun. Le verdict en première instance était de 750 euro d’amende pour Jonathan et 500 pour Alan.
Le collectif 44=BREIZH condamne ce verdict sans fondement si ce n’est celui de ne pas vouloir remettre en cause les opérations policières d’avril 2009. Nous invitons le plus grand nombre à faire des dons au collectif, via paypal, pour soutenir Alan et Jonathan. L’amende sera payée rapidement si 100 personnes font un don de 10 euros :

Jonathan Guillaume, porte-parole du collectif à l’époque, nous livre ses sentiments après cette condamnation :

« C’est déprimant pour l’état de la justice cette condamnation. Clairement, cela signifie que les faits n’ont pas d’importances. Qu’on se rebelle face à une arrestation abusive, ou qu’on se laisse faire tranquillement pour éviter les condamnations, ça ne change rien. Et ça toutes les personnes présentes ce jour là le retiendront.»

« Sur quels éléments sommes nous reconnus coupables ? Aucun. Il n’y a pas d’éléments probants montrant que nous sommes coupables d’une quelconque violence ou rébellion. Les badauds et les commerçants du coin sont venus témoigner en notre faveur en première instance, tous les gens présents autour de la scène étaient choqués par la démesure et l’attitude des flics !

Imaginez, vous êtes à la terrasse d’un café, avec des amis et votre famille, et soudain vous vous faîtes encercler par des policiers vous intimant de présenter vos pièces d’identité. Vous êtes plus que surpris et vous demandez tout simplement ce qui motive ce dispositif. Mais on ne vous répond pas, et quelques minutes plus tard on vous envoit plusieurs dizaines de gendarmes mobiles vous interpeller et mettre la terrasse sans dessus-dessous. Dés qu’on m’a désigné et retourné le bras pour me menotter, je me suis couché à terre pour me laisser faire … ça je ne le ferais plus jamais.»

« Bien sûr que cette condamnation est politique ! Comme l’arrestation et le procès en lui même. Vous avez déjà vu un commissaire divisionnaire venir témoigner un procès, sans convocation, pour une simple affaire de rebellion ? Les procès verbaux des deux flics accusateurs sont quasiment un copier-collé l’un de l’autre, nos avocats l’ont clairement mis en avant lors de la première audience, ils se sont entendus pour essayer de livrer une même version des faits… Des faits, où le simple fait que je sois debout accoudé au comptoir du bar justifie d’une «attitude de rébellion» de ma part… Ils disent qu’ils ont appelé des renforts et employé la force car il y avait un refus du contrôle d’identité. Mais lors de l’appel à Rennes, maître Le Moigne a montré dans le déroulement de la journée et suivant les propres faits consignés par les flics, que les renforts avaient été appelé avant même que les policiers présents sur les lieux n’aient commencé à vouloir nous contrôler. Ça montre bien qu’ils avaient pensé à des arrestations dès qu’ils ont repéré notre présence dans la ville.»

« Je n’ai pas encore discuté avec Alan et l’avocat, ni avec Skoazell Vreizh qui nous soutient judiciairement, mais je ne pense pas que nous irons en cassation… Lors de l’appel, la procureure reconnaissait à demi-mot qu’il y avait plusieurs éléments témoignant en notre faveur, mais s’étonnait quand même qu’on conteste une «si petite condamnation». Je pense que ça résume bien la situation. Pour eux nous sommes forcément coupables de quelque chose, on ne peut pas être complètement «innocent» même si les faits le prouvent … Je ne crois pas en la justice française.»

Alan et Jonathan remercient chaleureusement celles et ceux qui les ont soutenus.


[YA !] Tabut diwar-benn adunvanidigezh Breizh : Afer an holl vretoned

17/01/2012

Erratum : n’eo ket « Senad » eo ret lenn er pennad, met « Bodadenn Vroadel Gall ».


Rassemblement à Rennes mardi 13 décembre en soutien à Alan et Jonathan

06/12/2011

44=BREIZH appelle tous ses sympathisants et sympathisantes, toutes les personnes attachées à la liberté d’expression, à venir manifester leur soutien à Jonathan et Alan pour leur procès en appel qui aura lieu le mardi 13 décembre à Rennes. Jonathan et Alan ont souhaité faire appel, car ils ne sont tout simplement pas coupable de ce qu’on leur reproche. Leur avocat dénonce un « acharnement » et une volonté de « cibler les personnes en raison de leur engagement politique ».
Rassemblement place du Parlement à partir de 13h.

Le 25 avril 2009, suite à une manifestation unitaire contre la répression politique en pays nantais, les militants venus soutenir les inculpés de la Réunification se faisaient encercler à la terrasse d’un café par la police prétextant un contrôle d’identité sans réelle motivation. Suite à cela le porte-parole de 44=Breizh, Jonathan Guillaume, et un de ses militants étaient arrêtés. Retour sur les faits :
https://44breizh.com/2009/04/26/samedi-25-avril-journee-de-mobilisations-pour-44breizh-finissant-par-des-interpellations-des-coups-et-des-blessures-venant-des-forces-de-police/

Au mois de février 2010, les deux militants étaient jugés pour rébellion lors de leur arrestation et condamnés à 750 euro (pour Jonathan) et 500 euro (pour Alan), sans qu’il n’est pu être démontré l’usage d’une quelconque violence de leur part lors de leur arrestation. Un autre militant était arrêté le même jour devant le tribunal avant d’être relâché le lendemain matin sans suite :
https://44breizh.com/2010/02/03/proces-d-alan-et-jonathan-verdict-le-1er-mars-2010/

Les soutiens des inculpés :
https://44breizh.com/2009/10/06/soutenez-les-inculpes-de-la-reunification/

TOUS ENSEMBLE VENONS LES SOUTENIR
ET DÉNONCER L’ACHARNEMENT RÉPRESSIF
CONTRE LES MILITANTS DE 44=BREIZH !


44=BZH : Désobeissance civile à Châteaubriant

28/11/2011

Ce samedi 26 novembre, à Châteaubriant, une action de désobéissance civile à été organisée par les militant-e-s du collectif 44=BREIZH. Cette action a pour but de dénoncer la partition administrative de la Bretagne et la communication à outrance de la région Pays de la Loire, qui vise àimposer et légitimer une région artificielle en quête de reconnaissance auprès de ses habitants  par la création d’une identité ligérienne.

Cette action intervient dans un contexte de blocage et d’abandon de leurs engagements sur l’unité administrative de la Bretagne par les responsables des différentes collectivités :

– La commission mixte Loire-Atlantique-région Bretagne s’est brusquement et sans explication interrompue depuis les dernières élections cantonales. Ceci malgré les déclarations de Philippe Grosvalet qui disaient s’inscrire dans la continuité de l’action de M. Mareschal sur ce sujet.

– Notre collectif reste sans réponse de sa lettre envoyée à Monsieur Leboulanger, vice-président du CR Bretagne, chargé de nous auditionner dans le cadre d’un comité de suivi sur la Réunification et dont les réunions semblent s’annuler une à une.

– Nous remarquons aussi que les élus EELV de la région Pays de la Loire n’ont pas tenus les engagements qu’ils avaient pris sur la question suite aux dernières élections régionales.

– Malgré les sollicitations Jean-Yves Le Drian, président du CR Bretagne ne souhaite toujours pas démentir les propos qui lui ont été attribué disant qu’il n’était «pas favorable à la réunification»
( https://44breizh.com/2011/11/09/le-drian-ne-serait-pas-favorable-a-la-reunification-44breizh-demande-des-explications/ )

– Les récentes déclarations de responsable politiques de de Bretagne sur la «création d’une collectivité unique bretonne» à propos de l’exemple alsacien, à commencer par ceux de jean-Yves le Drian sur «un nouvel acte de la démocratie territoriale» lors d’un congrès de l’association des régions de France le 18 novembre, n’abordent pas le point de la réunification de la Bretagne nécessaire et préalable à l’évolution institutionnel du territoire breton.

 Cette action intervient aussi dans un contexte de répression des militants de la réunification. La région Pays de la Loire exige en effet près de 20 000 euros de dommage à six jeunes militants ayant barbouillés des panneaux en plastique de la région PdL.

 Par cette action nous ne nous positionnons en aucun cas sur les investissements routiers ou urbains de la région. Nous dénonçons un véritable blocage démocratique, notamment celui de la région PdL, et l’inertie des responsables politiques. Nous affirmons notre soutien avec les barbouilleurs mis en examens et affirmons que ce type d’action n’est pas qu’ne simple «dégradation de biens publics», mais bien une réponse symbolique et non violente à une impasse institutionnelle dont certains élus, par manque de courage ou opposition, empêchent toute solution démocratique.

 


Lundi 1er mars : délibéré du jugement de Jonathan et Alan, solidarité !

23/02/2010

Nous vous appelons à participer au rassemblement de soutien organisé à partir de 13h à Nantes devant le palais de Justice. Alors que les deux militants ont vu une peine requise de 750 euro d’amende à leur encontre le mois dernier, de mois en mois nous constatons le caractère répressif du système policier et judiciaire français. En effet, le 1er février dernier les avocats de nos deux camarades ont clairement démontré le côté arbitraire et injustifiable de leurs arrestations. Il est ressorti des propos des policiers interrogés que la rébellion dont Alan et Jonathan étaient accusés ne pouvait être caractérisée que par le simple fait « qu’il s’était levé à la terrasse d’un café » pour Alan, et parce qu’il était « debout » pour Jonathan !
Alors que la police s’est livrée à un acte de vengeance politique clairement antidémocratique à la sortie du procès le 1er février (un des militants de 44=Breizh avait été arrêté et placé une nuit en garde à vue sans raison, avant de sortir sans aucune poursuite !), nous verrons lundi 1er mars si la justice française en Bretagne est si juste et indépendante qu’elle le prétend. Au vue des éléments apportés le 1er février (nombreux témoignages, incohérence des procédure, …) nos deux camarades devraient être en théorie relaxés.


Le lundi 1er février : Soutenons Alan et Jonathan !

20/01/2010
En un peu plus d’un an les membres du collectif 44=Breizh auront totalisés six convocations au commissariat ou à la gendarmerie, plus de 32 000 euros de condamnations et d’amendes, huit garde à vue et quatre procès dont deux en appel de jugement et un renvoyé !

Encore une fois nous demandons à tout-e-s nos sympathisant-e-s de venir soutenir Alan et Jonathan le lundi 1er février à 13h devant le palais de justice. Ils seront jugés pour rébellion, alors qu’ils avaient été arrêtés à la terrasse d’un café le 25 avril 2009 (voir article précédent)

Tous ensemble montrons notre solidarité ! Ne nous laissons pas faire fasse à la répression !

A l’aube du procès d’Alan Haye et Jonathan Guillaume nous rappelons que les inculpés de la Réunification sont soutenus par :

Les groupes politiques et associations soutenant les inculpés :

Les Alternatifs de Bretagne, CBIL Coordination Bretagne Indépendante et Libertaire, EKB-AFB Alliance Fédéraliste Bretonne, Emgann-Mouvement de la Gauche Indépendantiste, LBDH Ligue Bretonne des Droits de l’Homme, Parti Breton, AVY/LJB (Jeunes du PB), Courant Syndicaliste-Révolutionnaire Breizh, SLB Syndicat des Travailleurs de Bretagne, Bemdez, L’Andon dou Galo, UDB, OCL Organisation communiste libertaire, 44=BREIZH, Galv Karaez : Collectif Breton pour la Démocratie et les Droits de l’Homme, The Celtic League, Batasuna (Gauche Indépendantiste basque), Askatusuna (Comité antirépressif basque), Segi (organisation de la jeunesse abertzale), l’Appel de Corti (plateforme des nations sans Etat sous domination française), CEIVAR-Organismo Popular Anti-repressivo (Galice), V-SB (Mouvement pour une Flandre Indépendante et Socialiste), Conceju-CNC (gauche cantabriste)…

Les personnalités politiques soutenant les inculpés :

élus

Janet Ryder (Plaid Cymru, députée du parlement gallois), Christian Troadec (maire de Carhaix et conseiller régional), Christian Guyonvarc’h (Vice-président de la Région Bretagne), Naïg Le Gars (conseillère régionale région Bretagne), Emile Granville (maire adjoint de Redon, vice-président du Pays de Redon), Alan Coraud (maire de La Rémaudière), Robert Sae (Conseil national des comités populaires martiniquais), Cyril Cogneras (conseiller municipal Verts Limoges), Jean-Jacques Monnier (conseiller municipal de Lannion), Ronan Leprohon (ex conseiller régional, rédacteur en chef du « Peuple Breton »), Lionel Henry (conseiller municipal de Montreuil-Le-Gast), Jakez Caillaud (conseiller municipal de Saint-Herblain), Marcel Marc (conseiller Municipal UDB de Couëron), Glenn Jegou (conseiller communautaire et conseiller municipal de Rennes), Roselyne Amelot (conseillère municipale, Label Gauche, Saint-Nazaire), Ander Fadda (syndicaliste, USM CGT, Saint-Nazaire), Jean-Marie Goater (Responsable des Verts 35, ex conseiller communautaire de Rennes), Corentin Lemonnier (élu au CEVU Rennes 2), Charlie Grall, Ghildas Durand, Jacques-Yves Le Touze (membre du Bureau national du Parti Breton), …

Les personnalités culturelles soutenant les inculpés :

chanteurs

Gilles Servat (chanteur), Nolwenn Korbell (chanteuse), André Daniel (co-fondateur du Lycée expérimental de Saint-Nazaire et géographe), Ronan Le Coadic (universitaire), Franck Darcel (ex groupe Marquis de Sade) Mikael Bodloré-Penlaez (Eurominority, GeoBreizh.com), Erwan Chartier (journaliste-écrivain), Jean-Pierre Le Mat (historien), Jean-Loup Le Cuff (peintre et sculpteur), Dom Duff (chanteur), Gaël Fontana (photographe), Fermin Muguruza (chanteur basque), Gareth Miles (écrivain gallois), Fañch Ar Ruz (illustrateur), Céline Soun (La Obra – Guatemala), Kevin Williamson (éditeur écossais), Angèle Jacq, Startijenn (groupe de fest-noz), Les Ramoneurs de Menhirs, IMG, Gimol Dru Band, Francis Jackson project, Daonet, Atlantyka, …


Les propos intolérables de Jacques Lambert à Pornichet

14/12/2009

Le jeudi 10 septembre s’est tenu le conseil municipal de la ville de Pornichet (Loire-Atlantique). Le conseiller, Daniel Bachelier, a exprimé le souhait d’installer des panneaux de signalisation « Pornizhan » (Pornichet en breton). Il s’explique : « La Loire-Atlantique est l’un des cinq départements de la Bretagne historique ». « À l’ouest du département, le breton a été parlé jusqu’à une date récente ». « Pornichet revendique haut et fort ses origines bretonnes » et souhaite donc « cette inscription symbolique ». L’élu d’opposition, le socialiste Jacques Lambert monte alors au créneau et dit : « cette démarche traduit non pas un acte symbolique mais une vraie déclaration politique ». Cela n’est pas « pas opportun d’imposer cette identité alors que le Conseil général a du mal à le faire. Vous faites plaisir à son président Patrick Mareschal mais vous risquez de fâcher le président de la Région des Pays de la Loire ». Le maire lui rétorque : « C’est pourtant vous qui avez créé Pornizhan Ar Fest ». Lambert répond : « Cela n’a rien à voir ; la fête est destinée aux touristes ».

44=Breizh condamne fermement les propos du responsable PS. Ils montrent clairement que la Loire-Atlantique n’est qu’une simple colonie pour les sbires d’Auxiette, à laquelle il faut retirer son identité. Il ne faudrait surtout pas « fâcher » le président Auxiette qui a déjà tant de mal à imposer l’identité factice de sa région. L’existence de l’identité bretonne en Loire-Atlantique ne correspond  pas à des futiles querelles entre hommes politiques. Le fait est que ceux qui se sentent breton, qui veulent parler breton dans la vie quotidienne ne peuvent le faire pleinement et librement. Il est temps de transcender les oppositions ou les intérêts des politiques sur cette question capitale et de respecter les habitants de Loire-Atlantique qui se sentent breton, l’identité ligérienne n’existe pas, une identité ça ne s’impose pas !

Le collectif 44=Breizh.


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