Monsieur Grosvalet, réveillez-vous !

14/05/2013

Le collectif 44=BREIZH a appris par la presse la rencontre ce mardi de Pierrick Massiot et Jacques Auxiette, respectivement présidents des régions Bretagne et Pays-de-la-Loire. Accompagnés de différents élus des deux régions, de multiples thèmes auront été à l’ordre du jour : économie, agriculture, énergies marines, environnement, décentralisation, banque publique d’investissement, transports et culture. A cette occasion, le collectif souhaite interpeller les présidents de la région Bretagne et du conseil général de Loire-Atlantique, P. Massiot et P. Grosvalet.

Les coopérations inter-régionales sont sans doute nécessaires pour dépasser les cadres administratifs dans certains domaines. Nous constatons d’ailleurs que la question de la décentralisation était à l’ordre du jour. Néanmoins, il ne semble pas que les conseillers régionaux de Bretagne administrative aient évoqué dans ce cadre la réunification et la réorganisation territoriale. Pourtant ceux-ci ont voté il y a peu une contribution de la région au projet de loi sur la décentralisation défendant la réunification de la Bretagne. L’engagement de la région Bretagne administrative ne doit pas être délaissé au profit d’une « coopération » des deux régions administratives, d’autant que les « coopérations inter-régionales de proximité » ne sont pas la panacée comme le montre un rapport du CESER de Bretagne (2009).

Alors que la région Bretagne administrative et le Conseil Général de Loire-Atlantique semblent avoir abandonné toute collaboration dans la cadre de la « commission mixte », nous nous inquiétons de voir la main mise de la région Pays-de-la-Loire sur des domaines qui étaient habituellement supervisés par cette commission. En effet, Alain Gralepois, Président de la commission Culture-sport-citoyenneté-éducation populaire à la région Pays-de-la-Loire et son homologue de région Bretagne, Jean-Michel le Boulanger, se réunissent pour évoquer « culture bretonne, TV régionale, et reconnaissance de la charte des langues régionales ». Ces domaines qui concernent dans la région Pays-de-la-Loire uniquement le département de la Loire-Atlantique seront traités sans qu’aucun représentant du département ne soit présent. Nous connaissons l’engagement du conseil régional des Pays-de-la-Loire sur ces thèmes qui se limite au symbolique et pensons qu’il est légitime de s’inquiéter que le département de Loire-Atlantique que ne soit pas associé à ces réflexions. Il faut dire que la commission mixte Région Bretagne-Conseil général de Loire-Atlantique, unique cas de coopération d’un département avec une autre région en France, s’est assoupi laissant la place à la région Pays-de-la-Loire connu pour son désintérêt (voir son hostilité) sur ces questions.

Alors que la décentralisation va vers une forte métropolisation donnant la possibilité aux métropoles (dont Nantes) de récupérer une partie des compétences du département, M Grosvalet, allez vous laisser le conseil régional vous retirer aussi certaines de vos compétences qui ont contribuées à l’originalité de la Loire-Atlantique durant les dernières années ?

logo-44breizh


44=Breizh apporte son soutien à Bretagne Réunie face à la plainte des Pays de la Loire

07/04/2013

Suite au rassemblement de protestation ayant eu lieu jeudi 4 avril dernier à St-Nicolas-de-Redon (44), nous apprenons par la presse la plainte de la région « Pays de la Loire » contre l’association Bretagne Réunie pour avoir soit-disant « entravé » « l’atelier du futur Pays de la Loire 2040« . Le collectif 44=Breizh apporte son soutien à Bretagne Réunie et tient à rappeler les faits tels qu’ils se sont déroulés.

Jean-François Le Bihan (président de BR) et Emile Granville, maire adjoint de redon, déchirant symboliquement une banderole Pays de la Loire

Jean-François Le Bihan (président de BR) et Emile Granville, maire adjoint de redon, déchirant symboliquement une banderole Pays de la Loire

Une dizaine de militants du collectif se sont rendus jeudi dernier à Saint-Nicolas-de-Redon pour dénoncer la partition de la Bretagne et la communication outrancière de la région PdL, dont les « ateliers PdL 2040 » n’en sont qu’un des derniers avatars. Le comité Bretagne Réunie de Redon avait bien mobilisé ce jour-là et les défenseurs de l’unité de la Bretagne se sont mélangés aux opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes pour dénoncer des deux côtés « un déni de démocratie de la part de la Région PdL« . Environ 80 personnes et une demi-douzaine de tracteurs étaient devant la salle, avec le simple objectif de rappeler leurs revendications en faisant tourner un micro. L’accès à la salle P. Etrillard était laissé libre par les manifestants. Si la région n’a réussi à faire venir que 4 ou 5 badauds à son « atelier du futur« , c’est parce que le vrai débat citoyen et la légitimité démocratique se trouvaient à l’extérieur.

un rassemblement bon enfant

Un rassemblement bon enfant.

Où est « le dialogue citoyen », la « démocratie participative », etc … lorsque l’on refuse l’entrée à des personnes sur le simple fait que ce sont des « militants » ? Ce que Christophe Clergeau (vice-président de la région et coordinateur de « PdL 2040 ») souhaite dénoncer à travers cette plainte c’est simplement le droit de manifester. Ou peut-être n’est-ce tout simplement qu’une affaire personnelle. En effet, pourquoi viser spécifiquement Bretagne Réunie, alors qu’une dizaine d’organisation appelaient à ce rassemblement (dont des partis politiques et des organisations syndicales et professionnelles) ? Jean-Louis Fougère, président de la communauté de commune de Redon et chargé d’accueillir l’évènement et son coordinateur, ne cherche-t-il pas à régler des problèmes particuliers avec certains élus locaux ? En effet, en sortant de la salle celui-ci s’est feint d’un « émoi républicain » en dénonçant « l’attitude » d’Emile Granville, « organisateur » de ce rassemblement, porte-parole du comité local de Bretagne Réunie et par ailleurs conseiller communautaire de l’opposition. Cela expliquerait-il pourquoi cette plainte est dirigée vers cette seule association ?

Quoiqu’il en soit de l’origine de cette plainte farfelue, elle confirme l’attitude hautaine et méprisante des représentants de la région Pays de la Loire qui auraient mieux fait d’en rester là et de simplement constater leur mauvais accueil en Pays de Redon. Nous appelons évidemment à nous rassembler devant les prochains « ateliers du futur » des Pays de la Loire :

– Lundi 8 avril 2013 / de 19h – 21h30 / Saint-Philbert-de-GrandLieu (Salle des Marais / Allée des Chevrets).
– Lundi 13 mai 2013 / de 19h – 21h30 / Saint-Nazaire (Salle Jacques Brel).
– Mardi 21 mai 2013 / de 19h – 21h30 / Nort-sur-Erdre (Espace culturel Cap Nort).

Emile Granville au micro face à Christophe Clergeau (Jean Louis Fougère derrière lui)

Emile Granville au micro face à Christophe Clergeau (Jean Louis Fougère derrière lui)

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Une première réussie pour la votation 44=Breizh

06/04/2013

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Plus de 500 personnes, dont plusieurs élus locaux, ont participé aujourd’hui à la votation citoyenne organisé par 44=Breizh à Nantes. Le collectif est très satisfait et même agréablement surpris de cette affluence pour une action symbolique qui appelle à être reconduite dans de meilleures conditions et qui témoigne d’une réelle attente chez les nantaises et les nantais.
La question posée était «Oui ou non, êtes-vous pour la fusion de la Loire-Atlantique et des autres départements bretons dans une même collectivité ?».Votation_Votadeg_Reunification_44_BREIZH_2
Le résultat est 652 votes (dont 92 procurations), 23 votes «non», 5 bulletins blanc, et 624 «oui». Soit une participation bien plus importante que celles des «ateliers citoyens Pays de la Loire 2040». Comme à Saint-Nicolas-de-Redon jeudi dernier nous appelons au rassemblement lors des prochains rendez-vous donnés par la région PdL*.
Plutôt qu’une tactique de communication qui rabaisse l’engagement citoyen à un simple gadget marketing, il y a besoin que les collectivités ouvrent un vrai débat démocratique sur la question de la réunification de la Bretagne.Votation_Votadeg_Reunification_44_BREIZH_10Cette votation symbolique était organisé la veille du référendum sur la fusion des conseils généraux et du conseil régional d’Alsace. Nous attendons depuis des années la possibilité législative d’une consultation sur la réunification : ce qui est possible en Alsace doit l’être en Bretagne !
Le projet de loi sur la décentralisation qui sera bientôt présenté en conseil des ministres doit reconnaître l’existence du problème démocratique posé par la partition administrative, et proposer une solution démocratique pour les bretonnes et les bretons.

* rendez-vous les :
– Lundi 8 avril 2013 / de 19h – 21h30 / Saint-Philbert-de-GrandLieu (Salle des Marais / Allée des Chevrets).
– Lundi 13 mai 2013 / de 19h – 21h30 / Saint-Nazaire (Salle Jacques Brel).
– Mardi 21 mai 2013 / de 19h – 21h30 / Nort-sur-Erdre (Espace culturel Cap Nort).

Voir les photos de la votation :

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VOTATION CITOYENNE symbolique pour la REUNIFICATION de la Bretagne !

29/03/2013

Votation_Citoyenne_Reunification_44_BREIZH

Le collectif 44=Breizh invite les nantaises et les nantais à participer à une votation citoyenne symbolique pour la réunification de la Bretagne, le samedi 6 avril, de 10h à 13h place du Commerce à Nantes. La question posée sera « Oui ou non, êtes-vous pour la fusion de la Loire-Atlantique et des autres départements bretons dans une même collectivité ?».

Le Sénat a récemment annulé l’amendement 3ter à la loi sur le référendum d’initiative partagée, qui aurait pu permettre aux habitants de Loire-Atlantique et de la région Bretagne de se prononcer par referendum sur la réunification de la Bretagne. Lors de ce passage au Sénat la représentante du gouvernement a indiqué que la prochaine loi sur la décentralisation serait plus adéquate pour répondre à la partition administrative de la Bretagne. Or, cette prochaine loi sera présentée le mercredi 10 avril en Conseil des ministres. Le dimanche 7 avril, les alsaciens, eux, voteront la fusion des conseils généraux du Bas et du Haut-Rhin et du conseil régional dans une collectivité unique nommée « Assemblée d’Alsace »*.
Ce qui est possible en Alsace doit être possible en Bretagne ! Les engagements « pour promouvoir la démocratie et des libertés locales » pris par la majorité PS/EELV pendant la campagne présidentielle ne doivent pas, encore une fois, rester lettres mortes.
Au cas probable où la loi sur la décentralisation ne proposerait pas de solution démocratique à la partition de la Bretagne, nous appelons dès aujourd’hui les élus et les centaines de communes ayant signé le vœu en faveur de la réunification de la Bretagne, à se préparer pour mettre en place les dispositions d’une plus vaste campagne de votation citoyenne sur l’avenir territorial et institutionnel de la Bretagne.
Dans ce sens nous appelons le plus grand nombre à participer à cette votation symbolique le samedi 6 avril à Nantes.

*Cette collectivité devrait permettre de mutualiser les compétences et de réduire les coûts de fonctionnement actuels. C’est aussi la possibilité d’une plus grande démocratie locale avec des prises de décisions au plus proche des alsaciens dans des nouveaux domaines de compétence comme la coopération transfrontalière, l’économie et l’innovation, l’éducation, la mobilisation des fonds européens, la langue et la culture alsacienne, le logement.


Le Sénat bloque une étape de la Réunification de la Bretagne, en rejetant l’amendement 3ter !

28/02/2013

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Ce matin, lors du débat concernant le projet de loi sur le référendum d’initiative partagée, le Sénat à rejeté la demande de réintroduction de l’article 3 ter ou amendement dit « Le fur/De Rugy ». Cet article devait permettre à un département de choisir sa région d’appartenance par voie référendaire et ce sans droit de veto de sa « région d’origine ».

Il s’agit pour la Bretagne et pour la démocratie territoriale en général d’un nouveau revers. La possibilité pour les habitants de la Bretagne de décider de leur avenir institutionnel est, une nouvelle fois, refusée.

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Le collectif 44=BREIZH s’étonne d’entendre Mme Taubira assurer que « le gouvernement partage l’impatience sur une consultation ». Qui peut croire que Jean-Marc Ayrault — qui avait fait pression sur la commission Baladur — est impatient d’un débat ? Qui peut croire que Stéphane le Foll — qui avait dit pendant la campagne des présidentielles que la réunification n’intéresse pas les bretons — n’en peux plus d’attendre ?

L’impatience n’est pas du côté des ministres mais de la population. Impatience après 40 ans de revendications face à un refus continuel de tout débat, face à un déni de démocratie, face à des élus comme Mme Lebranchu qui défendait la réunification à l’assemblée en 2011 et retourne sa veste un an plus tard. Impatience face à des sénateurs aux propos méprisants et condescendants face à une revendication légitime et soutenue par les députés bretons.


Mme. Lebranchu, fin 2011, défendant l’amendement
et la réunification de la Bretagne à l’A.N.,
avant d’affirmer un an plus tard avoir
« des réticences face à la réunification de la Bretagne »…

Car si cet article à été rejeté, le débat à montré qu’au Sénat la possibilité d’une consultation populaire à eu des soutiens de taille. L’ensemble du groupe vert par la voix de Ronan Dantec, les socialistes bretons et Dominique de Legge (UMP) ont fait voix commune pour plus de démocratie territoriale.

Pour le collectif 44=BREIZH, le combat continue pour que la question de la partition de la Bretagne trouve une issue démocratique et répondant aux revendications des habitants de la Bretagne.

carte-departements-reunification-44breizh


Une opportunité de réunifier la Bretagne enterrée ?

26/02/2013

La possibilité de proposer un cadre démocratique au processus de réunification de la Bretagne risque de passer à la trappe jeudi 28 février.

J.-P. Sueur rapporteur PS du projet de loi sur le référendum d'initiative partagée qui a "nettoyé" le projet de l'amendement dît "Le Fur-De Rugy"

J.-P. Sueur rapporteur PS du projet de loi sur le référendum d’initiative partagée qui a « nettoyé » le projet de l’amendement dît « Le Fur-De Rugy »

Le projet de loi sur les référendums d’initiative dite « partagée » ou « populaire », comprenant l’amendement dit « Le Fur-De Rugy » avait été adopté par l’assemblée nationale le 21 décembre 2011. Ce complément apporté à la loi visait à donner, dans le cadre d’une consultation populaire, la possibilité à un département de choisir sa région d’appartenance sans que sa décision soit soumise au bon vouloir des institutions de sa région d’origine. Cette disposition, appliquée à la Bretagne, pourrait enfin donner la possibilité de consulter les populations des cinq départements bretons sur la question de la réunification.

Mme. Lebranchu, fin 2011, défendant l’amendement
et la réunification de la Bretagne à l’A.N.,
avant d’affirmer un an plus tard avoir
« des réticences face à la réunification de la Bretagne »…

Suite à l’adoption par l’assemblée nationale du projet de loi celui-ci devait être renvoyé devant le sénat chargé de voter les lois. Après un long moment d’attente, nous avons appris que le sénat se prononcera Jeudi 28 février 2013. Cependant, l’amendement « Le Fur – De Rugy » ne fait plus parti de la loi, il a été supprimé mercredi dernier sur demande du rapporteur Jean-Pierre Sueur (PS). La justification apportée ayant motivé cette suppression est que la modification apportée à la loi par les députés bretons est un « cavalier législatif » c’est à dire qu’il s’agit d’un amendement sans lien direct avec le projet de loi déposé.

Le collectif 44=BREIZH dénonce la suppression de l’article 3 ter qui a pourtant un lien direct avec le projet de loi puisqu’il permet de renforcer la démocratie au niveau local. Il donne enfin la possibilité aux habitantes et habitants de Loire-Atlantique et de l’ensemble de la Bretagne de se prononcer sur l’évolution de leur cadre territorial sans que les élus du conseil régional des Pays de la Loire ne puissent y imposer un droit de veto. Alors que le projet de loi sur la décentralisation présentée par la ministre Marylise Lebranchu ne semble pas proposer d’avancés institutionnelles significatives, cet amendement nous semble important même s’il n’établit pas une procédure aisée pour réunifier la Bretagne. La refondation des régions de l’ouest de l’Etat français doit être admise par la région Pays de la Loire en prenant enfin en compte l’aspiration mainte fois exprimée des habitantes et habitants des 5 départements bretons (dont le 44) à vivre dans une Bretagne réunifiée.

Le collectif 44=BREIZH demande donc au plus grand nombre d’encourager les sénateurs de leur département à réclamer la réintégration de cet article 3ter à la loi (par mail, téléphone, etc…).
Divers sénateurs l’ont déjà fait : Ronan DANTEC (EELV, Loire-Atlantique), Corinne BOUCHOUX (EELV, Maine-et-Loire), Joël LABBÉ (EELV, Morbihan), Jean-Vincent PLACÉ (EELV, Essonne), Joël GUERRIAU (Nouveau Centre, Loire-Atlantique), Marie-Thérèse BRUGIERE (UMP, Hérault), Jacques GAUTIER (UMP, Hauts-de-Seine), Jean-Claude LEROY (PS, Pas-de-Calais), Alain MILON (UMP, Vaucluse), Chantal JOUANNO (UDI, Paris).

Le collectif 44=Breizh

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09/02/2013 : Rassemblements pour une télé publique bretonne bilingue / Manifestadeg evit un tele publik divyezhek evit ar Vretoned !

31/01/2013

E BREZHONEG DINDAN (EN BRETON CI-DESSOUS)

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RDV à 15h devant les locaux de France 3
à Brest, Nantes et Rennes

« Une chaîne humaine pour exiger une vraie chaîne de télé publique bilingue pour la Bretagne… comme en Corse ! »

Le projet de loi sur la décentralisation se met en place peu à peu. D’ici fin février, la direction de France 3, le Conseil Régional de Bretagne et l’État décideront de l’avenir du service public audiovisuel. En Bretagne, des voix s’élèvent pour réclamer une véritable chaîne de télévision publique bilingue, sur le modèle de Via Stella en Corse… Créée en 2006, celle-ci diffuse de nombreux programmes spécifiques à la vie locale et culturelle de l’île de Beauté. Pourquoi une telle chaîne, au service de la Bretagne et de ses habitants, ne pourrait-elle voir le jour chez nous ? Ce qui a été possible pour 300 000 Corses doit l’être pour 4,5 millions de Bretons !
C’est également une occasion majeure en ce qui concerne la langue bretonne, dont la place reste ridicule à l’écran (1h30 d’émission par semaine, et dont la Loire Atlantique est privée depuis 2002… à comparer avec les 168h hebdomadaires de catalan et de basque à la télé, ou même des 36h de gallois, ou des 28h de corse !) C’est aussi une possibilité pour donner sa place au gallo.
Cette nouvelle étape de la décentralisation est une chance à ne pas rater pour nous doter d’un outil moderne, essentiel à l’avenir de la langue bretonne, pour l’information et l’expression de l’ensemble de la société bretonne dans les domaines social, culturel, économique, politique sur les 5 départements bretons. Cette chaîne de télévision publique, largement ouverte à des partenariats avec les télévisions locales, les producteurs bretons mais aussi les autres médias, constituerait une avancée considérable. Elle est aujourd’hui à notre portée. A nous, Bretons, de nous mobiliser en force pour l’obtenir !
Nous voulons que cet événement soit à l’image de l’importante mobilisation de la société civile bretonne pour le droit à nos langues et culture, la décentralisation et la démocratie en Bretagne. Suite à la manifestation Deomp De’i de 12 000 personnes le 31 mars Mars 2012 à Quimper, et celle de 2000 personnes à Morlaix en décembre pour réclamer la réunification et plus de démocratie en Bretagne, cette nouvelle initiative doit amplifier le mouvement, et nous souhaitons y associer tous ceux, citoyens, élus, associations, syndicats, partis politiques qui se sentent concernés et mesurent l’enjeu d’un tel média pour notre langue et pour la Bretagne. Soyons nombreux à relayer cet appel et à participer à cette chaîne humaine à Brest, Nantes et Rennes le 9 février prochain !

Coordination pour une télévision bretonne :
Ai’ta ! – Kevre Breizh – 44=BREIZH – Bretagne Réunie

Contact organisation : ai.ta.breizh@gmail.com
Brest (06 31 18 17 71) – Naoned (06 12 30 67 15) – Roazhon (06 59 31 38 63)

Une-vraie-chaine-tv-bilingue-Bretagne-Brest-Nantes-RennesUr-gwir-chadenn-divyezhek-e-Breizh-Naoned-Roazhon-Brest

Emgav da 3 eur g.k. dirak burevioù Frañs 3
e Brest, Naoned ha Roazhon

« Ur chadennad tud evit goulenn groñs ur gwir chadenn dele bublik divyezhek evit Breizh… evel e Korsika ! »

Emañ ar raktres lezenn diwar-benn an digreizennañ o vezañ savet tamm-ha-tamm. Ac’hann da fin miz C’Hwevrer e tivizo renerezh Frañs 3, Kuzul Rannvro Breizh hag ar Stad peseurt dazont a vo d’ar c’hleweled er servij publik. Bezañ ez eus tud e Breizh o sevel o mouezhioù evit goulenn groñs ur gwir chadenn dele bublik divyezhek, war skwer Via Stella e Korsika. Gant houmañ, bet savet e 2006, e vez skignet abadennoù a-bep seurt hag a denn da vuhez tud bro Gorsika ha d’o sevenadur. Ma ‘z eo bet graet kement-mañ evit 300 000 a Gorsiz, perak ne vefe ket tu d’en ober evit ar 4,5 million a Vretoned, evit brasañ mad hor bro hag an dud a zo o chom enni ?
Evit ar brezhoneg eo un digarez dibar da wellaat plas hor yezh er skinwel, ken dister ma chom an traoù betek-hen (1e30 a abadennoù bep sizhun, ha c’hoazh ne vezont ket skignet e Liger-Atlantel ken abaoe 2002… da lakaat e-kichen ar 168 eurvezh a euskareg hag a gatalaneg skignet bep sizhun, pe c’hoazh ar 36 eurvezh a gembraeg, peotramant an 28 eurvezh a gorseg !) Un tu a vefe ivez da reiñ ur plas d’ar gallaoueg.
Arabat deomp c’hwitout war ar c’hammed nevez-mañ a vo war hent an digreizennañ. Ret eo deomp profitañ deus an degouezh evit gounit ur benveg modern hag a-bouez-ruz evit dazont ar brezhoneg, evit kelaouiñ ha reiñ ar gomz d’ar gevredigezh vreizhek war gement tachenn a zo, sokial, sevenadurel, ekonomikel, politikel war pemp departamant Breizh. Ur pezh pazenn war-raok a vefe graet gant ar chadenn skinwel-se, o kenlabourat gant an teleoù lec’hel, ar broduerien hag ar mediaoù all. Hiziv eo posubl tapet anezhi. Deomp-ni, Bretoned, d’en em vodañ ha da ziskouez hon nerzh evit bezañ trec’h !
Berzh o doa graet manifestadeg Deomp De’i e miz meurzh 2012 e Kemper evit difenn hor yezhoù hag hor sevenadur, gant 12 000 a dud, ha hini Montroulez gant 2 000 a dud e miz Kerzu evit goulenn an adunvaniñ ha muioc’h a zemokratelezh e Breizh. Fellout a ra deomp derc’hel ganti ha kreskiñ al luskad-se, o vodañ ar muiañ posubl a dud er vanifestadeg da zont, an holl sitoained, dilennidi, kevredigezhioù, sindikadoù, strolladoù politik, a gompren pegen pouezus eo ar benveg-mañ evit hor yezh hag evit Breizh… setu hor pal. Bezomp niverus-niverus o skignañ ar galv-mañ hag o kemer perzh er chadennad tud a vo e Brest, Naoned ha Roazhon d’an 9 a viz C’Hwevrer !

Kevredad evit ur skinwel breizhek :
Ai’ta ! – Kevre Breizh – 44=BREIZH – Breizh Unvan

Darempred an aozadur : ai.ta.breizh@gmail.com
Brest (06 31 18 17 71) – Naoned (06 12 30 67 15) – Roazhon (06 59 31 38 63)


États Généraux de la Démocratie Territoriale en 44 : circulez, y’a rien à voir !

29/09/2012

Dans le cadre des États Généraux de la Démocratie Territoriale qui auront lieu les 4 et 5 octobre prochain au Sénat et à la Sorbonne, ont été organisés des débats « décentralisés » dans chaque département. Le collectif 44=BREIZH était présent ce matin aux côtés de Bretagne Réunie durant la session qui était organisée en Loire-Atlantique (Programme PDF ci-joint). Une trentaine de personnes ont déployé une banderole et ont distribué des tracts aux élus qui se rendaient à cette journée. Le sénateur PS (et ancien vice-président du Conseiller Régional « Pays de Loire »…) Yannick Vaugrenard a tout d’abord interdit l’accès aux militants pour simplement écouter les échanges ! Sa collègue Michelle Meunier a quant à elle acceptée la participation à un atelier nommé « Démocratie locale, la place des citoyens« … où il ont pu porter la revendication de la réunification. Il est à noter que dans les autres départements (Ille et Vilaine par exemple), les « citoyens » ont justement été autorisés à participer aux débats qui parlent d’eux, mais que cette possibilité n’est pas laissée en Loire-Atlantique, alors que le sujet nous concerne au plus haut point !

Ronan Dantec — sénateur favorable à la Réunification de la Bretagne — était également venu participer à cette journée et a pris quelques minutes pour expliquer quelques éléments nouveaux.

Voir la vidéo ci-dessous :

En attendant les résultats de ces « débats » décentralisés et de leur synthèse qui auront lieu les 4 et 5 octobre prochain aux États Généraux de la Démocratie Territoriale, nous ne pouvons que rester vigilants afin de continuer à porter les arguments en faveur de la Réunification de la Bretagne, face à certains élus qui préféreraient peut-être se passer d’une participation de la population à ces sujets.


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