Dans le journal Presse-Océan de ce jour (20/04/2011) les journalistes Dominique Bloyet, Jerôme Jolivet et Amandine Cognard, reviennent sur une injustice dont a été victime un habitant du Pays Nantais pour nous offrir une première page titrée « LOIRE-ATLANTIQUE : BRETONS REBELLES ». Cette personne avait choisi de recouvrir l’inscription Pays de la Loire de sa plaque d’immatriculation par un autocollant semblable à ceux de Bretagne administrative mais adapté au 44, comme ceux que nous distribuons gratuitement depuis maintenant deux ans. La gendarmerie à exercé une pression démesurée sur l’automobiliste pour lui faire retirer cet autocollant, comme si nous étions encore au temps où l’autocollant « BZH » était banni de nos voitures. Un comportement ridicule et volontairement discriminatoire, quand on sait qu’une bonne part de la société civile, mais aussi d’élus, s’étaient mobilisé au moment où le logo Pays de la Loire a été imposé sur les plaques des habitants du 44. Le collectif “plaques bretonnes 44” monté suite à cet événement et regroupant plusieurs associations et organisations politiques, dont 44=BREIZH, a à ce jour distribué plus de 70 000 autocollants de plaques 44 – BRETAGNE/BREIZH sur les 100.000 imprimés ! Depuis deux ans, notre collectif assure d’ailleurs une mission quasi publique de distribution gratuite — par courrier — d’autocollants de plaques à ceux qui nous en font la demande par internet. Nous en avons à ce jour envoyé près de 9000. À aucun moment la police n’est venu nous reprocher cette activité, pourquoi criminaliser et stigmatiser des conducteurs ? Nous invitons tous les habitants à la désobéissance et à ne pas céder aux gendarmes ou aux policiers trop zélés. Commandez et posez des autocollants 44 – BREIZH sur vos plaques, désobéissez à ceux qui veulent effacer notre revendication du débat public et citoyen. Le collectif, mais aussi l’association Skoazell Vreizh, sont là pour répondre et soutenir ceux qui refusent qu’on leur impose l’image d’habitant des « Pays de la Loire ».
Le samedi 18 Juin 2011, venez tous à Nantes pour la grande manifestation pour la Réunification ! On vous promet une distribution gratuite de milliers d’autocollants de plaques d’immatriculation pour tous les « Bretons rebelles » !
Le collectif 44=BREIZH.
Ci-joint les articles parus dans l’édition du 20 avril 2011 de Presse-Océan :
Photo d’un affichage public de la nouvelle campagne de 44=Breizh,
tout près de l’Hôtel de région « Pays de Loire »
Le collectif 44=BREIZH, qui lutte pour l’unité territoriale de la Bretagne, vous présente sa nouvelle campagne d’affichage, volontairement décalée et pastiche ! 😉
Cette campagne est basée sur le détournement des publicités de Nantes Métropole que vous reconnaitrez facilement :
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Téléchargez également le nouveau logo détourné de Nantes Métropole Communauté Urbaine :
Le collectif 44=BREIZH tient à diffuser ce texte co-signé par Jonathan & Josselin (an destenn e brezhoneg a zo da heul) :
LE BRETON N’EST PAS UN BARAGOUIN ! Mercredi 13 avril 10h, Place du Parlement à Rennes. RESPECTEZ NOTRE LANGUE !
Le Mercredi 16 mars, nous sommes passés devant devant la cour d’appel de Rennes pour avoir été accusé de barbouillage par l’inscription d’un «44=BZH» sur un panneau Pays de la Loire à Nozay (44). Une quarantaine de personnes s’étaient réunies pour nous soutenir et nous les remercions. Lors de ce procès, nous avons défendu la légitimité du combat pour l’unité administrative de la Bretagne. Nous avions aussi fait venir un témoin de moralité, rennais, qui a voulu prêter serment en Breton, tout simplement car c’est sa langue et qu’il la parle quotidiennement.
Après avoir affiché un certain mépris à notre encontre, le président de chambre de la cour d’appel, le juge Pierre Dillange a sèchement renvoyé notre témoin d’un «votre audience s’arrête là, je ne comprends pas le baragouin». Des propos discriminants et inacceptables en 2011 pour un dépositaire de la justice en Bretagne. En effet, le caractère péjoratif et assumé des propos du juge renvoit directement aux préjugés d’il y a maintenant plus d’un siècle. Force est de constater qu’une certaine hiérarchie en Bretagne continue d’entretenir cet état discriminant alors même que la langue bretonne est reconnue comme officielle par la région, que des élus en ont la charge spéciale à la région comme à la municipalité, qu’elle est la langue véhiculaire de milliers de Bretonnes et Bretons, qu’elle est enseignée de la maternelle à l’université à Rennes et dans plusieurs villes de Bretagne, etc … Nous ne pouvons tolérer ces propos qui assimilent notre langue à un «langage incorrect, inintelligible et barbare» sur le simple fait qu’un juge français ne la comprends pas. L’usage de l’alsacien, du corse ou du basque est toléré dans certains tribunaux de l’hexagone, pourquoi le breton ne le serait il pas ?
Nous appelons donc à un rassemblement lors du délibéré de notre jugement, le mercredi 13 avril à 10h00, place du Parlement. Nous appelons aussi toutes les organisations soucieuses du respect de la langue bretonne à relayer cet appel. Si le breton reste interdit au tribunal cela ne doit pas empêcher les autorités judiciaires rennaises de faire preuve d’un minimum de respect pour notre langue et ses locuteurs.
JONATHAN GUILLAUME et JOSSELIN LIOTARD, militants jugés pour leurs engagements en faveur de la Réunification de la Bretagne.
HOR YEZH N’EO KET UR «BARAGOUIN» ! D’ar Merc’her 13 a viz Ebrel, Plasenn Breujoù Breizh e Roazhon DOUJIT OUZH HOR YEZH !
D’ar Merc’her 16 a viz Meurzh e oamp dirak lez-varn Roazhon pa oa taolet ar bec’h warnomp evit un enskrivadur «44=BZH» livet ouzh ur pannel eus ar rannvro Broioù al Liger e Nozieg (44). Un 40 bennak a dud a oa deuet evit skoazell ac’hanomp, o trugarekaat a reomp. Da vare ar prosez hor boa difennet reizhegezh ar stourm evit Breizh unanet. Deut e oa un den-test, roazhonad anezhañ, a felle dezhañ komz brezhoneg, p’eo e yezh pemdez.
Goude bezañ bet dispriz ouzhomp da gentañ gant ar barner en deus kredet da c’houde kas hon den-test da sutal o lavarout «votre audience s’arrête là, je ne comprends pas le baragouin», komzoù gwallzipartus n’haller ket o c’honsentiñ e 2011 e genoù prezidant lez-varn galv Roazhon Pierre Dillange. Seurt komzoù lous a ra deomp soñjal e rakvarnoù ar c’hantved kent. Da stadañ ez eus e stag ul lodenn eus an dud a c’halloud e Breizh d’ober fae ouzh ar brezhoneg ha da vagañ ar saviad bresk m’emañ hor yezh en desped dezhi bezañ anavezet ez ofisiel gant ar rannvro, ha dezhi dilennidi e karg d’he diorren er rannvro koulz hag e lod eus an tiez-kêr, ha p’eo yezh dre gomz miliadoù a Vretoned, kelennet eus ar skol-vamm d’ar skol-veur e meur a c’hêrioù, h.a. N’hallomp ket gouzañv kement lavar a heñvela hor yezh ouzh ul «lavar direizh, diveizidik ha gouezh» diwar an abeg n’he c’hompren ket ur barner gall. Gouzañvet eo implij al elzasianeg, ar c’horseg hag an euskareg e lod eus lezioù-barn ar c’hwec’hkogn, rak petra ne vefe ket memes mod evit ar brezhoneg ?
Gervel a reomp diwar-neuze d’ur bodadeg da vare disoc’h hor barn, d’ar Merc’her 13 a viz Ebrel da 10e00, plasenn Breujoù Breizh. Gervel a reomp ivez an holl aozadurioù tomm ar brezhoneg ouzh o c’halon da embann ar galv-mañ. Zoken ma chom berzet ar brezhoneg el lez-varn ne virt ket kement-mañ d’ar pennadurezhioù justis roazhonat da zoujañ outi d’an nebeutañ.
JONATHAN GUILLAUME ha JOSSELIN LIOTARD, stourmerien barnet evit o engouestl a-du gant Breizh unanet.
44=BREIZH et BRETAGNE REUNIE, organisateurs de la manifestation du 18 juin 2011 à Nantes avec KEVRE BREIZH et l’AGENCE CULTURELLE MORVAN LEBESQUE, animeront une réunion de présentation ouverte à tous, citoyens comme associations de Blain et des environs. Cette réunion se tiendra le mardi 19 avril, à 20h au Local Club à Blain, place Jollan de Clerville (champ de foire).
Trois objectifs à cette réunion :
1- Faire le point sur les avancés et actualités de la réunification de la Loire-Atlantique à la Bretagne
2- Rencontrer les associations culturelles et les citoyens pour permettre de faire remonter attentes et revendications pour la manifestation du 18 juin
3- Présenter et mobiliser les acteurs de Blain pour permettre la réussite de la manifestation du 18 juin
RENDEZ-VOUS : Mardi 19 avril à 20h00 Au Local Club, place Jollan de Clerville (champ de foire) Blain
Les 2 affiches en PDF sont à télécharger ci-dessous afin de les relayer à vos contacts et/où d’en imprimer quelques unes en attendant de les recevoir :
Suite aux récentes élections cantonales, Patrick Mareschal, président du conseil général de Loire-Atlantique depuis 2004 et dont les positions sur la réunification de la Bretagne était connues de tous à quitté ses fonctions qui reviennent désormais à Philippe Grosvalet.
Le collectif 44=BREIZH s’interroge sur la position du nouveau président du conseil général sur la question de la réunification administrative de la Bretagne sur laquelle Mr Grosvalet ne s’est pas encore exprimé.
Patrick Mareschal affirmait lors d’une interview « être confiant » dans sa succession pour aller vers une continuité des efforts faits pour la réunification mais le maire de Saint-Nazaire, Joël Batteux se réjouissait de l’élection de Philippe Grosvalet comme étant l’assurance qu’il n’y aura pas de référendum « inutile » sur la question de la partition de la Bretagne.
Étant dans le flou, le collectif 44=BREIZH et l’association Bretagne Réunie souhaitent connaître de vive voix la position du nouveau président du conseil général et sollicitent donc un entretien avec celui-ci.
L’association ENORZH invite 44=BREIZH et BRETAGNE REUNIE, organisateurs de la manifestation du 18 juin 2011 à Nantes avec KEVRE BREIZH et l’AGENCE CULTURELLE MORVAN LEBESQUE, à venir animer une réunion de présentation ouverte à tous, citoyens comme associations de Nort et des environs.
Trois objectifs à cette réunion :
Faire le point sur les avancées et actualités de la réunification de la Loire-Atlantique à la Bretagne
Rencontrer les associations culturelles et les citoyens pour permettre de faire remonter attentes et revendications pour la manifestation du 18 juin
Présenter et mobiliser les acteurs du pays nortais pour permettre la réussite de la manifestation du 18 juin
RENDEZ-VOUS : Mardi 5 avril à 20h00 Salle sud, rue de la Fraternité Nort-sur-Erdre
Aujourd’hui 16 avril se tenait le procès en appel de Jonathan Guillaume et Josselin Liotard à Rennes. Le 15 novembre 2008, en se rendant à une manifestation ils s’arrêtent prendre une photo d’un panneau de propagande Pays de la Loire barbouillé à Nozay, lorsqu’ils sont arrêtés par une patrouille de la gendarmerie. Condamné à 100 euro chacun en première instance, les deux militants ont choisi de faire appel du fait d’un manque flagrant de preuves apportées par le parquet sur leur culpabilité.
Le barbouillage pro-réunification légitime
Une quarantaine de personnes et de membres d’organisations telles qu’Ai’ta, UDB, Breizhistance, Skoazell Vreizh, CBIL … s’étaient rassemblés devant le Parlement de Rennes pour les soutenir. Après avoir remis en cause les constatations de la gendarmerie lors des faits, les prévenus ont défendu l’action de barbouillage des panneaux Pays de la Loire. En effet, alors que les représentants des collectivités bretonnes (principalement région Bretagne et Loire-Atlantique) rejettent la prise de décision autour de la résolution de la partition administrative de la Bretagne sur l’Etat, que la région Pays de la Loire fait comme si ce débat n’existait pas, le chef de l’Etat déclarait encore la semaine dernière que la décision était du côté des collectivités qui n’avaient qu’à « prendre leur destin en main », les habitants de Loire-Atlantique et de la région Bretagne sont clairement dans une impasse démocratique, et dans ce contexte les actions pacifiques de contestation de la partition apparaissent comme légitimes.
Pas de « baragouin » au tribunal !
Après avoir tenté d’exposer la situation administrative de la Bretagne au juge qui ne souhaitait pas les entendre, Gael Roblin, témoin de moralité des deux militants, était appelé à la barre. Celui-ci, après avoir souhaité prêter serment en breton, s’est vu retourner par le juge Dillange : « votre audition s’arrête là, je n’entendrai pas ce baragouin »! Après la plaidoirie de Maître Le Moigne, mettant notamment en avant le caractère non « urbain » du mobilier tagué, et devant le dénigrement affiché du juge envers la langue bretonne, les prévenus ont déclaré en breton ne plus vouloir s’exprimer en français devant le mépris affiché par l’institution à une langue pourtant parlée par des dizaines de milliers de personnes en Bretagne.