Le 30 septembre à Nantes : mobilisons-nous pour la Réunification de la Bretagne !

26/09/2017

Le collectif 44=Breizh appelle à participer à la manifestation pour la réunification qui aura lieu à Nantes le samedi 30 septembre prochain. Si la réforme territoriale de 2014 a provoqué un tollé et préféré un statu quo pour l’organisation de notre territoire, qu’elle provoque à nouveau un blocage et peu de chances pour avancer vers la réunification dans l’immédiat, la mobilisation dans la rue reste un des rares moyens pour faire vivre notre revendication de façon visible.

Nous ne nous faisons pas d’illusions, le nouveau gouvernement et la nouvelle majorité parlementaire n’ont jamais pris position en faveur de l’unité administrative de la Bretagne. Nous restons persuadés que l’auto-organisation des citoyennes et citoyens est le seul moyen de parvenir à la réunification du territoire breton. L’initiative lancée par l’association Bretagne Réunie, organisatrice de la manifestation, de tenter de mettre à l’ordre du jour du Conseil Départemental de Loire-Atlantique la question de la Réunification via une pétition dite des « 100 000 » va dans le bon sens. Elle rejoint notre analyse faite depuis 2014 sur le processus référendaire et la création de la plateforme Dibab – Décidez la Bretagne ainsi que des votations citoyennes qui en ont découlés. Cependant la fenêtre de tir est très étroite et nous pensons qu’il faut que le mouvement pour la réunification s’arme d’une stratégie plus claire et à plus long terme.

Nous regrettons la dépolitisation totale de la lutte pour la Réunification de la Bretagne, imputable à l’association Bretagne Réunie qui s’est petit à petit isolée. En adoptant une position ambiguë à l’extrême droite, Bretagne Réunie a attisée la méfiance envers ses rassemblements pour bon nombre de bretons qui n’ont pas et plus envie de venir défiler aux côtés de groupuscules racistes et violents. Si l’association a su au dernier moment clarifier son discours en refusant l’extrême droite dans la manifestation, nous restons coi quand celle-ci met sur le même plan les slogans racistes et xénophobes et ceux s’exprimant « contre un système économique et politique ». La réunification et la manifestation doivent justement rester  le lieu de celles et ceux qui voient en ce changement de limite administrative la possibilité de changer de « système économique et politique » et notre quotidien.

Le collectif 44=Breizh ne fait pas partie des organisateurs de la manifestation mais nous tenons a rappeler que la réunification de la Bretagne, si elle concerne toutes celles et ceux qui y vivent, ne sera jamais un étendard pour les différents avatars de l’extrême droite.  Cette manifestation comme les précédentes doit bien s’inscrire dans la lutte pour une Bretagne solidaire, ouverte sur toutes les cultures et respectueuse de toutes les différences.

Rendez-vous le 30 septembre 2017 à 15h devant les nefs et l’éléphant à Nantes !

Le collectif 44=Breizh

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Régionales : Le collectif 44=Breizh dénonce l’absence de débat sur la réunification et appelle à voter Gilles Denigot

03/12/2015

Un grave problème de désinformation et donc de démocratie :

En région Bretagne, le collectif a comptabilisé près d’une centaine de questions ou évocations de la réunification de la Loire-Atlantique à la région Bretagne dans les médias locaux et régionaux (Télégramme, OF, France3, radios, télés et hebdos locaux). 10 liste sur les 11 présentes y défendent la réunification, à des niveaux d’engagement divers. Au moins deux listes annoncent un référendum sur la réunification comme première mesure en cas de victoire en région Bretagne, et en Loire-Atlantique, Oui la Bretagne/Breizh Evel-just et Bretagne en luttes/Breizh O Stoum.

En Loire-Atlantique, c’est à dire dans la région administrative Pays de la Loire, deux listes ont mis la réunification de la Bretagne dans leur programme, « Choisir nos régions » et EELV. Mais, la question n’est jamais posée par les journalistes. Les quotidiens Presse-Océan et Ouest-France, ont évoqué à de rares occasions le sujet mais sans en faire un sujet de campagne. Malgré la réforme territoriale récente et la création des nouvelles région, le débat n’est pas évoqué. Pire, France 3 Pays de la Loire pose la question dans son portrait des candidats « comment mieux faire connaître la région ? », comme si la remise en cause de cette région n’existait pas. D’ailleurs la question est complètement absente du « grand débat » de 1h15 organisé par France 3 PdL.

La différence de traitement de l’information par les médias régionaux, et notamment la télé publique régionale, France 3, est très problématique. Notamment quand on sait que la région Pays de la Loire a financé un plan d’aide de 900 000 euros à France 3 PdL contre la valorisation des actions du conseil régional.

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Une carte alternative pour la réforme territoriale

Que dise les deux listes se positionnant sur l’unité de la Bretagne ?

Europe Écologie – Les Verts – Pays de la Loire, la fausse solution

La liste menée par Sophie Bringuy revendique la fusion Pays de la Loire-Bretagne, « avec une Loire-Atlantique bretonne ». Elle réclame « un renforcement immédiat des coopérations entre les deux régions : déplacements, agriculture, pêche, énergies marines, culture, littoral, … », « créons un plan de développement des langues régionales en particulier en Loire-Atlantique ». Elle propose un débat interrégional et un referendum dans les deux régions et la création d’un seul département breton à partir des cinq historiques, à l’intérieur de la région Grand Ouest. Nous les féliciterons de l’effort fait pour prendre la question territoriale en compte. Mais, à force de vouloir capter des voix tout en décidant de ne pas trancher réellement, ils en arrivent à proposer une solution sans doute pire que le découpage actuel.

Nous rappellerons d’abord que les différents sondages fait en Bretagne administrative montrent un net refus de la fusion avec les Pays de la Loire (94% ne souhaitent pas cette fusion), alors que la réunification avec la Loire-Atlantique est largement souhaitée. Cette fusion pourrait donc entraîner selon eux la création d’un seul département pour la Bretagne réunifiée. Mais cela équivaudrait à un grave déficit de moyens et de représentation pour les bretons avec un département de 4,5 millions d’habitants quand d’autres, dans la même région, en comporte seulement 300 000, comme la Mayenne. On imagine mal ces autres départements plutôt terriens et cette nouvelle région accepter de financer les politiques spécifiques du territoire breton (pêche, littoral, énergies marines, etc.). La création de ce département laisse d’autant plus dubitatif que le premier ministre à annoncer leur suppression à l’horizon 2021. Que restera-t-il de la Bretagne une fois la suppression des départements ? La situation ne serait pas viable sur le long terme. Au vue de la situation actuelle elle amènera à un certain moment la Bretagne à revendiquer les compétences et les capacités d’action d’une région, au minimum. Laissant ainsi les autres départements des Pays de la Loire dans l’expectative dès 2019, date à laquelle il ne sera plus possible pour les départements de changer de région.

Cette proposition paraît donc plus être une position visant à établir un consensus au sein de la liste EELV Pays de la Loire plutôt qu’à trouver une solution crédible à la problématique. D’autant que EELV en Bretagne administrative parle de la réunification comme une solution face au « risque d’un Grand Ouest »

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Gilles Denigot, la cohérence et la démocratie

Gilles Denigot, candidat de la liste « Choisir nos régions – Réunifier la Bretagne », est la seule liste à proposer une réelle solution à la problématique territoriale. Son credo est simple, demander à la population de se positionner sur une proposition de redécoupage voulu tant par la région Bretagne que par la région Centre-Val de Loire. C’est à dire une position de consensus, qui contourne le blocage organisé par le conseil régional des Pays de la Loire en consultant la population. C’est une solution démocratique qui offre une véritable alternative aux habitants des autres départements des Pays de la Loire, trop souvent maintenus hors du débat territorial.

Alors que les militants du collectif se sont fortement investis dans la campagne de votation de la plateforme DIBAB, c’est avec une certaine satisfaction que nous voyons les propositions faites par celle-ci reprises par un candidat aux élections  :

_ Consultation de la population sur la réunification et la création d’une Assemblée de Bretagne fusionnant les cinq départements et la région.

Si la Bretagne doit devenir une collectivité unique, il serait malvenu de ne pas poser en même temps la question de la modification des limites régionales, alors que celles-ci ont été rebattues partout ailleurs. De plus, cette collectivité doit disposer du maximum de compétences pour mettre en place les politiques structurelles nécessaires à la Bretagne.
Enfin, la réunification permettra aux habitants des autres départements des Pays de la Loire de pouvoir se déterminer sur la composition de régions cohérentes, sans que celle-ci soit perturbée par la problématique bretonne.

Le collectif 44=Breizh appelle donc à voter en masse pour la liste menée par Gilles Denigot et Anne-Claire Quiviger (Liste « Choisir nos régions & réunifier la Bretagne« ).


La commission mixte Loire-Atlantique Région Bretagne remplit elle son rôle ?

11/03/2012

C’est ce qu’on peut se demander au regard des dernières déclarations qui ont suivi la dernière réunion de la commission mixte entre Loire-Atlantique et région Bretagne.

Il aura fallut une certaine pression, notamment porté par 44=Breizh, pour que cette commission (qui ne s’était pas réunie depuis plus d’un an et l’élection de Philippe Grosvalet à la tête du département) se réunisse à nouveau.

Force est de constater que très peu de chose sorte de cette dernière commission qui s’est tenue lundi dernier à Nantes. très peu d’annonces et de projet concret semblent avoir été décidé, tant le compte-rendu de cette commission multiplie les expressions du genre : « état des lieux a été fait », « un point a été fait », « Il a été décidé de poursuivre », « la volonté de … », la seule annonce concrète semple être celle d’un nouveau portail sur internet (bibliothèque numérique). Tout ces points sont sans doute intéressants malgré tout, mais largement en-dessous que de ce qu’on peut espérer de cette commission.

Surtout, les déclarations de Philippe Grosvalet tranche avec l’esprit initial de cette commission. Cette commission consistait à la base à un travail commun pour « préparer » la réunification de la Bretagne, les deux collectivités rappelant conjointement et officiellement le 28 janvier 2009 à Nantes « l’engagement des deux exécutifs en faveur de la réunification de leurs territoires ». Mais Philippe Grosvalet a profité de cette journée pour d’opposer à un référendum sur la réunification qui serait organisé en Loire-Atlantique et en région région Bretagne. La commission mixte ne faisant aucune proposition concrète sur la question démocratique. En déclarant l’objectif de cette commission « au-delà de la question des frontières administratives et politiques », Philippe Grosvalet oublie pourquoi celle-ci a été créée. Au vue des éléments apportés par cette dernière on peut se demander si elle n’est pas qu’un artifice administratif de plus pour faire croire qu’on répond à la revendication d’unité territoriale de la Bretagne.

Dans ces conditions, nous considérons que le conseil général de Loire-Atlantique, disposant de la même majorité et pour ainsi dire des mêmes élus ne respecte pas ses vœux sur la réunification.

Nous appelons donc à un rassemblement devant le conseil général pour réclamer une prise de position claire de cette institution et des actes concrets pour aller vers la réunification. Lundi 19 mars entre 17h30 et 19h30, à Nantes  3 quai Ceineray devant le Conseil Général, pendant la session départementale.


La Démocratie en Bretagne ça commence maintenant !

19/01/2012

Le 15 décembre dernier 44 BREIZH lançait un Appel pour la Démocratie en Bretagne, auquel répondait Breizhistance-IS, les jeunes écologistes et l’UDB jeunes, rejoint plus tard par le Parti Breton. Notre volonté était de se saisir de la décision du 1er décembre 2011 prise par la région et les départements alsaciens de fusionner leurs conseils au seins d’une même collectivité unique aux compétences élargies, pour imposer le débat du statut de la Bretagne.

Près d’une cinquantaine de personne s’était retrouvée en soirée devant le Conseil Régional à Rennes rejoint notamment par plusieurs conseillers régionaux EELV.

Nous invitons le plus grand nombre à renouveler cette initiative en appelant à des rassemblements :

  • le vendredi 3 février à partir de 17h devant le Conseil Régional à Rennes à l’occasion de la session budgétaire,
  • le lundi 19 mars à partir de 17h devant le Conseil Général à Nantes,
  • le jeudi 29 mars à partir de 17h devant le Conseil Régional à Rennes.

Nous appelons de même à multiplier ces rassemblements partout en Bretagne.

Démocratie pour la Bretagne

Alors que l’amendement de Rugy-Le Fur a permit d’amplifier le débat sur l’unité administrative de la Bretagne, mais aussi sur celui de ses compétences et de son statut, nous souhaitons renouveler cet appel en réclamant auprès des collectivités de Bretagne :

  • Un acte fort permettant d’engager clairement notre territoire sur la voie de l’unité territoriale.
  • La réactivation de la commission mixte Loire-Atlantique/Région Bretagne et sa transformation en commission pour la réunification.

La réunification n’est pas une question identitaire ou historique, c’est une question de démocratie. Nombre de déclarations encourageantes de l’exécutif régional sur la gestion de l’eau, les OGM, le logement et le foncier, les compétences linguistiques, la politique énergétique, la politique de la mer, etc … sont en réalité sans effets en raison d’un manque de compétences régionales. De nombreux conseillers régionaux réclament des compétences législatives pour répondre à ces enjeux. C’est le cas de ceux d’EELV qui se prononcent pour un « parlementarisme régional », ou ceux de l’UDB qui réclament « l’autonomie », et même du président Jean-Yves Le Drian qui déclarait en juin 2011 « Le Pays de Galles nous fait rêver par sa capacité d’actions régionales ». Nous demandons de la cohérence et de véritables engagements dans cette direction, en réclamant :

  • Un débat permettant d’engager, comme en Alsace, la fusion des départements bretons (dont la Loire-Atlantique) et de la région dans une collectivité unique.
  • Une collectivité unique dotée de compétences législatives, comme il existe partout en Europe, qui s’engage sur la voie d’un vrai parlement régional.

L’appel du 15 décembre : https://44breizh.com/2011/12/15/compte-rendu-du-rassemblement-devant-le-conseil-regional-a-rennes/


« Vive le Val de Loire » !

19/01/2012

Le 16 janvier, le groupement d’intérêt privés en faveur du développement touristique Atout France (anciennement Maison de France), l’Etat, la région Centre et la région Pays de la Loire signait un accord à Tours, en vue de la création d’une marque Val de Loire allant de Saint-Nazaire à Sully dans le Loiret.

Cet accord comprend la création d’une marque et d’un site internet, d’un graphisme particulier, de campagnes de communication auxquels s’engagent la région Pays de la Loire à hauteur de 100 000 euro. Au delà de son aspect communicationnel, cette initiative marque un prolongement des coopérations réalisées entre les deux régions. En terme touristique et culturel, mais aussi du point de vue de la mobilité entre les deux régions et de leur développement économique mutuel. Au sein de leurs diverses coopération la Loire s’inscrit comme le dénominateur commun des deux régions comme le montre leur travail de coopération [document PDF]. D’ailleurs les deux régions financent presque en totalité le syndicat mixte Val de Loire Patrimoine Mondial depuis 2007 et dont le rôle essentiel est «de faire vivre le label accordé par l’UNESCO sur la Loire » en consacrant «ses moyens en priorité à l’appropriation des valeurs de l’inscription par les populations ligériennes. Les habitants du Val de Loire doivent mieux connaître la richesse de leur cadre de vie et s’approprier les valeurs attachées au classement UNESCO ». Nous rappelons aussi qu’un pôle métropolitain s’est créé autour de villes de la région Centre et des Pays de la Loire (avec Orléans, Tours, Le Mans, Alençon, Laval, Blois, Chinon… auxquelles pourrait aisément s’associer Angers).

On le voit bien, la région Pays de Loire cherche à fabriquer un symbole d’une identité régional commune autour de la Loire. Malgré le fait que celui-ci ne traverse que deux des cinq départements de la région, elle a choisi le terme de «ligérien» pour désigner les habitants de sa région. Nom qui désigne jusqu’à présent dans les dictionnaires, les habitants du département de la Loire, et un adjectif désignant ce qui se rapporte à l’ensemble du bassin versant de la Loire.

Or, la Loire-Atlantique ne fait pas partie de cette dénomination Val de Loire. C’est ce que rappelait l’UNESCO à Bretagne Réunie, en juillet 2009, alors que cette dernière s’était plaint de voir qualifier le Château des Ducs de Bretagne comme «château de la Loire» [document PDF]. En 2011 l’UNESCO demandait à ce que ne soit pas utilisé son logo dans un site touristique dédié aux château de la Loire et intégrant le Château des Ducs à Nantes. Sité déjà financé et géré par … les région Centre et Pays de la Loire et le groupement Atout France (http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=22051).

Outre l’aspect marchandisation des territoires (nous rappelons qu’il existe déjà une marque Bretagne®), la création de cette nouvelle marque provoque deux réactions :

– D’une part, nous dénonçons la volonté répétée des Pays de la Loire se soustraire le pays nantais de son encrage dans le territoire breton afin d’imposer la partition administrative de le Bretagne.

– D’autre part, nous ne comprenons pas l’entêtement de Jacques Auxiette à avancer l’hypothétique création d’un Grand Ouest face à la réunification de la Bretagne, quand des éléments objectifs témoignent d’une véritable dynamique régionale autour des territoires composant le Val de Loire du Maine et Loire au Loiret.

M. Auxiette doit reconnaître l’intérêt d’une région Val de Loire composée des départements orientaux de son administration et du Centre. Il doit reconnaître l’intérêt d’une région Vendée-Poitou-Charentes. Et surtout il doit entendre l’exigence démocratique qu’il y a laisser la population de l’ensemble de la Bretagne décider de son cadre et de ses limites administratives.