Le Sénat bloque une étape de la Réunification de la Bretagne, en rejetant l’amendement 3ter !

28/02/2013

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Ce matin, lors du débat concernant le projet de loi sur le référendum d’initiative partagée, le Sénat à rejeté la demande de réintroduction de l’article 3 ter ou amendement dit « Le fur/De Rugy ». Cet article devait permettre à un département de choisir sa région d’appartenance par voie référendaire et ce sans droit de veto de sa « région d’origine ».

Il s’agit pour la Bretagne et pour la démocratie territoriale en général d’un nouveau revers. La possibilité pour les habitants de la Bretagne de décider de leur avenir institutionnel est, une nouvelle fois, refusée.

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Le collectif 44=BREIZH s’étonne d’entendre Mme Taubira assurer que « le gouvernement partage l’impatience sur une consultation ». Qui peut croire que Jean-Marc Ayrault — qui avait fait pression sur la commission Baladur — est impatient d’un débat ? Qui peut croire que Stéphane le Foll — qui avait dit pendant la campagne des présidentielles que la réunification n’intéresse pas les bretons — n’en peux plus d’attendre ?

L’impatience n’est pas du côté des ministres mais de la population. Impatience après 40 ans de revendications face à un refus continuel de tout débat, face à un déni de démocratie, face à des élus comme Mme Lebranchu qui défendait la réunification à l’assemblée en 2011 et retourne sa veste un an plus tard. Impatience face à des sénateurs aux propos méprisants et condescendants face à une revendication légitime et soutenue par les députés bretons.


Mme. Lebranchu, fin 2011, défendant l’amendement
et la réunification de la Bretagne à l’A.N.,
avant d’affirmer un an plus tard avoir
« des réticences face à la réunification de la Bretagne »…

Car si cet article à été rejeté, le débat à montré qu’au Sénat la possibilité d’une consultation populaire à eu des soutiens de taille. L’ensemble du groupe vert par la voix de Ronan Dantec, les socialistes bretons et Dominique de Legge (UMP) ont fait voix commune pour plus de démocratie territoriale.

Pour le collectif 44=BREIZH, le combat continue pour que la question de la partition de la Bretagne trouve une issue démocratique et répondant aux revendications des habitants de la Bretagne.

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Une opportunité de réunifier la Bretagne enterrée ?

26/02/2013

La possibilité de proposer un cadre démocratique au processus de réunification de la Bretagne risque de passer à la trappe jeudi 28 février.

J.-P. Sueur rapporteur PS du projet de loi sur le référendum d'initiative partagée qui a "nettoyé" le projet de l'amendement dît "Le Fur-De Rugy"

J.-P. Sueur rapporteur PS du projet de loi sur le référendum d’initiative partagée qui a « nettoyé » le projet de l’amendement dît « Le Fur-De Rugy »

Le projet de loi sur les référendums d’initiative dite « partagée » ou « populaire », comprenant l’amendement dit « Le Fur-De Rugy » avait été adopté par l’assemblée nationale le 21 décembre 2011. Ce complément apporté à la loi visait à donner, dans le cadre d’une consultation populaire, la possibilité à un département de choisir sa région d’appartenance sans que sa décision soit soumise au bon vouloir des institutions de sa région d’origine. Cette disposition, appliquée à la Bretagne, pourrait enfin donner la possibilité de consulter les populations des cinq départements bretons sur la question de la réunification.

Mme. Lebranchu, fin 2011, défendant l’amendement
et la réunification de la Bretagne à l’A.N.,
avant d’affirmer un an plus tard avoir
« des réticences face à la réunification de la Bretagne »…

Suite à l’adoption par l’assemblée nationale du projet de loi celui-ci devait être renvoyé devant le sénat chargé de voter les lois. Après un long moment d’attente, nous avons appris que le sénat se prononcera Jeudi 28 février 2013. Cependant, l’amendement « Le Fur – De Rugy » ne fait plus parti de la loi, il a été supprimé mercredi dernier sur demande du rapporteur Jean-Pierre Sueur (PS). La justification apportée ayant motivé cette suppression est que la modification apportée à la loi par les députés bretons est un « cavalier législatif » c’est à dire qu’il s’agit d’un amendement sans lien direct avec le projet de loi déposé.

Le collectif 44=BREIZH dénonce la suppression de l’article 3 ter qui a pourtant un lien direct avec le projet de loi puisqu’il permet de renforcer la démocratie au niveau local. Il donne enfin la possibilité aux habitantes et habitants de Loire-Atlantique et de l’ensemble de la Bretagne de se prononcer sur l’évolution de leur cadre territorial sans que les élus du conseil régional des Pays de la Loire ne puissent y imposer un droit de veto. Alors que le projet de loi sur la décentralisation présentée par la ministre Marylise Lebranchu ne semble pas proposer d’avancés institutionnelles significatives, cet amendement nous semble important même s’il n’établit pas une procédure aisée pour réunifier la Bretagne. La refondation des régions de l’ouest de l’Etat français doit être admise par la région Pays de la Loire en prenant enfin en compte l’aspiration mainte fois exprimée des habitantes et habitants des 5 départements bretons (dont le 44) à vivre dans une Bretagne réunifiée.

Le collectif 44=BREIZH demande donc au plus grand nombre d’encourager les sénateurs de leur département à réclamer la réintégration de cet article 3ter à la loi (par mail, téléphone, etc…).
Divers sénateurs l’ont déjà fait : Ronan DANTEC (EELV, Loire-Atlantique), Corinne BOUCHOUX (EELV, Maine-et-Loire), Joël LABBÉ (EELV, Morbihan), Jean-Vincent PLACÉ (EELV, Essonne), Joël GUERRIAU (Nouveau Centre, Loire-Atlantique), Marie-Thérèse BRUGIERE (UMP, Hérault), Jacques GAUTIER (UMP, Hauts-de-Seine), Jean-Claude LEROY (PS, Pas-de-Calais), Alain MILON (UMP, Vaucluse), Chantal JOUANNO (UDI, Paris).

Le collectif 44=Breizh

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États Généraux de la Démocratie Territoriale en 44 : circulez, y’a rien à voir !

29/09/2012

Dans le cadre des États Généraux de la Démocratie Territoriale qui auront lieu les 4 et 5 octobre prochain au Sénat et à la Sorbonne, ont été organisés des débats « décentralisés » dans chaque département. Le collectif 44=BREIZH était présent ce matin aux côtés de Bretagne Réunie durant la session qui était organisée en Loire-Atlantique (Programme PDF ci-joint). Une trentaine de personnes ont déployé une banderole et ont distribué des tracts aux élus qui se rendaient à cette journée. Le sénateur PS (et ancien vice-président du Conseiller Régional « Pays de Loire »…) Yannick Vaugrenard a tout d’abord interdit l’accès aux militants pour simplement écouter les échanges ! Sa collègue Michelle Meunier a quant à elle acceptée la participation à un atelier nommé « Démocratie locale, la place des citoyens« … où il ont pu porter la revendication de la réunification. Il est à noter que dans les autres départements (Ille et Vilaine par exemple), les « citoyens » ont justement été autorisés à participer aux débats qui parlent d’eux, mais que cette possibilité n’est pas laissée en Loire-Atlantique, alors que le sujet nous concerne au plus haut point !

Ronan Dantec — sénateur favorable à la Réunification de la Bretagne — était également venu participer à cette journée et a pris quelques minutes pour expliquer quelques éléments nouveaux.

Voir la vidéo ci-dessous :

En attendant les résultats de ces « débats » décentralisés et de leur synthèse qui auront lieu les 4 et 5 octobre prochain aux États Généraux de la Démocratie Territoriale, nous ne pouvons que rester vigilants afin de continuer à porter les arguments en faveur de la Réunification de la Bretagne, face à certains élus qui préféreraient peut-être se passer d’une participation de la population à ces sujets.


Pas de décentralisation sans réunification !

28/09/2012

Marilyse Lebranchu, ministre de la décentralisation et de la réforme de l’Etat a déclaré que le texte de «l’acte III de la décentralisation» était «déjà prêt». Alors même que l’organisation des «Etats généraux des collectivités locales» se déroulant les 4 et 5 octobre à Paris par rapport à cette question, n’ont pas encore eu lieu le dossier semble bouclé. Les grands axes du projet visent à mener de front «décentralisation» et «réforme de l’Etat», c’est à dire les deux sujets des «compétences locales» et des «dépenses publiques».

Mme Lebranchu, à gauche,
avec les députés ayant voté l’amendement “Le Fur-De Rugy“.

Les différents représentants du pouvoir se rencontrent donc entre eux mais cette décentralisation se fera sans médiatisation ou réelle tentative d’y associer la société civile. Cet éloignement du politique avec la population nous semble contradictoire avec la question qui est justement celle de la «démocratie territoriale», de la «démocratie locale».

Des notions qui posent question quant à leur application réelle au vu des dizaines de sondages, de manifestations, des milliers de personnes dans les rues, des voeux de la région Bretagne, du département de Loire-Atlantique, de centaines de communes et de communautés de communes qui se sont positionnées pour la réunification de la Bretagne. Cette revendication, qui n’est pas prise à sa juste valeur par les décideurs locaux comme nationaux est encore une fois la grande absente de ce «nouvel acte de la décentralisation».

Pourtant, la «démocratie territoriale» en construction devrait s’appuyer sur des territoires reconnus par leur population pour qu’un véritable élan collectif et de nouvelles potentialités émergent. Or, le découpage territorial des régions nous a été imposé sans consultation par l’Etat central. Si la classe politique veut réellement cesser de s’étonner du désinterressement de ses concitoyens pour la question, la décentralisation ne doit pas n’être qu’un enjeu technique et administratif débattu entre représentants du pouvoir.

La réunification de la Bretagne et la réorganisation des régions de l’ouest de la France doivent s’imposer à l’occasion de ce nouvel acte de la décentralisation. Le collectif 44=BREIZH appelle les élus et partis politiques qui se sont prononcés pour la réunification à faire entrer le débat des limites administratives des régions dans l’actualité de la décentralisation. Nous souhaitons également attirer l’attention des partis traditionnellement favorables à la décentralisation et à la réunification pour qu’ils prettent attention aux conséquences de ce nouvel acte. Le transfert de compétences d’un département à la région dont il dépend, dans le cadre actuel et sans remise en cause des limites administratives,  rendra encore plus difficile la possibilité de réunifier la Bretagne, et donc de donner une réponse démocratique à cette attente citoyenne.

Le samedi 29 septembre, des Etats généraux «décentralisés» de la démocratie territoriale se tiendront à la Chapelle sur Erdre près de Nantes, y seront présents, sur invitation, un certain nombre de sénateurs et d’élus locaux. Le collectif 44=BREIZH appelle à un rassemblement lors de cet événement pour rappeller que la population à son mot à dire.


La ministre dévoile les premiers points de sa réforme territoriale, réactions de 44=Breizh

25/07/2012

Dans un entretien au journal Ouest-France publié il y a quelques jours, la ministre de la réforme de l’Etat et de la décentralisation, Marylise Lebranchu dévoile ce qui pourrait être les principaux points de sa réforme territoriale.

Mme Lebranchu, à gauche, avec les députés ayant voté l’amendement « Le Fur-De Rugy« .

Sans pour autant remettre en cause l’existence des communes ou des départements, la ministre propose la création d’une «instance régionale réunissant tous les niveaux de collectivités, pour mieux définir qui fait quoi». Elle dit vouloir «conforter la région dans ses compétences», voir même ouvrir les régions à des compétence variables en proposant «d’ouvrir un droit à l’expérimentation, par exemple pour la région Bretagne».

Pour ce qui concerne la réunification de la Bretagne, l’ancienne député du Finistère avait voté l’amendement Le Fur-De Rugy en décembre dernier, permettant notamment de réunifier Loire-Atlantique et région Bretagne en consultant la population et sans droit de veto des édiles de la région Pays de la Loire. Mais, devenu ministre du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, la donne ne semble plus la même.

En effet, à la question «Vous conserveriez la possibilité pour deux collectivités de se marier ?», celle-ci dit être favorable à la collectivité unique d’Alsace, mais «la discussion doit se faire sur des bases claires, en portant attention à l’équilibre global des territoires. Si l’on crée un couple Nantes-Rennes par exemple, le risque de voir l’activité économique se concentrer autour du sud-est de la Bretagne existe.»

Comme la ministre, nous souhaiterions que la discussion se fasse sur des bases claires. Mais, à la question sur le mariage de deux collectivités, et en l’occurrence Loire-Atlantique et région Bretagne, Mme Lebranchu parle du couple Nantes-Rennes. Pourtant, l’amendement à la loi sur le référendum d’initiative populaire votée le 21 décembre dernier à l’assemblée, mais abandonnée cause de trêve parlementaire, parle bien d’un département et d’une région, pas de deux agglomérations.

Le «danger» du couple Nantes – Rennes, est bien celui du projet de métropolisation qui, par définition concentre l’économie, les services, les emplois, etc… mais aussi la pollution, les gaz à effet de serre, l’éloignement entre lieu de travail et domicile. Or ce «couple» Nantes-Rennes existe déjà malgré la partition de la Bretagne, il s’est exprimé comme «épine dorsale» de l’aire de coopération métropolitaine «Loire-Bretagne». Il s’en suit, comme s’en inquiète la ministre, une espèce de confiscation des compétences et du développement au détriment du reste du territoire de la Bretagne, mais aussi de l’ouest de la France.

La réunification de la Bretagne, c’est à dire la fusion de la Loire-Atlantique au sein d’une collectivité bretonne à cinq départements, dotée de compétences élargies notamment en termes économique, écologique, d’innovation, d’aménagement, etc … est justement la possibilité de réduire ce déséquilibre démographique et économique dont souffre déjà la Bretagne. Il y a clairement besoin d’un niveau de collectivité capable de réguler le rôle «aspirateur» des villes de Nantes et Rennes dont la métropolisation est le symbole. Le découpage administratif actuel encourage ce phénomène avec deux capitales régionales proches mais en incohérence avec leurs territoires régionales. Rennes est terrienne dans une région maritime et Nantes est maritime dans une région terrienne.

C’est bien la «métropolisation» de Nantes et Rennes et la partition de la Bretagne qui provoquent un déséquilibre au sein de l’espace breton. En ce sens la possible réunification de la Loire-Atlantique avec le reste de la Bretagne est bien une solution face à ce déséquilibre et non un problème. Le projet de gouvernement de François Hollande promet de « répondre aux demandes citoyennes, rééquilibrer nos institutions, simplifier nos administrations, encourager la démocratie territoriale, une meilleure prise en compte de la démocratie participative. », il propose « une loi sur le renforcement de la démocratie et des libertés locales ». L’acte III de la décentralisation, voulu par la ministre,  ne pourra donc une nouvelle fois s’abstenir de proposer une réponse à la partition administrative de la Bretagne, contestée par une grande part de la population et des milliers d’élus locaux, ceci au risque d’accélérer les déséquilibres territoriaux et les crispations démocratiques.
Pour 44=Breizh, Jonathan Guillaume


Conseil Régional des Jeunes PDL : nouvelle mouture, nouvelle manipulation !

06/03/2012

C’est reparti pour un tour, un nouveau Conseil Régional des Jeunes a été créé ! Il aura fallu quatre ans pour que les « Pays de Loire » retentent l’expérience de ce qui se dit être une « véritable instance de démocratie participative représentative de la jeunesse ligérienne (1) » . Il faut dire que le collectif 44=BREIZH avait largement critiqué l’ancien CRJ en 2008 dont les modalités d’intégration étaient pour le moins étranges. Voilà ce qu’ en disait une journaliste de Ouest-France à l’époque : « Les mécanismes de la composition du conseil régional jeunes sont, il est vrai, assez complexes. Afin de respecter une certaine parité entre les départements, les hommes et les femmes et les situations des jeunes apprentis, étudiants ou engagés dans la vie professionnelle, un tirage au sort est effectué parmi des volontaires selon une grille de « profils ». Des candidats sont aussi proposés par le tissu associatif et les partis politiques (2)».

Étant donné le bruit fait à l’époque autour de ces conditions de participation, les Pays de la Loire ont aujourd’hui revus le recrutement des conseillers régionaux jeunes. Désormais c’est le CRAJEP (Comité Régional des Associations de Jeunesse et d’Éducation Populaire) qui s’est chargé de tout. Cette année, l’accent a été mis sur un échantillon de jeunes plus représentatif pour éviter de retrouver « essentiellement des personnes déjà investies dans le champ politique, syndical et associatif (3)».  Peut-être aussi parce que les derniers membres du CRJ étaient un peu trop politisés et avaient voulu mettre en place une réflexion sur la pertinence de l’aéroport de Notre Dame des Landes qui n’a pas dû plaire à nos élus…

Pour éviter cette situation et pour aller à la rencontre de jeunes éloignés de la politique, le CRAJEP à constitué des forums départementaux dont les participants avaient été contactés à « travers des rencontres de proximité dans des espaces de vie (lycées, maisons de quartier, centres de jeunesses, associations sportives, culturelles, centres d’apprentis…) (3) ». Si l’objectif d’une meilleure représentativité des jeunes et d’une sensibilisation à la politique est louable, la méthode utilisée l’est moins. En effet, les réunions préparatoires n’ont pas été averties à l’ensemble des jeunes, en l’absence de communication, d’invitation aux divers événements on peut dire qu’elles ont été faites en catimini. C’est donc dans le dos de la majorité des jeunes des Pays de la Loire que ce CRJ s’est constitué. Pourtant, qu’est ce qui aurait empêché de faire un appel à participer au CRJ tant par un travail du CRAJEP auprès de jeunes représentant un public diversifié que par une communication plus globale ? On peut naturellement penser que dans ce cas de figure il aurait été craint que des individus politisés aient lancés des débats subversifs.

De toute façon, il n’y aura pas la place dans ce nouveau CRJ à quelque débat que ce soit sur des thèmes dérangeants. Voilà un des objectifs de la « nouvelle démarche » du CRJ que pose le CRAJEP : « Rattacher la démarche à un objet politique concret (ne pas donner un avis prospectif et trop général) (3) ». En clair, les jeunes ont à se prononcer sur des sujets importants mais déjà définis par le conseil régional pour « nourrir le schéma régional des jeunesses qui a été voté il y a quelques temps (4)». La marge de manœuvre et d’expression est donc limitée pour ces jeunes qui sont simplement consultés sur les projets des élus. Il ne faut pas se faire beaucoup d’illusions sur l’utilité de ce nouveau CRJ et sur l’influence que peuvent avoir les jeunes dans les politiques publiques.

Dans une vidéo publiée par le conseil régional suite à une des réunions préparatoires du CRJ, un des jeunes ayant participé aux débats disait : « J’espère qu’on sera vraiment écoutés. Apparemment, les idées que nous avions en tant que jeunes, c’est à peu près les mêmes idées que pouvaient avoir les élus  (5)». Ce à quoi rajoutait Chloé le Bail : «  Ce qu’a mis en exergue cette réunion c’est que nous sommes d’accord, sur les questions d’orientation, sur les questions de logement, sur la question de santé ou d’engagement. Et donc on a les mêmes analyses et même on a déjà anticipés les mêmes besoins de réponses sans se concerter au préalable. Je pense que c’est ça qui est intéressant et ce qui est la force de cette rencontre parce que ce qui est derrière c’est que nous on va pas être dans le faux quand on va imaginer des réponses. (5)»

Tout le monde est d’accord, tout le monde est content, le CRJ sera comme le précèdent c’est-à-dire un outil promotionnel pour valoriser et légitimer les Pays de la Loire plus qu’un véritable instrument démocratique.

(1) http://www.paysdelaloire.fr/ma-region-et-moi/ateliers-regionaux/jeunesses/
(2) Ouest-France du 07/04/08
(3) http://www.crajep-pdl.org/spip.php?article189
(4) http://www.dailymotion.com/video/xo95y5_en-pays-de-la-loire-les-jeunes-s-emparent-du-debat_news
(5) http://www.dailymotion.com/video/xig8mc_un-nouveau-conseil-regional-des-jeunes-en-construction_news


« Vive le Val de Loire » !

19/01/2012

Le 16 janvier, le groupement d’intérêt privés en faveur du développement touristique Atout France (anciennement Maison de France), l’Etat, la région Centre et la région Pays de la Loire signait un accord à Tours, en vue de la création d’une marque Val de Loire allant de Saint-Nazaire à Sully dans le Loiret.

Cet accord comprend la création d’une marque et d’un site internet, d’un graphisme particulier, de campagnes de communication auxquels s’engagent la région Pays de la Loire à hauteur de 100 000 euro. Au delà de son aspect communicationnel, cette initiative marque un prolongement des coopérations réalisées entre les deux régions. En terme touristique et culturel, mais aussi du point de vue de la mobilité entre les deux régions et de leur développement économique mutuel. Au sein de leurs diverses coopération la Loire s’inscrit comme le dénominateur commun des deux régions comme le montre leur travail de coopération [document PDF]. D’ailleurs les deux régions financent presque en totalité le syndicat mixte Val de Loire Patrimoine Mondial depuis 2007 et dont le rôle essentiel est «de faire vivre le label accordé par l’UNESCO sur la Loire » en consacrant «ses moyens en priorité à l’appropriation des valeurs de l’inscription par les populations ligériennes. Les habitants du Val de Loire doivent mieux connaître la richesse de leur cadre de vie et s’approprier les valeurs attachées au classement UNESCO ». Nous rappelons aussi qu’un pôle métropolitain s’est créé autour de villes de la région Centre et des Pays de la Loire (avec Orléans, Tours, Le Mans, Alençon, Laval, Blois, Chinon… auxquelles pourrait aisément s’associer Angers).

On le voit bien, la région Pays de Loire cherche à fabriquer un symbole d’une identité régional commune autour de la Loire. Malgré le fait que celui-ci ne traverse que deux des cinq départements de la région, elle a choisi le terme de «ligérien» pour désigner les habitants de sa région. Nom qui désigne jusqu’à présent dans les dictionnaires, les habitants du département de la Loire, et un adjectif désignant ce qui se rapporte à l’ensemble du bassin versant de la Loire.

Or, la Loire-Atlantique ne fait pas partie de cette dénomination Val de Loire. C’est ce que rappelait l’UNESCO à Bretagne Réunie, en juillet 2009, alors que cette dernière s’était plaint de voir qualifier le Château des Ducs de Bretagne comme «château de la Loire» [document PDF]. En 2011 l’UNESCO demandait à ce que ne soit pas utilisé son logo dans un site touristique dédié aux château de la Loire et intégrant le Château des Ducs à Nantes. Sité déjà financé et géré par … les région Centre et Pays de la Loire et le groupement Atout France (http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=22051).

Outre l’aspect marchandisation des territoires (nous rappelons qu’il existe déjà une marque Bretagne®), la création de cette nouvelle marque provoque deux réactions :

– D’une part, nous dénonçons la volonté répétée des Pays de la Loire se soustraire le pays nantais de son encrage dans le territoire breton afin d’imposer la partition administrative de le Bretagne.

– D’autre part, nous ne comprenons pas l’entêtement de Jacques Auxiette à avancer l’hypothétique création d’un Grand Ouest face à la réunification de la Bretagne, quand des éléments objectifs témoignent d’une véritable dynamique régionale autour des territoires composant le Val de Loire du Maine et Loire au Loiret.

M. Auxiette doit reconnaître l’intérêt d’une région Val de Loire composée des départements orientaux de son administration et du Centre. Il doit reconnaître l’intérêt d’une région Vendée-Poitou-Charentes. Et surtout il doit entendre l’exigence démocratique qu’il y a laisser la population de l’ensemble de la Bretagne décider de son cadre et de ses limites administratives.


Réunification de la Bretagne : l’assemblée nationale vote pour l’organisation de référendums d’initiative partagée

10/01/2012

L’assemblée nationale a voté aujourd’hui la modification de l’article 11 de la Constitution, par 287 voix pour et 27 voix contre. Cette décision permettrait l’organisation d’un référendum d’initiative partagée, sur la Réunification de la Bretagne par exemple.

L’amendement « Le Fur – De Rugy » voté dans le cadre de cette modification permettrait au département de Loire-Atlantique de se dispenser du veto de la région « Pays de la Loire » pour initier un référendum sur la réunification de la Bretagne. Cet élément est important et même nécessaire à une décision démocratique concernant le futur des habitants de Loire-Atlantique et des 4 autres départements de la Bretagne. La question de l’organisation d’un référendum reste toutefois trop compliquée et soumise à des  conditions quasi irréalisables (pétition signée par 10 % du corps électoral par exemple, représentant environ 110.000 personnes rien qu’en Loire-Atlantique…).

Il faudra maintenant attendre le passage au Sénat afin de voir ce qu’il adviendra de ces textes. 44=Breizh encourage les conseillers généraux de Loire-Atlantique à prendre acte de cet amendement et à entamer au plus vite au sein de la collectivité une discussion sur l’initiative d’un référendum local sur la Réunification de la Bretagne.

Carte tirée du site :
http://plaquesbretonnes44.geobreizh.com

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