Rassemblement devant le Conseil Général à nantes lundi 19 mars

11/03/2012

Le collectif 44=BREIZH appelle à un rassemblement devant le conseil général de Loire-Atlantique le lundi 19 mars entre 17h30 et 19h30.

Suite à la création d’une collectivité unique en Alsace et aux déclarations qui s’en étaient suivi en Bretagne, un  premier rassemblement avait été initié à Rennes par 44=BREIZH, Les jeunes écologistes, UDB jeunes, Breizhistance le 15 décembre 2011 faire pression sur le conseil régional de Bretagne afin d’engager un véritable processus de réunification. Le 5 mars dernier la commission mixte B4-CG44 se réunissait à nouveau après plus d’une année d’interruption et suite aux pressions de 44=Breizh et d’organisation de la société civile.

Aujourd’hui et considérant :

– Les déclarations de Philippe Grosvalet opposé à un référendum sur la réunification pour la Bretagne, Loire-Atlantique + région Bretagne.

– Le bilan de la commission mixte (région B4 + CG 44), intéressant mais ne répondant pas à la nécessité d’un débat et d’une consultation populaire sur la question de la réunification.

– Les déclarations de P. Grosvalet suite à cette commission qui permet selon lui de faire “vivre le concept de Bretagne historique”, en dehors de l’objectif de cette commission qui devait être un travail commun pour “préparer” la réunification de la Bretagne, les deux collectivités rappelant conjointement et officiellement le 28 janvier 2009 à Nantes « la constance de l’engagement des deux exécutifs en faveur de la réunification de leurs territoires »
Nous considérons que le conseil général de Loire-Atlantique, disposant de la même majorité et pour ainsi dire des mêmes élus, ne respecte pas ses vœux sur la réunification en restant très flou sur la question.
Nous appelons donc à un rassemblement devant le conseil général pour réclamer une prise de position claire de cette institution et des actes concrets pour aller vers la réunification. Nous appelons à la création d’un véritable établissement public régional prenant en charge l’ensemble des domaines de compétences des différentes collectivités de Bretagne dont celles du pays nantais (jeunesse, transport, formation, ports, foncier, etc …), minimum préalable à une réelle prise en compte de la Réunification de la Bretagne et à une évolution démocratie du statut de la Bretagne.


La commission mixte Loire-Atlantique Région Bretagne remplit elle son rôle ?

11/03/2012

C’est ce qu’on peut se demander au regard des dernières déclarations qui ont suivi la dernière réunion de la commission mixte entre Loire-Atlantique et région Bretagne.

Il aura fallut une certaine pression, notamment porté par 44=Breizh, pour que cette commission (qui ne s’était pas réunie depuis plus d’un an et l’élection de Philippe Grosvalet à la tête du département) se réunisse à nouveau.

Force est de constater que très peu de chose sorte de cette dernière commission qui s’est tenue lundi dernier à Nantes. très peu d’annonces et de projet concret semblent avoir été décidé, tant le compte-rendu de cette commission multiplie les expressions du genre : « état des lieux a été fait », « un point a été fait », « Il a été décidé de poursuivre », « la volonté de … », la seule annonce concrète semple être celle d’un nouveau portail sur internet (bibliothèque numérique). Tout ces points sont sans doute intéressants malgré tout, mais largement en-dessous que de ce qu’on peut espérer de cette commission.

Surtout, les déclarations de Philippe Grosvalet tranche avec l’esprit initial de cette commission. Cette commission consistait à la base à un travail commun pour « préparer » la réunification de la Bretagne, les deux collectivités rappelant conjointement et officiellement le 28 janvier 2009 à Nantes « l’engagement des deux exécutifs en faveur de la réunification de leurs territoires ». Mais Philippe Grosvalet a profité de cette journée pour d’opposer à un référendum sur la réunification qui serait organisé en Loire-Atlantique et en région région Bretagne. La commission mixte ne faisant aucune proposition concrète sur la question démocratique. En déclarant l’objectif de cette commission « au-delà de la question des frontières administratives et politiques », Philippe Grosvalet oublie pourquoi celle-ci a été créée. Au vue des éléments apportés par cette dernière on peut se demander si elle n’est pas qu’un artifice administratif de plus pour faire croire qu’on répond à la revendication d’unité territoriale de la Bretagne.

Dans ces conditions, nous considérons que le conseil général de Loire-Atlantique, disposant de la même majorité et pour ainsi dire des mêmes élus ne respecte pas ses vœux sur la réunification.

Nous appelons donc à un rassemblement devant le conseil général pour réclamer une prise de position claire de cette institution et des actes concrets pour aller vers la réunification. Lundi 19 mars entre 17h30 et 19h30, à Nantes  3 quai Ceineray devant le Conseil Général, pendant la session départementale.


Conseil Régional des Jeunes PDL : nouvelle mouture, nouvelle manipulation !

06/03/2012

C’est reparti pour un tour, un nouveau Conseil Régional des Jeunes a été créé ! Il aura fallu quatre ans pour que les « Pays de Loire » retentent l’expérience de ce qui se dit être une « véritable instance de démocratie participative représentative de la jeunesse ligérienne (1) » . Il faut dire que le collectif 44=BREIZH avait largement critiqué l’ancien CRJ en 2008 dont les modalités d’intégration étaient pour le moins étranges. Voilà ce qu’ en disait une journaliste de Ouest-France à l’époque : « Les mécanismes de la composition du conseil régional jeunes sont, il est vrai, assez complexes. Afin de respecter une certaine parité entre les départements, les hommes et les femmes et les situations des jeunes apprentis, étudiants ou engagés dans la vie professionnelle, un tirage au sort est effectué parmi des volontaires selon une grille de « profils ». Des candidats sont aussi proposés par le tissu associatif et les partis politiques (2)».

Étant donné le bruit fait à l’époque autour de ces conditions de participation, les Pays de la Loire ont aujourd’hui revus le recrutement des conseillers régionaux jeunes. Désormais c’est le CRAJEP (Comité Régional des Associations de Jeunesse et d’Éducation Populaire) qui s’est chargé de tout. Cette année, l’accent a été mis sur un échantillon de jeunes plus représentatif pour éviter de retrouver « essentiellement des personnes déjà investies dans le champ politique, syndical et associatif (3)».  Peut-être aussi parce que les derniers membres du CRJ étaient un peu trop politisés et avaient voulu mettre en place une réflexion sur la pertinence de l’aéroport de Notre Dame des Landes qui n’a pas dû plaire à nos élus…

Pour éviter cette situation et pour aller à la rencontre de jeunes éloignés de la politique, le CRAJEP à constitué des forums départementaux dont les participants avaient été contactés à « travers des rencontres de proximité dans des espaces de vie (lycées, maisons de quartier, centres de jeunesses, associations sportives, culturelles, centres d’apprentis…) (3) ». Si l’objectif d’une meilleure représentativité des jeunes et d’une sensibilisation à la politique est louable, la méthode utilisée l’est moins. En effet, les réunions préparatoires n’ont pas été averties à l’ensemble des jeunes, en l’absence de communication, d’invitation aux divers événements on peut dire qu’elles ont été faites en catimini. C’est donc dans le dos de la majorité des jeunes des Pays de la Loire que ce CRJ s’est constitué. Pourtant, qu’est ce qui aurait empêché de faire un appel à participer au CRJ tant par un travail du CRAJEP auprès de jeunes représentant un public diversifié que par une communication plus globale ? On peut naturellement penser que dans ce cas de figure il aurait été craint que des individus politisés aient lancés des débats subversifs.

De toute façon, il n’y aura pas la place dans ce nouveau CRJ à quelque débat que ce soit sur des thèmes dérangeants. Voilà un des objectifs de la « nouvelle démarche » du CRJ que pose le CRAJEP : « Rattacher la démarche à un objet politique concret (ne pas donner un avis prospectif et trop général) (3) ». En clair, les jeunes ont à se prononcer sur des sujets importants mais déjà définis par le conseil régional pour « nourrir le schéma régional des jeunesses qui a été voté il y a quelques temps (4)». La marge de manœuvre et d’expression est donc limitée pour ces jeunes qui sont simplement consultés sur les projets des élus. Il ne faut pas se faire beaucoup d’illusions sur l’utilité de ce nouveau CRJ et sur l’influence que peuvent avoir les jeunes dans les politiques publiques.

Dans une vidéo publiée par le conseil régional suite à une des réunions préparatoires du CRJ, un des jeunes ayant participé aux débats disait : « J’espère qu’on sera vraiment écoutés. Apparemment, les idées que nous avions en tant que jeunes, c’est à peu près les mêmes idées que pouvaient avoir les élus  (5)». Ce à quoi rajoutait Chloé le Bail : «  Ce qu’a mis en exergue cette réunion c’est que nous sommes d’accord, sur les questions d’orientation, sur les questions de logement, sur la question de santé ou d’engagement. Et donc on a les mêmes analyses et même on a déjà anticipés les mêmes besoins de réponses sans se concerter au préalable. Je pense que c’est ça qui est intéressant et ce qui est la force de cette rencontre parce que ce qui est derrière c’est que nous on va pas être dans le faux quand on va imaginer des réponses. (5)»

Tout le monde est d’accord, tout le monde est content, le CRJ sera comme le précèdent c’est-à-dire un outil promotionnel pour valoriser et légitimer les Pays de la Loire plus qu’un véritable instrument démocratique.

(1) http://www.paysdelaloire.fr/ma-region-et-moi/ateliers-regionaux/jeunesses/
(2) Ouest-France du 07/04/08
(3) http://www.crajep-pdl.org/spip.php?article189
(4) http://www.dailymotion.com/video/xo95y5_en-pays-de-la-loire-les-jeunes-s-emparent-du-debat_news
(5) http://www.dailymotion.com/video/xig8mc_un-nouveau-conseil-regional-des-jeunes-en-construction_news


Retour sur le rassemblement « Démocratie en Bretagne » du 3 février à Rennes

07/02/2012

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées vendredi 3 février, une nouvelle fois, devant le Conseil régional de Bretagne à Rennes,  à l’initiative de 44=Breizh, et répondant à l’Appel pour la Démocratie en Bretagne. Une cinquantaine de personnes de diverses organisations (les Jeunes Écologistes 35, l’UDB Jeunes, Breizhistance, Parti Breton) s’était déjà réunie à l’occasion de la dernière séance plénière du Conseil régional du 15 décembre.
Que voulons nous ? Nous voulons un statut particulier pour la Bretagne. Un statut qui permettrait de réunifier la Bretagne. Un statut qui intégrerait un droit à l’expérimentation et des compétences législatives pour donner toute sa dimension démocratique au processus de réunifications de la Bretagne.

Notre appel :
https://44breizh.com/2011/12/15/compte-rendu-du-rassemblement-devant-le-conseil-regional-a-rennes/

Après l’amendement et le vœu anti-réunification proposé au conseil régional des Pays de Loire sur « l’autodétermination de la région PdL » et la « création d’une région Grand Ouest », nous pouvions attendre une prise de position du CRB4 pour cette séance budgétaire… Elle n’aura pas vraiment eu lieu.
Seul le groupe UDB a fait adopter deux amendements au projet de budget 2012 de la Région déposés par l’UDB.

Ces deux amendements disent :
1) au titre du travail de prospective de la Région « les études de l’INSEE commandées par la Région devront intégrer les données produites par l’ensemble des acteurs des départements limitrophes de la Région Bretagne, dont la Loire-Atlantique ».
2) au titre du futur Schéma régional des services d’intérêt public « l’étude sur l’armature urbaine bretonne qui sera réalisée par les agences d’urbanisme au premier trimestre 2012 devra intégrer les données disponibles auprès des agences d’urbanisme des agglomérations de Nantes et de St-Nazaire afin que la Région puisse disposer d’une vision complète et correcte des dynamiques démographiques et économiques à l’œuvre dans la partie sud-est de la Bretagne ».

Nous ne pouvons nous contenter de ces deux amendements dans le contexte actuel et appelons à renforcer la mobilisation autour de notre appel.

Nous encourageons le plus grand nombre à participer aux prochains rassemblements :

  • le lundi 19 mars à partir de 17h30 devant le Conseil Général à Nantes.
  • le jeudi 29 mars à partir de 17h30 devant le Conseil Régional à Rennes.

Nous appelons de même d’autres organisations à nous rejoindre et à multiplier ces rassemblements partout en Bretagne.
Continuons la mobilisation et créons les conditions d’une véritable démocratie dans une Bretagne réunifiée !


Que s’est-il vraiment passé à la région « Pays de la Loire » concernant le vœu anti-Réunification ?

01/02/2012

Le sujet n’aura été qu’effleuré, mais vendredi dernier, pour la deuxième fois depuis la création du Conseil Régional des Pays de la Loire, la question des limites territoriales de la région a été évoquée en session régionale. Le 21 juin 2001, le conseil régional des PdL avait réagi au vœu commun en faveur de la réunification du conseil régional de Bretagne administrative et du conseil général de Loire-Atlantique, survenu peu de temps avant une grande manifestation, par un vœu demandant l’organisation d’ «États Généraux du Grand Ouest». Resté sans suite, celui-ci exprimait la volonté des élus régionaux PdL de ne pas prendre en compte les volontés de création d’une région Bretagne à 5 départements, exprimés par les collectivités bretonne et la population. Encore une fois, le vœu déposé par le Nouveau Centre et l’Alliance Centriste aura mis en avant le projet de Grand Ouest comme étant un paravent à la Bretagne réunifiée, plutôt que l’existence d’une véritable dynamique entre régions B4 et PdL.

Jeudi 26 janvier, un vœu a été déposé au Conseil Régional des «Pays de la Loire» par le groupe Alliance Centriste -Nouveau Centre, et examiné le lendemain. Celui-ci a été rejeté par la majorité des conseillers régionaux. Nous livrons ci-suit notre analyse sur son contenu :

Laurent Gérault, à l’origine du vœu « anti-réunification »
(Alliance Centriste – Nouveau Centre)
  • Ce vœu était clairement déposé en opposition à l’amendement Le Fur-De Rugy déposé le 21 décembre dernier à l’assemblée nationale. Alors même que celui-ci avait été soutenu par un des conseillers régionaux et député du groupe AC-NC, Michel Hunault. Ce n’est pas un vœu de proposition, mais plutôt de réaction.
  • Nous soulignons que ce vœu revendique pour les «Pays de la Loire» le «pouvoir de s’autodéterminer». Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que nous appelions les élus du conseil général de Loire-Atlantique et de la région Bretagne à voter un vœu réclamant le «pouvoir de s’autodéterminer» à l’ensemble de la population bretonne des 5 départements bretons !
  • Nous notons qu’il y est fait mention de ce que le collectif 44=Breizh dénonce depuis plusieurs années, en l’existence d’un processus de «création identitaire». Processus visant à imposer le découpage régional actuel, infligé à la population sans que celle-ci n’ait jamais pu «s’autodéterminer» sur cette question. Nous citons le préambule du vœu défendant le découpage actuel : «Alors que notre Région Pays de la Loire agit depuis des années à l’émergence d’une identité ligérienne à travers les instances consultatives, à travers les projets culturels et sportifs régionaux».
  • Nous notons que ce vœu déposé par le conseiller Laurent Gérault énonce plusieurs contre-vérités. «En excluant les ligériens du débat référendaire, cette proposition [l’amendement Le Fur-De Rugy] contribue à diviser plutôt qu’à rassembler», ce qui est répété en ces mots par le conseiller lors de la session : «nous rejetons l’idée d’une partition des Pays de la Loire sans consultation des autres départements». Aucun département n’est exclu de cet amendement ! N’importe quel département de la région PdL, peut initier le même processus que la Loire-Atlantique. La différence que M. Gerault n’ose soulever, c’est qu’en Loire-Atlantique la création d’une région Bretagne unie est portée par la population contrairement à celle du Grand Ouest. Ce seul constat donne à voir laquelle des propositions entre statu quo, Bretagne réunie et Grand Ouest est la plus légitime démocratiquement.
  • Il n’est pas vrai que la région PdL travaille à un rapprochement particulier entre la région Bretagne et les Pays de la Loire : «Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie à construire une véritable culture de projets dans de multiples domaines avec sa voisine bretonne, notamment la recherche, l’agro-alimentaire,  le végétale, la mer». Ceci n’est que l’expression de tentatives de coopérations inter-régionales, comme elles existent avec d’autres régions [voir le communiqué « Vive le Val de Loire ! »]. De plus il n’existe pas de commission ou de travail particuliers entre les deux régions qui permettrait de laisser penser à un rapprochement, contrairement à ce qui existe par exemple au sein de la commission mixte B4-CG44. En ce sens le projet de Grand Ouest n’a pas de légitimité particulière. Il n‘est en aucun cas plus «européen» que peut l’être une Bretagne réunifiée.
  • Nous regrettons que le simple fait d’énoncer que la région administrative et les élus qui en dépendent existent, soit un frein à une modification des limites territoriales. «Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie depuis des années à créer une dynamique régionale avec l’ensemble des partenaires consulaires, associatifs et bien évidemment  des intercommunalités et des départements, à faire émerger des « projets ligériens ». Cela ne laisse qu’entendre la force d’inertie que représente la région Pays de la Loire.
Franck Louvrier a voté pour le vœu « anti-réunification »
(UMP)

Évidemment, et malheureusement, ce vœu ne peut s’extraire du contexte et des enjeux politiciens. Force est de constater qu’il est présenté par une partie de la droite pour lancer une pique à la majorité PS et alliés – EELV. Ceci alors même que la droite régionale souffre des mêmes indécisions sur cette question de la réunification de la Bretagne. Nous notons aussi que le groupe UMP a voté ce vœu dans ce but, tout comme Franck Louvrier qui aime à se présenter parfois comme un défenseur de l’unité de la Bretagne.

Jean-Philippe Magnen
(Vice-président CR PDL – Europe Écologie Les Verts)

Nous notons aussi que Jean-Philippe Magnen, porte parole du groupe EELV et vice-président de la région a parlé au nom de son groupe pour défendre la question de la réunification tout en n’excluant pas un processus de débat autour de la création d’un Grand Ouest. Il rappelle la position d’EELV pour des régions «cohérentes, fortes et autonomes et pour un fédéralisme différencié» . C’est selon nous la première fois qu’une telle position est avancée lors d’une session du conseil régional des PdL.

Alain Gralepois en compagnie de son mentor Jacques Auxiette
et du petit dernier, Christophe Clergeau…

Nous notons aussi que l’élu socialiste Alain Gralepois juge «l’affaire trop importante pour l’expédier d’un trait en fin de séance». Est-ce à dire que Jacques Auxiette et les responsables PS de la région ne pourront plus feindre une «question sans intérêt», du «passé», lorsque leur sera posé la question de la réunification ?

Nous le voyons, du chemin reste à faire pour faire comprendre à la majorité de ces élus que la population peut se prendre en main sur la question du cadre régional. Que certains élus demandent le pouvoir de s’autodéterminer pour la région Pays de la Loire, qu’un vice président de cette région parle d’autonomie et de fédéralisme différencié, montre aussi que les partisans de la réunification ne doivent plus se brider sur la question du futur statut de la Bretagne unie.


Le vœu anti réunification des Pays de la Loire.

27/01/2012

Le contenu du vœu anti-réunification déposé par le groupe AC-NC au Conseil Régional des «Pays de la Loire» Jeudi 26 janvier, a été publié dans la nuit sur le site de l’alliance centriste. Nous le retranscrivons ici *.

Nous notons que ce vœu se fait expressément contre le projet de laisser la possibilité aux habitants de la Bretagne d’un côté et de l’autre de la frontière administrative de pouvoir choisir leur cadre régional. Ceci contrairement à ce que nous dit le dépositaire du vœu M. Gerault dans un message envoyé sur notre site hier soir :

«Je vous invite à prendre connaissance du vœu, qui ne vise pas à “refuser la réunification”, mais plutôt à intégrer dans la réflexion les autres départements ligériens.
Laurent Gérault, Conseiller régional des pays de la Loire».

Nous rappelons les propos qu’il a tenu à la presse pour motiver ce vœu : «on en a assez de ce débat nanto-nantais sur la rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne».

* A l’occasion de la session budgétaire des 26 et 27 janvier, au Conseil Régional «Pays de la Loire», l’intergroupe de l’Union Centriste (Alliance Centriste et Nouveau Centre) a déposé un vœu relatif au périmètre régional :

«La récente adoption, en première lecture, par l’Assemblée Nationale d’un texte, relatif à l’organisation de « référendums d’initiatives partagées », présenté à l’initiative des parlementaires de Loire Atlantique et d’ile et Vilaine, ouvre certes le débat sur les contours géographiques de la Région Bretagne, mais il génère également de nombreuses questions voire inquiétudes tant sur la forme que sur le fond.
Sur la forme tout d’abord, un tel débat ne peut être traité en quelques minutes à l’assemblée et adopté par une trentaine de parlementaires, mais surtout chaque breton et chaque ligérien doit se l’approprier, en connaitre les raisons, les enjeux et les conséquences. La décision ne peut résulter que d’une large concertation, puis d’une consultation référendaire.
En excluant les ligériens du débat référendaire, cette proposition contribue à diviser plutôt qu’à rassembler. La région doit pouvoir s’autodéterminer.
Sur le fond,
–         Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie depuis des années à créer une dynamique régionale avec l’ensemble des partenaires consulaires, associatifs et bien évidemment  des intercommunalités et des départements, à faire émerger des « projets ligériens »,
–         Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie à construire une véritable culture de projets dans de multiples domaines avec sa voisine bretonne, notamment la recherche, l’agro-alimentaire,  le végétale, la mer…
–         Alors que notre Région Pays de la Loire agit depuis des années à l’émergence d’une identité ligérienne à travers les instances consultatives, à travers les projets culturels et sportifs régionaux, …
L’idée de scinder notre territoire régional parait aller à l’encontre de tout ce travail.

Si l’histoire de nos territoires est fondatrice du présent, si les racines identitaires sont sources d’équilibre pour chacun d’entre nous, notre rôle dans cette enceinte est d’avoir une vision dynamique et positive de notre avenir. En l’occurrence, l’affirmation de construire une région du Grand Ouest ne peut passer par l’éclatement de la région Pays de la Loire, au mépris de tous les projets et de la dynamique de développement portés sur l’ensemble des départements.
Une démarche similaire a déjà été constatée en Europe, par exemple entre le Pays de Bade et le Wurtemberg, en Allemagne. Les élus centristes sont favorables à la création d’une région Grand Ouest regroupant les régions Bretagne et Pays de la Loire. Ce rassemblement offre le quadruple avantage de respecter les contours de l’identité de chacun, de conserver les dynamiques interrégionales en cours, d’offrir une dimension européenne réelle à ce nouveau territoire et de réaliser de véritables économies d’échelle.

Nous souhaitons que notre collectivité :
–         Réaffirme sa volonté de conserver son identité et sa dynamique de projets, en rejetant en l’état l’idée d’une partition de son territoire, sans l’accord des autres départements concernés ;
–         Ouvre un large débat public sur les forces et faiblesses d’un rapprochement entre les régions Bretagne et Pays de la Loire sur l’ensemble du territoire, sur la création d’une grande région Ouest ;
–          Réaffirme qu’un éventuel élargissement devra être le résultat d’un référendum populaire.»


Un vœu contre la Réunification voté en ce moment au Conseil Régional des « Pays de la Loire » !

26/01/2012

44=Breizh apprend aujourd’hui, jeudi 26 janvier, qu’un vœu «contre la réunification de la Bretagne» est en train d’être déposé à la session budgétaire du conseil régional des Pays de la Loire.

Selon un article paru dans Ouest-France (voir ci-dessous), les sept élus régionaux de l’Alliance Centriste et du Nouveau Centre, en «ont assez de ce débat nanto-nantais sur la rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, qui se moque de la dynamique des Pays de la Loire et des projets en cours», ils sont «exaspérés par la volonté de quelques uns de balayer d’un revers de main ce qui se construit depuis des années en terme d’aménagement du territoire». D’où leur décision de mettre un vœu au vote qui rejettera l’idée «d’une partition territoriale sans que les autres départements de la région (PdL) soit consultés», et lancera «le débat de la création par référendum d’une région Loire-Bretagne».

44=Breizh tire son chapeau aux élus de l’alliance centriste et du nouveau centre. Grâce à ce vote, enfin, après quarante ans d’existence et de contestation et vingt-cinq ans de suffrage, la question des limites territoriales de la région des «Pays de la Loire» sera abordée au sein de l’institution. Une institution administrative dont la grande majorité des élus essayaient jusque-là d’entretenir le flou sur cette question éminemment démocratique.

Néanmoins, force est de constater que ce vœu se fait contre le projet d’une Bretagne unie.  C’est bien dommage en terme de démocratie et dans la représentation que ceux-ci se font de la population. Ils nous parlent de «quelques-uns qui voudraient balayer d’un revers de main» «leur» travail, nous attendons le jour où des milliers de personnes se mobiliseront dans les rues pour défendre un «Grand Ouest» où la région «Pays de la Loire»… Ils nous parlent  de «projets en cours» pour défendre l’idée d’un «Grand Ouest», mais ceci méprise l’avis des collectivités et de la population en Bretagne administrative, fermement opposés à ce projet. Ceci méprise aussi les «projets en cours» avec les élus de la région Centre (voir lien), dans le simple but, peu constructif, de s’opposer à la réunification de la Bretagne.

Enfin, nous demandons quel crédit nous pouvons accorder à des élus qui disent tout et sont contraire. Quel pitoyable spectacle… Car ce qu’ils dénoncent, c’est en grande partie l’amendement voté le 21 décembre dernier à l’assemblée nationale, et permettant d’entamer en Loire-Atlantique une initiative référendaire sur l’ensemble de la Bretagne pour décider de notre cadre administratif, sans que la région des «Pays de la Loire» ne puisse y opposer un droit de véto. Hors, parmi ces élus régionaux qui proposent ce vœu figure notamment Michel Hunault, tout content le mois dernier de poser avec ceux qui avaient voté en faveur de l’amendement (voir photo ci-dessous). Y a t il encore chez ces élus autre chose que la recherche d’intérêts particuliers et catégoriels pour être si peu cohérents avec eux mêmes ?

Nous attendons de même la position du vice-président de la région «Pays de la Loire» Jean-Philippe Magnen qui, le 3 janvier dernier, signait un texte de soutien à l’amendement déposé par F. De Rugy et M. Le Fur le 21 décembre 2011…


Délibéré du procès d’Alan et Jonathan

25/01/2012

Hier, mardi 24 janvier, la cour d’appel de Rennes à confirmé la condamnation de Jonathan Guillaume et Alan Haye pour «rébellion en réunion et avec violence». Les deux militants sont condamnés à 500 euro d’amende chacun. Le verdict en première instance était de 750 euro d’amende pour Jonathan et 500 pour Alan.
Le collectif 44=BREIZH condamne ce verdict sans fondement si ce n’est celui de ne pas vouloir remettre en cause les opérations policières d’avril 2009. Nous invitons le plus grand nombre à faire des dons au collectif, via paypal, pour soutenir Alan et Jonathan. L’amende sera payée rapidement si 100 personnes font un don de 10 euros :

Jonathan Guillaume, porte-parole du collectif à l’époque, nous livre ses sentiments après cette condamnation :

« C’est déprimant pour l’état de la justice cette condamnation. Clairement, cela signifie que les faits n’ont pas d’importances. Qu’on se rebelle face à une arrestation abusive, ou qu’on se laisse faire tranquillement pour éviter les condamnations, ça ne change rien. Et ça toutes les personnes présentes ce jour là le retiendront.»

« Sur quels éléments sommes nous reconnus coupables ? Aucun. Il n’y a pas d’éléments probants montrant que nous sommes coupables d’une quelconque violence ou rébellion. Les badauds et les commerçants du coin sont venus témoigner en notre faveur en première instance, tous les gens présents autour de la scène étaient choqués par la démesure et l’attitude des flics !

Imaginez, vous êtes à la terrasse d’un café, avec des amis et votre famille, et soudain vous vous faîtes encercler par des policiers vous intimant de présenter vos pièces d’identité. Vous êtes plus que surpris et vous demandez tout simplement ce qui motive ce dispositif. Mais on ne vous répond pas, et quelques minutes plus tard on vous envoit plusieurs dizaines de gendarmes mobiles vous interpeller et mettre la terrasse sans dessus-dessous. Dés qu’on m’a désigné et retourné le bras pour me menotter, je me suis couché à terre pour me laisser faire … ça je ne le ferais plus jamais.»

« Bien sûr que cette condamnation est politique ! Comme l’arrestation et le procès en lui même. Vous avez déjà vu un commissaire divisionnaire venir témoigner un procès, sans convocation, pour une simple affaire de rebellion ? Les procès verbaux des deux flics accusateurs sont quasiment un copier-collé l’un de l’autre, nos avocats l’ont clairement mis en avant lors de la première audience, ils se sont entendus pour essayer de livrer une même version des faits… Des faits, où le simple fait que je sois debout accoudé au comptoir du bar justifie d’une «attitude de rébellion» de ma part… Ils disent qu’ils ont appelé des renforts et employé la force car il y avait un refus du contrôle d’identité. Mais lors de l’appel à Rennes, maître Le Moigne a montré dans le déroulement de la journée et suivant les propres faits consignés par les flics, que les renforts avaient été appelé avant même que les policiers présents sur les lieux n’aient commencé à vouloir nous contrôler. Ça montre bien qu’ils avaient pensé à des arrestations dès qu’ils ont repéré notre présence dans la ville.»

« Je n’ai pas encore discuté avec Alan et l’avocat, ni avec Skoazell Vreizh qui nous soutient judiciairement, mais je ne pense pas que nous irons en cassation… Lors de l’appel, la procureure reconnaissait à demi-mot qu’il y avait plusieurs éléments témoignant en notre faveur, mais s’étonnait quand même qu’on conteste une «si petite condamnation». Je pense que ça résume bien la situation. Pour eux nous sommes forcément coupables de quelque chose, on ne peut pas être complètement «innocent» même si les faits le prouvent … Je ne crois pas en la justice française.»

Alan et Jonathan remercient chaleureusement celles et ceux qui les ont soutenus.


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