Jacques Auxiette : Entre «Pays de la Poire» et «Groland de l’Ouest» son coeur balance

26/01/2014
Auxiette_Pays_de_la_Loire_Salengro_GrolandQuand 2 présidents d’une administration bidon se rencontrent :
Salengro le grolandais & Auxiette le paysdelaloirien…
Jacques Auxiette (73 ans et président PS de la région Pays de la Loire), après que le président de la République ai annoncé son souhait de réduire le nombre de régions françaises, s’offusque une nouvelle fois qu’on parle de réunification de la Bretagne, parlant même d’ «erreur de rouvrir le débat».
A juste titre celui-ci rappelle que ceux et celles qui voudraient agrandir la superficie des régions au nom d’une «taille européenne» idéale, se trompent. Les régions françaises sont grandes par rapport à leurs consœurs européennes, mais manquent surtout de capacités d’actions. Pour lui, «le débat sur les contours de nos régions n’est absolument pas prioritaire, ni pour nos concitoyens, ni pour atteindre les objectifs assignés par le président de la République (…) Comme la majorité des ligériens*, je plaide pour un statu quo géographique».
A voir les différents sondages, les manifestations, les prises de position, etc… Il semble pourtant que Jacques Auxiette soit en minorité. Une multitude de sondages IFOP ou TMO montre qu’une majorité des habitants sont pour les réunification de la Bretagne. Le dernier sondage réalisé par Ouest-France sur plus de 40 000 participants volontaires montre cependant que seul 9% de la population serait pour le statu quo, 64% pour la réunification de la Bretagne et 27 % pour des grandes régions reprenant les points cardinaux (Ouest, Est, Sud, etc ..).
Cependant, après ce plaidoyer pour que rien ne change si ce n’est le pouvoir que l’Etat central voudra bien lui donner, Jacques Auxiette affirme en prenant exemple des régions allemandes et espagnoles qu’il faut plus de «coopérations», que dans le cas où les frontières des régions évoluaient, la «seule solution cohérente et démocratiquement acceptable sera la création d’une grande région Ouest, fusion des pays de la Loire et de la Bretagne».
Ces propos sont absurdes ! Les grandes régions européennes prises en exemple se sont, elles, faites en prenant des bouts de territoires façon «Groland du haut» ou «Groland de l’autre côté» ? La Catalogne serait-elle la Catalogne en s’appelant «Est», la Bavière «Sud-Ouest» ou l’Ecosse «Pays du Nord» ? Comment peut-il parler de «seule solution démocratiquement acceptable» alors que ce découpage en «super-régions» est directement issu du plus technocratique des modèles aménagements ? Que la simple évocation d’un redécoupage des régions amène l’ensemble des journalistes et de la population a prendre l’exemple de la Réunification de la Bretagne, montre que le débat porté par la société civile est celui de la Réunification. Celui qui ne veut surtout pas qu’il y est de débat démocratique, c’est bien Jacques Auxiette.
Jacques_Auxiette_Pays_de_la_loire_BretagneTout pour le baron, rien pour les bretons ?
Ceux et celles qui défendent le statu quo défendent avant tout leurs intérêts particuliers. Ceux et celles qui voudraient noyer la Bretagne dans un grand Ouest refusent d’écouter les aspirations et attentes des habitants. La seule solution c’est la réunification de la Bretagne. C’est le seul modèle régional qui permette de réduire le «mille-feuille administratif» tout en relocalisant les décisions politiques en faveur d’une vraie démocratie régionale. C’est la seule proposition qui ouvre la Bretagne sur le Monde plutôt que de la périphériser dans un espace hexagonal étriqué. Au-delà des coopérations interrégionales c’est la réunification qui permettra la mise en place de plans de transports cohérents (notamment nord-sud) dans la péninsule. C’est une région forte regroupant Nantes, Brest et Rennes dans un espace cohérent qui évitera une compétition entre les villes au profit de plus de coopérations et d’un aménagement équilibré du territoire notamment pour l’Ouest de la péninsule.
44=Breizh appelle les bretonnes et les bretons à être mobilisé pour une grande manifestation en faveur de la Réunification qui sera bientôt annoncée pour le mois d’avril. En cette période électorale c’est le plus grand nombre qui doit aussi se mobiliser pour interpeller les candidats de sa commune.

*Dans la langue française le mot «ligérien» désigne les habitants du département de La Loire ou ce qui est relatif au bassin versant de la Loire (de la source à l’estuaire). La région Pays de la Loire, puis les journalistes locaux, ont imaginé et repris ce terme pour désigner les habitants de la région administrative. Une proportion importante des habitants de Loire-Atlantique ayant encore du mal à identifier les contours de la région administrative Pays de la Loire, croient aujourd’hui qu’il désigne les habitants du département.


Première réussie pour le Forum citoyen de Bretagne

19/06/2013

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44=Breizh tient a remercier les près de 150 participantes et participants au Forum Citoyen de Bretagne et notamment tous les intervenants qui se sont succédés à la tribune : Ana Gabriel, Anna Gwegen, Naig Le Gars, Yann Choucq, Jonathan Guillaume et Fañch Oger.

Forom_Keodedel_Breizh_15_06_2013_Naoned_BrendanGG_15Jonathan Guillaume (44=Breizh), Fañch Oger,
Anna Gwegen et Ana Gabriel (CUP)

La journée a tranquillement commencé par un pique-nique militant devant l’école d’architecture où la région Pays de la Loire organisait son forum régional « Pays de la Loire 2040 ». Quatre fourgons de gendarmes mobiles avaient fait le déplacement pour l’occasion…

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Plusieurs centaines de milliers d’euros d’argent public auront été nécessaires à la région Pays de la Loire pour organiser ses « ateliers du futur » qui au final n’auront pas réuni plus de personnes que le Forum Citoyen de Bretagne samedi dernier. La région a beau payer des agences de communications, débourser des centaines de milliers d’euros, faire pression sur les élus pour les empêcher de participer au Forum Citoyen de Bretagne, il est clair qu’elle ne rencontre pas « l’adhésion de la population » comme le souhaiterait pourtant le vice-président de la région, Christophe Clergeau.

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Naig Gars (Conseillère Régionale UDB en région administrative B4)
et Jonathan Guillaume (44=Breizh)

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Yann Choucq (juriste et avocat) et Ana Gabriel (CUP)

L’objectif du Forum était une première présentation à Nantes de la Plateforme « Libérons les Energies en Bretagne ». La plateforme qui réunit une quinzaine d’organisation et en appelle d’autres à se joindre à elle a pour objectif de présenter 4 points de revendications principales.

    •    La signature de la Charte Européenne des langues régionales et un statut de co-officialité de la langue bretonne

    •    Une télévision publique régionale sur les 5 départements émettant au moins 30h/semaine en Breton

    •    La réunification de la Bretagne dans le cadre d’une collectivité unique

    •    Un parlement régional à capacité législative et réglementaire pour la Bretagne.

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L’idée du forum était bien de présenter et de discuter d’une stratégie commune pour donner vie à ces 4 exigences démocratiques. Ceci est notamment apparu comme une nécessité après la présentation de la très nulle loi Lebranchu de décentralisation et les échecs des démarches institutionnelles comme l’amendement De Rugy-Le Fur, la non signature de la Charte malgré la promesse de Françoise Hollande, ou encore l’annulation du statut de co-officialité de la langue corse par le gouvernement central. Avec Naig Le Gars, conseillère régional UDB, qui a présenté la plateforme Batera et la votation citoyenne de 2010, Ana Gabriel représentante de la CUP catalane et initiatrice du référendum d’initiative populaire catalan et Yann Choucq, juriste et avocat qui nous a présenté la situation juridique internationale, l’idée d’une votation citoyenne de grande ampleur s’est imposé dans le débat comme moyen de construire l’adhésion et le rapport de force nécessaire aux points de la plateforme. Peut-être serons-nous toutes et tous appelés à devenir les assesseurs des prochains bureau de vote citoyen pour la réunification de la Bretagne !

En conclusion il a été souligné que l’Association des Régions de France se réunirait en Bretagne les 19 et 20 septembre, à Nantes, la plateforme Libérons les Energies en Bretagne ne manquera pas d’y apporter sa contribution.


Retour sur le rassemblement « Démocratie en Bretagne » du 3 février à Rennes

07/02/2012

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées vendredi 3 février, une nouvelle fois, devant le Conseil régional de Bretagne à Rennes,  à l’initiative de 44=Breizh, et répondant à l’Appel pour la Démocratie en Bretagne. Une cinquantaine de personnes de diverses organisations (les Jeunes Écologistes 35, l’UDB Jeunes, Breizhistance, Parti Breton) s’était déjà réunie à l’occasion de la dernière séance plénière du Conseil régional du 15 décembre.
Que voulons nous ? Nous voulons un statut particulier pour la Bretagne. Un statut qui permettrait de réunifier la Bretagne. Un statut qui intégrerait un droit à l’expérimentation et des compétences législatives pour donner toute sa dimension démocratique au processus de réunifications de la Bretagne.

Notre appel :
https://44breizh.com/2011/12/15/compte-rendu-du-rassemblement-devant-le-conseil-regional-a-rennes/

Après l’amendement et le vœu anti-réunification proposé au conseil régional des Pays de Loire sur « l’autodétermination de la région PdL » et la « création d’une région Grand Ouest », nous pouvions attendre une prise de position du CRB4 pour cette séance budgétaire… Elle n’aura pas vraiment eu lieu.
Seul le groupe UDB a fait adopter deux amendements au projet de budget 2012 de la Région déposés par l’UDB.

Ces deux amendements disent :
1) au titre du travail de prospective de la Région « les études de l’INSEE commandées par la Région devront intégrer les données produites par l’ensemble des acteurs des départements limitrophes de la Région Bretagne, dont la Loire-Atlantique ».
2) au titre du futur Schéma régional des services d’intérêt public « l’étude sur l’armature urbaine bretonne qui sera réalisée par les agences d’urbanisme au premier trimestre 2012 devra intégrer les données disponibles auprès des agences d’urbanisme des agglomérations de Nantes et de St-Nazaire afin que la Région puisse disposer d’une vision complète et correcte des dynamiques démographiques et économiques à l’œuvre dans la partie sud-est de la Bretagne ».

Nous ne pouvons nous contenter de ces deux amendements dans le contexte actuel et appelons à renforcer la mobilisation autour de notre appel.

Nous encourageons le plus grand nombre à participer aux prochains rassemblements :

  • le lundi 19 mars à partir de 17h30 devant le Conseil Général à Nantes.
  • le jeudi 29 mars à partir de 17h30 devant le Conseil Régional à Rennes.

Nous appelons de même d’autres organisations à nous rejoindre et à multiplier ces rassemblements partout en Bretagne.
Continuons la mobilisation et créons les conditions d’une véritable démocratie dans une Bretagne réunifiée !


Que s’est-il vraiment passé à la région « Pays de la Loire » concernant le vœu anti-Réunification ?

01/02/2012

Le sujet n’aura été qu’effleuré, mais vendredi dernier, pour la deuxième fois depuis la création du Conseil Régional des Pays de la Loire, la question des limites territoriales de la région a été évoquée en session régionale. Le 21 juin 2001, le conseil régional des PdL avait réagi au vœu commun en faveur de la réunification du conseil régional de Bretagne administrative et du conseil général de Loire-Atlantique, survenu peu de temps avant une grande manifestation, par un vœu demandant l’organisation d’ «États Généraux du Grand Ouest». Resté sans suite, celui-ci exprimait la volonté des élus régionaux PdL de ne pas prendre en compte les volontés de création d’une région Bretagne à 5 départements, exprimés par les collectivités bretonne et la population. Encore une fois, le vœu déposé par le Nouveau Centre et l’Alliance Centriste aura mis en avant le projet de Grand Ouest comme étant un paravent à la Bretagne réunifiée, plutôt que l’existence d’une véritable dynamique entre régions B4 et PdL.

Jeudi 26 janvier, un vœu a été déposé au Conseil Régional des «Pays de la Loire» par le groupe Alliance Centriste -Nouveau Centre, et examiné le lendemain. Celui-ci a été rejeté par la majorité des conseillers régionaux. Nous livrons ci-suit notre analyse sur son contenu :

Laurent Gérault, à l’origine du vœu « anti-réunification »
(Alliance Centriste – Nouveau Centre)
  • Ce vœu était clairement déposé en opposition à l’amendement Le Fur-De Rugy déposé le 21 décembre dernier à l’assemblée nationale. Alors même que celui-ci avait été soutenu par un des conseillers régionaux et député du groupe AC-NC, Michel Hunault. Ce n’est pas un vœu de proposition, mais plutôt de réaction.
  • Nous soulignons que ce vœu revendique pour les «Pays de la Loire» le «pouvoir de s’autodéterminer». Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que nous appelions les élus du conseil général de Loire-Atlantique et de la région Bretagne à voter un vœu réclamant le «pouvoir de s’autodéterminer» à l’ensemble de la population bretonne des 5 départements bretons !
  • Nous notons qu’il y est fait mention de ce que le collectif 44=Breizh dénonce depuis plusieurs années, en l’existence d’un processus de «création identitaire». Processus visant à imposer le découpage régional actuel, infligé à la population sans que celle-ci n’ait jamais pu «s’autodéterminer» sur cette question. Nous citons le préambule du vœu défendant le découpage actuel : «Alors que notre Région Pays de la Loire agit depuis des années à l’émergence d’une identité ligérienne à travers les instances consultatives, à travers les projets culturels et sportifs régionaux».
  • Nous notons que ce vœu déposé par le conseiller Laurent Gérault énonce plusieurs contre-vérités. «En excluant les ligériens du débat référendaire, cette proposition [l’amendement Le Fur-De Rugy] contribue à diviser plutôt qu’à rassembler», ce qui est répété en ces mots par le conseiller lors de la session : «nous rejetons l’idée d’une partition des Pays de la Loire sans consultation des autres départements». Aucun département n’est exclu de cet amendement ! N’importe quel département de la région PdL, peut initier le même processus que la Loire-Atlantique. La différence que M. Gerault n’ose soulever, c’est qu’en Loire-Atlantique la création d’une région Bretagne unie est portée par la population contrairement à celle du Grand Ouest. Ce seul constat donne à voir laquelle des propositions entre statu quo, Bretagne réunie et Grand Ouest est la plus légitime démocratiquement.
  • Il n’est pas vrai que la région PdL travaille à un rapprochement particulier entre la région Bretagne et les Pays de la Loire : «Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie à construire une véritable culture de projets dans de multiples domaines avec sa voisine bretonne, notamment la recherche, l’agro-alimentaire,  le végétale, la mer». Ceci n’est que l’expression de tentatives de coopérations inter-régionales, comme elles existent avec d’autres régions [voir le communiqué « Vive le Val de Loire ! »]. De plus il n’existe pas de commission ou de travail particuliers entre les deux régions qui permettrait de laisser penser à un rapprochement, contrairement à ce qui existe par exemple au sein de la commission mixte B4-CG44. En ce sens le projet de Grand Ouest n’a pas de légitimité particulière. Il n‘est en aucun cas plus «européen» que peut l’être une Bretagne réunifiée.
  • Nous regrettons que le simple fait d’énoncer que la région administrative et les élus qui en dépendent existent, soit un frein à une modification des limites territoriales. «Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie depuis des années à créer une dynamique régionale avec l’ensemble des partenaires consulaires, associatifs et bien évidemment  des intercommunalités et des départements, à faire émerger des « projets ligériens ». Cela ne laisse qu’entendre la force d’inertie que représente la région Pays de la Loire.
Franck Louvrier a voté pour le vœu « anti-réunification »
(UMP)

Évidemment, et malheureusement, ce vœu ne peut s’extraire du contexte et des enjeux politiciens. Force est de constater qu’il est présenté par une partie de la droite pour lancer une pique à la majorité PS et alliés – EELV. Ceci alors même que la droite régionale souffre des mêmes indécisions sur cette question de la réunification de la Bretagne. Nous notons aussi que le groupe UMP a voté ce vœu dans ce but, tout comme Franck Louvrier qui aime à se présenter parfois comme un défenseur de l’unité de la Bretagne.

Jean-Philippe Magnen
(Vice-président CR PDL – Europe Écologie Les Verts)

Nous notons aussi que Jean-Philippe Magnen, porte parole du groupe EELV et vice-président de la région a parlé au nom de son groupe pour défendre la question de la réunification tout en n’excluant pas un processus de débat autour de la création d’un Grand Ouest. Il rappelle la position d’EELV pour des régions «cohérentes, fortes et autonomes et pour un fédéralisme différencié» . C’est selon nous la première fois qu’une telle position est avancée lors d’une session du conseil régional des PdL.

Alain Gralepois en compagnie de son mentor Jacques Auxiette
et du petit dernier, Christophe Clergeau…

Nous notons aussi que l’élu socialiste Alain Gralepois juge «l’affaire trop importante pour l’expédier d’un trait en fin de séance». Est-ce à dire que Jacques Auxiette et les responsables PS de la région ne pourront plus feindre une «question sans intérêt», du «passé», lorsque leur sera posé la question de la réunification ?

Nous le voyons, du chemin reste à faire pour faire comprendre à la majorité de ces élus que la population peut se prendre en main sur la question du cadre régional. Que certains élus demandent le pouvoir de s’autodéterminer pour la région Pays de la Loire, qu’un vice président de cette région parle d’autonomie et de fédéralisme différencié, montre aussi que les partisans de la réunification ne doivent plus se brider sur la question du futur statut de la Bretagne unie.


Le vœu anti réunification des Pays de la Loire.

27/01/2012

Le contenu du vœu anti-réunification déposé par le groupe AC-NC au Conseil Régional des «Pays de la Loire» Jeudi 26 janvier, a été publié dans la nuit sur le site de l’alliance centriste. Nous le retranscrivons ici *.

Nous notons que ce vœu se fait expressément contre le projet de laisser la possibilité aux habitants de la Bretagne d’un côté et de l’autre de la frontière administrative de pouvoir choisir leur cadre régional. Ceci contrairement à ce que nous dit le dépositaire du vœu M. Gerault dans un message envoyé sur notre site hier soir :

«Je vous invite à prendre connaissance du vœu, qui ne vise pas à “refuser la réunification”, mais plutôt à intégrer dans la réflexion les autres départements ligériens.
Laurent Gérault, Conseiller régional des pays de la Loire».

Nous rappelons les propos qu’il a tenu à la presse pour motiver ce vœu : «on en a assez de ce débat nanto-nantais sur la rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne».

* A l’occasion de la session budgétaire des 26 et 27 janvier, au Conseil Régional «Pays de la Loire», l’intergroupe de l’Union Centriste (Alliance Centriste et Nouveau Centre) a déposé un vœu relatif au périmètre régional :

«La récente adoption, en première lecture, par l’Assemblée Nationale d’un texte, relatif à l’organisation de « référendums d’initiatives partagées », présenté à l’initiative des parlementaires de Loire Atlantique et d’ile et Vilaine, ouvre certes le débat sur les contours géographiques de la Région Bretagne, mais il génère également de nombreuses questions voire inquiétudes tant sur la forme que sur le fond.
Sur la forme tout d’abord, un tel débat ne peut être traité en quelques minutes à l’assemblée et adopté par une trentaine de parlementaires, mais surtout chaque breton et chaque ligérien doit se l’approprier, en connaitre les raisons, les enjeux et les conséquences. La décision ne peut résulter que d’une large concertation, puis d’une consultation référendaire.
En excluant les ligériens du débat référendaire, cette proposition contribue à diviser plutôt qu’à rassembler. La région doit pouvoir s’autodéterminer.
Sur le fond,
–         Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie depuis des années à créer une dynamique régionale avec l’ensemble des partenaires consulaires, associatifs et bien évidemment  des intercommunalités et des départements, à faire émerger des « projets ligériens »,
–         Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie à construire une véritable culture de projets dans de multiples domaines avec sa voisine bretonne, notamment la recherche, l’agro-alimentaire,  le végétale, la mer…
–         Alors que notre Région Pays de la Loire agit depuis des années à l’émergence d’une identité ligérienne à travers les instances consultatives, à travers les projets culturels et sportifs régionaux, …
L’idée de scinder notre territoire régional parait aller à l’encontre de tout ce travail.

Si l’histoire de nos territoires est fondatrice du présent, si les racines identitaires sont sources d’équilibre pour chacun d’entre nous, notre rôle dans cette enceinte est d’avoir une vision dynamique et positive de notre avenir. En l’occurrence, l’affirmation de construire une région du Grand Ouest ne peut passer par l’éclatement de la région Pays de la Loire, au mépris de tous les projets et de la dynamique de développement portés sur l’ensemble des départements.
Une démarche similaire a déjà été constatée en Europe, par exemple entre le Pays de Bade et le Wurtemberg, en Allemagne. Les élus centristes sont favorables à la création d’une région Grand Ouest regroupant les régions Bretagne et Pays de la Loire. Ce rassemblement offre le quadruple avantage de respecter les contours de l’identité de chacun, de conserver les dynamiques interrégionales en cours, d’offrir une dimension européenne réelle à ce nouveau territoire et de réaliser de véritables économies d’échelle.

Nous souhaitons que notre collectivité :
–         Réaffirme sa volonté de conserver son identité et sa dynamique de projets, en rejetant en l’état l’idée d’une partition de son territoire, sans l’accord des autres départements concernés ;
–         Ouvre un large débat public sur les forces et faiblesses d’un rapprochement entre les régions Bretagne et Pays de la Loire sur l’ensemble du territoire, sur la création d’une grande région Ouest ;
–          Réaffirme qu’un éventuel élargissement devra être le résultat d’un référendum populaire.»


Un vœu contre la Réunification voté en ce moment au Conseil Régional des « Pays de la Loire » !

26/01/2012

44=Breizh apprend aujourd’hui, jeudi 26 janvier, qu’un vœu «contre la réunification de la Bretagne» est en train d’être déposé à la session budgétaire du conseil régional des Pays de la Loire.

Selon un article paru dans Ouest-France (voir ci-dessous), les sept élus régionaux de l’Alliance Centriste et du Nouveau Centre, en «ont assez de ce débat nanto-nantais sur la rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, qui se moque de la dynamique des Pays de la Loire et des projets en cours», ils sont «exaspérés par la volonté de quelques uns de balayer d’un revers de main ce qui se construit depuis des années en terme d’aménagement du territoire». D’où leur décision de mettre un vœu au vote qui rejettera l’idée «d’une partition territoriale sans que les autres départements de la région (PdL) soit consultés», et lancera «le débat de la création par référendum d’une région Loire-Bretagne».

44=Breizh tire son chapeau aux élus de l’alliance centriste et du nouveau centre. Grâce à ce vote, enfin, après quarante ans d’existence et de contestation et vingt-cinq ans de suffrage, la question des limites territoriales de la région des «Pays de la Loire» sera abordée au sein de l’institution. Une institution administrative dont la grande majorité des élus essayaient jusque-là d’entretenir le flou sur cette question éminemment démocratique.

Néanmoins, force est de constater que ce vœu se fait contre le projet d’une Bretagne unie.  C’est bien dommage en terme de démocratie et dans la représentation que ceux-ci se font de la population. Ils nous parlent de «quelques-uns qui voudraient balayer d’un revers de main» «leur» travail, nous attendons le jour où des milliers de personnes se mobiliseront dans les rues pour défendre un «Grand Ouest» où la région «Pays de la Loire»… Ils nous parlent  de «projets en cours» pour défendre l’idée d’un «Grand Ouest», mais ceci méprise l’avis des collectivités et de la population en Bretagne administrative, fermement opposés à ce projet. Ceci méprise aussi les «projets en cours» avec les élus de la région Centre (voir lien), dans le simple but, peu constructif, de s’opposer à la réunification de la Bretagne.

Enfin, nous demandons quel crédit nous pouvons accorder à des élus qui disent tout et sont contraire. Quel pitoyable spectacle… Car ce qu’ils dénoncent, c’est en grande partie l’amendement voté le 21 décembre dernier à l’assemblée nationale, et permettant d’entamer en Loire-Atlantique une initiative référendaire sur l’ensemble de la Bretagne pour décider de notre cadre administratif, sans que la région des «Pays de la Loire» ne puisse y opposer un droit de véto. Hors, parmi ces élus régionaux qui proposent ce vœu figure notamment Michel Hunault, tout content le mois dernier de poser avec ceux qui avaient voté en faveur de l’amendement (voir photo ci-dessous). Y a t il encore chez ces élus autre chose que la recherche d’intérêts particuliers et catégoriels pour être si peu cohérents avec eux mêmes ?

Nous attendons de même la position du vice-président de la région «Pays de la Loire» Jean-Philippe Magnen qui, le 3 janvier dernier, signait un texte de soutien à l’amendement déposé par F. De Rugy et M. Le Fur le 21 décembre 2011…


La Démocratie en Bretagne ça commence maintenant !

19/01/2012

Le 15 décembre dernier 44 BREIZH lançait un Appel pour la Démocratie en Bretagne, auquel répondait Breizhistance-IS, les jeunes écologistes et l’UDB jeunes, rejoint plus tard par le Parti Breton. Notre volonté était de se saisir de la décision du 1er décembre 2011 prise par la région et les départements alsaciens de fusionner leurs conseils au seins d’une même collectivité unique aux compétences élargies, pour imposer le débat du statut de la Bretagne.

Près d’une cinquantaine de personne s’était retrouvée en soirée devant le Conseil Régional à Rennes rejoint notamment par plusieurs conseillers régionaux EELV.

Nous invitons le plus grand nombre à renouveler cette initiative en appelant à des rassemblements :

  • le vendredi 3 février à partir de 17h devant le Conseil Régional à Rennes à l’occasion de la session budgétaire,
  • le lundi 19 mars à partir de 17h devant le Conseil Général à Nantes,
  • le jeudi 29 mars à partir de 17h devant le Conseil Régional à Rennes.

Nous appelons de même à multiplier ces rassemblements partout en Bretagne.

Démocratie pour la Bretagne

Alors que l’amendement de Rugy-Le Fur a permit d’amplifier le débat sur l’unité administrative de la Bretagne, mais aussi sur celui de ses compétences et de son statut, nous souhaitons renouveler cet appel en réclamant auprès des collectivités de Bretagne :

  • Un acte fort permettant d’engager clairement notre territoire sur la voie de l’unité territoriale.
  • La réactivation de la commission mixte Loire-Atlantique/Région Bretagne et sa transformation en commission pour la réunification.

La réunification n’est pas une question identitaire ou historique, c’est une question de démocratie. Nombre de déclarations encourageantes de l’exécutif régional sur la gestion de l’eau, les OGM, le logement et le foncier, les compétences linguistiques, la politique énergétique, la politique de la mer, etc … sont en réalité sans effets en raison d’un manque de compétences régionales. De nombreux conseillers régionaux réclament des compétences législatives pour répondre à ces enjeux. C’est le cas de ceux d’EELV qui se prononcent pour un « parlementarisme régional », ou ceux de l’UDB qui réclament « l’autonomie », et même du président Jean-Yves Le Drian qui déclarait en juin 2011 « Le Pays de Galles nous fait rêver par sa capacité d’actions régionales ». Nous demandons de la cohérence et de véritables engagements dans cette direction, en réclamant :

  • Un débat permettant d’engager, comme en Alsace, la fusion des départements bretons (dont la Loire-Atlantique) et de la région dans une collectivité unique.
  • Une collectivité unique dotée de compétences législatives, comme il existe partout en Europe, qui s’engage sur la voie d’un vrai parlement régional.

L’appel du 15 décembre : https://44breizh.com/2011/12/15/compte-rendu-du-rassemblement-devant-le-conseil-regional-a-rennes/


« Vive le Val de Loire » !

19/01/2012

Le 16 janvier, le groupement d’intérêt privés en faveur du développement touristique Atout France (anciennement Maison de France), l’Etat, la région Centre et la région Pays de la Loire signait un accord à Tours, en vue de la création d’une marque Val de Loire allant de Saint-Nazaire à Sully dans le Loiret.

Cet accord comprend la création d’une marque et d’un site internet, d’un graphisme particulier, de campagnes de communication auxquels s’engagent la région Pays de la Loire à hauteur de 100 000 euro. Au delà de son aspect communicationnel, cette initiative marque un prolongement des coopérations réalisées entre les deux régions. En terme touristique et culturel, mais aussi du point de vue de la mobilité entre les deux régions et de leur développement économique mutuel. Au sein de leurs diverses coopération la Loire s’inscrit comme le dénominateur commun des deux régions comme le montre leur travail de coopération [document PDF]. D’ailleurs les deux régions financent presque en totalité le syndicat mixte Val de Loire Patrimoine Mondial depuis 2007 et dont le rôle essentiel est «de faire vivre le label accordé par l’UNESCO sur la Loire » en consacrant «ses moyens en priorité à l’appropriation des valeurs de l’inscription par les populations ligériennes. Les habitants du Val de Loire doivent mieux connaître la richesse de leur cadre de vie et s’approprier les valeurs attachées au classement UNESCO ». Nous rappelons aussi qu’un pôle métropolitain s’est créé autour de villes de la région Centre et des Pays de la Loire (avec Orléans, Tours, Le Mans, Alençon, Laval, Blois, Chinon… auxquelles pourrait aisément s’associer Angers).

On le voit bien, la région Pays de Loire cherche à fabriquer un symbole d’une identité régional commune autour de la Loire. Malgré le fait que celui-ci ne traverse que deux des cinq départements de la région, elle a choisi le terme de «ligérien» pour désigner les habitants de sa région. Nom qui désigne jusqu’à présent dans les dictionnaires, les habitants du département de la Loire, et un adjectif désignant ce qui se rapporte à l’ensemble du bassin versant de la Loire.

Or, la Loire-Atlantique ne fait pas partie de cette dénomination Val de Loire. C’est ce que rappelait l’UNESCO à Bretagne Réunie, en juillet 2009, alors que cette dernière s’était plaint de voir qualifier le Château des Ducs de Bretagne comme «château de la Loire» [document PDF]. En 2011 l’UNESCO demandait à ce que ne soit pas utilisé son logo dans un site touristique dédié aux château de la Loire et intégrant le Château des Ducs à Nantes. Sité déjà financé et géré par … les région Centre et Pays de la Loire et le groupement Atout France (http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=22051).

Outre l’aspect marchandisation des territoires (nous rappelons qu’il existe déjà une marque Bretagne®), la création de cette nouvelle marque provoque deux réactions :

– D’une part, nous dénonçons la volonté répétée des Pays de la Loire se soustraire le pays nantais de son encrage dans le territoire breton afin d’imposer la partition administrative de le Bretagne.

– D’autre part, nous ne comprenons pas l’entêtement de Jacques Auxiette à avancer l’hypothétique création d’un Grand Ouest face à la réunification de la Bretagne, quand des éléments objectifs témoignent d’une véritable dynamique régionale autour des territoires composant le Val de Loire du Maine et Loire au Loiret.

M. Auxiette doit reconnaître l’intérêt d’une région Val de Loire composée des départements orientaux de son administration et du Centre. Il doit reconnaître l’intérêt d’une région Vendée-Poitou-Charentes. Et surtout il doit entendre l’exigence démocratique qu’il y a laisser la population de l’ensemble de la Bretagne décider de son cadre et de ses limites administratives.


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