Un car de Nantes, Derval & Rennes pour aller à la manif’ 44=BZH du 15 décembre à Morlaix !

27/11/2012

Le collectif 44=BREIZH organise un car pour se rendre à la manifestation « Démocratie & Réunification » qui aura lieu le samedi 15 décembre à Morlaix.

Le parcours prévu :
– parking Leclerc Océane à NANTES (Les Sorinières) devant la station carburants. Le rendez vous est prévu à partir de 7h15 pour un départ à 7h30 précises.
– tramway CARDO à NANTES. Le passage est prévu à 8h15.
– devant l’église de DERVAL. Le passage est prévu à 9h00.
– au Métro Henri Freville à RENNES. Le passage est prévu à 10h00.

Retour dans la soirée.

Le montant du trajet est fixé à 15 euros par personne.

Les inscriptions doivent être fermes et définitives, au plus tard le lundi 10 décembre.
Si le car n’est pas complet, le transport est annulé.

Renseignements et inscriptions auprès du collectif 44=BREIZH
0666976292 OU 0612306715
Par mail à : collectif.44breizh@gmail.com


44=BREIZH ! Manif’ à Morlaix le 15 décembre ! Manif’ e Montroulez d’ar 15 a viz Kerzu !

20/11/2012

E BREZHONEG DINDAN

Acte 3 de la décentralisation :
DEMOCRATIE ET REUNIFICATION POUR LA BRETAGNE

D’ici quelques mois sera voté au Sénat et à l’Assemblée nationale un texte de loi portant sur l’ «acte 3 de la décentralisation». Dans la majeure partie des Etats européens, mais aussi dans l’Etat français, de nombreux territoires ont évolué et disposent aujourd’hui de statuts divers (à commencer par l’Alsace et la Moselle, la ville de Paris, la collectivité territoriale corse, les collectivités de Martinique ou de Guadeloupe, la Nouvelle-Calédonie et son statut «de son propre genre»,…). Avec l’acte 3, et grâce à la mobilisation des élus et de la société, nous verrons bientôt la création d’une nouvelle collectivité unique alsacienne, voire d’une future collectivité territoriale basque.

En Bretagne, malgré une revendication longue en terme de démocratie, cette évolution s’est faite sans prise en compte réelle des attentes du peuple breton. A commencer par celle de la Réunification de la Loire-Atlantique au reste de la Bretagne.
Entre la création des Etablissements publics régionaux en 1972 et celle des conseils régionaux en tant que tels en 1986, jamais la possibilité n’a été donné aux bretonnes et aux bretons de choisir clairement leur cadre de vie. Cela a conduit, à une amputation non-démocratique de la Bretagne, entre la région à quatre départements et le pays nantais.

L’ACTE 3 DE LA DECENTRALISATION
NE DOIT PAS ETRE UN ACTE MANQUE !

Voilà pourquoi nous manifesterons samedi 15 décembre à Morlaix, dans la circonscription où est élue la ministre de la Décentralisation Marylise Lebranchu, pour la Démocratie et la Réunification.

DEMOCRATIE, car nous réclamons en tant qu’habitantes et habitants de la Bretagne le droit de décider de notre avenir institutionnel. Nous voulons nous même prendre en charge les politiques sociales, environnementales, éducatives, linguistiques, etc…, à travers une nouvelle organisation démocratique garante d’un parlementarisme local et de l’équilibre des territoires.

REUNIFICATION, parce que toutes nouvelles «décentralisation» ou «régionalisation», ne peut réellement se faire sans résoudre le problème de la partition territoriale de la Bretagne.
C’est la contribution de la société civile bretonne à cette réforme. Nous attendons des élus de l’ensemble de la Bretagne, et notamment de la ministre Mme Lebranchu qui, comme d’autres députés bretons, s’était récemment positionnée en faveur de la réunification, qu’ils agissent.

44=Breizh
http://www.44breizh.com

Bretagne Réunie
http://www.bretagne-reunie.org/

Inscrivez-vous sur l’évènement :
https://www.facebook.com/events/289164881202008/

Akta 3 an digreizennadur :
DEMOKRATELEZH HAG ADUNANIEZH EVIT BREIZH

A-benn un nebeud mizioù e vo votet gant ar Senad hag ar Vodadenn Vroadel un destenn eus al lezenn diwar-benn « akta 3 an digreizennañ ». E tost pep Stad en Europa met er Stad C’hall ivez eo cheñchet meur a diriad, ha statudoù a bep seurt zo dezho (Elzass ha Mozel, kêr Pariz, kumuniezh tiriadel Korsika, strollegezhioù Martinik pe Gwadaloup, Kaledonia-Nevez …). Hiziv an deiz, a-drugarez da enluskerezh an dilennidi ha d’ar gevredigezh keodedel, emañ krouidigezh ur strollegezh  alzasian unvan nevez war ober, hag ur strollegezh tiriadel euskarat da zont a vez kinniget ivez.

E Breizh emañ ar gevredigezh dre vras o c’hortoz ma krogfe e-barzh dilennidi Breizh evit ma vefe kemeret e kont gant ar Stad goulennoù pobl Vreizh. Ha da gentañ hini Adunvanidigezh Liger-Atlantel ouzh peurrest Breizh. Biken n’o deus gellet ar Bretonezed hag ar Vretoned dibab o mod da vevañ en ur mod demokratel, ma vefe da vare krouidigezh an Ensavadurioù foran rannvroel e 1972 pe da hini ar C’huzulioù Rannvro e 1982. Abalamour da se eo bet dispartiet en ur mod aotrouniek-kenañ Breizh etre Bro-Naoned hag ur rannvro velestradurel pevar departamant dezhi.

ARABAT C’HWITAÑ WAR AKTA 3 AN DIGREIZENNAÑ !

D’ar sadorn 15 a viz Kerzu e Montroulez, er bastell-vro ma vez dilennet ministrez Adreizh ar Stad Marylise Lebranchu, embann a raimp en-dro ne vo ket eus ur gwir digreizennañ hep Demokratelezh nag Adunvanidigezh.

DEMOKRATELEZH peogwir e rank forzh peseurt adreizh diwar-benn an digreizennañ e Breizh kas war-raok un aozadur ensavadel nevez a zoujo ouzh ur barlamanterezh lec’hel (dezhi galloudoù nevez a-fed lezennoù ha budjed) hag a zoujo ouzh kempouezañ an tiriadoù.

ADUNVANIEZH peogwir e rank pep digreizennañ nevez lakaat un harz da zisparti Breizh.
Setu penaos e kemer perzh kevredigezh keodedel Breizh e akta 3 an digreizennañ. Kevredigezh keodedel Breizh a zo o c’hortoz e embannfe an dilennidi o soñj hag e vefent oberiant evit an demokratelezh hag Adunvaniezh Breizh.

44=Breizh
http://www.44breizh.com

Breizh Unvan
http://www.bretagne-reunie.org/

Lakait o anv war an darvoud :
https://www.facebook.com/events/289164881202008/


États Généraux de la Démocratie Territoriale en 44 : circulez, y’a rien à voir !

29/09/2012

Dans le cadre des États Généraux de la Démocratie Territoriale qui auront lieu les 4 et 5 octobre prochain au Sénat et à la Sorbonne, ont été organisés des débats « décentralisés » dans chaque département. Le collectif 44=BREIZH était présent ce matin aux côtés de Bretagne Réunie durant la session qui était organisée en Loire-Atlantique (Programme PDF ci-joint). Une trentaine de personnes ont déployé une banderole et ont distribué des tracts aux élus qui se rendaient à cette journée. Le sénateur PS (et ancien vice-président du Conseiller Régional « Pays de Loire »…) Yannick Vaugrenard a tout d’abord interdit l’accès aux militants pour simplement écouter les échanges ! Sa collègue Michelle Meunier a quant à elle acceptée la participation à un atelier nommé « Démocratie locale, la place des citoyens« … où il ont pu porter la revendication de la réunification. Il est à noter que dans les autres départements (Ille et Vilaine par exemple), les « citoyens » ont justement été autorisés à participer aux débats qui parlent d’eux, mais que cette possibilité n’est pas laissée en Loire-Atlantique, alors que le sujet nous concerne au plus haut point !

Ronan Dantec — sénateur favorable à la Réunification de la Bretagne — était également venu participer à cette journée et a pris quelques minutes pour expliquer quelques éléments nouveaux.

Voir la vidéo ci-dessous :

En attendant les résultats de ces « débats » décentralisés et de leur synthèse qui auront lieu les 4 et 5 octobre prochain aux États Généraux de la Démocratie Territoriale, nous ne pouvons que rester vigilants afin de continuer à porter les arguments en faveur de la Réunification de la Bretagne, face à certains élus qui préféreraient peut-être se passer d’une participation de la population à ces sujets.


Pas de décentralisation sans réunification !

28/09/2012

Marilyse Lebranchu, ministre de la décentralisation et de la réforme de l’Etat a déclaré que le texte de «l’acte III de la décentralisation» était «déjà prêt». Alors même que l’organisation des «Etats généraux des collectivités locales» se déroulant les 4 et 5 octobre à Paris par rapport à cette question, n’ont pas encore eu lieu le dossier semble bouclé. Les grands axes du projet visent à mener de front «décentralisation» et «réforme de l’Etat», c’est à dire les deux sujets des «compétences locales» et des «dépenses publiques».

Mme Lebranchu, à gauche,
avec les députés ayant voté l’amendement “Le Fur-De Rugy“.

Les différents représentants du pouvoir se rencontrent donc entre eux mais cette décentralisation se fera sans médiatisation ou réelle tentative d’y associer la société civile. Cet éloignement du politique avec la population nous semble contradictoire avec la question qui est justement celle de la «démocratie territoriale», de la «démocratie locale».

Des notions qui posent question quant à leur application réelle au vu des dizaines de sondages, de manifestations, des milliers de personnes dans les rues, des voeux de la région Bretagne, du département de Loire-Atlantique, de centaines de communes et de communautés de communes qui se sont positionnées pour la réunification de la Bretagne. Cette revendication, qui n’est pas prise à sa juste valeur par les décideurs locaux comme nationaux est encore une fois la grande absente de ce «nouvel acte de la décentralisation».

Pourtant, la «démocratie territoriale» en construction devrait s’appuyer sur des territoires reconnus par leur population pour qu’un véritable élan collectif et de nouvelles potentialités émergent. Or, le découpage territorial des régions nous a été imposé sans consultation par l’Etat central. Si la classe politique veut réellement cesser de s’étonner du désinterressement de ses concitoyens pour la question, la décentralisation ne doit pas n’être qu’un enjeu technique et administratif débattu entre représentants du pouvoir.

La réunification de la Bretagne et la réorganisation des régions de l’ouest de la France doivent s’imposer à l’occasion de ce nouvel acte de la décentralisation. Le collectif 44=BREIZH appelle les élus et partis politiques qui se sont prononcés pour la réunification à faire entrer le débat des limites administratives des régions dans l’actualité de la décentralisation. Nous souhaitons également attirer l’attention des partis traditionnellement favorables à la décentralisation et à la réunification pour qu’ils prettent attention aux conséquences de ce nouvel acte. Le transfert de compétences d’un département à la région dont il dépend, dans le cadre actuel et sans remise en cause des limites administratives,  rendra encore plus difficile la possibilité de réunifier la Bretagne, et donc de donner une réponse démocratique à cette attente citoyenne.

Le samedi 29 septembre, des Etats généraux «décentralisés» de la démocratie territoriale se tiendront à la Chapelle sur Erdre près de Nantes, y seront présents, sur invitation, un certain nombre de sénateurs et d’élus locaux. Le collectif 44=BREIZH appelle à un rassemblement lors de cet événement pour rappeller que la population à son mot à dire.


La ministre dévoile les premiers points de sa réforme territoriale, réactions de 44=Breizh

25/07/2012

Dans un entretien au journal Ouest-France publié il y a quelques jours, la ministre de la réforme de l’Etat et de la décentralisation, Marylise Lebranchu dévoile ce qui pourrait être les principaux points de sa réforme territoriale.

Mme Lebranchu, à gauche, avec les députés ayant voté l’amendement « Le Fur-De Rugy« .

Sans pour autant remettre en cause l’existence des communes ou des départements, la ministre propose la création d’une «instance régionale réunissant tous les niveaux de collectivités, pour mieux définir qui fait quoi». Elle dit vouloir «conforter la région dans ses compétences», voir même ouvrir les régions à des compétence variables en proposant «d’ouvrir un droit à l’expérimentation, par exemple pour la région Bretagne».

Pour ce qui concerne la réunification de la Bretagne, l’ancienne député du Finistère avait voté l’amendement Le Fur-De Rugy en décembre dernier, permettant notamment de réunifier Loire-Atlantique et région Bretagne en consultant la population et sans droit de veto des édiles de la région Pays de la Loire. Mais, devenu ministre du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, la donne ne semble plus la même.

En effet, à la question «Vous conserveriez la possibilité pour deux collectivités de se marier ?», celle-ci dit être favorable à la collectivité unique d’Alsace, mais «la discussion doit se faire sur des bases claires, en portant attention à l’équilibre global des territoires. Si l’on crée un couple Nantes-Rennes par exemple, le risque de voir l’activité économique se concentrer autour du sud-est de la Bretagne existe.»

Comme la ministre, nous souhaiterions que la discussion se fasse sur des bases claires. Mais, à la question sur le mariage de deux collectivités, et en l’occurrence Loire-Atlantique et région Bretagne, Mme Lebranchu parle du couple Nantes-Rennes. Pourtant, l’amendement à la loi sur le référendum d’initiative populaire votée le 21 décembre dernier à l’assemblée, mais abandonnée cause de trêve parlementaire, parle bien d’un département et d’une région, pas de deux agglomérations.

Le «danger» du couple Nantes – Rennes, est bien celui du projet de métropolisation qui, par définition concentre l’économie, les services, les emplois, etc… mais aussi la pollution, les gaz à effet de serre, l’éloignement entre lieu de travail et domicile. Or ce «couple» Nantes-Rennes existe déjà malgré la partition de la Bretagne, il s’est exprimé comme «épine dorsale» de l’aire de coopération métropolitaine «Loire-Bretagne». Il s’en suit, comme s’en inquiète la ministre, une espèce de confiscation des compétences et du développement au détriment du reste du territoire de la Bretagne, mais aussi de l’ouest de la France.

La réunification de la Bretagne, c’est à dire la fusion de la Loire-Atlantique au sein d’une collectivité bretonne à cinq départements, dotée de compétences élargies notamment en termes économique, écologique, d’innovation, d’aménagement, etc … est justement la possibilité de réduire ce déséquilibre démographique et économique dont souffre déjà la Bretagne. Il y a clairement besoin d’un niveau de collectivité capable de réguler le rôle «aspirateur» des villes de Nantes et Rennes dont la métropolisation est le symbole. Le découpage administratif actuel encourage ce phénomène avec deux capitales régionales proches mais en incohérence avec leurs territoires régionales. Rennes est terrienne dans une région maritime et Nantes est maritime dans une région terrienne.

C’est bien la «métropolisation» de Nantes et Rennes et la partition de la Bretagne qui provoquent un déséquilibre au sein de l’espace breton. En ce sens la possible réunification de la Loire-Atlantique avec le reste de la Bretagne est bien une solution face à ce déséquilibre et non un problème. Le projet de gouvernement de François Hollande promet de « répondre aux demandes citoyennes, rééquilibrer nos institutions, simplifier nos administrations, encourager la démocratie territoriale, une meilleure prise en compte de la démocratie participative. », il propose « une loi sur le renforcement de la démocratie et des libertés locales ». L’acte III de la décentralisation, voulu par la ministre,  ne pourra donc une nouvelle fois s’abstenir de proposer une réponse à la partition administrative de la Bretagne, contestée par une grande part de la population et des milliers d’élus locaux, ceci au risque d’accélérer les déséquilibres territoriaux et les crispations démocratiques.
Pour 44=Breizh, Jonathan Guillaume


100.000 nouveaux autocollants pour les plaques d’immatriculation 44 / drapeau breton ! Comment se procurer les autocollants avec 44=BREIZH ?

07/07/2012

44=BREIZH participe toujours à l’opération pour avoir le drapeau breton sur les plaques d’immatriculation du 44, et vient de participer à l’édition de 100 000 nouveaux autocollants !!! Ceux-ci s’ajoutent aux plus de 100.000 autocollants et aux 40000 flyers déjà imprimés depuis le mois de mai 2009 avec “Plaques bretonnes 44” !

Face à la décision méprisante d’interdire le drapeau breton sur les plaques d’immatriculation des personnes souhaitant avoir le numéro de département 44 (Loire-Atlantique), il ne reste depuis que la solution des autocollants… Le collectif 44=BREIZH a pourtant fait campagne pour que l’on puisse avoir le symbole breton en Pays Nantais, mais malgré des rendez-vous avec le sous-préfet, des rassemblements, etc., nous sommes restés dans une situation des plus hypocrites…

Lorsque l’on demande à avoir le drapeau breton, on nous répond que c’est possible, à condition de choisir un des autres départements de Bretagne (à savoir le 35, 56, 22 et 29). D’ailleurs, parmi les 10000 premières plaques commandées en Loire-Atlantique, 5000 l’ont  été avec le symbole breton, 1000 à l’Outre-Mer, et seulement 4000 pour les « Pays de la Loire » ! Mais, le problème est que nous ne voulons pas — en majorité — afficher un autre département que le 44. Et cela, les garages, les concessionnaires de Nantes et des alentours s’en sont rendus compte ! Le Télégramme avait d’ailleurs fait un bilan un mois après la nouvelle réglementation (édition du 20/05/09). Le constat est sans appel : nombreux sont les gens qui souhaitent avoir le numéro 44 ainsi que le Gwenn-ha-Du, mais devant l’interdiction de le faire ils sont donc contraints  de prendre le 44… avec le logo « Pays de la Loire »…!

Visuel site collectif

Les autocollants imprimés par le collectif « Plaques bretonnes 44 » sont donc la solution de rechange pour ne plus faire figurer le logo « Pays de la Loire », absolument peu esthétique et irrespectueux des habitants de Loire-Atlantique  !
Aujourd’hui, malgré les plaques « Pays de la Loire ? Obligatoire !!! » avec le 44, force est de constater que les autocollants 44 avec le drapeau breton sont  tout de même de plus en plus arborés sur les véhicules des particuliers en Loire-Atlantique ! Il faut alors continuer de les distribuer et également informer sa famille, ses voisins, ses collègues qui souhaiteraient savoir comment s’en procurer :

COMMENT RECEVOIR CES AUTOCOLLANTS ?

Pour acheter des autocollants « 44/BRETAGNE » pour plaques
d’immatriculation, cliquez sur le lien ci-dessous :
>>> https://44breizh.bigcartel.com/ <<<

Merci de nous soutenir ! Trugarez deoc’h !


Démocratie pour la Bretagne ! Rassemblements le samedi 30 juin pour la réunification !

21/06/2012

Le comité local de Lorient de Bretagne Réunie a initié un appel à se rassembler devant les préfectures et sous-préfectures de Bretagne le samedi 30 juin à 14h. En effet, le 30 juin 1941, le gouvernement de Vichy signait un décret qui pour la première fois séparait administrativement le pays nantais des 4 autres départements bretons. En 1972, cette première partition était entérinée par la création du conseil régional des « Pays de la Loire ».

Image

Nous nous joignons à cet appel. Dans leur projet de gouvernement, François Hollande et le Parti Socialiste français disent vouloir « répondre aux demandes citoyennes, rééquilibrer nos institutions, simplifier nos administrations, encourager la démocratie territoriale, une meilleure prise en compte de la démocratie participative. ». Ils proposent « une loi sur le renforcement de la démocratie et des libertés locales ».

Nous les prenons au mot et leur demandons de répondre aux demandes des citoyens de Loire-Atlantique et de l’ensemble de la Bretagne, ainsi que des milliers d’élus et des centaines de collectivités locales, qui tant en pays nantais que dans la région administrative Bretagne réclament depuis des années un processus démocratique autour de la réunification de la Bretagne.

Marilyse Lebranchu, aujourd’hui ministre de la décentralisation, votait au mois de décembre dernier une loi qui aurait permis à la population de Loire-Atlantique et de l’ensemble de la Bretagne de se déterminer sur la question de la réunification. Nous attendons à ce que le nouveau gouvernement tienne ses promesses démocratiques et enclenche dans le cadre de la décentralisation la réunification administrative de la Bretagne.

Lieux des rassemblements listés à l’heure actuelle :
(n’hésitez pas à nous contacter pour nous indiquer l’éventualité d’un rassemblement dans une autre sous-préfecture. Ex : Morlaix, Saint-Brieuc, …)

29
QUIMPER / BREST

35
RENNES / FOUGERES

56
VANNES / LORIENT / PONTIVY

22
LANNION / GUINGAMP / DINAN

44
NANTES / SAINT-NAZAIRE / CHATEAUBRIANT


Que s’est-il vraiment passé à la région « Pays de la Loire » concernant le vœu anti-Réunification ?

01/02/2012

Le sujet n’aura été qu’effleuré, mais vendredi dernier, pour la deuxième fois depuis la création du Conseil Régional des Pays de la Loire, la question des limites territoriales de la région a été évoquée en session régionale. Le 21 juin 2001, le conseil régional des PdL avait réagi au vœu commun en faveur de la réunification du conseil régional de Bretagne administrative et du conseil général de Loire-Atlantique, survenu peu de temps avant une grande manifestation, par un vœu demandant l’organisation d’ «États Généraux du Grand Ouest». Resté sans suite, celui-ci exprimait la volonté des élus régionaux PdL de ne pas prendre en compte les volontés de création d’une région Bretagne à 5 départements, exprimés par les collectivités bretonne et la population. Encore une fois, le vœu déposé par le Nouveau Centre et l’Alliance Centriste aura mis en avant le projet de Grand Ouest comme étant un paravent à la Bretagne réunifiée, plutôt que l’existence d’une véritable dynamique entre régions B4 et PdL.

Jeudi 26 janvier, un vœu a été déposé au Conseil Régional des «Pays de la Loire» par le groupe Alliance Centriste -Nouveau Centre, et examiné le lendemain. Celui-ci a été rejeté par la majorité des conseillers régionaux. Nous livrons ci-suit notre analyse sur son contenu :

Laurent Gérault, à l’origine du vœu « anti-réunification »
(Alliance Centriste – Nouveau Centre)
  • Ce vœu était clairement déposé en opposition à l’amendement Le Fur-De Rugy déposé le 21 décembre dernier à l’assemblée nationale. Alors même que celui-ci avait été soutenu par un des conseillers régionaux et député du groupe AC-NC, Michel Hunault. Ce n’est pas un vœu de proposition, mais plutôt de réaction.
  • Nous soulignons que ce vœu revendique pour les «Pays de la Loire» le «pouvoir de s’autodéterminer». Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que nous appelions les élus du conseil général de Loire-Atlantique et de la région Bretagne à voter un vœu réclamant le «pouvoir de s’autodéterminer» à l’ensemble de la population bretonne des 5 départements bretons !
  • Nous notons qu’il y est fait mention de ce que le collectif 44=Breizh dénonce depuis plusieurs années, en l’existence d’un processus de «création identitaire». Processus visant à imposer le découpage régional actuel, infligé à la population sans que celle-ci n’ait jamais pu «s’autodéterminer» sur cette question. Nous citons le préambule du vœu défendant le découpage actuel : «Alors que notre Région Pays de la Loire agit depuis des années à l’émergence d’une identité ligérienne à travers les instances consultatives, à travers les projets culturels et sportifs régionaux».
  • Nous notons que ce vœu déposé par le conseiller Laurent Gérault énonce plusieurs contre-vérités. «En excluant les ligériens du débat référendaire, cette proposition [l’amendement Le Fur-De Rugy] contribue à diviser plutôt qu’à rassembler», ce qui est répété en ces mots par le conseiller lors de la session : «nous rejetons l’idée d’une partition des Pays de la Loire sans consultation des autres départements». Aucun département n’est exclu de cet amendement ! N’importe quel département de la région PdL, peut initier le même processus que la Loire-Atlantique. La différence que M. Gerault n’ose soulever, c’est qu’en Loire-Atlantique la création d’une région Bretagne unie est portée par la population contrairement à celle du Grand Ouest. Ce seul constat donne à voir laquelle des propositions entre statu quo, Bretagne réunie et Grand Ouest est la plus légitime démocratiquement.
  • Il n’est pas vrai que la région PdL travaille à un rapprochement particulier entre la région Bretagne et les Pays de la Loire : «Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie à construire une véritable culture de projets dans de multiples domaines avec sa voisine bretonne, notamment la recherche, l’agro-alimentaire,  le végétale, la mer». Ceci n’est que l’expression de tentatives de coopérations inter-régionales, comme elles existent avec d’autres régions [voir le communiqué « Vive le Val de Loire ! »]. De plus il n’existe pas de commission ou de travail particuliers entre les deux régions qui permettrait de laisser penser à un rapprochement, contrairement à ce qui existe par exemple au sein de la commission mixte B4-CG44. En ce sens le projet de Grand Ouest n’a pas de légitimité particulière. Il n‘est en aucun cas plus «européen» que peut l’être une Bretagne réunifiée.
  • Nous regrettons que le simple fait d’énoncer que la région administrative et les élus qui en dépendent existent, soit un frein à une modification des limites territoriales. «Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie depuis des années à créer une dynamique régionale avec l’ensemble des partenaires consulaires, associatifs et bien évidemment  des intercommunalités et des départements, à faire émerger des « projets ligériens ». Cela ne laisse qu’entendre la force d’inertie que représente la région Pays de la Loire.
Franck Louvrier a voté pour le vœu « anti-réunification »
(UMP)

Évidemment, et malheureusement, ce vœu ne peut s’extraire du contexte et des enjeux politiciens. Force est de constater qu’il est présenté par une partie de la droite pour lancer une pique à la majorité PS et alliés – EELV. Ceci alors même que la droite régionale souffre des mêmes indécisions sur cette question de la réunification de la Bretagne. Nous notons aussi que le groupe UMP a voté ce vœu dans ce but, tout comme Franck Louvrier qui aime à se présenter parfois comme un défenseur de l’unité de la Bretagne.

Jean-Philippe Magnen
(Vice-président CR PDL – Europe Écologie Les Verts)

Nous notons aussi que Jean-Philippe Magnen, porte parole du groupe EELV et vice-président de la région a parlé au nom de son groupe pour défendre la question de la réunification tout en n’excluant pas un processus de débat autour de la création d’un Grand Ouest. Il rappelle la position d’EELV pour des régions «cohérentes, fortes et autonomes et pour un fédéralisme différencié» . C’est selon nous la première fois qu’une telle position est avancée lors d’une session du conseil régional des PdL.

Alain Gralepois en compagnie de son mentor Jacques Auxiette
et du petit dernier, Christophe Clergeau…

Nous notons aussi que l’élu socialiste Alain Gralepois juge «l’affaire trop importante pour l’expédier d’un trait en fin de séance». Est-ce à dire que Jacques Auxiette et les responsables PS de la région ne pourront plus feindre une «question sans intérêt», du «passé», lorsque leur sera posé la question de la réunification ?

Nous le voyons, du chemin reste à faire pour faire comprendre à la majorité de ces élus que la population peut se prendre en main sur la question du cadre régional. Que certains élus demandent le pouvoir de s’autodéterminer pour la région Pays de la Loire, qu’un vice président de cette région parle d’autonomie et de fédéralisme différencié, montre aussi que les partisans de la réunification ne doivent plus se brider sur la question du futur statut de la Bretagne unie.


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