Une opportunité de réunifier la Bretagne enterrée ?

26/02/2013

La possibilité de proposer un cadre démocratique au processus de réunification de la Bretagne risque de passer à la trappe jeudi 28 février.

J.-P. Sueur rapporteur PS du projet de loi sur le référendum d'initiative partagée qui a "nettoyé" le projet de l'amendement dît "Le Fur-De Rugy"

J.-P. Sueur rapporteur PS du projet de loi sur le référendum d’initiative partagée qui a « nettoyé » le projet de l’amendement dît « Le Fur-De Rugy »

Le projet de loi sur les référendums d’initiative dite « partagée » ou « populaire », comprenant l’amendement dit « Le Fur-De Rugy » avait été adopté par l’assemblée nationale le 21 décembre 2011. Ce complément apporté à la loi visait à donner, dans le cadre d’une consultation populaire, la possibilité à un département de choisir sa région d’appartenance sans que sa décision soit soumise au bon vouloir des institutions de sa région d’origine. Cette disposition, appliquée à la Bretagne, pourrait enfin donner la possibilité de consulter les populations des cinq départements bretons sur la question de la réunification.

Mme. Lebranchu, fin 2011, défendant l’amendement
et la réunification de la Bretagne à l’A.N.,
avant d’affirmer un an plus tard avoir
« des réticences face à la réunification de la Bretagne »…

Suite à l’adoption par l’assemblée nationale du projet de loi celui-ci devait être renvoyé devant le sénat chargé de voter les lois. Après un long moment d’attente, nous avons appris que le sénat se prononcera Jeudi 28 février 2013. Cependant, l’amendement « Le Fur – De Rugy » ne fait plus parti de la loi, il a été supprimé mercredi dernier sur demande du rapporteur Jean-Pierre Sueur (PS). La justification apportée ayant motivé cette suppression est que la modification apportée à la loi par les députés bretons est un « cavalier législatif » c’est à dire qu’il s’agit d’un amendement sans lien direct avec le projet de loi déposé.

Le collectif 44=BREIZH dénonce la suppression de l’article 3 ter qui a pourtant un lien direct avec le projet de loi puisqu’il permet de renforcer la démocratie au niveau local. Il donne enfin la possibilité aux habitantes et habitants de Loire-Atlantique et de l’ensemble de la Bretagne de se prononcer sur l’évolution de leur cadre territorial sans que les élus du conseil régional des Pays de la Loire ne puissent y imposer un droit de veto. Alors que le projet de loi sur la décentralisation présentée par la ministre Marylise Lebranchu ne semble pas proposer d’avancés institutionnelles significatives, cet amendement nous semble important même s’il n’établit pas une procédure aisée pour réunifier la Bretagne. La refondation des régions de l’ouest de l’Etat français doit être admise par la région Pays de la Loire en prenant enfin en compte l’aspiration mainte fois exprimée des habitantes et habitants des 5 départements bretons (dont le 44) à vivre dans une Bretagne réunifiée.

Le collectif 44=BREIZH demande donc au plus grand nombre d’encourager les sénateurs de leur département à réclamer la réintégration de cet article 3ter à la loi (par mail, téléphone, etc…).
Divers sénateurs l’ont déjà fait : Ronan DANTEC (EELV, Loire-Atlantique), Corinne BOUCHOUX (EELV, Maine-et-Loire), Joël LABBÉ (EELV, Morbihan), Jean-Vincent PLACÉ (EELV, Essonne), Joël GUERRIAU (Nouveau Centre, Loire-Atlantique), Marie-Thérèse BRUGIERE (UMP, Hérault), Jacques GAUTIER (UMP, Hauts-de-Seine), Jean-Claude LEROY (PS, Pas-de-Calais), Alain MILON (UMP, Vaucluse), Chantal JOUANNO (UDI, Paris).

Le collectif 44=Breizh

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La réponse au dépitant projet de loi sur la décentralisation doit être notre présence à Morlaix ce samedi !

11/12/2012

44=Breizh a lu l’avant-projet de loi sur la décentralisation qui a été rendu public il y a maintenant quelques jours. Beaucoup en Bretagne tentaient de promouvoir un «acte 3 de la décentralisation» favorable aux revendications institutionnelles et démocratiques de la Bretagne. Certains pouvaient même placer des attentes dans ce texte alors que plusieurs ministres bretons sont actuellement au gouvernement, et notamment la ministre de la décentralisation, Marylise Le Branchu qui l’année dernière votait un amendement en faveur de l’unité territoriale de la Bretagne.

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De nombreux territoires ont évolué et disposent aujourd’hui de statuts divers en Corse, en Guadeloupe, en Nouvelle Calédonie, ou même la ville de Paris. Bientôt l’Alsace proposera à ses habitants un référendum pour la création d’une collectivité unique, et peut-être cela sera-t-il aussi le cas pour le rapprochement des deux Normandie. Ces derniers mois et à l’orée de cette nouvelle réforme ,c’est même la possibilité de la création d’une collectivité territoriale spécifique basque qui est évoquée.

Mais encore une fois il semble que la Bretagne ne profitera de quoi que ce soit dans cette réforme. Rien n’est proposé ou quasiment en terme linguistique ou culturelle, ou concernant les capacités démocratiques, politiques et fiscales. Encore une fois la question cruciale du changement des limites territoriales est évitée. Pire, cette réforme, comme nous le craignons, renforce le phénomène de métropolisation à outrance, créant un déséquilibre territoriale pour la Bretagne et éloignant les perspectives de réunification. L’avant-projet annonce la création de «métropoles européennes» pour des villes comme Paris, Lyon ou Marseille et de «communautés d’agglomérations nouvelles» pour Rennes et Nantes. La pointe et l’harmonie du territoire breton ne semblent pas beaucoup compter vu de Paris.

Nos élus, et notamment ceux du PS, ont une responsabilité dans cette «reculade» face aux attentes des bretonnes et des bretons. A nous de montrer notre présence le samedi 15 décembre à Morlaix pour faire foi de nos exigences démocratiques et forcer le gouvernement à nous entendre.

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Démocratie pour la Bretagne ! Rassemblements le samedi 30 juin pour la réunification !

21/06/2012

Le comité local de Lorient de Bretagne Réunie a initié un appel à se rassembler devant les préfectures et sous-préfectures de Bretagne le samedi 30 juin à 14h. En effet, le 30 juin 1941, le gouvernement de Vichy signait un décret qui pour la première fois séparait administrativement le pays nantais des 4 autres départements bretons. En 1972, cette première partition était entérinée par la création du conseil régional des « Pays de la Loire ».

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Nous nous joignons à cet appel. Dans leur projet de gouvernement, François Hollande et le Parti Socialiste français disent vouloir « répondre aux demandes citoyennes, rééquilibrer nos institutions, simplifier nos administrations, encourager la démocratie territoriale, une meilleure prise en compte de la démocratie participative. ». Ils proposent « une loi sur le renforcement de la démocratie et des libertés locales ».

Nous les prenons au mot et leur demandons de répondre aux demandes des citoyens de Loire-Atlantique et de l’ensemble de la Bretagne, ainsi que des milliers d’élus et des centaines de collectivités locales, qui tant en pays nantais que dans la région administrative Bretagne réclament depuis des années un processus démocratique autour de la réunification de la Bretagne.

Marilyse Lebranchu, aujourd’hui ministre de la décentralisation, votait au mois de décembre dernier une loi qui aurait permis à la population de Loire-Atlantique et de l’ensemble de la Bretagne de se déterminer sur la question de la réunification. Nous attendons à ce que le nouveau gouvernement tienne ses promesses démocratiques et enclenche dans le cadre de la décentralisation la réunification administrative de la Bretagne.

Lieux des rassemblements listés à l’heure actuelle :
(n’hésitez pas à nous contacter pour nous indiquer l’éventualité d’un rassemblement dans une autre sous-préfecture. Ex : Morlaix, Saint-Brieuc, …)

29
QUIMPER / BREST

35
RENNES / FOUGERES

56
VANNES / LORIENT / PONTIVY

22
LANNION / GUINGAMP / DINAN

44
NANTES / SAINT-NAZAIRE / CHATEAUBRIANT


Hollande ne veut pas laisser la population décider de la réunification ou non

06/04/2012

A l’occasion du déplacement de François Hollande à Rennes pour un meeting, le mensuel de Rennes a interrogé le candidat PS sur la réunification de la Bretagne. « Je ne suis pas partisan de modifier les frontières. Il faudrait vraiment une demande unanime de tous les élus pour essayer une procédure. La France des régions, j’y crois. Je veux un nouvel acte de la décentralisation » à rajouté François Hollande.

Sur le fond des propos de François Hollande, il n’y a rien d’étonnant. Sa position est celle de la majorité des élus PS, confortablement installés dans les administrations régionales actuelles. Il est, par contre, très étonnant pour un candidat à une élection présidentielle, démocrate, d’avoir une telle conception de la démocratie. Selon lui il faudrait une demande « unanime de tous les élus pour essayer (et seulement essayer…) une procédure ».

La démocratie, c’est le pouvoir politique par et sous contrôle du peuple, sans distinction dues à la naissance, la richesse, ou la compétence, … (principe d’égalité démocratique). Mettre comme condition à la résolution de la question territoriale de la Bretagne, « l’unanimité de tous les élus », c’est refuser la démocratie, admettre un pouvoir oligarchique au dessus du peuple. S’il fallait attendre une unanimité (et non une majorité) des élus pour toutes décisions politique, aucune ne serait prise ou il y aurait un parti unique.

Les propos de M. Hollande illustrent parfaitement la justesse de notre revendication lorsque nous réclamons « Démocratie pour la Bretagne ».


Quant à la France des régions que nous propose François Hollande elle ne permettra pas de réelles avancées, et s’appuiera encore et toujours sur des régions découpées de façon à rester faibles et peu démocratiques.

Depuis les promesses de réunification non tenues de François Mitterrand jusqu’à l’opposition de François Hollande, la situation institutionnelle semble bien convenir au PS. Il semble clair qu’il n’y ait rien à attendre de François Hollande et des responsables du PS sur le sujet. Ils ne bougeront le petit doigt que quand la pression populaire sera suffisante.


Retour sur le rassemblement « Démocratie en Bretagne » du 3 février à Rennes

07/02/2012

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées vendredi 3 février, une nouvelle fois, devant le Conseil régional de Bretagne à Rennes,  à l’initiative de 44=Breizh, et répondant à l’Appel pour la Démocratie en Bretagne. Une cinquantaine de personnes de diverses organisations (les Jeunes Écologistes 35, l’UDB Jeunes, Breizhistance, Parti Breton) s’était déjà réunie à l’occasion de la dernière séance plénière du Conseil régional du 15 décembre.
Que voulons nous ? Nous voulons un statut particulier pour la Bretagne. Un statut qui permettrait de réunifier la Bretagne. Un statut qui intégrerait un droit à l’expérimentation et des compétences législatives pour donner toute sa dimension démocratique au processus de réunifications de la Bretagne.

Notre appel :
https://44breizh.com/2011/12/15/compte-rendu-du-rassemblement-devant-le-conseil-regional-a-rennes/

Après l’amendement et le vœu anti-réunification proposé au conseil régional des Pays de Loire sur « l’autodétermination de la région PdL » et la « création d’une région Grand Ouest », nous pouvions attendre une prise de position du CRB4 pour cette séance budgétaire… Elle n’aura pas vraiment eu lieu.
Seul le groupe UDB a fait adopter deux amendements au projet de budget 2012 de la Région déposés par l’UDB.

Ces deux amendements disent :
1) au titre du travail de prospective de la Région « les études de l’INSEE commandées par la Région devront intégrer les données produites par l’ensemble des acteurs des départements limitrophes de la Région Bretagne, dont la Loire-Atlantique ».
2) au titre du futur Schéma régional des services d’intérêt public « l’étude sur l’armature urbaine bretonne qui sera réalisée par les agences d’urbanisme au premier trimestre 2012 devra intégrer les données disponibles auprès des agences d’urbanisme des agglomérations de Nantes et de St-Nazaire afin que la Région puisse disposer d’une vision complète et correcte des dynamiques démographiques et économiques à l’œuvre dans la partie sud-est de la Bretagne ».

Nous ne pouvons nous contenter de ces deux amendements dans le contexte actuel et appelons à renforcer la mobilisation autour de notre appel.

Nous encourageons le plus grand nombre à participer aux prochains rassemblements :

  • le lundi 19 mars à partir de 17h30 devant le Conseil Général à Nantes.
  • le jeudi 29 mars à partir de 17h30 devant le Conseil Régional à Rennes.

Nous appelons de même d’autres organisations à nous rejoindre et à multiplier ces rassemblements partout en Bretagne.
Continuons la mobilisation et créons les conditions d’une véritable démocratie dans une Bretagne réunifiée !


Que s’est-il vraiment passé à la région « Pays de la Loire » concernant le vœu anti-Réunification ?

01/02/2012

Le sujet n’aura été qu’effleuré, mais vendredi dernier, pour la deuxième fois depuis la création du Conseil Régional des Pays de la Loire, la question des limites territoriales de la région a été évoquée en session régionale. Le 21 juin 2001, le conseil régional des PdL avait réagi au vœu commun en faveur de la réunification du conseil régional de Bretagne administrative et du conseil général de Loire-Atlantique, survenu peu de temps avant une grande manifestation, par un vœu demandant l’organisation d’ «États Généraux du Grand Ouest». Resté sans suite, celui-ci exprimait la volonté des élus régionaux PdL de ne pas prendre en compte les volontés de création d’une région Bretagne à 5 départements, exprimés par les collectivités bretonne et la population. Encore une fois, le vœu déposé par le Nouveau Centre et l’Alliance Centriste aura mis en avant le projet de Grand Ouest comme étant un paravent à la Bretagne réunifiée, plutôt que l’existence d’une véritable dynamique entre régions B4 et PdL.

Jeudi 26 janvier, un vœu a été déposé au Conseil Régional des «Pays de la Loire» par le groupe Alliance Centriste -Nouveau Centre, et examiné le lendemain. Celui-ci a été rejeté par la majorité des conseillers régionaux. Nous livrons ci-suit notre analyse sur son contenu :

Laurent Gérault, à l’origine du vœu « anti-réunification »
(Alliance Centriste – Nouveau Centre)
  • Ce vœu était clairement déposé en opposition à l’amendement Le Fur-De Rugy déposé le 21 décembre dernier à l’assemblée nationale. Alors même que celui-ci avait été soutenu par un des conseillers régionaux et député du groupe AC-NC, Michel Hunault. Ce n’est pas un vœu de proposition, mais plutôt de réaction.
  • Nous soulignons que ce vœu revendique pour les «Pays de la Loire» le «pouvoir de s’autodéterminer». Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que nous appelions les élus du conseil général de Loire-Atlantique et de la région Bretagne à voter un vœu réclamant le «pouvoir de s’autodéterminer» à l’ensemble de la population bretonne des 5 départements bretons !
  • Nous notons qu’il y est fait mention de ce que le collectif 44=Breizh dénonce depuis plusieurs années, en l’existence d’un processus de «création identitaire». Processus visant à imposer le découpage régional actuel, infligé à la population sans que celle-ci n’ait jamais pu «s’autodéterminer» sur cette question. Nous citons le préambule du vœu défendant le découpage actuel : «Alors que notre Région Pays de la Loire agit depuis des années à l’émergence d’une identité ligérienne à travers les instances consultatives, à travers les projets culturels et sportifs régionaux».
  • Nous notons que ce vœu déposé par le conseiller Laurent Gérault énonce plusieurs contre-vérités. «En excluant les ligériens du débat référendaire, cette proposition [l’amendement Le Fur-De Rugy] contribue à diviser plutôt qu’à rassembler», ce qui est répété en ces mots par le conseiller lors de la session : «nous rejetons l’idée d’une partition des Pays de la Loire sans consultation des autres départements». Aucun département n’est exclu de cet amendement ! N’importe quel département de la région PdL, peut initier le même processus que la Loire-Atlantique. La différence que M. Gerault n’ose soulever, c’est qu’en Loire-Atlantique la création d’une région Bretagne unie est portée par la population contrairement à celle du Grand Ouest. Ce seul constat donne à voir laquelle des propositions entre statu quo, Bretagne réunie et Grand Ouest est la plus légitime démocratiquement.
  • Il n’est pas vrai que la région PdL travaille à un rapprochement particulier entre la région Bretagne et les Pays de la Loire : «Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie à construire une véritable culture de projets dans de multiples domaines avec sa voisine bretonne, notamment la recherche, l’agro-alimentaire,  le végétale, la mer». Ceci n’est que l’expression de tentatives de coopérations inter-régionales, comme elles existent avec d’autres régions [voir le communiqué « Vive le Val de Loire ! »]. De plus il n’existe pas de commission ou de travail particuliers entre les deux régions qui permettrait de laisser penser à un rapprochement, contrairement à ce qui existe par exemple au sein de la commission mixte B4-CG44. En ce sens le projet de Grand Ouest n’a pas de légitimité particulière. Il n‘est en aucun cas plus «européen» que peut l’être une Bretagne réunifiée.
  • Nous regrettons que le simple fait d’énoncer que la région administrative et les élus qui en dépendent existent, soit un frein à une modification des limites territoriales. «Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie depuis des années à créer une dynamique régionale avec l’ensemble des partenaires consulaires, associatifs et bien évidemment  des intercommunalités et des départements, à faire émerger des « projets ligériens ». Cela ne laisse qu’entendre la force d’inertie que représente la région Pays de la Loire.
Franck Louvrier a voté pour le vœu « anti-réunification »
(UMP)

Évidemment, et malheureusement, ce vœu ne peut s’extraire du contexte et des enjeux politiciens. Force est de constater qu’il est présenté par une partie de la droite pour lancer une pique à la majorité PS et alliés – EELV. Ceci alors même que la droite régionale souffre des mêmes indécisions sur cette question de la réunification de la Bretagne. Nous notons aussi que le groupe UMP a voté ce vœu dans ce but, tout comme Franck Louvrier qui aime à se présenter parfois comme un défenseur de l’unité de la Bretagne.

Jean-Philippe Magnen
(Vice-président CR PDL – Europe Écologie Les Verts)

Nous notons aussi que Jean-Philippe Magnen, porte parole du groupe EELV et vice-président de la région a parlé au nom de son groupe pour défendre la question de la réunification tout en n’excluant pas un processus de débat autour de la création d’un Grand Ouest. Il rappelle la position d’EELV pour des régions «cohérentes, fortes et autonomes et pour un fédéralisme différencié» . C’est selon nous la première fois qu’une telle position est avancée lors d’une session du conseil régional des PdL.

Alain Gralepois en compagnie de son mentor Jacques Auxiette
et du petit dernier, Christophe Clergeau…

Nous notons aussi que l’élu socialiste Alain Gralepois juge «l’affaire trop importante pour l’expédier d’un trait en fin de séance». Est-ce à dire que Jacques Auxiette et les responsables PS de la région ne pourront plus feindre une «question sans intérêt», du «passé», lorsque leur sera posé la question de la réunification ?

Nous le voyons, du chemin reste à faire pour faire comprendre à la majorité de ces élus que la population peut se prendre en main sur la question du cadre régional. Que certains élus demandent le pouvoir de s’autodéterminer pour la région Pays de la Loire, qu’un vice président de cette région parle d’autonomie et de fédéralisme différencié, montre aussi que les partisans de la réunification ne doivent plus se brider sur la question du futur statut de la Bretagne unie.


Le vœu anti réunification des Pays de la Loire.

27/01/2012

Le contenu du vœu anti-réunification déposé par le groupe AC-NC au Conseil Régional des «Pays de la Loire» Jeudi 26 janvier, a été publié dans la nuit sur le site de l’alliance centriste. Nous le retranscrivons ici *.

Nous notons que ce vœu se fait expressément contre le projet de laisser la possibilité aux habitants de la Bretagne d’un côté et de l’autre de la frontière administrative de pouvoir choisir leur cadre régional. Ceci contrairement à ce que nous dit le dépositaire du vœu M. Gerault dans un message envoyé sur notre site hier soir :

«Je vous invite à prendre connaissance du vœu, qui ne vise pas à “refuser la réunification”, mais plutôt à intégrer dans la réflexion les autres départements ligériens.
Laurent Gérault, Conseiller régional des pays de la Loire».

Nous rappelons les propos qu’il a tenu à la presse pour motiver ce vœu : «on en a assez de ce débat nanto-nantais sur la rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne».

* A l’occasion de la session budgétaire des 26 et 27 janvier, au Conseil Régional «Pays de la Loire», l’intergroupe de l’Union Centriste (Alliance Centriste et Nouveau Centre) a déposé un vœu relatif au périmètre régional :

«La récente adoption, en première lecture, par l’Assemblée Nationale d’un texte, relatif à l’organisation de « référendums d’initiatives partagées », présenté à l’initiative des parlementaires de Loire Atlantique et d’ile et Vilaine, ouvre certes le débat sur les contours géographiques de la Région Bretagne, mais il génère également de nombreuses questions voire inquiétudes tant sur la forme que sur le fond.
Sur la forme tout d’abord, un tel débat ne peut être traité en quelques minutes à l’assemblée et adopté par une trentaine de parlementaires, mais surtout chaque breton et chaque ligérien doit se l’approprier, en connaitre les raisons, les enjeux et les conséquences. La décision ne peut résulter que d’une large concertation, puis d’une consultation référendaire.
En excluant les ligériens du débat référendaire, cette proposition contribue à diviser plutôt qu’à rassembler. La région doit pouvoir s’autodéterminer.
Sur le fond,
–         Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie depuis des années à créer une dynamique régionale avec l’ensemble des partenaires consulaires, associatifs et bien évidemment  des intercommunalités et des départements, à faire émerger des « projets ligériens »,
–         Alors que notre Région des Pays de la Loire s’emploie à construire une véritable culture de projets dans de multiples domaines avec sa voisine bretonne, notamment la recherche, l’agro-alimentaire,  le végétale, la mer…
–         Alors que notre Région Pays de la Loire agit depuis des années à l’émergence d’une identité ligérienne à travers les instances consultatives, à travers les projets culturels et sportifs régionaux, …
L’idée de scinder notre territoire régional parait aller à l’encontre de tout ce travail.

Si l’histoire de nos territoires est fondatrice du présent, si les racines identitaires sont sources d’équilibre pour chacun d’entre nous, notre rôle dans cette enceinte est d’avoir une vision dynamique et positive de notre avenir. En l’occurrence, l’affirmation de construire une région du Grand Ouest ne peut passer par l’éclatement de la région Pays de la Loire, au mépris de tous les projets et de la dynamique de développement portés sur l’ensemble des départements.
Une démarche similaire a déjà été constatée en Europe, par exemple entre le Pays de Bade et le Wurtemberg, en Allemagne. Les élus centristes sont favorables à la création d’une région Grand Ouest regroupant les régions Bretagne et Pays de la Loire. Ce rassemblement offre le quadruple avantage de respecter les contours de l’identité de chacun, de conserver les dynamiques interrégionales en cours, d’offrir une dimension européenne réelle à ce nouveau territoire et de réaliser de véritables économies d’échelle.

Nous souhaitons que notre collectivité :
–         Réaffirme sa volonté de conserver son identité et sa dynamique de projets, en rejetant en l’état l’idée d’une partition de son territoire, sans l’accord des autres départements concernés ;
–         Ouvre un large débat public sur les forces et faiblesses d’un rapprochement entre les régions Bretagne et Pays de la Loire sur l’ensemble du territoire, sur la création d’une grande région Ouest ;
–          Réaffirme qu’un éventuel élargissement devra être le résultat d’un référendum populaire.»


Un vœu contre la Réunification voté en ce moment au Conseil Régional des « Pays de la Loire » !

26/01/2012

44=Breizh apprend aujourd’hui, jeudi 26 janvier, qu’un vœu «contre la réunification de la Bretagne» est en train d’être déposé à la session budgétaire du conseil régional des Pays de la Loire.

Selon un article paru dans Ouest-France (voir ci-dessous), les sept élus régionaux de l’Alliance Centriste et du Nouveau Centre, en «ont assez de ce débat nanto-nantais sur la rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, qui se moque de la dynamique des Pays de la Loire et des projets en cours», ils sont «exaspérés par la volonté de quelques uns de balayer d’un revers de main ce qui se construit depuis des années en terme d’aménagement du territoire». D’où leur décision de mettre un vœu au vote qui rejettera l’idée «d’une partition territoriale sans que les autres départements de la région (PdL) soit consultés», et lancera «le débat de la création par référendum d’une région Loire-Bretagne».

44=Breizh tire son chapeau aux élus de l’alliance centriste et du nouveau centre. Grâce à ce vote, enfin, après quarante ans d’existence et de contestation et vingt-cinq ans de suffrage, la question des limites territoriales de la région des «Pays de la Loire» sera abordée au sein de l’institution. Une institution administrative dont la grande majorité des élus essayaient jusque-là d’entretenir le flou sur cette question éminemment démocratique.

Néanmoins, force est de constater que ce vœu se fait contre le projet d’une Bretagne unie.  C’est bien dommage en terme de démocratie et dans la représentation que ceux-ci se font de la population. Ils nous parlent de «quelques-uns qui voudraient balayer d’un revers de main» «leur» travail, nous attendons le jour où des milliers de personnes se mobiliseront dans les rues pour défendre un «Grand Ouest» où la région «Pays de la Loire»… Ils nous parlent  de «projets en cours» pour défendre l’idée d’un «Grand Ouest», mais ceci méprise l’avis des collectivités et de la population en Bretagne administrative, fermement opposés à ce projet. Ceci méprise aussi les «projets en cours» avec les élus de la région Centre (voir lien), dans le simple but, peu constructif, de s’opposer à la réunification de la Bretagne.

Enfin, nous demandons quel crédit nous pouvons accorder à des élus qui disent tout et sont contraire. Quel pitoyable spectacle… Car ce qu’ils dénoncent, c’est en grande partie l’amendement voté le 21 décembre dernier à l’assemblée nationale, et permettant d’entamer en Loire-Atlantique une initiative référendaire sur l’ensemble de la Bretagne pour décider de notre cadre administratif, sans que la région des «Pays de la Loire» ne puisse y opposer un droit de véto. Hors, parmi ces élus régionaux qui proposent ce vœu figure notamment Michel Hunault, tout content le mois dernier de poser avec ceux qui avaient voté en faveur de l’amendement (voir photo ci-dessous). Y a t il encore chez ces élus autre chose que la recherche d’intérêts particuliers et catégoriels pour être si peu cohérents avec eux mêmes ?

Nous attendons de même la position du vice-président de la région «Pays de la Loire» Jean-Philippe Magnen qui, le 3 janvier dernier, signait un texte de soutien à l’amendement déposé par F. De Rugy et M. Le Fur le 21 décembre 2011…


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