Les PdL parlent breton !? Broioù al liger a oar brezhoneg !?

05/06/2011

Il y a quelques jours, dans l’édition Loire-Atlantique du Ouest-France du 28 mai, on pouvait lire deux articles un peu particuliers, voir contradictoires. A la page régionale on tombait sur un texte à la police un peu plus grosse que les articles environnants et au titre en couleur «Breton», genre publi-reportage. Presqu’un huitième de page pour nous dire «qu’hier la région Pays de la Loire accueillait le conseil d’administration de l’Office public de la langue bretonne», et surtout pour rappeler que tous les ans depuis 2006 «les associations bretonnantes», comme «Dastum 44, le Bagad St Nazer, l’Ofis, l’Institut Culturel de Bretagne, l’Agence Culturelle de Bretagne…» reçoivent «plus de 100 000 euros». En fait un copié-collé du communiqué de la région qui ne paraîtra sur son site que 3 jours plus tard. Aucun problème ! C’est bien logique que l’argent des citoyens de Loire-Atlantique servent un minimum à la valorisation culturelle du département, et surtout à créer des emplois nécessaires. Bon, on rappellera juste que la région Bretagne dépense elle 1,4 million d’euros pour la seule «promotion de l’usage des langues bretonnes dans les médias audiovisuels», sans parler évidemment des bagadoù, cercles, organismes de formation, institutions, etc … qui, pour la région Pays de la Loire, semblent être bons à mettre tous dans le même sac ! On finira par dire (parce que nous aussi on a besoin de faire de la pub !) qu’au moins deux des quatre associations citées par les PdL participent à l’organisation de la manifestation du 18 juin pour la Réunification de la Bretagne. On à déjà vu mieux en terme d’allégeance, puis on attend le jour où les PdL mettrons du breton dans leur publication, traduirons leur site, etc …

Enfin ce qui interpellait c’était surtout de voir le même jour, en page départemental, la vice-présidente de la région Bretagne Lena Louarn, et Visant Roue, responsable de l’Office de la langue bretonne, qui s’étaient donné rendez-vous à Saint-Herblain pour parler de la formation professionnelle de 6 mois en breton qui s’ouvrira pour la première fois en Loire-Atlantique en octobre 2011. En effet le besoin en personnels brittophones augmente considérablement dans le département, avec entre autres les nouvelles ouvertures de classe. Une formation professionnelle en breton s’avère nécessaire d’autant qu’il y a quelques années l’Université de Nantes a supprimé sa filière breton. La grande absente sur la photo de cette rencontrec’est la région PdL ! Et pour cause, on apprend dans l’article que cette formation professionnelle qui s’établira à Saint-Herblain ne sera pas financée par la région PdL, mais par la région Bretagne ! Pourquoi ? Il semblerait que la région PdL ait refusé l’octroi de cette subvention à la formation ne jugeant pas, malgré les chiffres, l’accès à l’emploi en langue bretonne comme nécessaire en Loire-Atlantique.

Nous savions déjà que pour les demandeurs d’emplois du pays nantais il était recommandé de s’inscrire au Pôle Emploi de Bretagne administrative pour pouvoir bénéficier de formations professionnelles en breton. Là, ca sera sûrement la seule formation professionnelle de l’Etat Français qui sera financée non pas par la région qui l’accueille sur son territoire, mais par la région limitrophe dont les habitants se revendiquent.

Il nous semblait bon de remettre les choses dans leurs contextes et de souligner la concomitance étrange de ces deux articles. Pour nous, cet exemple dénonce l’argumentaire des Pays de la Loire qui consiste à dire que la partition de la Bretagne «n’empêche pas de se sentir breton en Loire-Atlantique» et qu’il n’y aurait donc pas de discrimination liée à la partition. A la rentrée prochaine, on pourra désormais accéder à une formation professionnalisation en breton de n’importe quel département qu’on habite en Bretagne. Nous en profitons donc pour souligner l’action de la vice-présidente de la région Bretagne et de Skol an Emsav, qui face à la mauvaise volonté politique nous montrent qu’avec un peu de courage et d’abnégation, rien n’empêche d’avancer vers l’unité de la Bretagne.


Nouvelle action SAB et GIR pour la “Bretagne en Résistance[s]”

06/05/2011

Le collectif 44=Breizh relaie ce communiqué reçu hier en fin de journée (e brezhoneg war lerc’h) :

Stourm ar Brezhoneg et le Groupe d’Intervention pour la Réunification revendiquent le vol des panneaux des communes de Sablé-sur-Sarthre et de la Roche-sur-Yon dans la nuit du 2 au 3 mai 2011. Respectivement villes où ont été maires, le premier ministre et ancien président de la région Pays de la Loire François Fillon, et l’actuel Président des Pays de la Loire, Jacques Auxiette.


Depuis le vol des panneaux de Solesmes en décembre dernier, le premier ministre et le gouvernement n’ont pas dénié répondre à la question que nous posions quant à la promesse formulée en 2007 par Nicolas Sarkozy sur le statut de notre langue. De même le gouvernement comme la région Pays de la Loire restent sourds à la revendication d’unité administrative de la Bretagne, que les habitants de Loire-Atlantique ne cessent de défendre depuis quarante ans.

Nous exigeons que l’Etat Français prennent actes des vœux formulés par le Conseil Général de Loire-Atlantique et le Conseil Régional de Bretagne sur la Réunification de la Bretagne et participent de concert avec le peuple breton à ce que cette question démocratique puisse être résolue avant l’application de la réforme territoriale en 2014. Nous réclamons de même auprès du représentant de l’Etat en pays nantais que celui-ci fasse cesser les risques d’amendes pour les habitants de Loire-Atlantique affichant leur appartenance à la Bretagne sur leurs plaques d’immatriculation.

Nous exigeons du président de la région Pays de la Loire qu’il cesse d’ignorer la revendication démocratique du peuple à vouloir vivre dans un territoire cohérent qu’il aura choisi. Nous lui demandons de prendre acte du fait qu’existe au sein de sa majorité un groupe d’élus s’étant prononcé pour une résolution de la question de la partition de la Bretagne. Nous réclamons un débat au sein du CR des PdL avec le CR Bretagne et le Cg 44, permettant aux habitants de toute la Bretagne de se déterminer quant au territoire dans lequel ils veulent vivre.

Nous demandons de même que le CG 44 et au CR B4 d’être en cohérence avec les décisions et les vœux votés et d’avancer de manière plus déterminé dans la construction de la Bretagne réunie. Nous réclamons auprès de l’Etat et de la région Pays de la Loire que l’ensemble du territoire breton (donc la loire-atlantique aussi) puisse disposer d’un minimum de compétences démocratiques lui permettant notamment de décider sans entrave d’une politique linguistique ambitieuse réellement capable d’enrayer la chute des locuteurs et donnant à notre langue une visibilité et un statut officiels partout en Bretagne.

Nous appelons l’ensemble du peuple breton et ses soutiens à se mobiliser et appeler à la manifestation du 18 juin «Bretagne en résistance[s]» à Nantes, pour y porter l’ensemble des revendications démocratiques citées précedemment.

SAB & GIR

Ni, SAB hag ar GIR hon eus laeret panelloù-kêr Sablé-sur-Sarthre ha La Roche-sur-Yon, dilun e-kreiz noz pa oa an avel o vlejal war lein an ti. Ar c’hêrioù-se a oa bet e penn o ziez-kêr, ar c’hentañ ministr bet e penn rannvro Broioù al Liger François Fillon, ha Jacques Auxiette, prezidant rannvro Broioù al Liger.


Abaoe skrapadenn ar panelloù-kêr e Solesmes e miz Kerzu tremenet, n’eus bet graet mann ebet gant ar gouarnamant evit lakaat e pleustr ar promesaoù graet gant Nicolas Sarkozy e 2007 a-zivout statud hor yezh-ni. Skoilhet-mik eo an adunaniñ hiziv-an-deiz, n’eus youl ebet, nag eus perzh ar gouarnamant, nag eus perzh rannvro Broioù al Liger. Ne vez ket taolet pled ouzh an dud a stourm abaoe ouzhpenn daou-ugent vloaz e Bro-Naoned. Goulenn-groñs a reomp digant ar Stad C’hall e vefe doujet ouzh c’hoantoù Kuzul-meur Liger-Atlantel, Kuzul-rannvro Breizh evit pezh a sell ouzh adunaniñ ar vro. Rankout a ra mont en arbenn d’ar gudenn-se, a-gevret gant ar bobl, d’he zirouestlañ, a-raok ma vije lakaet e pleustr an adreizh tiriadel e 2014.


Fellout a ra d’ar bobl bevañ en un tiriad dibabet ganti, ha n’eo ket gant prezidant rannvro Broioù al Liger a glask mougañ azgoulennoù demokratel an dud. Er C’huzul-rannvro ez eus ur strollad dilennidi votet ganto ur mennad o vont war du an adunaniñ. Goulenn-hardizh a reomp e vefe savet un tabud gant KR Broioù al Liger, KR Breizh ha KM Liger-Atlantel, evit ar geodedourien da zibab stern o bro. Muioc’h a youl ha bolontez a rank kaout KM 44 ha KR Breizh ouzh stourm an adunaniñ ha ret eo dezhañ doujañ ouzh an divizoù kemeret ganto en amzer dremenet.


Goulenn-start a reomp digant ar Stad hag ar rannvro Broioù al Liger e vije gant Breizh ar galloudoù demokratel ret evit kas da benn digabestr ur politikerezh yezh efedus gouest da herzel ar brezhoneg da vervel, d’e vroudañ ha da sevel dezhañ ur statud ofisiel e pep korn a Vreizh.


«Breizh o stourm» ur vanifestadeg vras a vo aozet d’an 18 a viz Even e Naoned, skoazell, broudañ anezhi a rank an holl ober. Gervel a reomp ac’hanoc’h gwitibunan da zont da Naoned da youc’hal ha da gas war raok an holl azgoulennoù demokratel hon eus komzet diwar o fenn en araok.


SAB ha GIR




« Le Breton n’est pas un baragouin ! » – Délibéré du procès le 13 avril à 10h au Parlement de Bretagne (Rennes)

12/04/2011

Le collectif 44=BREIZH tient à diffuser ce texte co-signé par Jonathan & Josselin (an destenn e brezhoneg a zo da heul) :

LE BRETON N’EST PAS UN BARAGOUIN !
Mercredi 13 avril 10h, Place du Parlement à Rennes.
RESPECTEZ NOTRE LANGUE !

Le Mercredi 16 mars, nous sommes passés devant devant la cour d’appel de Rennes pour avoir été accusé de barbouillage par l’inscription d’un «44=BZH» sur un panneau Pays de la Loire à Nozay (44). Une quarantaine de personnes s’étaient réunies pour nous soutenir et nous les remercions. Lors de ce procès, nous avons défendu la légitimité du combat pour l’unité administrative de la Bretagne. Nous avions aussi fait venir un témoin de moralité, rennais, qui a voulu prêter serment en Breton, tout simplement car c’est sa langue et qu’il la parle quotidiennement.

Après avoir affiché un certain mépris à notre encontre, le président de chambre de la cour d’appel, le juge Pierre Dillange a sèchement renvoyé notre témoin d’un «votre audience s’arrête là, je ne comprends pas le baragouin». Des propos discriminants et inacceptables en 2011 pour un dépositaire de la justice en Bretagne. En effet, le caractère péjoratif et assumé des propos du juge renvoit directement aux préjugés d’il y a maintenant plus d’un siècle. Force est de constater qu’une certaine hiérarchie en Bretagne continue d’entretenir cet état discriminant alors même que la langue bretonne est reconnue comme officielle par la région, que des élus en ont la charge spéciale à la région comme à la municipalité, qu’elle est la langue véhiculaire de milliers de Bretonnes et Bretons, qu’elle est enseignée de la maternelle à l’université à Rennes et dans plusieurs villes de Bretagne, etc … Nous ne pouvons tolérer ces propos qui assimilent notre langue à un «langage incorrect, inintelligible et barbare» sur le simple fait qu’un juge français ne la comprends pas. L’usage de l’alsacien, du corse ou du basque est toléré dans certains tribunaux de l’hexagone, pourquoi le breton ne le serait il pas ?

Nous appelons donc à un rassemblement lors du délibéré de notre jugement, le mercredi 13 avril à 10h00, place du Parlement. Nous appelons aussi toutes les organisations soucieuses du respect de la langue bretonne à relayer cet appel. Si le breton reste interdit au tribunal cela ne doit pas empêcher les autorités judiciaires rennaises de faire preuve d’un minimum de respect pour notre langue et ses locuteurs.
JONATHAN GUILLAUME et JOSSELIN LIOTARD, militants jugés pour leurs engagements en faveur de la Réunification de la Bretagne.

HOR YEZH N’EO KET UR «BARAGOUIN» !
D’ar Merc’her 13 a viz Ebrel, Plasenn Breujoù Breizh e Roazhon
DOUJIT OUZH HOR YEZH !

D’ar Merc’her 16 a viz Meurzh e oamp dirak lez-varn Roazhon pa oa taolet ar bec’h warnomp evit un enskrivadur «44=BZH» livet ouzh ur pannel eus ar rannvro Broioù al Liger e Nozieg (44). Un 40 bennak a dud a oa deuet evit skoazell ac’hanomp, o trugarekaat a reomp. Da vare ar prosez hor boa difennet reizhegezh ar stourm evit Breizh unanet. Deut e oa un den-test, roazhonad anezhañ, a felle dezhañ komz brezhoneg, p’eo e yezh pemdez.

Goude bezañ bet dispriz ouzhomp da gentañ gant ar barner en deus kredet da c’houde kas hon den-test da sutal o lavarout «votre audience s’arrête là, je ne comprends pas le baragouin», komzoù gwallzipartus n’haller ket o c’honsentiñ e 2011 e genoù prezidant lez-varn galv Roazhon Pierre Dillange. Seurt komzoù lous a ra deomp soñjal e rakvarnoù ar c’hantved kent. Da stadañ ez eus e stag ul lodenn eus an dud a c’halloud e Breizh d’ober fae ouzh ar brezhoneg ha da vagañ ar saviad bresk m’emañ hor yezh en desped dezhi bezañ anavezet ez ofisiel gant ar rannvro, ha dezhi dilennidi e karg d’he diorren er rannvro koulz hag e lod eus an tiez-kêr, ha p’eo yezh dre gomz miliadoù a Vretoned, kelennet eus ar skol-vamm d’ar skol-veur e meur a c’hêrioù, h.a. N’hallomp ket gouzañv kement lavar a heñvela hor yezh ouzh ul «lavar direizh, diveizidik ha gouezh» diwar an abeg n’he c’hompren ket ur barner gall. Gouzañvet eo implij al elzasianeg, ar c’horseg hag an euskareg e lod eus lezioù-barn ar c’hwec’hkogn, rak petra ne vefe ket memes mod evit ar brezhoneg ?

Gervel a reomp diwar-neuze d’ur bodadeg da vare disoc’h hor barn, d’ar Merc’her 13 a viz Ebrel da 10e00, plasenn Breujoù Breizh. Gervel a reomp ivez an holl aozadurioù tomm ar brezhoneg ouzh o c’halon da embann ar galv-mañ. Zoken ma chom berzet ar brezhoneg el lez-varn ne virt ket kement-mañ d’ar pennadurezhioù justis roazhonat da zoujañ outi d’an nebeutañ.

JONATHAN GUILLAUME ha JOSSELIN LIOTARD, stourmerien barnet evit o engouestl a-du gant Breizh unanet.

 


Sarkozy et la réunification de la Bretagne : «Prenez votre destin en main»…

08/03/2011

En déplacement dans le Morbihan, Nicolas Sarkozy s’est exprimé sur la réunification de la Bretagne : « Dans la loi du 16 décembre 2010 sur la réforme territoriale, il y a un article qui permet à un département et deux régions contiguës de délibérer sur cette question. Ensuite, si les collectivités le souhaitent, une consultation populaire peut être organisée. Le projet peut donc être approuvé en référendum. Il y a une règle : qu’elle s’applique. Prenez donc votre destin en main. Vous avez les outils juridiques pour cela. »

Malheureusement le problème est bien plus compliqué que le président de la République semble vouloir le faire croire. L’article  L4122-1-1 de cette loi précise en effet que le référendum qui détermine le regroupement d’un département et d’une région n’est valable que s’il obtient un vote majoritaire sur les deux régions et le département concernées.

La réunification ne dépend donc pas de nous, mais de la volonté des Pays de la Loire de bien vouloir organiser un référendum qui risquerait de leur faire perdre la Loire Atlantique, moteur économique de la région. Or même si les Pays de la Loire lançaient cette consultation les habitants du Maine et Loire, de la Mayenne, de la Sarthe et de la Vendée seraient amenés à se prononcer sur la réunification de la Bretagne qui n’est ni une de leur préoccupation ni dans leur intérêt étant donné que les Pays de la Loire sans la Loire-Atlantique ne pourrait être viable. De plus, comme le précise la loi, la réunification ne pourrait avoir lieu que si l’abstention ne dépasse pas 75% des électeurs inscrits. Cette clause est très étonnante dans le sens ou en France, d’un point de vue légal, l’abstention n’a pas de reconnaissance sur le résultat d’un scrutin public…

Cette loi présentée par Nicolas Sarkozy comme étant la solution à la partition de la Bretagne  ne nous convient pas. Donner la possibilité aux autres départements des Pays de la Loire de décider si oui ou non nous pouvons nous réunifier conduit inexorablement à une impasse. La consultation dans les départements hors de la Bretagne dite « historique » doit se faire sur une réorganisation des régions qui les concernent véritablement par la création de deux nouvelles régions Val de Loire et Vendée-Poitou-Charente.

Alors que Jean Yves le Drian, président de la Région Bretagne et Patrick Mareschal président du conseil général de Loire-Atlantique ont affirmés qu’ils ne pouvaient lancer le processus de réunification, Nicolas Sarkozy nous dit aujourd’hui que ce sont les collectivités territoriales qui doivent s’y atteler.

Chacun se renvoie la balle et cela nous montre bien que seule une mobilisation massive des habitants de Bretagne nous permettra de prendre notre destin institutionnel en main et d’obtenir notre unité territoriale !

Alors rendez-vous à toutes et tous le 18 juin 2011 à Nantes pour faire entendre notre voix !

Le collectif 44=BREIZH
www.44breizh.com



Action anti-ligériose à Nantes : protégeons-nous !

20/01/2011

Après les «assises régionales de 2008», la région “Pays de la Loire” nous a refait le coup de la «démocratie participative» ce mercredi 19 janvier 2011 à la cité des congrès de Nantes en organisant ses «ateliers régionaux».

Action anti-ligériose de 44=Breizh !

En effet, selon Jacques Auxiette, « faire   confiance   aux   citoyens,   aux   acteurs   locaux,  c’est   leur   donner   la   parole ». Un temps de parole d’ailleurs bien limité car selon le programme il s’agissait de 50 minutes de discussion unilatérale et de 35 minutes de débats… Bref, « associés aux décisions, les acteurs des territoires assument   leurs   responsabilités   en   retour ». Entres autres responsabilités, légitimer un cadre administratif imposé et donner de la visibilité à une région qui reste floue pour sa population. Quoi de mieux alors que de créer une identité régionale factice en utilisant a tort et a travers le mot « Ligérien » (1).

Action anti-ligériose à Nantes [44=Breizh]

C’est donc équipés de masques, combinaisons et de préservatifs estampillés « Réunifiez-vous » que  les militants de 44=BREIZH se sont réunis devant la cité des congrès pour une action de prévention de la Ligériose (2) et d’information sur notre volonté d’une Bretagne Réunifée.


Action anti ligériose à Nantes [44=Breizh]
Après cette action, humouristique sur la forme mais avec un vrai projet de fond, nous sommes revenus aux ateliers régionaux sans signe distinctif de tout militantisme et en tant que simples citoyens pour pouvoir regarder à quoi ressemble la « démocratie participative » dans les “Pays de la Loire”. La caméra était encore allumée, nous vous laissons découvrir la suite…

 

(1) Ligérien : du bassin de la loire, habitant du département de la Loire (Larousse 2010)
(2) Ligériose : Maladie communicationnelle utilisée par les PDL pour créer de toute pièce une identité régionale.

PDF du tract distribué lors de cette action :
Protégeons-nous de la ligériose_tract_44bzh_19-01-2011.pdf


De nouveaux autocollants 44=BREIZH !

14/07/2010

Un autocollant tout simple pour rappeler que la Bretagne c’est aussi le pays Nantais et que ce n’est vraiment la Bretagne qu’avec le pays Nantais !

Oui à la réunification de la Bretagne !

Un autre pour faire réagir, et rappeler la réussite de la fresque humaine 44=BZH en février dernier.

La prochaine fois, on fait quoi ?

Cela fait près de 40 ans que des manifestations réunissant des milliers personnes ont lieu en Bretagne, notamment en Loire-Atlantique. De la manifestation organisée à Nantes en 1976 et qui réunissait déjà 7000 personnes à la dernière fresque humaine, en passant par la festimanif de septembre 2008 et ses 10 000 participants. Les sondages montrant une nette majorité d’habitants favorable à l’unité de la Bretagne ne se comptent même plus tellement il y en a. De même pour les voeux ou résolutions des collectivités locales : des centaines de communes, ainsi que le Conseil Général de Loire-Atlantique et le Conseil Régional qui cumulent depuis 1972, date de la création du Conseil régional des Pays de la Loire, une quinzaine de votes favorables à l’unité de la Bretagne.

La lutte pour la Réunification est longue et populaire. C’est un fait reconnu dans les différents voeux et résolution même. Comme dans celui du CG 44 en 2001 qui constatait « que le fort sentiment d’appartenance des habitants de Loire-Atlantique à la Bretagne historique est une réalité ». Ce même voeux disait d’ailleurs « qu’il est dangereux que les pouvoirs publics restent indéfiniment sourds aux aspirations des citoyens ».

Notre but n’est pas d’aller « prendre en otage le préfet», comme le propose J.-Y. Cozan, et si tel était le cas nous nous serions évidemment gardé de l’écrire sur des autocollants ! Ce que nous voulons, c’est dénoncer cette situation de blocage démocratique. Mais aussi mettre les élus devant leurs responsabilités. Dénoncer cette classe politique dans son ensemble, qu’elle soit locale ou étatique, qui, comme le révèle les déclarations de J.-Y. Cozan, ancien conseiller régional de Bretagne, conseiller général, et membre de l’UMP ! semble proposer des alternatives à la population qu’elle s’empressera de condamner si on la prenait au mot.

Les dernières déclarations de Patrick Mareschal vont d’ailleurs dans ce sens. Alors qu’il arrive en fin de mandature, il nous dit dans les media* à propos de la Réunification « Parfois on a l’impression que les choses sont immuables et elles basculent plus rapidement que l’on pensait ». Alors qu’une résolution votée par le CR de Bretagne administrative propose au CG 44 de réactivité des coopérations qui n’ont jamais été suivis, on aurait pu penser que Patrick Mareschal annoncerait une prise en compte de cette résolution par son CG. Il n’en semble rien, et la perspective qu’il nous propose en tant que président de conseil général, après 10 années à la tête du CG44, c’est de voir ce qui va se passer, peut être que, on sait jamais…

Face à cette situation, aux collectivités territoriales bretonnes, élus, Etat français qui ont la responsabilité et les compétences de résoudre le problème de la partition de la Bretagne et d’entendre la société civile et la population, nous posons juste une question « après on fait quoi ? ».

*Bretons magazine

**l’autocollant avec la fresque humaine est aussi disponible en affiche.


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