Un vœu contre la Réunification voté en ce moment au Conseil Régional des « Pays de la Loire » !

26/01/2012

44=Breizh apprend aujourd’hui, jeudi 26 janvier, qu’un vœu «contre la réunification de la Bretagne» est en train d’être déposé à la session budgétaire du conseil régional des Pays de la Loire.

Selon un article paru dans Ouest-France (voir ci-dessous), les sept élus régionaux de l’Alliance Centriste et du Nouveau Centre, en «ont assez de ce débat nanto-nantais sur la rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, qui se moque de la dynamique des Pays de la Loire et des projets en cours», ils sont «exaspérés par la volonté de quelques uns de balayer d’un revers de main ce qui se construit depuis des années en terme d’aménagement du territoire». D’où leur décision de mettre un vœu au vote qui rejettera l’idée «d’une partition territoriale sans que les autres départements de la région (PdL) soit consultés», et lancera «le débat de la création par référendum d’une région Loire-Bretagne».

44=Breizh tire son chapeau aux élus de l’alliance centriste et du nouveau centre. Grâce à ce vote, enfin, après quarante ans d’existence et de contestation et vingt-cinq ans de suffrage, la question des limites territoriales de la région des «Pays de la Loire» sera abordée au sein de l’institution. Une institution administrative dont la grande majorité des élus essayaient jusque-là d’entretenir le flou sur cette question éminemment démocratique.

Néanmoins, force est de constater que ce vœu se fait contre le projet d’une Bretagne unie.  C’est bien dommage en terme de démocratie et dans la représentation que ceux-ci se font de la population. Ils nous parlent de «quelques-uns qui voudraient balayer d’un revers de main» «leur» travail, nous attendons le jour où des milliers de personnes se mobiliseront dans les rues pour défendre un «Grand Ouest» où la région «Pays de la Loire»… Ils nous parlent  de «projets en cours» pour défendre l’idée d’un «Grand Ouest», mais ceci méprise l’avis des collectivités et de la population en Bretagne administrative, fermement opposés à ce projet. Ceci méprise aussi les «projets en cours» avec les élus de la région Centre (voir lien), dans le simple but, peu constructif, de s’opposer à la réunification de la Bretagne.

Enfin, nous demandons quel crédit nous pouvons accorder à des élus qui disent tout et sont contraire. Quel pitoyable spectacle… Car ce qu’ils dénoncent, c’est en grande partie l’amendement voté le 21 décembre dernier à l’assemblée nationale, et permettant d’entamer en Loire-Atlantique une initiative référendaire sur l’ensemble de la Bretagne pour décider de notre cadre administratif, sans que la région des «Pays de la Loire» ne puisse y opposer un droit de véto. Hors, parmi ces élus régionaux qui proposent ce vœu figure notamment Michel Hunault, tout content le mois dernier de poser avec ceux qui avaient voté en faveur de l’amendement (voir photo ci-dessous). Y a t il encore chez ces élus autre chose que la recherche d’intérêts particuliers et catégoriels pour être si peu cohérents avec eux mêmes ?

Nous attendons de même la position du vice-président de la région «Pays de la Loire» Jean-Philippe Magnen qui, le 3 janvier dernier, signait un texte de soutien à l’amendement déposé par F. De Rugy et M. Le Fur le 21 décembre 2011…


Délibéré du procès d’Alan et Jonathan

25/01/2012

Hier, mardi 24 janvier, la cour d’appel de Rennes à confirmé la condamnation de Jonathan Guillaume et Alan Haye pour «rébellion en réunion et avec violence». Les deux militants sont condamnés à 500 euro d’amende chacun. Le verdict en première instance était de 750 euro d’amende pour Jonathan et 500 pour Alan.
Le collectif 44=BREIZH condamne ce verdict sans fondement si ce n’est celui de ne pas vouloir remettre en cause les opérations policières d’avril 2009. Nous invitons le plus grand nombre à faire des dons au collectif, via paypal, pour soutenir Alan et Jonathan. L’amende sera payée rapidement si 100 personnes font un don de 10 euros :

Jonathan Guillaume, porte-parole du collectif à l’époque, nous livre ses sentiments après cette condamnation :

« C’est déprimant pour l’état de la justice cette condamnation. Clairement, cela signifie que les faits n’ont pas d’importances. Qu’on se rebelle face à une arrestation abusive, ou qu’on se laisse faire tranquillement pour éviter les condamnations, ça ne change rien. Et ça toutes les personnes présentes ce jour là le retiendront.»

« Sur quels éléments sommes nous reconnus coupables ? Aucun. Il n’y a pas d’éléments probants montrant que nous sommes coupables d’une quelconque violence ou rébellion. Les badauds et les commerçants du coin sont venus témoigner en notre faveur en première instance, tous les gens présents autour de la scène étaient choqués par la démesure et l’attitude des flics !

Imaginez, vous êtes à la terrasse d’un café, avec des amis et votre famille, et soudain vous vous faîtes encercler par des policiers vous intimant de présenter vos pièces d’identité. Vous êtes plus que surpris et vous demandez tout simplement ce qui motive ce dispositif. Mais on ne vous répond pas, et quelques minutes plus tard on vous envoit plusieurs dizaines de gendarmes mobiles vous interpeller et mettre la terrasse sans dessus-dessous. Dés qu’on m’a désigné et retourné le bras pour me menotter, je me suis couché à terre pour me laisser faire … ça je ne le ferais plus jamais.»

« Bien sûr que cette condamnation est politique ! Comme l’arrestation et le procès en lui même. Vous avez déjà vu un commissaire divisionnaire venir témoigner un procès, sans convocation, pour une simple affaire de rebellion ? Les procès verbaux des deux flics accusateurs sont quasiment un copier-collé l’un de l’autre, nos avocats l’ont clairement mis en avant lors de la première audience, ils se sont entendus pour essayer de livrer une même version des faits… Des faits, où le simple fait que je sois debout accoudé au comptoir du bar justifie d’une «attitude de rébellion» de ma part… Ils disent qu’ils ont appelé des renforts et employé la force car il y avait un refus du contrôle d’identité. Mais lors de l’appel à Rennes, maître Le Moigne a montré dans le déroulement de la journée et suivant les propres faits consignés par les flics, que les renforts avaient été appelé avant même que les policiers présents sur les lieux n’aient commencé à vouloir nous contrôler. Ça montre bien qu’ils avaient pensé à des arrestations dès qu’ils ont repéré notre présence dans la ville.»

« Je n’ai pas encore discuté avec Alan et l’avocat, ni avec Skoazell Vreizh qui nous soutient judiciairement, mais je ne pense pas que nous irons en cassation… Lors de l’appel, la procureure reconnaissait à demi-mot qu’il y avait plusieurs éléments témoignant en notre faveur, mais s’étonnait quand même qu’on conteste une «si petite condamnation». Je pense que ça résume bien la situation. Pour eux nous sommes forcément coupables de quelque chose, on ne peut pas être complètement «innocent» même si les faits le prouvent … Je ne crois pas en la justice française.»

Alan et Jonathan remercient chaleureusement celles et ceux qui les ont soutenus.


Le concours 44=BREIZH « charte graphique PDL » dans les Pavés dans la Loire (Ouest-France)

20/01/2012

Article paru dans Ouest-France aujourd’hui suite au concours lancé par 44=BREIZH concernant la nouvelle charte graphique des Pays de la Loire… 😉

 


La Démocratie en Bretagne ça commence maintenant !

19/01/2012

Le 15 décembre dernier 44 BREIZH lançait un Appel pour la Démocratie en Bretagne, auquel répondait Breizhistance-IS, les jeunes écologistes et l’UDB jeunes, rejoint plus tard par le Parti Breton. Notre volonté était de se saisir de la décision du 1er décembre 2011 prise par la région et les départements alsaciens de fusionner leurs conseils au seins d’une même collectivité unique aux compétences élargies, pour imposer le débat du statut de la Bretagne.

Près d’une cinquantaine de personne s’était retrouvée en soirée devant le Conseil Régional à Rennes rejoint notamment par plusieurs conseillers régionaux EELV.

Nous invitons le plus grand nombre à renouveler cette initiative en appelant à des rassemblements :

  • le vendredi 3 février à partir de 17h devant le Conseil Régional à Rennes à l’occasion de la session budgétaire,
  • le lundi 19 mars à partir de 17h devant le Conseil Général à Nantes,
  • le jeudi 29 mars à partir de 17h devant le Conseil Régional à Rennes.

Nous appelons de même à multiplier ces rassemblements partout en Bretagne.

Démocratie pour la Bretagne

Alors que l’amendement de Rugy-Le Fur a permit d’amplifier le débat sur l’unité administrative de la Bretagne, mais aussi sur celui de ses compétences et de son statut, nous souhaitons renouveler cet appel en réclamant auprès des collectivités de Bretagne :

  • Un acte fort permettant d’engager clairement notre territoire sur la voie de l’unité territoriale.
  • La réactivation de la commission mixte Loire-Atlantique/Région Bretagne et sa transformation en commission pour la réunification.

La réunification n’est pas une question identitaire ou historique, c’est une question de démocratie. Nombre de déclarations encourageantes de l’exécutif régional sur la gestion de l’eau, les OGM, le logement et le foncier, les compétences linguistiques, la politique énergétique, la politique de la mer, etc … sont en réalité sans effets en raison d’un manque de compétences régionales. De nombreux conseillers régionaux réclament des compétences législatives pour répondre à ces enjeux. C’est le cas de ceux d’EELV qui se prononcent pour un « parlementarisme régional », ou ceux de l’UDB qui réclament « l’autonomie », et même du président Jean-Yves Le Drian qui déclarait en juin 2011 « Le Pays de Galles nous fait rêver par sa capacité d’actions régionales ». Nous demandons de la cohérence et de véritables engagements dans cette direction, en réclamant :

  • Un débat permettant d’engager, comme en Alsace, la fusion des départements bretons (dont la Loire-Atlantique) et de la région dans une collectivité unique.
  • Une collectivité unique dotée de compétences législatives, comme il existe partout en Europe, qui s’engage sur la voie d’un vrai parlement régional.

L’appel du 15 décembre : https://44breizh.com/2011/12/15/compte-rendu-du-rassemblement-devant-le-conseil-regional-a-rennes/


« Vive le Val de Loire » !

19/01/2012

Le 16 janvier, le groupement d’intérêt privés en faveur du développement touristique Atout France (anciennement Maison de France), l’Etat, la région Centre et la région Pays de la Loire signait un accord à Tours, en vue de la création d’une marque Val de Loire allant de Saint-Nazaire à Sully dans le Loiret.

Cet accord comprend la création d’une marque et d’un site internet, d’un graphisme particulier, de campagnes de communication auxquels s’engagent la région Pays de la Loire à hauteur de 100 000 euro. Au delà de son aspect communicationnel, cette initiative marque un prolongement des coopérations réalisées entre les deux régions. En terme touristique et culturel, mais aussi du point de vue de la mobilité entre les deux régions et de leur développement économique mutuel. Au sein de leurs diverses coopération la Loire s’inscrit comme le dénominateur commun des deux régions comme le montre leur travail de coopération [document PDF]. D’ailleurs les deux régions financent presque en totalité le syndicat mixte Val de Loire Patrimoine Mondial depuis 2007 et dont le rôle essentiel est «de faire vivre le label accordé par l’UNESCO sur la Loire » en consacrant «ses moyens en priorité à l’appropriation des valeurs de l’inscription par les populations ligériennes. Les habitants du Val de Loire doivent mieux connaître la richesse de leur cadre de vie et s’approprier les valeurs attachées au classement UNESCO ». Nous rappelons aussi qu’un pôle métropolitain s’est créé autour de villes de la région Centre et des Pays de la Loire (avec Orléans, Tours, Le Mans, Alençon, Laval, Blois, Chinon… auxquelles pourrait aisément s’associer Angers).

On le voit bien, la région Pays de Loire cherche à fabriquer un symbole d’une identité régional commune autour de la Loire. Malgré le fait que celui-ci ne traverse que deux des cinq départements de la région, elle a choisi le terme de «ligérien» pour désigner les habitants de sa région. Nom qui désigne jusqu’à présent dans les dictionnaires, les habitants du département de la Loire, et un adjectif désignant ce qui se rapporte à l’ensemble du bassin versant de la Loire.

Or, la Loire-Atlantique ne fait pas partie de cette dénomination Val de Loire. C’est ce que rappelait l’UNESCO à Bretagne Réunie, en juillet 2009, alors que cette dernière s’était plaint de voir qualifier le Château des Ducs de Bretagne comme «château de la Loire» [document PDF]. En 2011 l’UNESCO demandait à ce que ne soit pas utilisé son logo dans un site touristique dédié aux château de la Loire et intégrant le Château des Ducs à Nantes. Sité déjà financé et géré par … les région Centre et Pays de la Loire et le groupement Atout France (http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=22051).

Outre l’aspect marchandisation des territoires (nous rappelons qu’il existe déjà une marque Bretagne®), la création de cette nouvelle marque provoque deux réactions :

– D’une part, nous dénonçons la volonté répétée des Pays de la Loire se soustraire le pays nantais de son encrage dans le territoire breton afin d’imposer la partition administrative de le Bretagne.

– D’autre part, nous ne comprenons pas l’entêtement de Jacques Auxiette à avancer l’hypothétique création d’un Grand Ouest face à la réunification de la Bretagne, quand des éléments objectifs témoignent d’une véritable dynamique régionale autour des territoires composant le Val de Loire du Maine et Loire au Loiret.

M. Auxiette doit reconnaître l’intérêt d’une région Val de Loire composée des départements orientaux de son administration et du Centre. Il doit reconnaître l’intérêt d’une région Vendée-Poitou-Charentes. Et surtout il doit entendre l’exigence démocratique qu’il y a laisser la population de l’ensemble de la Bretagne décider de son cadre et de ses limites administratives.


Ur bladenn nevez-flamm gant Daonet !

19/01/2012

Ur bladenn nevez zo deuet er-maez n’eus ket keit-se, d’an 20 a viz Genver, hini Daonet evel just, he anv « Donemat ». Rock-keltiek enep-faskour evit ho kourc’hemenn ! Meur a wech o deus paotred Daonet roet skoaz deomp, o kemer perzh en Naoned Calling kentañ da skouer. Startijenn a zo ganto a dra sur ha derc’hel brav a reont gant ar stourm. Ur ganaouenn en enor d’ar « barbouilleurs volontaires » zo bet savet ganto ar wech-mañ, « kreionoù du » he anv, sed-aze da heul ar pozioù anezhi. Kit da welet o lec’hienn ha tapit o fladenn kerkent diouzhtu !
Trugarez dezho ur wech ouzhpenn. Stourmomp !

http://daonet.blogspot.com/2012/01/kreionou-du-extrait-et-texte.html

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Nous ne pouvions manquer de vous signaler la sortie le 20 janvier du nouvel album de Daonet, « Donemat » (bienvenue). Cet album de rock-celtique par son titre et sa chanson « no-pasaran » rappelle que quand on lutte pour son peuple et sa culture, on n’oublie pas les autres, au contraire, et on peut aussi lutter contre le fascisme. C’est un groupe plein d’énergie sur scène et qui nous soutient depuis longtemps et nous le prouve encore avec cette chanson « Kreinoù du » (bombes de peinture noire).
Merci à eux. Stourmomp !

http://daonet.blogspot.com/2012/01/kreionou-du-extrait-et-texte.html


Jacques Auxiette, un élu suspect.

18/01/2012

Alors que J. Auxiette, président de la région « Pays-de-la-Loire » refuse tout débat sur la Réunification (refusant même les plateaux où se trouveraient des partisans de l’unité de la Bretagne !) il revient sur l’amendement De Rugy-Le Fur devant un journaliste du Mans (correspondant pour Presse Océan), à l’occasion de sa venue dans la Sarthe. Encore une fois, J. Auxiette refuse de répondre aux arguments des partisans de l’unité, pour réduire la question à un enjeu «identitaire», jamais défendu par 44=BREIZH, mais tellement «dangereux» car à «l’origine de conflit»… Ça ne vous rappelle pas un certain Bernard Accoyer* ?

44=BREIZH, ne trouve pas grand chose à dire aux propos de M. Auxiette. Il est enfermé dans la défense d’intérêts catégoriels et préfère nous dénigrer et nous insulter, plutôt que d’engager un débat.  Nous lui répondons par un petit pastiche du Presse Océan du mardi 17 janvier.

De passage en Loire-Atlantique, le collectif 44=BREIZH
dit « se méfier de Jacques Auxiette

 »


Les réactions de Jacques Auxiette ont le don d’agacer le collectif 44=BREIZH. « Nous nous méfions toujours des élus comme lui et certains de ses amis » nous a répondu le collectif 44=BREIZH jeudi lorsqu’on leur a demandé ce qu’ils pensaient du refus du président de la région Pays-de-la-Loire d’organiser un référendum sur la réunification de la Bretagne. « Il peut évidemment être déçu de présider une région que personne ne connaît,  mais lorsque la mauvaise foi prend le dessus ça conduit toujours à faire passer ses opposants pour des extrémistes. En outre, un élu du PS qui prend en référence un premier ministre UMP pour dénoncer une alliance EELV-UMP à toujours conduit à peu de cohérence. »




« Le choix aux citoyens »


Si le collectif 44=BREIZH se dit étonné d’entendre M. Auxiette souhaiter la création d’une région « grand ouest », alors qu’aucun processus n’a été entamé ou souhaité par les différentes collectivités, il lui paraît « aujourd’hui nécessaire de laisser le choix aux citoyens de choisir leur région ». Sur le fond, le collectif se « méfie dès que l’on met en avant une pensée technocratique visant à imposer ou créer une identité ». Si l’on se réfère à Jacques Auxiette, celui-ci sous-entend même que si on réunifiait la Bretagne il y aurait un « conflit ». Rappelons qu’il parlait « d’annexion » de son territoire à propos de la réunification de la Bretagne. Nous l’avons vu, la situation est tendue entre le président de la région « Pays-de-la-Loire » et le collectif 44-BREIZH à propos de l’amendement « De Rugy-Le Fur » qui, s’il passe le Sénat et le conseil constitutionnel, pourrait permettre à la population et aux départements bretons de se prononcer sur leur unité administrative. En clair, s’il le souhaite, le département de Loire-Atlantique pourrait intégrer la région Bretagne en demandant l’avis à la population des 5 départements bretons. « Dans sa dimension démocratique nous nous interrogeons sur la légitimité de l’existence de découpages et de régions imposés aux populations. Nous croyons savoir qu’ils n’étaient pas très nombreux à les avoir dessinées. » Et une fois n’est pas coutume, le collectif 44=BREIZH met le président de région devant ses contradictions «Quand on pense que Jacques Auxiette dénonce l’absence de consultation des « Pays-de-la-Loire » alors qu’il n’a jamais lancé une consultation sur ce territoire quand c’était possible…»

* Bernard Accoyer, UMP et président de l’assemblée nationale, avait déclaré cette semaine « Ne nous y trompons pas : si nous ratons ce rendez-vous de la responsabilité et du courage, les conséquences économiques et sociales pourraient être comparables à celles provoquées par une guerre », à propos de la victoire du PS aux élections de 2012, soulevant un tolé parmi les élus PS.


Ronan Dantec, sur la loi du referendum d’initiative partagée

18/01/2012

Dans un communiqué publié le jeudi 12 janvier, le collectif 44=BREIZH mentionnait le fait que Ronan Dantec, lors de notre débat organisé le 7 janvier à Saint-Herblain, avait annoncé qu’il ne voterait pas la loi comprenant l’amendement Le Fur-De Rugy permettant d’organiser un référendum sur la réunification de la Bretagne.

Nous retranscrivons à suivre l’intégralité de ses propos qui ne sont aujourd’hui plus d’actualité :
« C’est un amendement à une loi. Une loi sur le referendum d’initiative populaire qui est une mauvaise loi par ailleurs, (…) la loi va repasser au parlement mardi prochain, le 10, rien ne dit (…) que la gauche vote cette loi puisqu’elle n’est pas bonne sur le fond, même si l’amendement, lui, créé des perspectives. Ça, c’est important de ne pas le perdre de vue, parce ce que ça passera quand même à l’assemblée nationale, puisqu’il ne vous a pas échappé que la droite y était largement majoritaire, mais il ne vous a pas non plus échappé que, par contre, au Sénat, elle ne l’est plus, et que si la gauche vote contre à l’assemblée, nous on va aussi voter contre au sénat, pas contre l’amendement mais contre la loi. »


Intervention complète de Ronan Dantec
lors des débats organisés le 7 janvier 2012 par 44=BREIZH

Le lendemain celui-ci rectifiait dans la presse, déclarant que le groupe écologiste au Sénat voterait en faveur du projet de loi. Il est vrai que lors de ce débat, beaucoup pensaient que le groupe PS voterait contre, étant donné les réactions médiatiques, entres autres, du président du groupe à l’assemblée, J.-M. Ayrault. Les députés PS s’étant le mardi suivant abstenu lors du vote de l’assemblée, Ronan Dantec a annoncé qu’il voterait la loi au Sénat.

Le collectif 44=BREIZH encourage les sénateurs a voter la loi sur le referendum d’initiative partagée. Même si cette loi donne à l’initiative populaire un caractère quasiment infaisable, c’est la première fois que la loi permettrait au peuple breton de s’exprimer clairement sur la question. La loi prévoit que n’importe quel département puisse enclencher le processus. Mais cette question se posant uniquement dans le département de Loire-Atlantique et en région administrative Bretagne, il est clair que l’amendement nécessitant l’appui d’une grande partie de la population ne pourrait être applicable que sur la question d’une Bretagne réunifiée et non sur celle du Grand Ouest comme l’ont avancé plusieurs élus UMP (C. Priou, F. Louvrier, … ).


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