Jacques Auxiette, un élu suspect.

18/01/2012

Alors que J. Auxiette, président de la région « Pays-de-la-Loire » refuse tout débat sur la Réunification (refusant même les plateaux où se trouveraient des partisans de l’unité de la Bretagne !) il revient sur l’amendement De Rugy-Le Fur devant un journaliste du Mans (correspondant pour Presse Océan), à l’occasion de sa venue dans la Sarthe. Encore une fois, J. Auxiette refuse de répondre aux arguments des partisans de l’unité, pour réduire la question à un enjeu «identitaire», jamais défendu par 44=BREIZH, mais tellement «dangereux» car à «l’origine de conflit»… Ça ne vous rappelle pas un certain Bernard Accoyer* ?

44=BREIZH, ne trouve pas grand chose à dire aux propos de M. Auxiette. Il est enfermé dans la défense d’intérêts catégoriels et préfère nous dénigrer et nous insulter, plutôt que d’engager un débat.  Nous lui répondons par un petit pastiche du Presse Océan du mardi 17 janvier.

De passage en Loire-Atlantique, le collectif 44=BREIZH
dit « se méfier de Jacques Auxiette

 »


Les réactions de Jacques Auxiette ont le don d’agacer le collectif 44=BREIZH. « Nous nous méfions toujours des élus comme lui et certains de ses amis » nous a répondu le collectif 44=BREIZH jeudi lorsqu’on leur a demandé ce qu’ils pensaient du refus du président de la région Pays-de-la-Loire d’organiser un référendum sur la réunification de la Bretagne. « Il peut évidemment être déçu de présider une région que personne ne connaît,  mais lorsque la mauvaise foi prend le dessus ça conduit toujours à faire passer ses opposants pour des extrémistes. En outre, un élu du PS qui prend en référence un premier ministre UMP pour dénoncer une alliance EELV-UMP à toujours conduit à peu de cohérence. »




« Le choix aux citoyens »


Si le collectif 44=BREIZH se dit étonné d’entendre M. Auxiette souhaiter la création d’une région « grand ouest », alors qu’aucun processus n’a été entamé ou souhaité par les différentes collectivités, il lui paraît « aujourd’hui nécessaire de laisser le choix aux citoyens de choisir leur région ». Sur le fond, le collectif se « méfie dès que l’on met en avant une pensée technocratique visant à imposer ou créer une identité ». Si l’on se réfère à Jacques Auxiette, celui-ci sous-entend même que si on réunifiait la Bretagne il y aurait un « conflit ». Rappelons qu’il parlait « d’annexion » de son territoire à propos de la réunification de la Bretagne. Nous l’avons vu, la situation est tendue entre le président de la région « Pays-de-la-Loire » et le collectif 44-BREIZH à propos de l’amendement « De Rugy-Le Fur » qui, s’il passe le Sénat et le conseil constitutionnel, pourrait permettre à la population et aux départements bretons de se prononcer sur leur unité administrative. En clair, s’il le souhaite, le département de Loire-Atlantique pourrait intégrer la région Bretagne en demandant l’avis à la population des 5 départements bretons. « Dans sa dimension démocratique nous nous interrogeons sur la légitimité de l’existence de découpages et de régions imposés aux populations. Nous croyons savoir qu’ils n’étaient pas très nombreux à les avoir dessinées. » Et une fois n’est pas coutume, le collectif 44=BREIZH met le président de région devant ses contradictions «Quand on pense que Jacques Auxiette dénonce l’absence de consultation des « Pays-de-la-Loire » alors qu’il n’a jamais lancé une consultation sur ce territoire quand c’était possible…»

* Bernard Accoyer, UMP et président de l’assemblée nationale, avait déclaré cette semaine « Ne nous y trompons pas : si nous ratons ce rendez-vous de la responsabilité et du courage, les conséquences économiques et sociales pourraient être comparables à celles provoquées par une guerre », à propos de la victoire du PS aux élections de 2012, soulevant un tolé parmi les élus PS.


44=BREIZH lance un grand concours pour la nouvelle charte graphique des « Pays-de-la-Loire » !

13/01/2012

Dans sa quête désespérée pour se créer une identité, la région des « Pays de la Loire » projette une nouvelle fois de refondre sa charte graphique. Encore ? Et oui, encore !
Visiblement la dernière charte graphique commandée en 2006 n’est pas satisfaisante aux yeux des communicants de la région. Une charte graphique qui avait essuyée les critiques du collectif 44=Breizh à l’époque pour son coût exorbitant (autour de 110.000 euros pour le seul logotype *) et surtout son inutilité flagrante.

Déjà en 2006, la région PDL se faisait faire un nouveau logo… pour 110.000 € !
Cette fois, ce sera une nouvelle charte graphique…

Cette fois, les prétentions sont plus « modestes » puisque l’appel d’offre mentionne une prestation incluse entre 5.000 et 40.000 euros HT.

Pour épargner de l’argent à la collectivité, 44=Breizh propose gratuitement une identité visuelle nouvelle, dans la droite ligne du précédent. Pour accompagner ce logotype, notre collectif propose un slogan prometteur qui, on n’en doute pas, renforcera l’image de région à l’international : «régionpauté des Pays de Groloire, une région qui n’en veut».

Tout un chacun peut proposer son propre projet ! C’est pourquoi 44=Breizh lance un grand concours pour redéfinir l’identité visuelle de la région. Nous vous invitons à envoyer vos contributions avant le vendredi 17 février, date de clôture de l’appel d’offre, aux personnes directement concernées : ghislaine.zacharie@paysdelaloire.fr ou nelly.guilbaud@paysdelaloire.fr en précisant bien l’objet suivant :
« réponse au marché portant sur l’évolution de la charte graphique de la Région des Pays de la Loire (ref 12-1783). »

Envoyez une copie au collectif 44=BREIZH : collectif.44breizh[at]gmail.com (enlevez [at] et remplacez par @).

44=BREIZH publiera les travaux et propositions que nous aurons reçus. Nous publions ici les premières contributions, notamment celles de Sven Jelure du blog la méforme d’une ville :

* (ces chiffres ne prennent évidemment pas en compte l’application de cette charte graphique sur les bâtiments, trains, cars, etc …)

Blog « La méforme d’une ville » :
http://lameformeduneville.blogspot.com/2012/01/fin-de-charte.html

Liens vers l’appel d’offre :
https://marchespublics.paysdelaloire.fr/index.php?page=entreprise.EntrepriseAdvancedSearch&AllCons&refConsultation=7699&orgAcronyme=t5y

http://www.boamp.fr/index.php?action=pdfIdentifiant&identifiant=12-1783&num_parution=MAPA&num_annonce=12-1783


Le vice-président des Pays de la Loire pour la Réunification de la Bretagne !

04/01/2012

Les élus des groupes EELV – UDB – Alternatifs de la ville de Nantes et de Nantes Métropole viennent de publier un communiqué de soutien à l’amendement déposé par F. De Rugy et M. Le Fur le 21 décembre dernier en faveur d’une consultation populaire sur la question de l’unité administrative de la Bretagne.
http://www.udb44.info/article-les-elus-municipaux-eelv-udb-et-alternatifs-de-nantes-et-de-nantes-metropole-soutiennent-l-amendeme-96061468.html

Jean-Philippe Magnen, étant aussi conseiller municipal EELV à la mairie de Nantes, est donc le premier vice-président de la région Pays-de-la-Loire a soutenir de manière si significative une résolution démocratique de la partition administrative de la Bretagne.

Jean-Philippe Magnen, vice-président des PDL

Alors que le président des Pays de la Loire  avait qualifié cet amendement d’ «anti-démocratique» et  Christophe Clergeau «d’inique» , le vice-président des PDL affirme le contraire en déclarant de le commmuniqué que «les habitant-e-s de la Loire-Atlantique ont le droit inaliénable de décider quelle entité régionale ils et elles veulent intégrer. [Qu’il] s’agit là d’une simple exigence démocratique».

Le fait qu’un vice-président de la région PdL reconnaisse la nécessité d’une consultation populaire sur les départements directement concernés par la réunification, montre qu’il y a bien, dans les conditions actuels un blocage démocratique. La démocratie est donc plutôt du côté de ceux qui veulent donner la possibilité aux habitants de toute la Bretagne (44 inclus) de se déterminer. Se déterminer sur un projet qui mobilise la population depuis des années et sans jamais faiblir. Rappelons que ceux qui comme J. Auxiette réclament qu’on demande l’avis des autres département des PdL, n’ont jamais voulu entamer de réel processus sur cette question alors qu’ils en ont le pouvoir.

Fillon, Auxiette et Ayrault, 3 bloqueurs de la Réunification

Alors que l’élite PS nantaise parlait d »un amendement «contraire à la démocratie», «inutile», «d’arrière garde», et même de «niaiserie anachronique (..) infantile et méprisable» (G. Goureaux, PS),  force est de constater que pas moins de 21 élus de la majorité de Jean-Marc-Ayrault à Nantes et Nantes Métropole soutiennent directement cet amendement.

A la mairie de Nantes comme au conseil régional des PDL, il devient dans ces conditions plus que difficile de se cacher derrière des arguments méprisants ou récusants le débat («ça dessert la gauche», «c’est pas le moment», «ce n’est pas la priorité des citoyens», …).

Les responsables locaux du PS ne peuvent continuer de jeter les anathèmes pour mieux éluder la question. C’est une question de respect de la démocratie.

Nous regrettons par ailleurs que d’autres responsables du PS, favorables à la Réunification, comme P. Mareschal, ne se soit pas plus exprimé pour défendre le processus. De même des peu de députés de l’ensemble de la Bretagne présents ce jour là, ceux du PS ont rappelons-le voté pour (J.-J. Urvoas, M. Lebranchu). Quant à P. Grosvalet, actuel président du Conseil Général de Loire-Atlantique, nous l’invitons à s’exprimer clairement sur le sujet et à répondre des engagements adoptés par le Conseil Général sur la question.

Le collectif 44=BREIZH félicite les élus qui se positionnent en faveur de la réunification et les invitent à venir assister à la conférence sur le thème « La réunification qu’est ce qui bloque, qu’est ce qui débloque » à Saint-Herblain ce samedi :
https://44breizh.com/2011/12/20/samedi-7-janvier-repas-de-soutien-aux-inculpes-journee-debat-et-informations-sur-la-reunification/

– A partir de 19h, repas de soutien aux inculpés de la Réunification.
Vous pouvez réserver votre repas directement via Paypal en cliquant sur le bouton “Ajouter au panier” ci-dessous :


Des élus bien décidés à bloquer la réunification

27/12/2011

Dans un article de son blog, Christophe Clergeau, secrétaire régional du Parti Socialiste, 1er vice-président du conseil régional des Pays de la Loire, 1er adjoint au Maire de Sainte-Luce-sur-Loire, dénonce l’amendement porté par neuf députés à l’assemblée nationale. A la manière de Stéphane le Foll, proche de François Hollande, M. Clergeau proclame que la réunification n’est pas un sujet prioritaire. Pire, selon lui, M. de Rugy aurait discrédité la gauche auprès des classes populaires par sa prise de position en faveur de l’unité de la Bretagne. Selon les divers analystes politiques il ne semble pourtant pas apparaître que les classes populaires est attendus les militants de la réunification pour déserter l’électorat du PS. Le problème n’est donc pas là.

Le moussaillon Christophe Clergeau et le capitaine Jacques Auxiette :
ensemble, tout est possible pour faire naviguer la galère « Pays de la Loire »…

Il est donc amusant de constater que selon ces deux cadres du PS  la question n’intéresserait pas les citoyens. Malgré la récurrences des mobilisations et manifestation en faveur de la Réunification. Le débat est en fait très présent dans toute la Bretagne, les conseil généraux de Loire-Atlantique, du Morbihan et le conseil régional de Bretagne ont émis des vœux pour la réunification. Mais pourquoi font ils cela ?  Sont ils, comme le dit M. Clergeau, tournés vers une vision passéiste de l’aménagement du territoire et hors des sujets vus comme prioritaires par les citoyens ? La question de la réunification n’est pas à mettre en concurrence avec les problématiques liées à l’emploi, le logement et la précarité. Il s’agit d’une réorganisation administrative de l’ouest de l’hexagone vers des collectivités qui seront justement mieux à même de répondre aux enjeux démocratiques, économiques, sociaux et humains, dans l’intérêt du plus grand nombre. En bref, des territoires et des populations non plus tournés vers Paris et les intérêts de quelques familles de notables, mais vraiment acteurs de leurs choix, comme dans le reste de l’Europe de l’Ouest en fait.

François Fillon et le même Jacques Auxiette,
lors de l’inauguration
du buste d’Olivier Guichard (1er président —non-élu— de la région PDL)

On en vient donc à l’argument avancé par M. Fillon et divers cadres du PS, celui du caractère « anti-démocratique » du droit des bretons à décider de leur cadre territorial. Selon Christophe Clergeau l’amendement serait « inique » car permettrait de « disposer de la capacité de détruire une région sans demander l’avis de ses habitants ». Un argument erroné du fait qu’il laisse croire que la région Pays de la Loire serait une entité autre qu’administrative, qu’il y aurait un attachement de la population, une histoire, une vraie réalité sociale des Pays de la Loire. Soyons clair tous les habitants de cette entité s’en foutent, en 1999 un sondage montrait que près de la moitié (45%) des habitants de la dite région ne connaissait même pas le nom de « Pays de la Loire ». Une autre étude de  2006, commandée par France 3 Ouest, montrait que 61% des habitants de la Sarthe, du Maine-et-Loire, de Vendée et Mayenne, étaient favorables à la réunification de la Bretagne. Les plus virulents à défendre les PdL, se sont surtout ceux qui dépendent de ses subsides comme M. Auxiette et M. Clergeau.

Faut-il consulter les populations des autres départements des Pays de la Loire ? Oui, tout à fait, un projet démocratique ne peut se faire que par une consultation. Cependant, il serait plus logique que les autres départements n’aient pas à décider de l’avenir des habitants du 44 à leur place. A eux, et leurs représentants, de se poser des questions, de demander à statuer sur ce que eux voudraient dans le cas de plus en plus concret où la Bretagne et les Bretons s’unissaient dans un même cadre administratif régional. Nous faisons ici référence au projet proposé depuis des années par les militants de la réunification de la Bretagne, tellement auto-centrés sur eux mêmes qu’ils ont également pensé aux autres départements via la proposition de création des régions du Val de Loire et de Vendée-Poitou Charente.

Quel est le fond du problème ? Pourquoi les élus, notamment du Parti Socialiste Nantais, sont tellement opposés à une refonte des régions de l’ouest de l’Hexagone qui répondraient aux réalités sociales et culturelles ?  Parce qu’ils ont un projet tout fait en tête : le Grand Ouest, que Mr Clergeau cache derrière le nom de « Loire-Bretagne ». Si la question de la réunification n’intéresse pas les bretons, force est de constater que le Grand Ouest ne leur effleure même pas l’esprit. Pourtant les élites locales portent ce projet dit d’avenir depuis des dizaines d’années. La réunification de la Bretagne serait un projet « passéiste », mais nous leur rappellerons que le Grand Ouest « projet d’avenir », était déjà défendu par les élites nantaises sous le régime de Vichy.

La région Pays de la Loire est déjà entièrement construite pour Nantes, au détriment des autres départements. Mais cela ne semble en fait pas suffire à messieurs Ayrault, Clergeau et consort, ils se verraient bien être à la tête de la capitale d’un territoire plus vaste, englobant la Bretagne administrative et pourquoi pas le Poitou-Charente. Cette vision hégémonique de Nantes, au détriment des autres territoires et d’un aménagement équilibré et homogène, est donc le projet « d’avenir » défendu par ces élus.

Des élus qui passent beaucoup de temps à promouvoir une région mal identifiée au niveau local comme international. En bref, des élus comme M. Clergeau qui plutôt que de cumuler les mandats et de s’émoustiller « en entendant une cornemuse à Nantes » devrait penser à une réorganisation des régions au profit de la population et non d’intérêts personnels.


Le Télégramme : « Coup-d’éclat des Pro-Réunification »

22/12/2011


Ouest-France : « Un amendement symbolique pour la Réunification bretonne »

22/12/2011

Article paru le 22/12/2011 dans le Ouest-France dans l’édition de Loire-Atlantique et différent de l’édition « B4 » (région administrative Bretagne).

Édition de la région administrative Bretagne (B4) :


Amendement réunification Bretagne : La mauvaise foi démocratique de J. Auxiette et J.-M. Ayrault et le silence de P. Grosvalet

22/12/2011

Hier matin à l’assemblée nationale, sur vingt-cinq députés présents, plus d’une dizaine de députés bretons, des cinq départements, de l’UMP, du PS et d’EELV, ont voté un amendement modifiant l’article L. 4122-1-1 du code des collectivités territoriales. Cet amendement permet à la Loire-Atlantique de « demander, sur proposition d’un cinquième des membres de son assemblée délibérante, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales dans ce département, une modification des limites territoriales de sa région d’appartenance » ceci sans que la région des Pays de la Loire ne puisse s’y opposer.

Selon Jacques Auxiette, l’amendement voté par l’assemblée hier matin serait « contraire à l’idée qu’il se fait de la démocratie : comment modifier le contour d’un territoire sans demander leur avis à tous les habitants de ce territoire ? ». J.-M. Ayrault reprend le même argument : « une consultation réservée à la région Bretagne et à la seule Loire-Atlantique n’est pas respectueuse des habitants des autres départements des Pays de Loire ». Ils oublient volontairement de mentionner que lors du découpage administratif de la France et à toute les étapes de la régionalisation de 1972 à 2003, on n’a jamais demandé aux habitants de la Loire-Atlantique mais aussi de la Sarthe, de la Vendée, de la Mayenne et du Maine-et-Loire s’ils souhaitaient se voir imposer les limites administratives de la région « Pays de la Loire ». De plus, rien n’a jamais empêché M. Auxiette de proposer un référendum sur le changement des limites administratives de la région à tous les habitants des « Pays de la Loire ». Pourqui ne l’a-t-il jamais fait ? C’est bien parce qu’il y a une situation de blocage entretenue par l’exécutif de la région « Pays de la Loire », que la modification de la loi est nécessaire pour que puisse être consultés les habitants. Quelle proposition fait M. Auxiette pour régler cette question sociale et politique récurrente qu’est l’unité administrative de la Bretagne ? Aucune. Des propositions étayées ont été faites depuis de nombreuses années par les partisans d’une modification logique et démocratique des régions de l’Ouest de l’Hexagone. M. Auxiette refuse de les envisager malgré l’intérêt qu’elles représentent aux yeux de plusieurs responsables locaux de Sarthe ou de Vendée. Il entretient la partition administrative de la Bretagne et le blocage démocratique au nom de ses propres intérêts et de ce qu’il considère comme son territoire.

D’ailleurs M. Auxiette rapporte vite fait ses soucis de démocratie à des soucis plus électoralistes quand il déclare que cette initiative empêcherait de « traiter des vraies priorités dans la campagne électorale ».

Contrairement à ceux qui voudraient comme M. Ayrault enfermer une Bretagne unie dans une vision étriquée et passéiste, nous affirmons qu’elle est le seul projet démocratique et populaire proposé au niveau territoriale et qui prend conscience de sa dimension internationale.

J.-Y. Le Drian, président du Conseil Régional de Bretagne, se félicite de cet amendement. « Le vote de ce matin nous montre que les institutions peuvent parfois remettre l’Histoire en marche », note-t-il. A lui de nous montrer qu’il veut participer à cette remise en marche. Quant à M. Grosvalet, président du Conseil Général de Loire-Atlantique, il ne doit pas avoir de position attentiste. Il a voté le vœu pour la réunification de la Bretagne en 2001 et 2004, il a présidé la commission mixte Loire-Atlantique / région Bretagne, et même s’il a dit ne pas vouloir faire une priorité de ce sujet il a déclaré s’inscrire dans la continuité des engagements pris par le CG44. Cet amendement est clairement une nouvelle étape de l’unification administrative de la Bretagne, et il doit s’en saisir pour affirmer une fois pour toute s’il est dans ce processus ou non.

Dès à présent nous appelons le Conseil Général à prendre acte de l’adoption de ce nouvel amendement qui donne à la Loire-Atlantique la possibilité de réitérer officiellement, comme en 2001 et 2004, un vœu sur la réunification de la Bretagne. Nous attendons aussi que la commission mixte région Bretagne/Loire-Atlantique se réunisse de nouveau et envisage au regard des nouvelles dispositions de faire un nouveau pas dans la construction de l’unité administrative de la Bretagne.

Nous ne commenterons pas les propos de Franck Louvrier, délégué du sarkozysme dans la métropole nantaise, qui a dit suite à cet amendement  être « résolument favorable au rattachement de Nantes à la Bretagne et à la création d’un Grand Ouest ». Au moins le député maire et le président de région ont l’honnêteté d’affirmer leur position plutôt que de se satisfaire d’une posture contradictoire n’étant qu’un élément de communication vide de sens. 


Martine à Nantes

21/09/2011

Martine Aubry était en visite hier à Nantes et, sur la Réunification de la Bretagne… elle n’a rien dit ! Ni dans Ouest-France, ni dans Presse-Océan, aucun journaliste n’a semble-t-il osé aborder le sujet.

Il faut aller rechercher sur le site du Télégramme pour entendre la présidentiable se positionner à ce sujet. Et la réponse est la même que Sarkozy avait faite devant le congrès des maires à Vannes l’année dernière : « c’est à la population de décider ». Encore une fois le Parti Socialiste, comme l’UMP, laisse la population bretonne devant une impasse. Car s’ils déclarent généreusement que c’est aux habitants de décider, nous sommes toujours dans l’impasse quant à la possibilité qu’un jour la population bretonne puisse s’exprimer réellement à ce sujet.

Jean-Yves Le Drian (président PS CR Bretagne) et Patrick Mareschal (ex président PS CG 44) nous ont plusieurs fois répété que la balle était « dans le camp de l’État », alors que Joel Batteux (maire PS de St-Nazaire) se disait satisfait en mai dernier de l’élection de Philippe Grosvalet (PS) à la tête du Conseil Général de Loire-Atlantique car il était sûr que l’homme « n’organiserait pas de référendum sur la question de l’unité de la Bretagne ». Quant à Jacques Auxiette (président PS CR PdL), pas de besoin de rappeler ses positions ouvertement hostile à toute idée d’une démocratie réelle en Bretagne qui puisse aboutir à l’unité territoriale.

Les propos vides de sens de Martine Aubry ne sont en fait pas étonnants, tant elle sait l’attachement des bretons dans leur ensemble à cette revendication et alors qu’elle compte Jacques Auxiette parmi ses soutiens. C’est d’ailleurs dubitatif que nous accueillons ses déclarations de Nantes sur sa volonté « d’une justice indépendante », alors même que son soutien Jacques Auxiette, a reconnu que les frais de réparation demandés par la région PdL et le parquet de Rennes dans l’affaire des 6 barbouilleurs volontaires, étaient à la mesure de l’ensemble des dégradations pro réunification que la région subit et non en lien avec les actes pour lesquels ils ont été jugés.

Face à des dirigeants PS qui disent que c’est à nous de décider, d’autres qui nous disent que c’est à l’État français, et d’autres qui nous disent que ce n’est pas la peine d’espérer, nous ne pouvons que constater l’impasse démocratique dans laquelle nous nous trouvons. Ce qui est sûr c’est que toutes positions attentistes ne nous permettra pas d’avancer sur le chemin de l’unité de la Bretagne, et que les actions de désobéissances civiles s’en trouvent forcément confortées. D’autant qu’il n’y a pas à espérer plus de la part de François Hollande en meeting ce soir à Nantes.

Le Collectif 44=BREIZH