Le 18 juin 2011 doit marquer une nouvelle étape pour la “Bretagne en résistance”

29/06/2011

Plus de 40 ans de lutte

Le 18 juin 2011 aura été en terme de mobilisation et d’organisation une réelle démonstration de force de la revendication pour l’unité territoriale de la Bretagne. Sur l’ensemble de la journée, manifestation et fête en plein air le soir, on peut estimer la participation de 5000 à 7000 personnes. Beaucoup plus que pour la fresque humaine «44=BZH», qui eut lieu au même endroit l’année dernière et qui était déjà un beau succès. C’était la onzième manifestation ayant lieu en Loire-Atlantique pour réclamer l’unité administrative de la Bretagne (1976, 1981, 1998, 1999, 2001, 2003, 2003, 2005, 2008, 2010, 2011). Sur la dernière décennie, la manifestation «Bretagne en résistance» est sans doute celle qui aura amené le plus de monde avec celles de 2001 et 2008. La fresque humaine de 2010, avait interpellé par son originalité (2000 personnes s’étaient retrouvées pour inscrire un 44=BZH sur le sol du hangar à Bananes, voir parmi les photos ci-dessous), celle de 2011 sera sans doute la marche (10km !) qui aura fait passer un pas au niveau de la jeunesse et de la détermination des manifestants.

L’action de barbouillage du palais de région, la solidarité et la diversité des organisations présentes devant celui-ci, faisant face aux gardes mobiles, témoignent d’une réelle frustration face à un dossier qu’aucun responsable politique semble ne vouloir réellement régler. Ceux-ci, à commencer, par le nouveau président du CG 44 (Philippe Grosvalet) doivent en prendre la mesure et se positionner pour une solution réelle de la partition de la Bretagne.

Des évolutions lentes et symboliques à dépasser

En 2001, la mobilisation avait entraîné le vote d’un vœu sur la réunification de la Bretagne par le Conseil Général de Loire-Atlantique, alors que celui-ci était encore dirigé par André Trillard. Un vœu, seulement, mais qui marque officiellement le département de Loire-Atlantique comme breton : «le Conseil Général demande au Gouvernement d’organiser le débat public et les consultations nécessaires, puis d’initier le processus législatif permettant de réunir les cinq Départements bretons (…)». Depuis celui-ci, et jusqu’à l’ouvrage «Les Pays de la Loire, une région française dans le monde d’aujourd’hui»* par Jacques Auxiette, qui affirmait une réalité historique à la région des PdL à l’aide d’une pièce de monnaie circulant de 1182 à 1186, plus aucun responsable politique ne se livre à une remise en cause de l’appartenance historique et culturelle, actuelle et ressentie, du pays nantais à la Bretagne. Ceci n’a pas toujours été le cas. Le vœu de 2001 aura été un argument très utilisé par les acteurs de la Réunification, et il est un point significatif de l’histoire de notre lutte comme jamais n’avaient pu l’être les prises de positions des années 80 qui étaient liées au processus de décentralisation.

 

Entre 2004 et 2010, l’existence au sein de la majorité du conseil régional de Bretagne de conseillers autonomistes et fédéralistes, et la présence de l’ancien président du CUAB (Comité pour l’Unité Administrative de la Bretagne) Patrick Mareschal à la tête du département de la Loire-Atlantique, auront permis la création d’un comité mixte Loire-Atlantique-Bretagne administrative. Un premier travail en commun, qui prolonge le vœu de 2001 et la résolution de 2004 du Conseil Régional de Bretagne. Cette commission qui ne s’est réunie que 6 fois en 6 ans, n’aura eu de succès que dans des domaines culturels ou patrimoniales. Bien que l’exposition sur les marches de Bretagne avec son colloque et sa demande d’inscription au patrimoine de l’UNESCO, ait pu participer un tant soit peu à la prise de conscience de l’intégrité du territoire breton, il ne s’agit d’avancée que de l’ordre de l’ultra symbolique. Par ailleurs, nous pouvons légitimement nous demander si la participation de groupes et entreprises de Loire-Atlantique, à la Breizh Touch, au marché international du disque et de l’édition musical, au festival inter-celtique ou à la Fest Yves, nécessite l’existence de la commission mixte. Ce sont malheureusement les projets qui auraient permis de créer des bases durables en vue d’une future réunification qui n’ont pas vus le jour. Les projets de réseau breton de solidarité internationale, de charte pour la gestion intégrée de la zone côtière, de mise en réseau des ports maritimes, de conférence territoriale de Bretagne, en sont autant d’exemples qui restent quasiment sans suivis. Le fait que la campagne de communication parisienne du Comité Régional de Tourisme ait exclue la Loire-Atlantique, malgré des accords sortis de la commission mixte, montre cet échec. Cette commission mixte n’a, en fait, clairement pas les moyens de ses objectifs qui étaient selon P. Mareschal de créer les synergies et les outils qui faciliteront la réunification de la Bretagne. On ne peut que constater que, pour l’instant, cette commission n’a pas réussi à mettre en place des outils pérennes dépassant des cadres ponctuels et symboliques de coopération. Élaborer de vraies politiques territoriales à l’échelle de toute la Bretagne, ne pourra se faire qu’avec une unité administrative de la Bretagne, ou du moins un outil institutionnel qui la préparera réellement. Enfin on peut se poser la question de la cohérence de cette commission qui rappelait en 2009 «la constance de son engagement en faveur de la réunification de leurs territoires», qui, si elle continue, sera présidée pour la Loire-Atlantique par Philippe Grosvalet qui se déclare comme opposant à l’avancée de ce dossier.

En 2009, la commission Balladur chargée par le chef de l’Etat français de redéfinir le cadre des collectivités territoriales, a amené un grand espoir pour une bonne part de la population sensible à la cause de l’unité territoriale. Le rapport aurait prévu de faire passer les régions métropolitaine de 22 à 15 en créant notamment une collectivité bretonne représentant l’ensemble de son territoire. C’est ce qui était annoncé en tout cas dans la presse, avant que ne court le bruit de pressions de personnages locaux haut placés, qui auraient fait retirer cette proposition au dernier moment. Surtout, la réunification aura enfin été présenté comme un problème sérieux par la presse. Tellement sérieux que, dans la crainte de voir son poste ébranlé, Jacques Auxiette en a perdu son sang froid en assimilant la réunification à une «annexion des temps modernes, voire d’une certaine forme de colonisation»**. Au final, ont peut aujourd’hui conclure que cette nouvelle «décentralisation» décidée à Paris ne permettra pas la réunification et encore moins la possibilité d’une collectivité démocratique en Bretagne. Les moyens de financement se recentralisent la capacité de la région et du département à se déterminer sur l’unité territoriale se limitant toujours au bon vouloir de la région des PdL.

Suite à la manifestation du 18 juin, la vice-présidente du Conseil régional de Bretagne a annoncé la mise en place d’un comité de suivi sur la question de l’unité administrative… Que peut-on en attendre ? D’autant qu’il semble fermer aux organisations de la société civile, qu’on ne sait si des représentants de Loire-Atlantique y siègeront…

Changer de vitesse

Si des revendications politiques concrêtes animent ces manifestations, force est de constater qu’elles ne sont pas clairement prisent en compte par les médias et les institutions. Le 18 juin ou la semaine d’avant Kawan, beaucoup de personnes semblent être passé à côté de la «plateforme pour l’unité administrative de la Bretagne» supportée par Bretagne Réunie et 44=Breizh ou de l’appel du 9 avril 20011 «Un dazont evit hor yezh» signé par Ai’ta, SLB, 44=Breizh, Breizhistance, UDB, Skeudenn Bro Roazhon, … Pourtant ces plateformes, issus de travaux collectifs et consensuels, élaborent de manières concrêtes des solutions pour avancer vers une prise en compte réelle de nos revendications. Sûr qu’une plus large diffusion et une valorisation de ces travaux (chacun joue-t-il son rôle ?) permettra d’éviter les stéréotypes douteux qui ressortent des articles de presse-océan ou ouest-france «ils sont fiers ces bretons…», «au son des binious et des cornemuses…», «derrière leurs drapeaux et chapeaux bretons», etc.
La question que nous posons est bien une question de démocratie, pas une question folklorique.

 

Les revendications du 18 juin étaient claires et concrètes :
– d’une part création d’une filière de breton à la fac de Nantes & diffusion télévisuelle et radiophonique d’émissions en langue bretonne,
– et d’autre part modification des lois L. 4122-1 et L. 72.1 & exiger la possibilité aux bretons de se déterminer sur la question.

La réponse faite par le président du Conseil Général de Loire-Atlantique, affirmant être «ni pour ni contre» la réunification et insistant sur le fait de «privilégier une nouvelle étape de la décentralisation avant la question du découpage régional» n’est clairement pas celle que nous attendons. Où sont passés les engagements du Conseil Général de Loire-Atlantique ? La question territoriale doit être réglée en même temps que celle du statut d’une nouvelle collectivité bretonne, si l’on ne veut creuser le sentiment d’injustice et l’attente existant en Loire-Atlantique.

Alors qu’une manifestation est annoncée pour mars 2012 à Quimper, pour la langue (?), que la réforme territoriale est censée rentrer en vigueur en 2014, que le président de la région Bretagne dit «être jaloux» du statut du Pays de Galle, il est sans doute temps de poser clairement et collectivement la question du statut général de la Bretagne. Un statut qui intégrera pleinement la Loire-Atlantique et permettant au peuple breton de se doter des outils institutionnels lui permettant de se déterminer librement tant sur la question territoriale que sur la question linguistique.

La Bretagne doit continuer à résister au-delà du 18 juin. Cela passe par la construction de nos propres alternatives à la centralisation de l’Etat français à la base, ici en Bretagne.

* Quelques années auparavant, Jean Ollivro et Joseph Martray sortaient deux ouvrages aux titres étrangement semblables «La Bretagne réunifiée, une véritable région européenne ouverte sur le monde», et «La Bretagne au cœur du monde nouveau». Rappelons que la sortie et la promotion de l’ouvrage de Jacques Auxiette en février 2007 avait été gêné par la toute première action du GIR :
https://44breizh.com/2007/06/05/groupe-dintervention-reunification/

** Sur France 3 & RMC :
http://www.rmc.fr/blogs/lesgrandesgueules.php?post/2009/02/27/La-commission-Balladur-veut-casser-le-pouvoir-des-elus-Jacques-Auxiete


http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=14242


RAPPEL : réunion publique de présentation de 44=BREIZH demain (vendredi 24/06) à NANTES !

23/06/2011

Suite à la manifestation pour la réunification de la Bretagne de samedi dernier, le collectif 44=BREIZH continue la lutte et vous invite à une réunion de présentation de notre collectif ouvert à toutes les personnes souhaitant éventuellement nous rejoindre ou nous soutenir.

Vous vous demandez comment participer activement à la lutte pour la Réunification de la Bretagne ? Comment fonctionne le collectif 44=Breizh et comment le rejoindre ? Ce que l’on entends par « propagande couteuse des Pays de la Loire » ? Pourquoi la Réunification ne se fait pas alors qu’il y a eu des débats sur ce sujet en 2009 ? … ?

Alors venez nous rencontrer demain pour en parler !


La réunion a lieu ce vendredi 24 juin à 19H30 au pub le « Macallan », 1 rue rameau à Nantes.


CHARTE 44=BREIZH DE LA JEUNESSE BRETONNE POUR L’UNITÉ ADMINISTRATIVE DE LA BRETAGNE :

1. Le territoire Breton correspond aux neuf pays traditionnels de Bretagne et aux cinq départements actuels (Côtes d’Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, Morbihan)
2. 44=BREIZH est un collectif de jeunes individus militant pour la Réunification administrative de la Bretagne, contre les discriminations liées à la partition et contre la propagande de la région des « Pays de la Loire »
3. 44=BREIZH poursuit également un but de formation et d’autoformation de la jeune génération bretonne sur la question de la résolution de la partition administrative de la Bretagne
4. 44=BREIZH est une organisation a-partisane s’opposant à toutes formes de discriminations
5. 44=BREIZH légitime et s’inspire des actions liées à la non violence active et à la désobéissance civile
6. La Réunification n’est pas un but en soit, 44=BREIZH place la Réunification dans un processus d’évolution institutionnelle, politique sociale et culturelle favorable au peuple breton. Il n’appartient pas à 44=BREIZH de déterminer le caractère de cette évolution

Si vous auriez voulu participer à cette réunion mais que vous n’êtes pas disponibles, merci de nous contacter sur collectif.44breizh@gmail.com pour organiser une autre entrevue !

Le collectif 44=BREIZH


Plus de 5000 bretonnes et bretons en résistance ont marché vers le palais des Pays de la Loire !

18/06/2011

Nous étions 5000 a parcourir les 10 km de cette première marche qui nous a amené à venir protester contre le symbole de la partition de la Bretagne. Des milliers de citoyens déterminés à montrer la lassitude et la colère d’une situation qui reste depuis trop longtemps sans réponse démocratique de la part des institutions.

 

Une motivation sans précédent accompagnait les manifestants. En effet, le cortège a pris le nouveau pont Eric Tabarly, menant au centre ville par le château des ducs de Bretagne, rallongeant le parcourt initial de deux kilomètres ! Les actes de barbouillages dans les rues nantaises, le concours de jet d’œufs de peinture sur le palais de région, auront marqué la solidarité populaire qui existe autour des barbouilleurs volontaires sous le coup de procédures judiciaires. Le palais de région était sous surveillance policière… Malgré la volonté des manifestants de rester dans le cadre d’actes pacifiques et symboliques, un manifestant se sera fait arrêter entrainant une certaine tension. Une arrestation inutile qui aurait bien faillit dégénérer. Mais voilà le commissaire Bouhier s’est pris un peu de peinture sur la casquette, et n’a pas apprécié… C’est en tout cas ce que semble avoir dit les policiers qui ont interrogé Jérôme*, militant au collectif 44=Breizh, qui est sorti il y a une petite heure du commissariat.


Actuellement, la fête pour l’unité de la Bretagne et nos droits démocratiques, linguistiques et culturels continue ! D’autres personnes arrivent pour les concerts d’Unité Maü Maü, Alan Simon, Nolwenn Korbell, Costik et… les Ramoneurs de Menhirs !!!

 

On attend la réponse que donneront les responsables politiques à ces milliers de personnes convaincus qui ont manifesté pour l’unité de la Bretagne, mais aussi le retour du breton à la fac de Nantes, sur les antennes publiques de Loire-Atlantique et à la TV, …

Diouzhtu diouzhtu Unanet !

Réunification maintenant !


* prénom modifié


Les PdL parlent breton !? Broioù al liger a oar brezhoneg !?

05/06/2011

Il y a quelques jours, dans l’édition Loire-Atlantique du Ouest-France du 28 mai, on pouvait lire deux articles un peu particuliers, voir contradictoires. A la page régionale on tombait sur un texte à la police un peu plus grosse que les articles environnants et au titre en couleur «Breton», genre publi-reportage. Presqu’un huitième de page pour nous dire «qu’hier la région Pays de la Loire accueillait le conseil d’administration de l’Office public de la langue bretonne», et surtout pour rappeler que tous les ans depuis 2006 «les associations bretonnantes», comme «Dastum 44, le Bagad St Nazer, l’Ofis, l’Institut Culturel de Bretagne, l’Agence Culturelle de Bretagne…» reçoivent «plus de 100 000 euros». En fait un copié-collé du communiqué de la région qui ne paraîtra sur son site que 3 jours plus tard. Aucun problème ! C’est bien logique que l’argent des citoyens de Loire-Atlantique servent un minimum à la valorisation culturelle du département, et surtout à créer des emplois nécessaires. Bon, on rappellera juste que la région Bretagne dépense elle 1,4 million d’euros pour la seule «promotion de l’usage des langues bretonnes dans les médias audiovisuels», sans parler évidemment des bagadoù, cercles, organismes de formation, institutions, etc … qui, pour la région Pays de la Loire, semblent être bons à mettre tous dans le même sac ! On finira par dire (parce que nous aussi on a besoin de faire de la pub !) qu’au moins deux des quatre associations citées par les PdL participent à l’organisation de la manifestation du 18 juin pour la Réunification de la Bretagne. On à déjà vu mieux en terme d’allégeance, puis on attend le jour où les PdL mettrons du breton dans leur publication, traduirons leur site, etc …

Enfin ce qui interpellait c’était surtout de voir le même jour, en page départemental, la vice-présidente de la région Bretagne Lena Louarn, et Visant Roue, responsable de l’Office de la langue bretonne, qui s’étaient donné rendez-vous à Saint-Herblain pour parler de la formation professionnelle de 6 mois en breton qui s’ouvrira pour la première fois en Loire-Atlantique en octobre 2011. En effet le besoin en personnels brittophones augmente considérablement dans le département, avec entre autres les nouvelles ouvertures de classe. Une formation professionnelle en breton s’avère nécessaire d’autant qu’il y a quelques années l’Université de Nantes a supprimé sa filière breton. La grande absente sur la photo de cette rencontrec’est la région PdL ! Et pour cause, on apprend dans l’article que cette formation professionnelle qui s’établira à Saint-Herblain ne sera pas financée par la région PdL, mais par la région Bretagne ! Pourquoi ? Il semblerait que la région PdL ait refusé l’octroi de cette subvention à la formation ne jugeant pas, malgré les chiffres, l’accès à l’emploi en langue bretonne comme nécessaire en Loire-Atlantique.

Nous savions déjà que pour les demandeurs d’emplois du pays nantais il était recommandé de s’inscrire au Pôle Emploi de Bretagne administrative pour pouvoir bénéficier de formations professionnelles en breton. Là, ca sera sûrement la seule formation professionnelle de l’Etat Français qui sera financée non pas par la région qui l’accueille sur son territoire, mais par la région limitrophe dont les habitants se revendiquent.

Il nous semblait bon de remettre les choses dans leurs contextes et de souligner la concomitance étrange de ces deux articles. Pour nous, cet exemple dénonce l’argumentaire des Pays de la Loire qui consiste à dire que la partition de la Bretagne «n’empêche pas de se sentir breton en Loire-Atlantique» et qu’il n’y aurait donc pas de discrimination liée à la partition. A la rentrée prochaine, on pourra désormais accéder à une formation professionnalisation en breton de n’importe quel département qu’on habite en Bretagne. Nous en profitons donc pour souligner l’action de la vice-présidente de la région Bretagne et de Skol an Emsav, qui face à la mauvaise volonté politique nous montrent qu’avec un peu de courage et d’abnégation, rien n’empêche d’avancer vers l’unité de la Bretagne.


Nouvelle action SAB et GIR pour la “Bretagne en Résistance[s]”

06/05/2011

Le collectif 44=Breizh relaie ce communiqué reçu hier en fin de journée (e brezhoneg war lerc’h) :

Stourm ar Brezhoneg et le Groupe d’Intervention pour la Réunification revendiquent le vol des panneaux des communes de Sablé-sur-Sarthre et de la Roche-sur-Yon dans la nuit du 2 au 3 mai 2011. Respectivement villes où ont été maires, le premier ministre et ancien président de la région Pays de la Loire François Fillon, et l’actuel Président des Pays de la Loire, Jacques Auxiette.


Depuis le vol des panneaux de Solesmes en décembre dernier, le premier ministre et le gouvernement n’ont pas dénié répondre à la question que nous posions quant à la promesse formulée en 2007 par Nicolas Sarkozy sur le statut de notre langue. De même le gouvernement comme la région Pays de la Loire restent sourds à la revendication d’unité administrative de la Bretagne, que les habitants de Loire-Atlantique ne cessent de défendre depuis quarante ans.

Nous exigeons que l’Etat Français prennent actes des vœux formulés par le Conseil Général de Loire-Atlantique et le Conseil Régional de Bretagne sur la Réunification de la Bretagne et participent de concert avec le peuple breton à ce que cette question démocratique puisse être résolue avant l’application de la réforme territoriale en 2014. Nous réclamons de même auprès du représentant de l’Etat en pays nantais que celui-ci fasse cesser les risques d’amendes pour les habitants de Loire-Atlantique affichant leur appartenance à la Bretagne sur leurs plaques d’immatriculation.

Nous exigeons du président de la région Pays de la Loire qu’il cesse d’ignorer la revendication démocratique du peuple à vouloir vivre dans un territoire cohérent qu’il aura choisi. Nous lui demandons de prendre acte du fait qu’existe au sein de sa majorité un groupe d’élus s’étant prononcé pour une résolution de la question de la partition de la Bretagne. Nous réclamons un débat au sein du CR des PdL avec le CR Bretagne et le Cg 44, permettant aux habitants de toute la Bretagne de se déterminer quant au territoire dans lequel ils veulent vivre.

Nous demandons de même que le CG 44 et au CR B4 d’être en cohérence avec les décisions et les vœux votés et d’avancer de manière plus déterminé dans la construction de la Bretagne réunie. Nous réclamons auprès de l’Etat et de la région Pays de la Loire que l’ensemble du territoire breton (donc la loire-atlantique aussi) puisse disposer d’un minimum de compétences démocratiques lui permettant notamment de décider sans entrave d’une politique linguistique ambitieuse réellement capable d’enrayer la chute des locuteurs et donnant à notre langue une visibilité et un statut officiels partout en Bretagne.

Nous appelons l’ensemble du peuple breton et ses soutiens à se mobiliser et appeler à la manifestation du 18 juin «Bretagne en résistance[s]» à Nantes, pour y porter l’ensemble des revendications démocratiques citées précedemment.

SAB & GIR

Ni, SAB hag ar GIR hon eus laeret panelloù-kêr Sablé-sur-Sarthre ha La Roche-sur-Yon, dilun e-kreiz noz pa oa an avel o vlejal war lein an ti. Ar c’hêrioù-se a oa bet e penn o ziez-kêr, ar c’hentañ ministr bet e penn rannvro Broioù al Liger François Fillon, ha Jacques Auxiette, prezidant rannvro Broioù al Liger.


Abaoe skrapadenn ar panelloù-kêr e Solesmes e miz Kerzu tremenet, n’eus bet graet mann ebet gant ar gouarnamant evit lakaat e pleustr ar promesaoù graet gant Nicolas Sarkozy e 2007 a-zivout statud hor yezh-ni. Skoilhet-mik eo an adunaniñ hiziv-an-deiz, n’eus youl ebet, nag eus perzh ar gouarnamant, nag eus perzh rannvro Broioù al Liger. Ne vez ket taolet pled ouzh an dud a stourm abaoe ouzhpenn daou-ugent vloaz e Bro-Naoned. Goulenn-groñs a reomp digant ar Stad C’hall e vefe doujet ouzh c’hoantoù Kuzul-meur Liger-Atlantel, Kuzul-rannvro Breizh evit pezh a sell ouzh adunaniñ ar vro. Rankout a ra mont en arbenn d’ar gudenn-se, a-gevret gant ar bobl, d’he zirouestlañ, a-raok ma vije lakaet e pleustr an adreizh tiriadel e 2014.


Fellout a ra d’ar bobl bevañ en un tiriad dibabet ganti, ha n’eo ket gant prezidant rannvro Broioù al Liger a glask mougañ azgoulennoù demokratel an dud. Er C’huzul-rannvro ez eus ur strollad dilennidi votet ganto ur mennad o vont war du an adunaniñ. Goulenn-hardizh a reomp e vefe savet un tabud gant KR Broioù al Liger, KR Breizh ha KM Liger-Atlantel, evit ar geodedourien da zibab stern o bro. Muioc’h a youl ha bolontez a rank kaout KM 44 ha KR Breizh ouzh stourm an adunaniñ ha ret eo dezhañ doujañ ouzh an divizoù kemeret ganto en amzer dremenet.


Goulenn-start a reomp digant ar Stad hag ar rannvro Broioù al Liger e vije gant Breizh ar galloudoù demokratel ret evit kas da benn digabestr ur politikerezh yezh efedus gouest da herzel ar brezhoneg da vervel, d’e vroudañ ha da sevel dezhañ ur statud ofisiel e pep korn a Vreizh.


«Breizh o stourm» ur vanifestadeg vras a vo aozet d’an 18 a viz Even e Naoned, skoazell, broudañ anezhi a rank an holl ober. Gervel a reomp ac’hanoc’h gwitibunan da zont da Naoned da youc’hal ha da gas war raok an holl azgoulennoù demokratel hon eus komzet diwar o fenn en araok.


SAB ha GIR



Action anti-ligériose à Nantes : protégeons-nous !

20/01/2011

Après les «assises régionales de 2008», la région “Pays de la Loire” nous a refait le coup de la «démocratie participative» ce mercredi 19 janvier 2011 à la cité des congrès de Nantes en organisant ses «ateliers régionaux».

Action anti-ligériose de 44=Breizh !

En effet, selon Jacques Auxiette, « faire   confiance   aux   citoyens,   aux   acteurs   locaux,  c’est   leur   donner   la   parole ». Un temps de parole d’ailleurs bien limité car selon le programme il s’agissait de 50 minutes de discussion unilatérale et de 35 minutes de débats… Bref, « associés aux décisions, les acteurs des territoires assument   leurs   responsabilités   en   retour ». Entres autres responsabilités, légitimer un cadre administratif imposé et donner de la visibilité à une région qui reste floue pour sa population. Quoi de mieux alors que de créer une identité régionale factice en utilisant a tort et a travers le mot « Ligérien » (1).

Action anti-ligériose à Nantes [44=Breizh]

C’est donc équipés de masques, combinaisons et de préservatifs estampillés « Réunifiez-vous » que  les militants de 44=BREIZH se sont réunis devant la cité des congrès pour une action de prévention de la Ligériose (2) et d’information sur notre volonté d’une Bretagne Réunifée.


Action anti ligériose à Nantes [44=Breizh]
Après cette action, humouristique sur la forme mais avec un vrai projet de fond, nous sommes revenus aux ateliers régionaux sans signe distinctif de tout militantisme et en tant que simples citoyens pour pouvoir regarder à quoi ressemble la « démocratie participative » dans les “Pays de la Loire”. La caméra était encore allumée, nous vous laissons découvrir la suite…

 

(1) Ligérien : du bassin de la loire, habitant du département de la Loire (Larousse 2010)
(2) Ligériose : Maladie communicationnelle utilisée par les PDL pour créer de toute pièce une identité régionale.

PDF du tract distribué lors de cette action :
Protégeons-nous de la ligériose_tract_44bzh_19-01-2011.pdf


Georges Frêche et Jacques Auxiette : la « popularité » par le dérapage et l’ineptie verbale

14/12/2009

Mardi 8 septembre dernier, un sondage LH2 pour France Bleu et le Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR) concluait que seulement 3 français sur 10 étaient capables de citer spontanément le nom de leur président de région. Seules 29 % des personnes interrogées le citaient spontanément, 6 % citaient un autres noms et 65 % ne donnaient aucun nom. Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes arrive largement en tête du peloton. 85 % des gens interrogés en Poitou-Charentes la citent spontanément.

En 2ème place se trouve Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon. Et surprise la 6ème place appartient à… Jacques Auxiette, le président des PDL ! En fait, ces deux hommes politiques ont à peu près les mêmes méthodes quand ils veulent que l’on parle d’eux, c’est à celui qui dira la plus grosse ineptie… et tant pis si cela choque ou agresse des gens !

En février dernier, Auxiette, devant une foule de caméras avait déclaré à propos de la réunification : « ce serait une forme d’annexion des temps modernes, une forme de colonisation que je ne pourrais accepter ». Georges Frêche quand à lui avait un jour lancé : « il y en a marre de voir la France se culpabiliser sur la colonisation ». Les propos de ces deux bons colons se passeront de commentaire… En bref, alors que Frêche n’aime pas les footballeurs de l’équipe de France, Auxiette n’apprécie pas beaucoup les militants de la réunification 😉

On se rappelle aussi qu’en novembre dernier, Auxiette, lors de sa déposition au procès en appel de l’Erika avait mit le parc naturel de Brière au bord de la mer : « Ils vous expliqueront pourquoi et comment le conseil régional gère et finance les parcs naturels et les réserves naturelles régionales, dont le Parc naturel de Brière souillé en partie par le fuel de l’Erika ». La Bretagne a déjà été assez souillé par les hydrocarbure pour ne pas que les Pays de la Loire® viennent y rajouter une autre pollution !  Encore une preuve que J. Auxiette connait bien « sa région » et « ses dossiers »…

En conclusion, nous pourrions dire que certaines personnes gagneraient à être moins médiatiques, ça ferait du bien aux oreilles de tout le monde.

Le collectif 44=BREIZH.


Forum des Droits de l’Homme à Nantes : des pressions sur les médias !

03/07/2008

Les organisateurs du rassemblement du 30 juin pour la Démocratie et les Droits de l’Homme en Bretagne l’avaient senti, mais les pressions qu’auraient subi les journalistes pour ne pas couvrir ce rassemblement se confirment.

Malgré une bonne organisation, les communiqués appelant au rassemblement du 30 juin n’ont jamais paru dans les journaux régionaux (une fois quelques lignes). Aucun journaliste ne s’est déplacé pour la conférence de presse organisé par Bretagne Réunie le 19 juin en compagnie du juriste J.-P. Levesque – qui a récemment rapporté devant l’ONU le problème de la partition de la Bretagne. Hier, plus de 200 personnes se sont rassemblées, un lundi, pour diffuser de l’information sur la question de la partition de la Bretagne aux visiteurs du forum des Droits de l’Homme. Plusieurs élus locaux étaient venus soutenir le rassemblement, une délégation a rencontré le chef de cabinet de la secrétaire d’État aux Droits de l’Homme.

Pourtant les deux principaux journaux locaux Ouest-France et Presse-Océan, ne rendent quasiment pas compte du rassemblement hier. Comme si tout s’était bien passé hier au forum, que rien n’avait été à redire.

Ouest-France minimise complètement l’impact du rassemblement, « les bretons ont choisi le pipeau pour se faire entendre », et quelques lignes dans la page « 24 heures en Loire-Atlantique ». Juste à côté, un article deux fois plus grand sur le fait que la Libre-Pensée a abordé, en réunion ce week-end, la question « très animée » de la rédaction « des testaments des adhérents » et qu’ils « réfléchissent à une action » contre la venue du Dalaï-Lama à Nantes.

Quant à Presse-Océan, le journaliste relate « une manifestation bien discrète » d’une « cinquantaine de sympathisants cégétistes défendant les droits humains pour les sans-papiers », accompagné d’une photo qui montre des dizaines de personnes participant au rassemblement organisé par 44=Breizh et Bretagne Réunie. Avec toute la solidarité que nous apportons à la lutte pour le respect des droits des sans-papiers, il y avait quand même peu de chance que le rassemblement ait été confondu avec les trois ou quatre courageux militants CGT venus distribuer des tracts.

Nous ne pensons pas que les journalistes aient volontairement cherché à cacher l’importance du rassemblement du 30 juin. Plusieurs fois les journalistes de Presse-Océan ou de Ouest-France ont rendu-compte de manière professionnelle des actions de notre collectif, où nous étions une trentaine devant le palais de région PdL.

Il est clair que certains organisateurs influents ont dû mettre la pression sur les rédactions. Il ne faudrait surtout pas que la « fête » nantaise des Droits de l’Homme soit gâchée par quelques dizaines de Bretons qui réclament leurs droits ! En tout cas rien de mieux que cette manière de faire pour salir les Droits de l’Homme et la Démocratie. Une preuve de plus qui montre que nous avons raison de nous battre et qui doit nous encourager à encore plus lutter !

Démocratie pour la Bretagne ! 44=BREIZH !

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