Pôles métropolitains, opportunité ou menace pour la réunification de la Bretagne ?

08/12/2011

44=Breizh publie ici et avec son aimable autorisation une analyse de Mikael Bodlore-Penlaez sur la création des pôles métropolitains (notamment Loire-Bretagne) et son impact sur l’unification territoriale de la Bretagne :

«Vu de Chicago, Angers, Nantes ou Rennes, c’est une même région…». C’est ce qu’Emmanuelle Quiniou, directrice générale de l’Agence d’urbanisme de la région angevine répondait à une interview du magazine municipal de la ville d’Angers (Vivre à Angers n° 355) pour justifier de la création du Pôle métropolitain Loire-Bretagne qui regroupe Angers, Nantes, Rennes, Saint-Nazaire et Brest. Ce type de réflexion est pour le moins absurde sinon fait preuve d’une négation totale de l’identité des territoires. Doit-on se positionner sur la réalité régionale en prenant en compte l’avis d’un Américain habitant à plusieurs milliers de kilomètres de chez nous, ou au contraire en prenant en compte les réalités locales et les souhaits de la population en Bretagne ou en Anjou ? Ce n’est pas parce que vu d’Europe, on ne sait pas systématiquement faire la distinction entre un Laotien et un Cambodgien que ces deux États vont souhaiter fusionner pour nos beaux yeux.

Les Pôles métropolitains, une identité commune ?

Les pôles métropolitains sont une nouvelle forme de coopération entre différentes agglomérations institués par la loi sur la réforme territoriale du 16 décembre 2010. Dans ce cadre, plus de 20 projets ont émergé en France, dont celui intitulé Loire-Bretagne. Ces pôles doivent porter un projet de développement équilibré et complémentaire notamment pour l’économie, l’urbanisme et l’aménagement. Lors du lancement de ces pôles à Paris le 5 juillet dernier, trois objectifs principaux ont été énoncés, à savoir la pertinence de l’échelle d’action, l’identité commune et le portage d’un projet de développement commun. La sémantique a toute son importance, notamment au vu du projet Loire-Bretagne qui ne paraît nullement s’inscrire dans ces objectifs ambitieux.

Le pôle métropolitain Loire-Bretagne, un non-sens

On peut légitimement s’interroger sur ce qu’on entend par l’identité commune des villes souhaitant coopérer au sein du pôle métropolitain Loire-Bretagne ? Cet espace découle plus du non-sens que d’une réelle identité commune. Quels sont franchement les liens culturels et historiques que Brest et Angers entretiennent ? Ces deux villes distantes de plus de 370 km sont à plus de 4 h 30 de route. Mais si la réflexion doit être d’ordre économique ou urbanistique, les liens ne sont pas plus évidents. Angers, métropole du Val de Loire, n’a pas beaucoup de rapport avec Brest, dont le slogan est la «métropole océane». Mais au-delà de l’incohérence se dessinent les plans de la Datar, sortis en 2005 qui voyait déjà dans cette métropole Loire-Bretagne l’embryon du futur rapprochement des régions administratives Bretagne et Pays de la Loire, cassant net toutes possibilités d’une Bretagne à cinq départements. L’organisme aménageur parisien ne s’est jamais vraiment distingué par ses «découpages» cohérents de l’espace hexagonale. Il est vrai qu’il s’est souvent adonné à des charcutages technocratiques rarement appropriés par la population, ni même les élus, souvent peu convaincus.

Angers entre deux chaises

Mais le contexte évolue assez rapidement. Du côté breton, l’analyse est sans appel. Une région à 5 départements où Brest, Nantes et Rennes coopèrent, cela est une évidence. Mais du côté angevin, les lignes bougent. À croire que les Bretons inspirent leurs voisins du Val de Loire. En effet, un nouveau pôle est en train de naître entre Angers, Tours et Le Mans, regroupant ainsi des villes qui historiquement ont toujours été proches, dans un espace cohérent qui s’appelle Val de Loire. Alors que dans les études préalables au projet du Grand-Paris, l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France (Les cahiers de l’IAU n° 153) considère la région nantaise comme une simple banlieue parisienne, Nantes et Rennes se posent la question d’une coopération beaucoup plus poussée pour faire contre poids. Dans ce contexte, le maire d’Angers, Jean-Claude Antonini, souhaite coopérer plus avant avec les villes consœurs de Touraine et du Maine, au point de se rallier le chef de file de l’opposition Laurent Gérault, qui déclarait au webzine Villactu.fr en février 2011 se réjouir de l’initiative du maire et «attendre beaucoup de ces nouveaux échanges, la place et l’avenir de l’Agglomération angevine en dépendent, face à l’hégémonie grandissante de l’axe Nantes-Rennes».

Georges Gontcharoff, spécialiste des questions de démocratie participative, enfonce le clou et émet des sérieux doutes sur la pertinence de certains pôles. Il affirme dans une analyse qu’il fait du rapport du membre du Conseil d’État, Jean-Jacques de Peretti (note n°64 ADELS/UNADEL), que «l’Espace Métropolitain Loire-Bretagne (EMLB) existe, mais ne se transformera peut-être pas en pôle métropolitain. (…) Un pôle métropolitain s’explore entre Tours, Angers et Le Mans. On voit donc qu’Angers est tiraillé entre plusieurs logiques».

L’espace Loire-Bretagne, opportunité ou menace pour la réunification ?

La constitution des pôles métropolitains permet aujourd’hui d’envisager deux scénarios, même trois. L’un est favorable à la réunification de la Bretagne et l’autre la fait s’éloigner encore un peu plus. Si Angers décide de se rapprocher de Tours et du Mans et que Brest, Nantes, Rennes et Saint-Nazaire s’unissent, on peut imaginer le meilleur pour l’avenir de la Bretagne à 5 départements. Angers retrouvant naturellement le Val de Loire comme espace de coopération, la cohésion régionale s’en trouvera d’autant renforcée.

En revanche, si l’acharnement technocratique persiste à construire un territoire difforme et sans identité réelle à travers l’espace Loire-Bretagne, on risque de se trouver dans une situation qui conforte encore plus la constitution d’une région Grand Ouest. Cela anéantirait par la même occasion l’idée d’une Bretagne réunifiée, et ferait peser le risque de disparition pure et simple de la région Bretagne.

Un troisième scénario, pas plus réjouissant, pourrait aboutir à un espace réunissant Angers, Brest, Le Mans, Nantes, Rennes, Saint-Nazaire et Tours.
Vous avez dit du grand n’importe quoi ?

[Source : Mikael Bodlore-Penlaez]


Collectivité unique : Rassemblement à Rennes Jeudi 15 décembre.

07/12/2011

E Brezhoneg da heul.

Alors que le Conseil Général du Morbihan a voté ce jour et à l’unanimité un vœu en faveur de l’unité territoriale de la Bretagne, les organisations 44=BREIZH, Breizhistance, les jeunes de l’UDB et les Jeunes Écologistes 35, lance un appel pour la démocratie en Bretagne. Cet appel initié par le collectif 44=Breizh insiste sur la Réunification mais rappelle que celle-ci ne peut être dissociée d’un véritable projet démocratique pour la Bretagne. Ce rassemblement en appellera d’autres afin que puisse s’entrevoir les possibilités d’une résolution de la question territoriale préalables aux prochaines élections territoriales.
RDV devant le Conseil Régional de Bretagne (4 départements) le jeudi 15 décembre à partir de 17h.

Appel pour la Démocratie en Bretagne !

Le 1er décembre 2011, les trois assemblées d’Alsace se sont prononcées pour fusion des deux départements et de la région vers une collectivité unique aux compétences élargies (programmes scolaires, transports, développement socio-économique). Par la suite, un projet de loi sera rédigé et un référendum devant recueillir au moins 25% de voix positives validera ce projet.

Suite à l’expérimentation alsacienne, les déclarations enthousiastes se sont multipliées parmi plusieurs élus de Bretagne pour suivre l’exemple alsacien et aller vers une collectivité bretonne unique. Des élus de droite et de gauche ont rapidement pris position en faveur d’une évolution du statut de la Bretagne vers «une collectivité unique» dotée de plus compétences, à commencer par le président du Conseil Régional de Bretagne. D’autres groupes présents au Conseil Régional avancent aussi l’idée «d’autonomie» comme l’Union Démocratique Bretonne, ou de «parlementarisme régional» comme Europe Écologie-Les Verts.

Pourtant et malgré la place de la Bretagne dans le débat sur la «régionalisation» ou la «décentralisation» nous constatons que les prises de positions ne sont pas ou très peu suivis d’actes. La situation institutionnelle et démocratique de la Bretagne n’avance pas. Nombre de déclarations encourageantes de l’exécutif régional sur la réunification, la gestion de l’eau, les OGM, le logement et le foncier, les compétences linguistiques, la politique énergétique, la politique de la mer, etc … sont en réalité sans effets en raison d’une non-évolution du statut de la Bretagne et d’un manque de compétences régionales.

En tant que collectif œuvrant pour la Réunification de la Bretagne nous considérons que la construction d’une nouvelle collectivité unique pour la Bretagne est le meilleur moyen de régler la question des limites territoriales et administratives.
En tant que collectif militant pour l’unité administrative de la Bretagne nous avons toujours défendus l’idée que la réunification n’est pas un but en soit car elle doit être corrélée à un vrai projet politique et démocratique émancipateur. Nous considérons que la société civile doit se saisir du débat si nous voulons une évolution institutionnelle qui se fasse dans l’intérêt de la démocratie et du plus grand nombre.

A l’occasion de la dernière séance plénière du Conseil régional qui aura lieu le jeudi 15 décembre à Rennes, nous appelons à un rassemblement le plus large possible réclamant un grand débat des collectivités et de la société civile mettant en place les dispositions préalables à l’obtention d’un statut particulier intégrant un droit à l’expérimentation et des compétences législatives et permettant de réunifier la Bretagne : bref, UN PARLEMENT.

Galv evit an demokratiezh e Breizh

D’ar 1añ a viz Kerzu 2011 eo savet a-du an teir bodadenn a Elsaz gant kendeuzadur an daou zepartamant hag ar rannvro, da sevel ur strollegezh nemeti dezhi barregezhioù astennet (programmoù skol, treuzdougen, diorren sokio-armerzhel). Da heul e vo aozet ur raktres lezenn hag ur referendom ma ranko sevel d’an nebeutañ 25% eus ar mouezhioù evit tu ar ya a-benn kadarnaat ar raktres.

Da heul taol-arnod Elzas eo neret disklêriadurioù birvilh enno digant dilennidi a Vreizh c’hoant ganto rannañ skouer Elzas ha mont davet ur strollegezh vreton nemeti. Dilennidi eus an tuioù dehoù ha kleiz a zo savet a-du buan gant un emdroadur eus statud Breizh davet ur «strollegezh nemeti» dezhi barregezhioù ouzhpenn, prezidant Kuzul-rannvro Breizh en diaraog. Strolladoù all a vez anezho er C’huzul-rannvro a lak war-raok keal an «emrenerezh» evel Unvaniezh Demokratel Breizh, pe c’hoazh keal ar «barlamantiegezh rannvro» evel Europa Ekologiezh-Ar Re c’hlasDa heul taol-arnod Elzas eo neret disklêriadurioù birvilh enno digant dilennidi a Vreizh c’hoant ganto rannañ skouer Elzas ha mont davet ur strollegezh vreton nemeti. Dilennidi eus an tuioù dehoù ha kleiz a zo savet a-du buan gant un emdroadur eus statud Breizh davet ur «strollegezh nemeti» dezhi barregezhioù ouzhpenn, prezidant Kuzul-rannvro Breizh en diaraog. Strolladoù all a vez anezho er C’huzul-rannvro a lak war-raok keal an «emrenerezh» evel Unvaniezh Demokratel Breizh, pe c’hoazh keal ar «barlamantiegezh rannvro» evel Europa Ekologiezh-Ar Re c’hlas.

Koulskoude ha daoust da blas Breizh er breudoù a vez diwar-benn ar «rannvroelaat» pe an «digreizennañ» e stadomp penaos ne vez ket roet heuliad fetis d’ar gerioù a vez embannet. Ar saviad ensavadurel ha demokratel n’a ket war-raok e Breizh. E-leizh a zisklêriadurioù kalonekaus digant ar gouarnamant rannvro diwar-benn an adunaniñ, mererezh an dour, an OGK, al lojeiz hag an douar, ar barregezhioù yezhel, ar politikerezh energetek, ar politikerezh mor, h.a. … n’o deus efed ebet e gwirionez abalamour d’ur statud na emdro ket evit Breizh ha d’un diouer a varregezhioù rannvroel.

Evel strollad oc’h oberiañ evit Adunaniñ Breizh e kav deomp eo savidigezh ur strollegezh nevez nemeti evit Breizh and doare gwellañ da reizhañ kudenn ar bevennoù tiriadel ha melestradurel. Evel strollad stourmerien a-du gant unded velestradurel Breizh ez omp savet a-viskoazh a-du gant ar c’heal n’eo an adunaniñ ur pal drezhañ e-unan peogwir e rank mont d’e heul ur raktres politikel ha demokratel dishualiñ gwirion. Kavout a ra deomp e rank ar gevredigezh sivil krogiñ e-barzh ar breud ma fell deomp e emdroio an ensavadurioù diouzh mat an demokratiezh hag ar muiañniver.

Da geñver dalc’h hollek diwezhañ ar C’huzul-rannvro a vo dalc’het d’ar Yaou 15 a viz Kerzu e Roazhon e c’halvomp neuze d’en em vodañ ken niverus ha ma c’haller da c’houlenn ur breud bras er strollegezhioù hag ar gevredigezh sivil da lakaat e plas an diferadurioù kent gounit ur statud dibar ennañ ar gwir arnodiñ, barregezhioù lezenniñ hag a aotrenfe adunaniñ Breizh : en berr, UR PARLAMANT.


44=BZH : Désobeissance civile à Châteaubriant

28/11/2011

Ce samedi 26 novembre, à Châteaubriant, une action de désobéissance civile à été organisée par les militant-e-s du collectif 44=BREIZH. Cette action a pour but de dénoncer la partition administrative de la Bretagne et la communication à outrance de la région Pays de la Loire, qui vise àimposer et légitimer une région artificielle en quête de reconnaissance auprès de ses habitants  par la création d’une identité ligérienne.

Cette action intervient dans un contexte de blocage et d’abandon de leurs engagements sur l’unité administrative de la Bretagne par les responsables des différentes collectivités :

– La commission mixte Loire-Atlantique-région Bretagne s’est brusquement et sans explication interrompue depuis les dernières élections cantonales. Ceci malgré les déclarations de Philippe Grosvalet qui disaient s’inscrire dans la continuité de l’action de M. Mareschal sur ce sujet.

– Notre collectif reste sans réponse de sa lettre envoyée à Monsieur Leboulanger, vice-président du CR Bretagne, chargé de nous auditionner dans le cadre d’un comité de suivi sur la Réunification et dont les réunions semblent s’annuler une à une.

– Nous remarquons aussi que les élus EELV de la région Pays de la Loire n’ont pas tenus les engagements qu’ils avaient pris sur la question suite aux dernières élections régionales.

– Malgré les sollicitations Jean-Yves Le Drian, président du CR Bretagne ne souhaite toujours pas démentir les propos qui lui ont été attribué disant qu’il n’était «pas favorable à la réunification»
( https://44breizh.com/2011/11/09/le-drian-ne-serait-pas-favorable-a-la-reunification-44breizh-demande-des-explications/ )

– Les récentes déclarations de responsable politiques de de Bretagne sur la «création d’une collectivité unique bretonne» à propos de l’exemple alsacien, à commencer par ceux de jean-Yves le Drian sur «un nouvel acte de la démocratie territoriale» lors d’un congrès de l’association des régions de France le 18 novembre, n’abordent pas le point de la réunification de la Bretagne nécessaire et préalable à l’évolution institutionnel du territoire breton.

 Cette action intervient aussi dans un contexte de répression des militants de la réunification. La région Pays de la Loire exige en effet près de 20 000 euros de dommage à six jeunes militants ayant barbouillés des panneaux en plastique de la région PdL.

 Par cette action nous ne nous positionnons en aucun cas sur les investissements routiers ou urbains de la région. Nous dénonçons un véritable blocage démocratique, notamment celui de la région PdL, et l’inertie des responsables politiques. Nous affirmons notre soutien avec les barbouilleurs mis en examens et affirmons que ce type d’action n’est pas qu’ne simple «dégradation de biens publics», mais bien une réponse symbolique et non violente à une impasse institutionnelle dont certains élus, par manque de courage ou opposition, empêchent toute solution démocratique.

 


Jean-Yves Le Drian ne « serait pas favorable à la Réunification » : 44=BREIZH demande des explications.

09/11/2011
Réunification : l’ouvrier Le Drian est attendu sur le chantier…

Dans une brève parue il y a quelques jours dans le journal Presse-Océan, un élu socialiste anonyme «confessait» que J.-Y. Le Drian et J.-L. Tourenne n’étaient «en aparté» «pas très favorables à la Réunification de la Bretagne».
Si ces affirmations ne sont pas étonnantes en ce qui concerne le président du Conseil Général d’Ille-et-Vilaine (CG35), elles vont par contre en sens inverse de toutes les déclarations du président du Conseil Régional Bretagne (4 départements, CRB4), J.-Y. Le Drian. Le 26 juin 2010, sous sa présidence et sa majorité, était votée à l’unanimité une nouvelle motion en faveur de la Réunification de la Bretagne au CRB4. Il déclarait aussi au printemps 2008 être très favorable à l’unité territoriale de la Bretagne qui «se fera un jour», «lorsqu’un référendum sera organisé». «Après la délibération du Conseil régional de Bretagne, j’ai saisi le préfet de région. Le président du Conseil général de Loire-Atlantique (CG44) a fait de même. J’attends que la puissance publique se décide à organiser ce référendum».
(http://blog.breizh.bz/?286-quatre-ans-de-vie-en-rose-pour)

La commission mixte CG44-CRB4 qui s’était réunie la dernière fois le 1er mars 2011, avait dressé un bilan en demi-teinte. Elle ne s’est pas réunie à la rentrée comme il avait été convenu, et ce sans qu’il n’y ait aucune nouvelle date d’avancée. Philippe Grosvalet, président du CG44, avait pourtant assuré avec son prédécesseur P. Mareschal, au sortir de son élection, que «les relations entre CRB4 et CG44 se poursuivront, notamment au niveau culturel».
(http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/nantes/loire-atlantique-le-gwenn-ha-du-continuera-de-flotter-devant-l-hotel-du-departement-31-03-2011-1253787.php)

Le Drian (CR B4) et Auxiette (CR PDL)

Nous constatons que les engagements pris sur l’unité territoriale de la Bretagne ne sont pas respectés.
De même le comité de suivi sur la Réunification décidé en juin 2010, qui ne s’est réuni qu’un an après, en juillet, avait annoncé trois réunions pour les mois de septembre à novembre dans le but d’auditionner des constitutionnalistes et des acteurs de terrain sur la question de la Réunification. Nous constatons que ces réunions n’ont pas eu lieu. Dans ce contexte, et au vu du relâchement manifeste sur la question de la part du CRB4 et du CG44 à l’approche de l’élection présidentielle, nous demandons à Monsieur Le Drian de réagir à ces déclarations venant de son propre camp et d’avancer les propositions qu’il compte faire pour honorer ses engagements sur la fin de la partition administrative de la Bretagne.
L’État et les collectivités locales doivent enfin cesser de se renvoyer la balle !
Une solution démocratique doit être trouvée à ce problème d’ici les premières élections territoriales de 2014, sans retomber dans les fausses promesses et les rumeurs qui ont entourées le comité chargé de la réforme territoriale en 2008/2009.


Calendrier 44=BREIZH : 2012, année de lutte / Deiziadur 44=BREIZH : 2012, bloavezh ar stourm !

27/10/2011

Le collectif 44=BREIZH vous présente
le calendrier — bilingue — de lutte pour 2012 !

44=BREIZH fêtera ses 4 années d’existence en 2012 ! Nous avons donc décidé de faire un calendrier 2012 qui reprenne des photos des nombreuses actions que nous avons faites, comme la manif’ « Bretagne en résistances » du 18 juin dernier, la « Fresque Humaine 44=BZH » de 2010… et bien d’autres encore !
Chaque mois est accompagné d’un texte explicatif et pédagogique, souvent en lien avec la photo.

Le calendrier est bilingue breton-français. Les prénoms bretons sont également indiqués.

Calendrier couleur de format A3 avec reliure spirale noire.
En vente 10 € auprès de 44=BREIZH : collectif.44breizh@gmail.com

44=BREIZH a ginnig un deiziadur — divyezhek — deoc’h
evit ur bloavezh stourm e 2012 !

Lidet e vo gant 44=BREIZH e bevare deiz ha bloaz e 2012 ! Divizet hon eus neuze sevel un deiziadur gant luc’hskeudennoù an oberennoù aozet ganeomp : manifestadeg « Breizh o stourm » an 18 a viz Even dremenet, pe c’hoazh ar « Freskennad-Tud » aozet e 2010…
Kalz reoù all ‘zo c’hoazh !
War bep miz ez eo bet skrivet un tamm testenn displegañ ha pedagogel evit kompren gwelloc’h ar skeudenn.

Divyezhek brezhoneg-galleg eo an deiziadur. Ar raganvioù vreizhek a vo kavet ivez !

Deiziadur liv stumm A3 e geinadur troellenek.
En gwerz 10 € gant 44=BREIZH : collectif.44breizh@gmail.com


44=BZH : Ur fest-noz skoazell e Enorzh !

26/10/2011

Setu amañ ur pennad deuet ‘maez ‘barzh ar gelaouenn YA ! n°334.
Ken disadorn !


D’ar Sadorn 29 a viz Here 2011 e vo aozet ur fest-noz gant 44=Breizh hag ar gevredigezh Enorzh. Pal ar Fest-Noz eo skoazell an holl re o deus bet kudennoù gant ar justis evit abegoù liammet d’an adunanidigezh : en o zouez e oa bet tapet 6 den yaouank evit livadurioù a-enep da «Broioù-al-Liger».
Da heul ar prosez diwezhañ e oa bet goulennet diganto paeañ kazi 30.000 € a dell-kastiz…

Livadurioù «44=BZH» pe c’hoazh «Naoned e Breizh» a vez implijet ingal evit skeudennaouiñ stourm an adunanidigezh. Ouzhpenn d’ar vanifestadegoù niverus ez eo al livadurioù un doare efedus da lakaat ar gaoz war ar sujed ha da dalañ ouzh propaganda koustus «Broioù al Liger». Miliadoù pe zoken milionoù a euroioù a vez dispignet bep bloaz gant rannvro «PdL» evit ober bruderezh, hag anat eo n’eus ket kalz a zoareoù all da enebiñ outañ… Met ma vez efedus an doareoù-mañ ez int risklus a-wechoù  evit stourmerien 44=Breizh, ha dav eo d’an holl bezañ kengred pa erru mare an harzadegoù hag ar prosezoù.
Abaoe krouidigezh ar bodad 44=BREIZH e 2008 ez eus bet 12 stourmer yaouank barnet ha meur a brosez da heul. Hiziv-an-deiz n’eo ket echu an afer evit 6 anezho, rak kazi 30.000 € a vez goulennet diganto evit un nebeut livadurioù hepken ! Dav eo neuze kenderc’hel da stourm ha skoazell anezho gant doareoù liesseurt, en ur aozañ degouezhioù ispisial da skouer.

Startijenn, IMG, Digresk hag Al  Loar Zu o skoazell 44=BREIZH hag ar re zo lakaet tamall warno !

Goude «Festival Naoned Calling» ar bloavezhioù tremenet ez eo bet dibabet gant 44=BREIZH cheñch doare un tamm en ur aozañ ur Fest-noz. Met un nozvezh stourm e vo memestra, ha rock’n’roll a-walc’h an doare da welet ar sonerezh hengounel gant ar 4 strollad o deus asantet dont da seniñ.
Gant IMG e vo kinniget ar bladenn nevez «Difennet eo skopañ Gallo !» : ur meskaj plijus gant ska ha reggae, punk-rock ha kanaouennoù hengounel ! Kanet e vez ganto e gallaoueg war temoù a-bep-seurt, a-enep d’an OGK pe evit difenn ar dud dibaper da skouer.
Ar strollad Startijenn — hag a zo brudet-mat dija ! — a zeuio ivez ‘ba Bro-Naoned, goude bezañ bet en Alamagn, en Izel-Vroioù, e Slovakia pe c’hoazh e Malezia ! Teir fladenn a zo bet graet ganto dija hag ur toullad prizioù o deus rastellet a-drugarez d’o zammoù hengounel adkempennet gant luskoù nerzhus.
Meskajoù rock-elektro ha dañsoù hengounel deus Breizh-Izel ha Breizh-Uhel a vo kinniget deomp gant Digresk, ur strollad savet bloaz ‘zo hepken hag a ra berzh dija. Ar bladenn gentañ «Alkemi» a vo kinniget ganto e Enorzh, goude bezañ bet kinniget e Yaouank e Roazhon hag er Gouel Etre-Keltiek en Oriant !
Ur strollad deus Bro-Naoned a c’helloc’h gwelet war al leurenn ivez : Al Loar Zu. Krouet eo bet ar strollad 8 vloaz ‘zo hag abaoe e meskont sonioù hengounel ha mekanikoù… Mard oc’h plijet gant ar vreudeur Morvan ha Metallica e vioc’h plijet ivez gant Al Loar Zu !

D’ar Sadorn 29 a viz Here adalek 8 eur noz, e Sal an Dudioù e Enorzh (25 km e hanternoz Naoned).
Mont e-barzh : 7 €. Standoù kevredigezhel, boued hag evajoù war al lec’h.
Titouroù ouzhpenn : www.44breizh.com pe http://enorzh.over-blog.com/


Atersadenn/Interview Startijenn – Fest-Noz 44=BREIZH – 29/10/11

11/10/2011
(Interview en français plus bas)
(Photo : Gaël Fontana)
– Salud Tangi ! Gall ‘rafez kontañ deomp buan ha buan istor Startijenn ha petra ‘rez er strollad ?
Salud ! Krouet eo bet ar strollad pa oamp holl e Skolaj Diwan Ar Releg-Kerhuon, e-kichen Brest, e 1997. Mignoned bras e oamp setu hon eus divizet seniñ asambles. Goude bezañ embannet ur bladenn gentañ e 2006 hon eus kroget d’ober un toullad festoù-noz hag abadennoù liesseurt. Div bladenn all a zo bet abaoe ha deuet omp holl da vezañ sonerien a-vicher. Akordeonour on-me er strollad. Gant Konogan An Habask e ran war-dro krouiñ an tonioù ha kempenn anezho.
– Abaoe tost ur bloavezh eo deuet ‘maez trede pladenn Startijenn anvet « ‘Kreiz da fas ! ». Penaos eo tremenet ar sonadegoù evit kinnig anezhañ ?
Gwerzhet hon eus kalz pladennoù e-pad an hañv, moarvat e vo ret deomp adembann ‘Kreiz da fas ! War a-seblant eo bet plijet-tre an dud gant ar bladenn-se ! Tro hon eus bet da vont da ginnig hor sonerezh en estrenvro, en Izel-vroioù da skouer hag ivez er Rainforest World Music Festival war enezenn Borneo, e Malezia ! Bev-mat eo sonerezh Breizh, ha leurennoù bras pe festivalioù bras a c’heller ober, n’eo ket sonerezh ar re gozh evel ma soñj lod ! Liv ar rock a glaskomp lakaat war an tonioù, ur sonerezh nerzhus eo.
– Ur strollad rock’n’roll eo Startijenn ‘benn ar fin ?
Ne blij ket re din lakaat ur stil resis war sonerezh Startijenn, met gwir eo rock’n’roll a-walc’h hor sonerezh hag ar vuhez a vevomp !
– A-vicher eo holl sonerien Startijenn. Penaos e tremen an traoù ?
Abaoe 2007 omp holl sonerien a-vicher, ya. Ret eo ober un toullad-mat a zeiziadoù, 43 e 10 miz hanter, tamm-pe-damm unan dre sizhun, o c’houzout e reomp ul lodenn vat eus ar sonadegoù e-kerzh an hañv. Pal Startijenn eo dont a-benn da gas ar sonerezh fest-noz er-maez eus Breizh, e Bro-C’hall pe en estrenvro. Beajiñ hag ober sonadegoù, gwashoc’h ‘zo d’am soñj ! Laouen-bras omp holl da vevañ eus hor sonerezh, setu e labouromp kalz evit ma kendalc’hfe.
– E Bro-Naoned oc’h deuet nebeut gwechoù dija evit seniñ er festoù-noz, met ingal e vez gwelet ac’hanoc’h e manifestadegoù souten da skouer… Petra eo o soñj diwar-benn stourm an adunvanidigezh ?
Ganet omp e bed ar stourm breizhek ! E Diwan omp bet holl er strollad, brezhonegerien omp holl ! Mignoned hon eus kostez Naoned hag al Liger-atlantel, evidomp eo an adunvanidigezh un dra naturel ! Anat eo deomp emañ Naoned e Breizh. Evidon ne c’heller ket bezañ brezhoneger ha stourm evit ar yezh hep stourm evit an adunvanidigezh. Ober festoù-noz ha festivalioù zo hon doare da stourm. N’eus ket tu ober sonerezh breizhat hep bezañ stourmer !
– A-benn 2012 e vo lidet 15 bloaz ar strollad. Hervez kont ‘vefe pedet arzourien all ganeoc’h da vont war al leurenn… Ha tremen a raio an « Deiz ha Bloaz TOUR » dre Bro-Naoned ?
Plijet-bras e vefemp da seniñ e Bro-Naoned evit lidañ ar 15 bloaz. Kinnigoù hon o moarvat ! Divizet hon eus ober un abadenn ispisial, o pediñ mignoned ganeomp, kan e brezhoneg a vo, gitar-tredan ha traoù all c’hoazh !

Startijenn à Pornichet/Pornizhan !
(Photo : Thierry Joubaud)


– Salut Tangi ! Peux-tu nous raconter brièvement l’histoire de ton groupe, Startijenn ?

Salut ! Nous avons créé ce groupe en 1997 lorsque nous étions tous au Collège Diwan du Relecq-Kerhuon, près de Brest. Nous étions de bons copains et ça nous a semblé évident de jouer ensemble. Après la sortie du premier album, les festoù-noz et les concerts se sont multipliés. Depuis nous avons sortis deux autres albums et nous sommes tous devenus musiciens professionnels. Je suis accordéoniste, et c’est avec Konogan An Habask que nous composons et arrangeons tous les morceaux.


– Votre troisième et dernier album « Kreiz da fas ! » est sorti il y a maintenant près d’un an. Comment s’est passée la présentation de ce nouveau répertoire au public ?

Nous avons vendu beaucoup de disques cet été, et il faudra probablement rééditer ce troisième album. Apparemment les gens l’ont bien apprécié ! Nous avons eu l’occasion de le présenter à l’étranger, aux Pays-Bas par exemple ou encore au Rainforest World Music Festival sur l’île de Bronéo en Malaysie ! La musique bretonne est bien vivante, et ce ne sont pas les grandes scènes ou les grands festivals qui manquent pour le prouver ! Ce n’est pas une musique démodée ou une musique de vieux comme peuvent le penser certains. On retrouve dans notre musique beaucoup d’influences rock, c’est une musique énergique.

– Startijenn est un peu un groupe de rock, finalement ?

Je n’aime pas trop catégoriser, mettre des « styles » sur une musique, mais c’est vrai que Startijenn est un peu rock’n’roll, et la vie que nous vivons aussi ! 

– Vous êtes tous professionnels, comment gérez-vous cela ? 

Nous sommes tous intermittents depuis 2007. Il faut pour cela faire un certain nombre de dates, 43 en dix mois et demi exactement. Ça fait environ un concert par semaine, sachant qu’on en fait la majorité pendant l’été. Notre ambition est aussi d’exporter notre musique et la musique de fest-noz en général en dehors de Bretagne, en France et à l’étranger. Voyager et faire des concerts, il y a pire comme situation ! Nous sommes vraiment tous très heureux de pouvoir vivre de notre musique, et on travaille quotidiennement pour que ça puisse continuer.


– Vous avez déjà joué quelques fois en Pays Nantais, mais on vous voit aussi régulièrement dans des manifestations de soutien… Que pensez-vous de la lutte pour la Réunification ? 

Nous sommes nés dans cet esprit de lutte en Bretagne ! Nous avons tous été à Diwan et sommes tous brittophones. Nous avons beaucoup d’amis venant de Nantes et du Pays Nantais en général, la lutte pour la réunification est donc une évidence ! Je pense qu’il n’est pas possible d’être brittophone, de se battre pour la langue bretonne et de ne pas se battre pour la réunification. Jouer en fest-noz ou en festivals est en quelque sorte notre manière à nous de lutter, de revendiquer certaines choses. On ne peut pas faire de la musique bretonne sans être militant !


– En 2012 vous fêterez donc les 15 ans du groupe. On entend dire que vous inviterez d’autres musiciens sur scène… Aura-t-on la chance de voir cet « Anniversaire TOUR » du coté de Nantes ?

Nous aurons probablement des propositions, oui ! On en serait vraiment ravis en tout cas. Ce sera une création spéciale pour l’occasion, où nous inviterons des copains sur scène, où il y aura du chant en breton, de la guitare électrique et bien d’autres choses encore !


Langue bretonne à la TV : « jamais le breton n’a eu une telle place »… et la Loire-Atlantique ??

29/09/2011
En français plus bas.
Un nebeut devezhioù zo e oa kinniget gant Frañs 3 kael ar programmoù e brezhoneg. D’ar mare-se e oa menneget ar c’henlabour etre Frañs 3 hag ar chadennoù TV lec’hel : TVR35 (Roazhon), Tébéo (Brest) ha TyTélé (An Oriant).
« Jamais le breton n’a eu une telle place » a voe neuze diskleriet gant Bernez Rouz, rener an abadennoù e brezhoneg.
Souezhet omp gant komzoù Bernez Rouz, rak n’eus abadenn brezhoneg ken e departamant brasañ Breizh abaoe 2002 ! En ur lâr an dra-se e tisparti Bernez Rouz tud Liger-Atlantel eus Breizh ha kevredigezhoù evel «Brezhoneg ‘barzh an tele».

Laouen ‘vefemp da c’houlenn digant rener an abadennoù e brezhoneg perak n’eus ket bet ur c’henlabour gant TéléNantes, da skouer. Pe neuze e vefe echuet da vat ar raktresoù e brezhoneg evit departamant Liger-Atlantel ?

Goulenn a reomp digant Kuzul-Meur 44 (a ro arc’hant da dTélénantes) sikour ar c’hleweled e brezhoneg e Liger-Atlantel.
Da Guzul Rannvro Breizh e c’houlennomp sikour ivez, e-keñver an divizoù kemeret diwar-benn an adunvanidigezh ha sevenadur Breizh e Liger-Atlantel : dav eo d’ar Rannvro sikour evit diorren ar c’hleweled e brezhoneg e Liger-Atlantel.

Titouroù :
http://fr-fr.facebook.com/pages/Du-Breton-dans-ma-tele

Il y a quelques jours était présentée la nouvelle grille des programmes en langue bretonne par France 3. À cette occasion était annoncée une collaboration entre France 3 et les chaines de télé locales TVR35 (Rennes), Tébéo (Brest) et TyTélé (Lorient).
Le directeur des émissions en langue bretonne, Bernez Rouz, a aussi déclaré : « Jamais le breton n’ a eu une telle place ».
Nous sommes très étonnés de ces propos. En effet, depuis 2002, les émissions en langue bretonne ont été supprimées dans le plus peuplé des départements breton. Par ces propos, Bernez Rouz discrimine les habitants de Loire-Atlantique et les associations nantaises œuvrant pour le retour de  la diffusion d’émissions en langue bretonne en Loire-Atlantique (Du breton dans ma télé).

Nous aimerions demander à Bernez Rouz quelques explications. La Loire-Atlantique a t-elle été définitivement abandonnée des émissions en langue bretonne ? Y a t-il eu tentative de travail avec TéléNantes ?

Nous demandons au Conseil Général de Loire-Atlantique, qui subventionne TéléNantes, de promouvoir la création audiovisuelle en langue bretonne dans notre département. Suite aux résolutions prises par la région Bretagne en matière culturelle et sur l’unité territoriale de la Bretagne, nous demandons à celle-ci d’appuyer cette aide à la création audiovisuelle en langue bretonne en Loire-Atlantique.

Pour plus de renseignements :
https://www.facebook.com/pages/Du-Breton-dans-ma-tele
Les émissions « Bali Breizh » ou encore « Mouchig Dall » feront-elles
enfin leur apparition sur les télévisions de Loire-Atlantique ?

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