Atersadenn/Interview Startijenn – Fest-Noz 44=BREIZH – 29/10/11

11/10/2011
(Interview en français plus bas)
(Photo : Gaël Fontana)
– Salud Tangi ! Gall ‘rafez kontañ deomp buan ha buan istor Startijenn ha petra ‘rez er strollad ?
Salud ! Krouet eo bet ar strollad pa oamp holl e Skolaj Diwan Ar Releg-Kerhuon, e-kichen Brest, e 1997. Mignoned bras e oamp setu hon eus divizet seniñ asambles. Goude bezañ embannet ur bladenn gentañ e 2006 hon eus kroget d’ober un toullad festoù-noz hag abadennoù liesseurt. Div bladenn all a zo bet abaoe ha deuet omp holl da vezañ sonerien a-vicher. Akordeonour on-me er strollad. Gant Konogan An Habask e ran war-dro krouiñ an tonioù ha kempenn anezho.
– Abaoe tost ur bloavezh eo deuet ‘maez trede pladenn Startijenn anvet « ‘Kreiz da fas ! ». Penaos eo tremenet ar sonadegoù evit kinnig anezhañ ?
Gwerzhet hon eus kalz pladennoù e-pad an hañv, moarvat e vo ret deomp adembann ‘Kreiz da fas ! War a-seblant eo bet plijet-tre an dud gant ar bladenn-se ! Tro hon eus bet da vont da ginnig hor sonerezh en estrenvro, en Izel-vroioù da skouer hag ivez er Rainforest World Music Festival war enezenn Borneo, e Malezia ! Bev-mat eo sonerezh Breizh, ha leurennoù bras pe festivalioù bras a c’heller ober, n’eo ket sonerezh ar re gozh evel ma soñj lod ! Liv ar rock a glaskomp lakaat war an tonioù, ur sonerezh nerzhus eo.
– Ur strollad rock’n’roll eo Startijenn ‘benn ar fin ?
Ne blij ket re din lakaat ur stil resis war sonerezh Startijenn, met gwir eo rock’n’roll a-walc’h hor sonerezh hag ar vuhez a vevomp !
– A-vicher eo holl sonerien Startijenn. Penaos e tremen an traoù ?
Abaoe 2007 omp holl sonerien a-vicher, ya. Ret eo ober un toullad-mat a zeiziadoù, 43 e 10 miz hanter, tamm-pe-damm unan dre sizhun, o c’houzout e reomp ul lodenn vat eus ar sonadegoù e-kerzh an hañv. Pal Startijenn eo dont a-benn da gas ar sonerezh fest-noz er-maez eus Breizh, e Bro-C’hall pe en estrenvro. Beajiñ hag ober sonadegoù, gwashoc’h ‘zo d’am soñj ! Laouen-bras omp holl da vevañ eus hor sonerezh, setu e labouromp kalz evit ma kendalc’hfe.
– E Bro-Naoned oc’h deuet nebeut gwechoù dija evit seniñ er festoù-noz, met ingal e vez gwelet ac’hanoc’h e manifestadegoù souten da skouer… Petra eo o soñj diwar-benn stourm an adunvanidigezh ?
Ganet omp e bed ar stourm breizhek ! E Diwan omp bet holl er strollad, brezhonegerien omp holl ! Mignoned hon eus kostez Naoned hag al Liger-atlantel, evidomp eo an adunvanidigezh un dra naturel ! Anat eo deomp emañ Naoned e Breizh. Evidon ne c’heller ket bezañ brezhoneger ha stourm evit ar yezh hep stourm evit an adunvanidigezh. Ober festoù-noz ha festivalioù zo hon doare da stourm. N’eus ket tu ober sonerezh breizhat hep bezañ stourmer !
– A-benn 2012 e vo lidet 15 bloaz ar strollad. Hervez kont ‘vefe pedet arzourien all ganeoc’h da vont war al leurenn… Ha tremen a raio an « Deiz ha Bloaz TOUR » dre Bro-Naoned ?
Plijet-bras e vefemp da seniñ e Bro-Naoned evit lidañ ar 15 bloaz. Kinnigoù hon o moarvat ! Divizet hon eus ober un abadenn ispisial, o pediñ mignoned ganeomp, kan e brezhoneg a vo, gitar-tredan ha traoù all c’hoazh !

Startijenn à Pornichet/Pornizhan !
(Photo : Thierry Joubaud)


– Salut Tangi ! Peux-tu nous raconter brièvement l’histoire de ton groupe, Startijenn ?

Salut ! Nous avons créé ce groupe en 1997 lorsque nous étions tous au Collège Diwan du Relecq-Kerhuon, près de Brest. Nous étions de bons copains et ça nous a semblé évident de jouer ensemble. Après la sortie du premier album, les festoù-noz et les concerts se sont multipliés. Depuis nous avons sortis deux autres albums et nous sommes tous devenus musiciens professionnels. Je suis accordéoniste, et c’est avec Konogan An Habask que nous composons et arrangeons tous les morceaux.


– Votre troisième et dernier album « Kreiz da fas ! » est sorti il y a maintenant près d’un an. Comment s’est passée la présentation de ce nouveau répertoire au public ?

Nous avons vendu beaucoup de disques cet été, et il faudra probablement rééditer ce troisième album. Apparemment les gens l’ont bien apprécié ! Nous avons eu l’occasion de le présenter à l’étranger, aux Pays-Bas par exemple ou encore au Rainforest World Music Festival sur l’île de Bronéo en Malaysie ! La musique bretonne est bien vivante, et ce ne sont pas les grandes scènes ou les grands festivals qui manquent pour le prouver ! Ce n’est pas une musique démodée ou une musique de vieux comme peuvent le penser certains. On retrouve dans notre musique beaucoup d’influences rock, c’est une musique énergique.

– Startijenn est un peu un groupe de rock, finalement ?

Je n’aime pas trop catégoriser, mettre des « styles » sur une musique, mais c’est vrai que Startijenn est un peu rock’n’roll, et la vie que nous vivons aussi ! 

– Vous êtes tous professionnels, comment gérez-vous cela ? 

Nous sommes tous intermittents depuis 2007. Il faut pour cela faire un certain nombre de dates, 43 en dix mois et demi exactement. Ça fait environ un concert par semaine, sachant qu’on en fait la majorité pendant l’été. Notre ambition est aussi d’exporter notre musique et la musique de fest-noz en général en dehors de Bretagne, en France et à l’étranger. Voyager et faire des concerts, il y a pire comme situation ! Nous sommes vraiment tous très heureux de pouvoir vivre de notre musique, et on travaille quotidiennement pour que ça puisse continuer.


– Vous avez déjà joué quelques fois en Pays Nantais, mais on vous voit aussi régulièrement dans des manifestations de soutien… Que pensez-vous de la lutte pour la Réunification ? 

Nous sommes nés dans cet esprit de lutte en Bretagne ! Nous avons tous été à Diwan et sommes tous brittophones. Nous avons beaucoup d’amis venant de Nantes et du Pays Nantais en général, la lutte pour la réunification est donc une évidence ! Je pense qu’il n’est pas possible d’être brittophone, de se battre pour la langue bretonne et de ne pas se battre pour la réunification. Jouer en fest-noz ou en festivals est en quelque sorte notre manière à nous de lutter, de revendiquer certaines choses. On ne peut pas faire de la musique bretonne sans être militant !


– En 2012 vous fêterez donc les 15 ans du groupe. On entend dire que vous inviterez d’autres musiciens sur scène… Aura-t-on la chance de voir cet « Anniversaire TOUR » du coté de Nantes ?

Nous aurons probablement des propositions, oui ! On en serait vraiment ravis en tout cas. Ce sera une création spéciale pour l’occasion, où nous inviterons des copains sur scène, où il y aura du chant en breton, de la guitare électrique et bien d’autres choses encore !


Langue bretonne à la TV : « jamais le breton n’a eu une telle place »… et la Loire-Atlantique ??

29/09/2011
En français plus bas.
Un nebeut devezhioù zo e oa kinniget gant Frañs 3 kael ar programmoù e brezhoneg. D’ar mare-se e oa menneget ar c’henlabour etre Frañs 3 hag ar chadennoù TV lec’hel : TVR35 (Roazhon), Tébéo (Brest) ha TyTélé (An Oriant).
« Jamais le breton n’a eu une telle place » a voe neuze diskleriet gant Bernez Rouz, rener an abadennoù e brezhoneg.
Souezhet omp gant komzoù Bernez Rouz, rak n’eus abadenn brezhoneg ken e departamant brasañ Breizh abaoe 2002 ! En ur lâr an dra-se e tisparti Bernez Rouz tud Liger-Atlantel eus Breizh ha kevredigezhoù evel «Brezhoneg ‘barzh an tele».

Laouen ‘vefemp da c’houlenn digant rener an abadennoù e brezhoneg perak n’eus ket bet ur c’henlabour gant TéléNantes, da skouer. Pe neuze e vefe echuet da vat ar raktresoù e brezhoneg evit departamant Liger-Atlantel ?

Goulenn a reomp digant Kuzul-Meur 44 (a ro arc’hant da dTélénantes) sikour ar c’hleweled e brezhoneg e Liger-Atlantel.
Da Guzul Rannvro Breizh e c’houlennomp sikour ivez, e-keñver an divizoù kemeret diwar-benn an adunvanidigezh ha sevenadur Breizh e Liger-Atlantel : dav eo d’ar Rannvro sikour evit diorren ar c’hleweled e brezhoneg e Liger-Atlantel.

Titouroù :
http://fr-fr.facebook.com/pages/Du-Breton-dans-ma-tele

Il y a quelques jours était présentée la nouvelle grille des programmes en langue bretonne par France 3. À cette occasion était annoncée une collaboration entre France 3 et les chaines de télé locales TVR35 (Rennes), Tébéo (Brest) et TyTélé (Lorient).
Le directeur des émissions en langue bretonne, Bernez Rouz, a aussi déclaré : « Jamais le breton n’ a eu une telle place ».
Nous sommes très étonnés de ces propos. En effet, depuis 2002, les émissions en langue bretonne ont été supprimées dans le plus peuplé des départements breton. Par ces propos, Bernez Rouz discrimine les habitants de Loire-Atlantique et les associations nantaises œuvrant pour le retour de  la diffusion d’émissions en langue bretonne en Loire-Atlantique (Du breton dans ma télé).

Nous aimerions demander à Bernez Rouz quelques explications. La Loire-Atlantique a t-elle été définitivement abandonnée des émissions en langue bretonne ? Y a t-il eu tentative de travail avec TéléNantes ?

Nous demandons au Conseil Général de Loire-Atlantique, qui subventionne TéléNantes, de promouvoir la création audiovisuelle en langue bretonne dans notre département. Suite aux résolutions prises par la région Bretagne en matière culturelle et sur l’unité territoriale de la Bretagne, nous demandons à celle-ci d’appuyer cette aide à la création audiovisuelle en langue bretonne en Loire-Atlantique.

Pour plus de renseignements :
https://www.facebook.com/pages/Du-Breton-dans-ma-tele
Les émissions « Bali Breizh » ou encore « Mouchig Dall » feront-elles
enfin leur apparition sur les télévisions de Loire-Atlantique ?

Interview d’IMG avant le Fest-Noz du 29/10/11 en soutien aux barbouilleurs

27/09/2011

IMG sera en fest noz à Nort/Erdre le samedi 29 octobre en compagnie de STARTIJENN, AL LOAR ZU et DIGRESK, en soutien aux barbouilleurs de 44=Breizh toujours sous le coup d’amendes (19 000 euros réclamés par la région Pays de la Loire). Une occasion de questionner le chanteur et talabarder du groupe, MC GUR’, sur ses motivations et son nouvel album.

Salut GUR’ !

Sa va ti l’gars Guilhom?

Je seu vrai benaizz maiseu pour mnae l’interview o ta. IMG s’arrête en pays nantais le samedi 29 octobre pour un fest noz à l’affiche alléchante, que peux tu nous dire sur les groupes qui seront présents ?

Et bien que tous ces groupes sont constitués de camarades de fest-noz que nous croisons régulièrement. Nous sommes tous plus ou moins de la même génération de groupe de musique, qui cherche à pousser plus loin les expérimentations et fusion du son traditionnel avec des éléments venus d’ailleurs. Startijenn est plus spécialisé dans le son folk, Digresk dans l’éléctro celtique, Al Loar Zu dans le Rock et IMG dans le Ska/Punk/Reggae.

Ce concert s’inscrit aussi dans le cadre de la tournée d’IMG pour la sortie de votre nouvel album. Peux tu nous parler de celui-ci ? Y a t il des évolutions par rapport aux précédents albums ?

IMG est en tournée nationale dans les 5 départements du 16 septembre au 17 septembre. Lors de la création de ce nouvel album, on a un peu revue notre façon de composer, les temps ont changé, les gens acceptent mieux les mélanges plus radicaux en fest-noz et on a décidé d’explorer d’autre chemins. Il faut dire que le passage de Martin de la trompette à la guitare a pas mal changé la donne et a fait rentrer IMG dans un style plus proche de la fusion et du punk. Mais je pense, que, malgré les nouveautés, IMG reste fondamentalement un groupe de Ska et de Reggae Festif. Nous avons signé cet album avec le label Mass Prod (Punk-Rock Rennais) pour marquer notre couleur Rock N’Roll. La distribution est assurée par Coop Breizh, l’album est donc disponible chez la plupart des disquaires de Bretagne et même dans les grandes villes de l’hexagone. On y retrouve douze titres en gallo et de nombreux invités comme les « Soul Sistas du pays de Piermé », Roger le Contou ou encore Djibril.

L’album s’intitule « interdit de cracher Gallo », peux tu nous en dire un peu plus sur ce titre ?

Nous avons fêté le 16 septembre la sortie de notre second album « Interdit de cracher gallo » qui fait référence à l’interdiction qui fut faite à nos grand-parents de parler leur langue maternelle entre eux à l’école. Nous voulions mettre en avant le saccage orchestré par l’Etat français de nos « patois », qu’on soit Breton, Normand, Ch’ti, Occitan, …. l’injustice qui nous a été faite exige réparation. Dans l’album on trouve plusieurs morceaux politiques ou polémiques « Bertaeyn Libr », « Les Touristes », « La Beu-R, « Les faucheurs volontaires », ….

IMG est un groupe engagé ?

Comme je viens de le dire, nous sommes engagés sur le front de la défense des langues minorisées et des cultures qui vont avec. Mais, nous sommes aussi présent sur le terrain de la lutte contre le fascisme, le soutien aux sans-papiers, le combat écolo, et contre la logique de profit en général.

Essayer de vivre de sa musique tout en voulant assurer son engagement militant, c’est faisable ?

Euh… (rire) ben forcément, les engagements militants sa paye pas trop, c’est un peu le principe. On essaie d’alterner avec des dates rémunérées pour avoir des cachets régulièrement. C’est pourquoi on ne peut pas toujours répondre à toutes les sollicitations militantes. De plus, on est souvent demandés pour des plans de soutien à Rennes, donc parfois pour éviter de saouler le public on préfère conseiller d’autre groupes.

Peux tu nous dire ce qui a motivé le groupe à se proposer de jouer en soutien à 44=Breizh et aux barbouilleurs volontaires ?

La réunification de la Bretagne, bien sur ! Mais aussi les moyens d’action d’un collectif qui n’a pas peur de mouiller la chemise et de faire des opérations un peu sportives. Enfin, nous sommes solidaires face à la stupide et brutale répression qui s’est abattue sur des militants souvent très jeunes pour des faits mineurs. J’ai l’impression que les dirigeants de la région PDL sont mauvais joueurs.

Merci à toi, merci à IMG et rdv le 29 octobre à Nort « pou vous oï mnae le dro » ! J n’eu eut du pieusi à caosae o ta, a la perchene.


Martine à Nantes

21/09/2011

Martine Aubry était en visite hier à Nantes et, sur la Réunification de la Bretagne… elle n’a rien dit ! Ni dans Ouest-France, ni dans Presse-Océan, aucun journaliste n’a semble-t-il osé aborder le sujet.

Il faut aller rechercher sur le site du Télégramme pour entendre la présidentiable se positionner à ce sujet. Et la réponse est la même que Sarkozy avait faite devant le congrès des maires à Vannes l’année dernière : « c’est à la population de décider ». Encore une fois le Parti Socialiste, comme l’UMP, laisse la population bretonne devant une impasse. Car s’ils déclarent généreusement que c’est aux habitants de décider, nous sommes toujours dans l’impasse quant à la possibilité qu’un jour la population bretonne puisse s’exprimer réellement à ce sujet.

Jean-Yves Le Drian (président PS CR Bretagne) et Patrick Mareschal (ex président PS CG 44) nous ont plusieurs fois répété que la balle était « dans le camp de l’État », alors que Joel Batteux (maire PS de St-Nazaire) se disait satisfait en mai dernier de l’élection de Philippe Grosvalet (PS) à la tête du Conseil Général de Loire-Atlantique car il était sûr que l’homme « n’organiserait pas de référendum sur la question de l’unité de la Bretagne ». Quant à Jacques Auxiette (président PS CR PdL), pas de besoin de rappeler ses positions ouvertement hostile à toute idée d’une démocratie réelle en Bretagne qui puisse aboutir à l’unité territoriale.

Les propos vides de sens de Martine Aubry ne sont en fait pas étonnants, tant elle sait l’attachement des bretons dans leur ensemble à cette revendication et alors qu’elle compte Jacques Auxiette parmi ses soutiens. C’est d’ailleurs dubitatif que nous accueillons ses déclarations de Nantes sur sa volonté « d’une justice indépendante », alors même que son soutien Jacques Auxiette, a reconnu que les frais de réparation demandés par la région PdL et le parquet de Rennes dans l’affaire des 6 barbouilleurs volontaires, étaient à la mesure de l’ensemble des dégradations pro réunification que la région subit et non en lien avec les actes pour lesquels ils ont été jugés.

Face à des dirigeants PS qui disent que c’est à nous de décider, d’autres qui nous disent que c’est à l’État français, et d’autres qui nous disent que ce n’est pas la peine d’espérer, nous ne pouvons que constater l’impasse démocratique dans laquelle nous nous trouvons. Ce qui est sûr c’est que toutes positions attentistes ne nous permettra pas d’avancer sur le chemin de l’unité de la Bretagne, et que les actions de désobéissances civiles s’en trouvent forcément confortées. D’autant qu’il n’y a pas à espérer plus de la part de François Hollande en meeting ce soir à Nantes.

Le Collectif 44=BREIZH


RDV de l’Erdre, Couvre-Feu et Escales : en Bretagne sud !

15/09/2011

La période estival a charrié son lot de festochs en 44. Occasion bien connu pour la région « Pays de la Loire » d’étaler sa propagande à grand coups de banderoles, kakemonos et autres supports de communication.

Début Août, la 20ème édition des Escales a ramené plus de 40 000 personnes, pour ce festival de musiques du monde. Évidemment, la région PdL était chez elle dans la municipalité de son collaborateur Joel Batteux. Le site et les programmes étaient blindés de pub et propagande PdL en tout genre, jusque sur l’écran géant de la grande scène ! Une dissonance qui contrairement à la musique n’adoucira pas les mœurs : la totalité des banderoles PdL, une quarantaine, auront été tagué de slogans « 44=BZH ». Pas la peine de se demander si la région finance l’événement pour soutenir la culture, ou par opportunisme pour poursuivre la création de son identité factice.

Un bon festival malgré cette présence intempestive, où la prestation du Bagad Sant-Nazer avec les Gwanas d’Agadir, performance soutenue financièrement par le Conseil Général 44, aura démontré que les musiques du monde se déclinent aussi autour de la solidarité entre les peuples sans État.

Quelques jours plus tard détour par le festival Couvre Feu. Comme il est désormais à l’habitude le public est accueilli une haie de banderoles PdL à l’entrée même du festival… La jeunesse est une fois de plus clairement visée. Mais c’était sans compter les nombreux gwenn ha du, et drapeaux du Pays de Retz présent autour du site, et même… dans le site ! Preuve que la politique d’acculturation de la région PDL trouve de résistance au sein de la population.

Début septembre, les Rendez-vous de l’Erdre, évènement immanquable des nantais et des amateurs de jazz. Mais c’est aussi une des vitrines de propagande favorite de la région PdL. Heureusement chaque année les citoyens nantais hostiles à cette pollution visuelle ne manque pas de faire disparaître banderoles et kakemonos de la région comme dans un éternel tour de magie !



Le collectif 44=Breizh tient à saluer ces initiatives. A Saint Nazaire, Corsept et on a pas fini de se dresser devant la politique d’assimilation ligérienne relayées et encouragées par Joël Batteux, Jean Marc Ayrault, Jacques Auxiette, et depuis peu, Philippe Grosvalet.


José Bové soutient le collectif 44=BREIZH !

11/07/2011

A l’occasion de sa venue en pays nantais les militants de 44=BREIZH sont allés à la rencontre de José Bové pour lui remettre l’affiche « la Bretagne sans la Loire-Atlantique c’est comme José Bové sans moustache, c’est beaucoup moins bien », réalisée il y a quelques semaines suite à la campagne de Nantes Métropole. Gilles Denigot (ancien conseiller général originaire de Saint-Nazaire) s’est joint à José Bové pour cette petite photo soutien et clin d’œil à la réunification de la Bretagne !

 

Stourmerien 44=BREIZH o deus kejet gant José Bové ar sizhun-mañ. Tro hon eus bet da reiñ dezhañ ar skritell a oa bet graet un nebeut sizhunvezhioù ‘zo war dem Naoned Métropôle hag a lare « Breizh hep Liger-Atlantel ‘zo evel José Bové hep e vourroù, n’eo ket ken plijus ». Gilles Denigot (paotr Sant-Nazer ha bet kuzulier departamant) a zo deuet war ar al luc’hskeudenn evit bezañ kengred gant adunvanidigezh Breizh !


Le 18 juin 2011 doit marquer une nouvelle étape pour la “Bretagne en résistance”

29/06/2011

Plus de 40 ans de lutte

Le 18 juin 2011 aura été en terme de mobilisation et d’organisation une réelle démonstration de force de la revendication pour l’unité territoriale de la Bretagne. Sur l’ensemble de la journée, manifestation et fête en plein air le soir, on peut estimer la participation de 5000 à 7000 personnes. Beaucoup plus que pour la fresque humaine «44=BZH», qui eut lieu au même endroit l’année dernière et qui était déjà un beau succès. C’était la onzième manifestation ayant lieu en Loire-Atlantique pour réclamer l’unité administrative de la Bretagne (1976, 1981, 1998, 1999, 2001, 2003, 2003, 2005, 2008, 2010, 2011). Sur la dernière décennie, la manifestation «Bretagne en résistance» est sans doute celle qui aura amené le plus de monde avec celles de 2001 et 2008. La fresque humaine de 2010, avait interpellé par son originalité (2000 personnes s’étaient retrouvées pour inscrire un 44=BZH sur le sol du hangar à Bananes, voir parmi les photos ci-dessous), celle de 2011 sera sans doute la marche (10km !) qui aura fait passer un pas au niveau de la jeunesse et de la détermination des manifestants.

L’action de barbouillage du palais de région, la solidarité et la diversité des organisations présentes devant celui-ci, faisant face aux gardes mobiles, témoignent d’une réelle frustration face à un dossier qu’aucun responsable politique semble ne vouloir réellement régler. Ceux-ci, à commencer, par le nouveau président du CG 44 (Philippe Grosvalet) doivent en prendre la mesure et se positionner pour une solution réelle de la partition de la Bretagne.

Des évolutions lentes et symboliques à dépasser

En 2001, la mobilisation avait entraîné le vote d’un vœu sur la réunification de la Bretagne par le Conseil Général de Loire-Atlantique, alors que celui-ci était encore dirigé par André Trillard. Un vœu, seulement, mais qui marque officiellement le département de Loire-Atlantique comme breton : «le Conseil Général demande au Gouvernement d’organiser le débat public et les consultations nécessaires, puis d’initier le processus législatif permettant de réunir les cinq Départements bretons (…)». Depuis celui-ci, et jusqu’à l’ouvrage «Les Pays de la Loire, une région française dans le monde d’aujourd’hui»* par Jacques Auxiette, qui affirmait une réalité historique à la région des PdL à l’aide d’une pièce de monnaie circulant de 1182 à 1186, plus aucun responsable politique ne se livre à une remise en cause de l’appartenance historique et culturelle, actuelle et ressentie, du pays nantais à la Bretagne. Ceci n’a pas toujours été le cas. Le vœu de 2001 aura été un argument très utilisé par les acteurs de la Réunification, et il est un point significatif de l’histoire de notre lutte comme jamais n’avaient pu l’être les prises de positions des années 80 qui étaient liées au processus de décentralisation.

 

Entre 2004 et 2010, l’existence au sein de la majorité du conseil régional de Bretagne de conseillers autonomistes et fédéralistes, et la présence de l’ancien président du CUAB (Comité pour l’Unité Administrative de la Bretagne) Patrick Mareschal à la tête du département de la Loire-Atlantique, auront permis la création d’un comité mixte Loire-Atlantique-Bretagne administrative. Un premier travail en commun, qui prolonge le vœu de 2001 et la résolution de 2004 du Conseil Régional de Bretagne. Cette commission qui ne s’est réunie que 6 fois en 6 ans, n’aura eu de succès que dans des domaines culturels ou patrimoniales. Bien que l’exposition sur les marches de Bretagne avec son colloque et sa demande d’inscription au patrimoine de l’UNESCO, ait pu participer un tant soit peu à la prise de conscience de l’intégrité du territoire breton, il ne s’agit d’avancée que de l’ordre de l’ultra symbolique. Par ailleurs, nous pouvons légitimement nous demander si la participation de groupes et entreprises de Loire-Atlantique, à la Breizh Touch, au marché international du disque et de l’édition musical, au festival inter-celtique ou à la Fest Yves, nécessite l’existence de la commission mixte. Ce sont malheureusement les projets qui auraient permis de créer des bases durables en vue d’une future réunification qui n’ont pas vus le jour. Les projets de réseau breton de solidarité internationale, de charte pour la gestion intégrée de la zone côtière, de mise en réseau des ports maritimes, de conférence territoriale de Bretagne, en sont autant d’exemples qui restent quasiment sans suivis. Le fait que la campagne de communication parisienne du Comité Régional de Tourisme ait exclue la Loire-Atlantique, malgré des accords sortis de la commission mixte, montre cet échec. Cette commission mixte n’a, en fait, clairement pas les moyens de ses objectifs qui étaient selon P. Mareschal de créer les synergies et les outils qui faciliteront la réunification de la Bretagne. On ne peut que constater que, pour l’instant, cette commission n’a pas réussi à mettre en place des outils pérennes dépassant des cadres ponctuels et symboliques de coopération. Élaborer de vraies politiques territoriales à l’échelle de toute la Bretagne, ne pourra se faire qu’avec une unité administrative de la Bretagne, ou du moins un outil institutionnel qui la préparera réellement. Enfin on peut se poser la question de la cohérence de cette commission qui rappelait en 2009 «la constance de son engagement en faveur de la réunification de leurs territoires», qui, si elle continue, sera présidée pour la Loire-Atlantique par Philippe Grosvalet qui se déclare comme opposant à l’avancée de ce dossier.

En 2009, la commission Balladur chargée par le chef de l’Etat français de redéfinir le cadre des collectivités territoriales, a amené un grand espoir pour une bonne part de la population sensible à la cause de l’unité territoriale. Le rapport aurait prévu de faire passer les régions métropolitaine de 22 à 15 en créant notamment une collectivité bretonne représentant l’ensemble de son territoire. C’est ce qui était annoncé en tout cas dans la presse, avant que ne court le bruit de pressions de personnages locaux haut placés, qui auraient fait retirer cette proposition au dernier moment. Surtout, la réunification aura enfin été présenté comme un problème sérieux par la presse. Tellement sérieux que, dans la crainte de voir son poste ébranlé, Jacques Auxiette en a perdu son sang froid en assimilant la réunification à une «annexion des temps modernes, voire d’une certaine forme de colonisation»**. Au final, ont peut aujourd’hui conclure que cette nouvelle «décentralisation» décidée à Paris ne permettra pas la réunification et encore moins la possibilité d’une collectivité démocratique en Bretagne. Les moyens de financement se recentralisent la capacité de la région et du département à se déterminer sur l’unité territoriale se limitant toujours au bon vouloir de la région des PdL.

Suite à la manifestation du 18 juin, la vice-présidente du Conseil régional de Bretagne a annoncé la mise en place d’un comité de suivi sur la question de l’unité administrative… Que peut-on en attendre ? D’autant qu’il semble fermer aux organisations de la société civile, qu’on ne sait si des représentants de Loire-Atlantique y siègeront…

Changer de vitesse

Si des revendications politiques concrêtes animent ces manifestations, force est de constater qu’elles ne sont pas clairement prisent en compte par les médias et les institutions. Le 18 juin ou la semaine d’avant Kawan, beaucoup de personnes semblent être passé à côté de la «plateforme pour l’unité administrative de la Bretagne» supportée par Bretagne Réunie et 44=Breizh ou de l’appel du 9 avril 20011 «Un dazont evit hor yezh» signé par Ai’ta, SLB, 44=Breizh, Breizhistance, UDB, Skeudenn Bro Roazhon, … Pourtant ces plateformes, issus de travaux collectifs et consensuels, élaborent de manières concrêtes des solutions pour avancer vers une prise en compte réelle de nos revendications. Sûr qu’une plus large diffusion et une valorisation de ces travaux (chacun joue-t-il son rôle ?) permettra d’éviter les stéréotypes douteux qui ressortent des articles de presse-océan ou ouest-france «ils sont fiers ces bretons…», «au son des binious et des cornemuses…», «derrière leurs drapeaux et chapeaux bretons», etc.
La question que nous posons est bien une question de démocratie, pas une question folklorique.

 

Les revendications du 18 juin étaient claires et concrètes :
– d’une part création d’une filière de breton à la fac de Nantes & diffusion télévisuelle et radiophonique d’émissions en langue bretonne,
– et d’autre part modification des lois L. 4122-1 et L. 72.1 & exiger la possibilité aux bretons de se déterminer sur la question.

La réponse faite par le président du Conseil Général de Loire-Atlantique, affirmant être «ni pour ni contre» la réunification et insistant sur le fait de «privilégier une nouvelle étape de la décentralisation avant la question du découpage régional» n’est clairement pas celle que nous attendons. Où sont passés les engagements du Conseil Général de Loire-Atlantique ? La question territoriale doit être réglée en même temps que celle du statut d’une nouvelle collectivité bretonne, si l’on ne veut creuser le sentiment d’injustice et l’attente existant en Loire-Atlantique.

Alors qu’une manifestation est annoncée pour mars 2012 à Quimper, pour la langue (?), que la réforme territoriale est censée rentrer en vigueur en 2014, que le président de la région Bretagne dit «être jaloux» du statut du Pays de Galle, il est sans doute temps de poser clairement et collectivement la question du statut général de la Bretagne. Un statut qui intégrera pleinement la Loire-Atlantique et permettant au peuple breton de se doter des outils institutionnels lui permettant de se déterminer librement tant sur la question territoriale que sur la question linguistique.

La Bretagne doit continuer à résister au-delà du 18 juin. Cela passe par la construction de nos propres alternatives à la centralisation de l’Etat français à la base, ici en Bretagne.

* Quelques années auparavant, Jean Ollivro et Joseph Martray sortaient deux ouvrages aux titres étrangement semblables «La Bretagne réunifiée, une véritable région européenne ouverte sur le monde», et «La Bretagne au cœur du monde nouveau». Rappelons que la sortie et la promotion de l’ouvrage de Jacques Auxiette en février 2007 avait été gêné par la toute première action du GIR :
https://44breizh.com/2007/06/05/groupe-dintervention-reunification/

** Sur France 3 & RMC :
http://www.rmc.fr/blogs/lesgrandesgueules.php?post/2009/02/27/La-commission-Balladur-veut-casser-le-pouvoir-des-elus-Jacques-Auxiete


http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=14242


Jeudi 30 juin, rdv partout en Bretagne !

28/06/2011

Suite à la manifestation «Bretagne en résistances» du 18 juin à Nantes/Naoned, certaines personnes ont spontanément pris l’initiative par le biais d’internet et hors de toute organisation, d’appeler à des rassemblements à 18h et 18h30 devant les préfectures et les sous-préfectures partout en Bretagne, le jeudi 30 juin, date anniversaire du premier décret ayant séparé la pays nantais du reste de la Bretagne en 1941. Ces rassemblements doivent être selon nous l’occasion de porter une nouvelle fois la contestation de la partition de la Bretagne devant les institutions, et nous relayons donc cet appel spontané.

Afin d’avancer dans le cadre de propositions constructives, nous vous invitons à cette occasion à télécharger et imprimer la plateforme «Bretagne en résistance, pour l’unité administrative de la Bretagne» lancée par Bretagne Réunie et 44=BREIZH à l’occasion du 18 juin. Et de la distribuer et la transmettre partout où il y aura des rassemblements.

Préfectures et sous-préfectures :
44 : Nantes – Ancenis – Saint Nazaire – Chateaubriant
35 : Rennes – Saint Malo – Fougeres – Redon
56 : Vannes – Lorient – Pontivy
22 : Saint Brieuc – Guingamp – Lannion – Dinan
29 :  Quimper – Brest – Morlaix – Chateaulin

Nous invitons les participants et participantes à cette action à contacter les journalistes locaux, ainsi qu’à transmettre photo et compte rendu à 44=BREIZH pour permettre une centralisation des informations.


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