Pôles métropolitains, opportunité ou menace pour la réunification de la Bretagne ?

08/12/2011

44=Breizh publie ici et avec son aimable autorisation une analyse de Mikael Bodlore-Penlaez sur la création des pôles métropolitains (notamment Loire-Bretagne) et son impact sur l’unification territoriale de la Bretagne :

«Vu de Chicago, Angers, Nantes ou Rennes, c’est une même région…». C’est ce qu’Emmanuelle Quiniou, directrice générale de l’Agence d’urbanisme de la région angevine répondait à une interview du magazine municipal de la ville d’Angers (Vivre à Angers n° 355) pour justifier de la création du Pôle métropolitain Loire-Bretagne qui regroupe Angers, Nantes, Rennes, Saint-Nazaire et Brest. Ce type de réflexion est pour le moins absurde sinon fait preuve d’une négation totale de l’identité des territoires. Doit-on se positionner sur la réalité régionale en prenant en compte l’avis d’un Américain habitant à plusieurs milliers de kilomètres de chez nous, ou au contraire en prenant en compte les réalités locales et les souhaits de la population en Bretagne ou en Anjou ? Ce n’est pas parce que vu d’Europe, on ne sait pas systématiquement faire la distinction entre un Laotien et un Cambodgien que ces deux États vont souhaiter fusionner pour nos beaux yeux.

Les Pôles métropolitains, une identité commune ?

Les pôles métropolitains sont une nouvelle forme de coopération entre différentes agglomérations institués par la loi sur la réforme territoriale du 16 décembre 2010. Dans ce cadre, plus de 20 projets ont émergé en France, dont celui intitulé Loire-Bretagne. Ces pôles doivent porter un projet de développement équilibré et complémentaire notamment pour l’économie, l’urbanisme et l’aménagement. Lors du lancement de ces pôles à Paris le 5 juillet dernier, trois objectifs principaux ont été énoncés, à savoir la pertinence de l’échelle d’action, l’identité commune et le portage d’un projet de développement commun. La sémantique a toute son importance, notamment au vu du projet Loire-Bretagne qui ne paraît nullement s’inscrire dans ces objectifs ambitieux.

Le pôle métropolitain Loire-Bretagne, un non-sens

On peut légitimement s’interroger sur ce qu’on entend par l’identité commune des villes souhaitant coopérer au sein du pôle métropolitain Loire-Bretagne ? Cet espace découle plus du non-sens que d’une réelle identité commune. Quels sont franchement les liens culturels et historiques que Brest et Angers entretiennent ? Ces deux villes distantes de plus de 370 km sont à plus de 4 h 30 de route. Mais si la réflexion doit être d’ordre économique ou urbanistique, les liens ne sont pas plus évidents. Angers, métropole du Val de Loire, n’a pas beaucoup de rapport avec Brest, dont le slogan est la «métropole océane». Mais au-delà de l’incohérence se dessinent les plans de la Datar, sortis en 2005 qui voyait déjà dans cette métropole Loire-Bretagne l’embryon du futur rapprochement des régions administratives Bretagne et Pays de la Loire, cassant net toutes possibilités d’une Bretagne à cinq départements. L’organisme aménageur parisien ne s’est jamais vraiment distingué par ses «découpages» cohérents de l’espace hexagonale. Il est vrai qu’il s’est souvent adonné à des charcutages technocratiques rarement appropriés par la population, ni même les élus, souvent peu convaincus.

Angers entre deux chaises

Mais le contexte évolue assez rapidement. Du côté breton, l’analyse est sans appel. Une région à 5 départements où Brest, Nantes et Rennes coopèrent, cela est une évidence. Mais du côté angevin, les lignes bougent. À croire que les Bretons inspirent leurs voisins du Val de Loire. En effet, un nouveau pôle est en train de naître entre Angers, Tours et Le Mans, regroupant ainsi des villes qui historiquement ont toujours été proches, dans un espace cohérent qui s’appelle Val de Loire. Alors que dans les études préalables au projet du Grand-Paris, l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France (Les cahiers de l’IAU n° 153) considère la région nantaise comme une simple banlieue parisienne, Nantes et Rennes se posent la question d’une coopération beaucoup plus poussée pour faire contre poids. Dans ce contexte, le maire d’Angers, Jean-Claude Antonini, souhaite coopérer plus avant avec les villes consœurs de Touraine et du Maine, au point de se rallier le chef de file de l’opposition Laurent Gérault, qui déclarait au webzine Villactu.fr en février 2011 se réjouir de l’initiative du maire et «attendre beaucoup de ces nouveaux échanges, la place et l’avenir de l’Agglomération angevine en dépendent, face à l’hégémonie grandissante de l’axe Nantes-Rennes».

Georges Gontcharoff, spécialiste des questions de démocratie participative, enfonce le clou et émet des sérieux doutes sur la pertinence de certains pôles. Il affirme dans une analyse qu’il fait du rapport du membre du Conseil d’État, Jean-Jacques de Peretti (note n°64 ADELS/UNADEL), que «l’Espace Métropolitain Loire-Bretagne (EMLB) existe, mais ne se transformera peut-être pas en pôle métropolitain. (…) Un pôle métropolitain s’explore entre Tours, Angers et Le Mans. On voit donc qu’Angers est tiraillé entre plusieurs logiques».

L’espace Loire-Bretagne, opportunité ou menace pour la réunification ?

La constitution des pôles métropolitains permet aujourd’hui d’envisager deux scénarios, même trois. L’un est favorable à la réunification de la Bretagne et l’autre la fait s’éloigner encore un peu plus. Si Angers décide de se rapprocher de Tours et du Mans et que Brest, Nantes, Rennes et Saint-Nazaire s’unissent, on peut imaginer le meilleur pour l’avenir de la Bretagne à 5 départements. Angers retrouvant naturellement le Val de Loire comme espace de coopération, la cohésion régionale s’en trouvera d’autant renforcée.

En revanche, si l’acharnement technocratique persiste à construire un territoire difforme et sans identité réelle à travers l’espace Loire-Bretagne, on risque de se trouver dans une situation qui conforte encore plus la constitution d’une région Grand Ouest. Cela anéantirait par la même occasion l’idée d’une Bretagne réunifiée, et ferait peser le risque de disparition pure et simple de la région Bretagne.

Un troisième scénario, pas plus réjouissant, pourrait aboutir à un espace réunissant Angers, Brest, Le Mans, Nantes, Rennes, Saint-Nazaire et Tours.
Vous avez dit du grand n’importe quoi ?

[Source : Mikael Bodlore-Penlaez]


Le Conseil Général 56 vote à l’unanimité un vœu pour la Réunification

07/12/2011

Le Conseil Général 56 vient aujourd’hui de voter à l’unanimité un vœu pour la Réunification de la Bretagne. Nous notons que ce vœux est exprimé par le Conseil Général 56 au moment où certains doutent de la motivation des collectivités bretonnes à aller vers un processus d’unification territoriale de la Bretagne. François Goulard, président du CG 56, ajoute à ce vœu une demande auprès du premier ministre de réunir une « conférence entre les deux régions et les cinq départements pour élaborer un calendrier et les bases d’un travail commun permettant à terme de réunifier la Bretagne. » Sans doute une moindre chose, si l’on souhaite que ce vœu ne soit pas classé aussitôt dans la multitude des vœux sans suite.

D’emblée, le CG 56 a placé ce souhait dans l’objectif « d’atteindre une masse critique requise par la compétition internationale », plaçant ainsi le projet d’une Bretagne Réunifiée comme plus justifié que celui d’un Grand Ouest mal défini et sans assise populaire.

Le Collectif 44=Breizh sera vigilant quand aux suites de ce vœu et aux intentions de M. Goulard et des conseillers généraux du Morbihan pour mener à bien ce projet.


Rassemblement à Rennes mardi 13 décembre en soutien à Alan et Jonathan

06/12/2011

44=BREIZH appelle tous ses sympathisants et sympathisantes, toutes les personnes attachées à la liberté d’expression, à venir manifester leur soutien à Jonathan et Alan pour leur procès en appel qui aura lieu le mardi 13 décembre à Rennes. Jonathan et Alan ont souhaité faire appel, car ils ne sont tout simplement pas coupable de ce qu’on leur reproche. Leur avocat dénonce un « acharnement » et une volonté de « cibler les personnes en raison de leur engagement politique ».
Rassemblement place du Parlement à partir de 13h.

Le 25 avril 2009, suite à une manifestation unitaire contre la répression politique en pays nantais, les militants venus soutenir les inculpés de la Réunification se faisaient encercler à la terrasse d’un café par la police prétextant un contrôle d’identité sans réelle motivation. Suite à cela le porte-parole de 44=Breizh, Jonathan Guillaume, et un de ses militants étaient arrêtés. Retour sur les faits :
https://44breizh.com/2009/04/26/samedi-25-avril-journee-de-mobilisations-pour-44breizh-finissant-par-des-interpellations-des-coups-et-des-blessures-venant-des-forces-de-police/

Au mois de février 2010, les deux militants étaient jugés pour rébellion lors de leur arrestation et condamnés à 750 euro (pour Jonathan) et 500 euro (pour Alan), sans qu’il n’est pu être démontré l’usage d’une quelconque violence de leur part lors de leur arrestation. Un autre militant était arrêté le même jour devant le tribunal avant d’être relâché le lendemain matin sans suite :
https://44breizh.com/2010/02/03/proces-d-alan-et-jonathan-verdict-le-1er-mars-2010/

Les soutiens des inculpés :
https://44breizh.com/2009/10/06/soutenez-les-inculpes-de-la-reunification/

TOUS ENSEMBLE VENONS LES SOUTENIR
ET DÉNONCER L’ACHARNEMENT RÉPRESSIF
CONTRE LES MILITANTS DE 44=BREIZH !


Le Fest-Noz 44=BREIZH a fait le plein !

08/11/2011

Plus de 400 personnes se sont déplacées le 29 octobre dernier à Nort-sur-Erdre (44) pour le Fest-Noz organisé par 44=BREIZH et l’asso locale Enorzh en soutien aux inculpés de la Réunification. Merci à eux et aux artistes STARTIJENN, IMG, AL LOAR ZU et DIGRESK ! Ce fut un bon moment de danse et de fête, mais de rencontre et d’échange aussi. Les associations ACIPA, BLAIN SANS FRONTIERES, KANN-Nozay et AMAP-Nort/Erdre, ainsi que les partis politiques BREIZHISTANCE et UDB, étaient présents eux aussi, montrant ainsi que la Réunification est bien l’affaire de toutes et de tous !
Certains ont pris la parole avec les membres de 44=BREIZH pour rappeler l’importance de la solidarité, alors que la région PdL met de plus en plus de pression, sans attendre le résultat du pourvoi en cassation, pour que les inculpés payent leur condamnation à 20 000 euros. Nous donnerons prochainement plus d’information sur le sujet.
En attendant, profitez des photos de la soirée, et n’oubliez pas d’acheter le calendrier 44=BREIZH! 

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Ouzhpenn 400 den ‘oa deuet d’ar Fest-Noz aozet gant 44=BREIZH hag ar gevredigezh «ENORZH» d’an 29 a viz Here e Enorzh evit soutenn stourmerien an adunvanidigezh ‘zo dindan kastiz ar justis. Trugi d’an holl ha d’an arzourien STARTIJENN, IMG, AL LOAR ZU ha DIGRESK ! Plijadur ‘zo bet da zañsal ha da riboulat met ouzhpenn-se da eskemm ha d’ober darempredoù. Kevredigezhioù evel ACIPA pe « BLAEN HEP HARZOÙ » ha strolladoù evel BREIZHISTANCE hag an UDB ‘oa ivez. Diskouez a ra e vez adunvandigezh afer an holl.
Kemeret eo bet ar gaoz gant izili 44=BREIZH evit ma vo pouezet war ar c’hengred a-greiz ma vez lakaet ar gwask war ar stourmerien gant rannvro Broioù al Liger a c’houlenn 20 000 euro outo. Keleier ‘vo roet war an dachenn-se a-benn nebeut.
En ur c’hortoz keleier ouzhpenn e c’hellit sellet ouzh luc’hskeudennoù an nozvezh. Na zisoñjit ket kennebeut prenañ deiziadur 44=BREIZH nevez flamm !

44=BZH : Ur fest-noz skoazell e Enorzh !

26/10/2011

Setu amañ ur pennad deuet ‘maez ‘barzh ar gelaouenn YA ! n°334.
Ken disadorn !


D’ar Sadorn 29 a viz Here 2011 e vo aozet ur fest-noz gant 44=Breizh hag ar gevredigezh Enorzh. Pal ar Fest-Noz eo skoazell an holl re o deus bet kudennoù gant ar justis evit abegoù liammet d’an adunanidigezh : en o zouez e oa bet tapet 6 den yaouank evit livadurioù a-enep da «Broioù-al-Liger».
Da heul ar prosez diwezhañ e oa bet goulennet diganto paeañ kazi 30.000 € a dell-kastiz…

Livadurioù «44=BZH» pe c’hoazh «Naoned e Breizh» a vez implijet ingal evit skeudennaouiñ stourm an adunanidigezh. Ouzhpenn d’ar vanifestadegoù niverus ez eo al livadurioù un doare efedus da lakaat ar gaoz war ar sujed ha da dalañ ouzh propaganda koustus «Broioù al Liger». Miliadoù pe zoken milionoù a euroioù a vez dispignet bep bloaz gant rannvro «PdL» evit ober bruderezh, hag anat eo n’eus ket kalz a zoareoù all da enebiñ outañ… Met ma vez efedus an doareoù-mañ ez int risklus a-wechoù  evit stourmerien 44=Breizh, ha dav eo d’an holl bezañ kengred pa erru mare an harzadegoù hag ar prosezoù.
Abaoe krouidigezh ar bodad 44=BREIZH e 2008 ez eus bet 12 stourmer yaouank barnet ha meur a brosez da heul. Hiziv-an-deiz n’eo ket echu an afer evit 6 anezho, rak kazi 30.000 € a vez goulennet diganto evit un nebeut livadurioù hepken ! Dav eo neuze kenderc’hel da stourm ha skoazell anezho gant doareoù liesseurt, en ur aozañ degouezhioù ispisial da skouer.

Startijenn, IMG, Digresk hag Al  Loar Zu o skoazell 44=BREIZH hag ar re zo lakaet tamall warno !

Goude «Festival Naoned Calling» ar bloavezhioù tremenet ez eo bet dibabet gant 44=BREIZH cheñch doare un tamm en ur aozañ ur Fest-noz. Met un nozvezh stourm e vo memestra, ha rock’n’roll a-walc’h an doare da welet ar sonerezh hengounel gant ar 4 strollad o deus asantet dont da seniñ.
Gant IMG e vo kinniget ar bladenn nevez «Difennet eo skopañ Gallo !» : ur meskaj plijus gant ska ha reggae, punk-rock ha kanaouennoù hengounel ! Kanet e vez ganto e gallaoueg war temoù a-bep-seurt, a-enep d’an OGK pe evit difenn ar dud dibaper da skouer.
Ar strollad Startijenn — hag a zo brudet-mat dija ! — a zeuio ivez ‘ba Bro-Naoned, goude bezañ bet en Alamagn, en Izel-Vroioù, e Slovakia pe c’hoazh e Malezia ! Teir fladenn a zo bet graet ganto dija hag ur toullad prizioù o deus rastellet a-drugarez d’o zammoù hengounel adkempennet gant luskoù nerzhus.
Meskajoù rock-elektro ha dañsoù hengounel deus Breizh-Izel ha Breizh-Uhel a vo kinniget deomp gant Digresk, ur strollad savet bloaz ‘zo hepken hag a ra berzh dija. Ar bladenn gentañ «Alkemi» a vo kinniget ganto e Enorzh, goude bezañ bet kinniget e Yaouank e Roazhon hag er Gouel Etre-Keltiek en Oriant !
Ur strollad deus Bro-Naoned a c’helloc’h gwelet war al leurenn ivez : Al Loar Zu. Krouet eo bet ar strollad 8 vloaz ‘zo hag abaoe e meskont sonioù hengounel ha mekanikoù… Mard oc’h plijet gant ar vreudeur Morvan ha Metallica e vioc’h plijet ivez gant Al Loar Zu !

D’ar Sadorn 29 a viz Here adalek 8 eur noz, e Sal an Dudioù e Enorzh (25 km e hanternoz Naoned).
Mont e-barzh : 7 €. Standoù kevredigezhel, boued hag evajoù war al lec’h.
Titouroù ouzhpenn : www.44breizh.com pe http://enorzh.over-blog.com/


Interview d’IMG avant le Fest-Noz du 29/10/11 en soutien aux barbouilleurs

27/09/2011

IMG sera en fest noz à Nort/Erdre le samedi 29 octobre en compagnie de STARTIJENN, AL LOAR ZU et DIGRESK, en soutien aux barbouilleurs de 44=Breizh toujours sous le coup d’amendes (19 000 euros réclamés par la région Pays de la Loire). Une occasion de questionner le chanteur et talabarder du groupe, MC GUR’, sur ses motivations et son nouvel album.

Salut GUR’ !

Sa va ti l’gars Guilhom?

Je seu vrai benaizz maiseu pour mnae l’interview o ta. IMG s’arrête en pays nantais le samedi 29 octobre pour un fest noz à l’affiche alléchante, que peux tu nous dire sur les groupes qui seront présents ?

Et bien que tous ces groupes sont constitués de camarades de fest-noz que nous croisons régulièrement. Nous sommes tous plus ou moins de la même génération de groupe de musique, qui cherche à pousser plus loin les expérimentations et fusion du son traditionnel avec des éléments venus d’ailleurs. Startijenn est plus spécialisé dans le son folk, Digresk dans l’éléctro celtique, Al Loar Zu dans le Rock et IMG dans le Ska/Punk/Reggae.

Ce concert s’inscrit aussi dans le cadre de la tournée d’IMG pour la sortie de votre nouvel album. Peux tu nous parler de celui-ci ? Y a t il des évolutions par rapport aux précédents albums ?

IMG est en tournée nationale dans les 5 départements du 16 septembre au 17 septembre. Lors de la création de ce nouvel album, on a un peu revue notre façon de composer, les temps ont changé, les gens acceptent mieux les mélanges plus radicaux en fest-noz et on a décidé d’explorer d’autre chemins. Il faut dire que le passage de Martin de la trompette à la guitare a pas mal changé la donne et a fait rentrer IMG dans un style plus proche de la fusion et du punk. Mais je pense, que, malgré les nouveautés, IMG reste fondamentalement un groupe de Ska et de Reggae Festif. Nous avons signé cet album avec le label Mass Prod (Punk-Rock Rennais) pour marquer notre couleur Rock N’Roll. La distribution est assurée par Coop Breizh, l’album est donc disponible chez la plupart des disquaires de Bretagne et même dans les grandes villes de l’hexagone. On y retrouve douze titres en gallo et de nombreux invités comme les « Soul Sistas du pays de Piermé », Roger le Contou ou encore Djibril.

L’album s’intitule « interdit de cracher Gallo », peux tu nous en dire un peu plus sur ce titre ?

Nous avons fêté le 16 septembre la sortie de notre second album « Interdit de cracher gallo » qui fait référence à l’interdiction qui fut faite à nos grand-parents de parler leur langue maternelle entre eux à l’école. Nous voulions mettre en avant le saccage orchestré par l’Etat français de nos « patois », qu’on soit Breton, Normand, Ch’ti, Occitan, …. l’injustice qui nous a été faite exige réparation. Dans l’album on trouve plusieurs morceaux politiques ou polémiques « Bertaeyn Libr », « Les Touristes », « La Beu-R, « Les faucheurs volontaires », ….

IMG est un groupe engagé ?

Comme je viens de le dire, nous sommes engagés sur le front de la défense des langues minorisées et des cultures qui vont avec. Mais, nous sommes aussi présent sur le terrain de la lutte contre le fascisme, le soutien aux sans-papiers, le combat écolo, et contre la logique de profit en général.

Essayer de vivre de sa musique tout en voulant assurer son engagement militant, c’est faisable ?

Euh… (rire) ben forcément, les engagements militants sa paye pas trop, c’est un peu le principe. On essaie d’alterner avec des dates rémunérées pour avoir des cachets régulièrement. C’est pourquoi on ne peut pas toujours répondre à toutes les sollicitations militantes. De plus, on est souvent demandés pour des plans de soutien à Rennes, donc parfois pour éviter de saouler le public on préfère conseiller d’autre groupes.

Peux tu nous dire ce qui a motivé le groupe à se proposer de jouer en soutien à 44=Breizh et aux barbouilleurs volontaires ?

La réunification de la Bretagne, bien sur ! Mais aussi les moyens d’action d’un collectif qui n’a pas peur de mouiller la chemise et de faire des opérations un peu sportives. Enfin, nous sommes solidaires face à la stupide et brutale répression qui s’est abattue sur des militants souvent très jeunes pour des faits mineurs. J’ai l’impression que les dirigeants de la région PDL sont mauvais joueurs.

Merci à toi, merci à IMG et rdv le 29 octobre à Nort « pou vous oï mnae le dro » ! J n’eu eut du pieusi à caosae o ta, a la perchene.


Notre littoral reprend des couleurs bretonnes avec le barbouillage !

13/07/2011

(en français plus bas)

Gourc’hemennoù a ra ar strollad 44=BZH d’ar geodederien o deus duet koulzad touristel nevez Broioù-al-Liger. Gant doareoù ar re a stourm a-enep d’ar bruderezh ez eus bet digoret pannelloù ‘zo ha skrivet ouzh ar skritelloù a oa enno luganioù e-giz « Bienvenue en Bretagne », « Degemer Mat » hag ouzhpennet « 44=BZ H » war lod vrasañ anezho.

Ar pet koulzad-mañ warn-ugent kaset gant ar PDL a zo par pe dost ouzh hini ar bloaz tremenet, tro 1 030 000 € e goust dezhañ. E bal a zo brudañ an aodoù ha desachañ tud betek enno.
Goulenn a reomp hag-eñ e vez talvoudus ar c’houlzad kabaliñ-se e Liger-Atlantel, departamant anavezet mat gant e annezidi o aodoù. Ret eo lavaret ivez e vez divyezhek galleg/brezhoneg ul lod vat eus pannelloù tiez-kêr an aod, ha bodet int dindan banniel al label Su-Breizh, a zo efedusosc’h pa vez anv eus desachañ touristed (Pornic-Pornizh / La Turballe-An Turball).

Souten a reomp an oberennoù disujidigezh sivil heñvel ha dav e vo stankaat anezho tra ma vo lakaet harp gant Broioù-al-Liger war ur processus demokratel a-benn adunaniñ Breizh.

Pegement zo bet lakaet er c’houlzad-mañ ? Ar vitellerien-livourien o deus implijet un nebeut binviji ha boestoù-livaj (3€ bep a damm), sur ha n’eo ket marteze !

*Koulzad touristel 2010 a veze kenarc’hantaouet gant Broioù-al-Liger hag ar Poitou-Charente, ha diskouezet e oa bet en Ile-de-France, BAL ha Breizh 4 departamant.

Le collectif 44=BREIZH félicite les citoyens et citoyennes qui ont barbouillés la nouvelle campagne de pub de la Région Pays-de-la-Loire « notre littoral reprend des couleurs ». Les panneaux ont été ouverts et les affiches marquées de slogans « 44=BZH » ou pastichée de manière humoristique par des « les PdL m’ont tuer » …

Cette énième campagne des PDL est très semblable à celle de l’année dernière qui avait coûtée 1 030 000€. Réalisée en commun avec la région Poitou-Charentes, elle avait pour objectif de réévaluer l’image de la côte vendéenne après le passage de la tempête Xinthia, mais n’avait été diffusée qu’en Ile-de-France, et dans les régions Bretagne et PdL, … on se demande bien pourquoi la région Poitou-Charentes ne l’avait pas diffusée, ou que le choix de l’Aquitaine ou de la Normandie n’avait pas été fait.

Nous nous interrogeons sur l’utilité d’une telle campagne relancée cette année en Bretagne et notamment en Loire-Atlantique. Nous connaissons bien notre côte et nous rappelons que la plupart des communes du littoral ont leur panneaux d’entrée d’agglomération en bilingue francais-breton, et sont regroupées sous le label sud-Bretagne bien plus porteur en terme d’attrait touristique (Pornic-Pornizh, La Turballe-An Turball, …).

Nous soutenons et encourageons ces actions de désobéissance civile qui devront s’intensifier tant que les Pays-de-la-Loire bloqueront tout processus démocratique en vue d’une réunification de la Bretagne.

Combien cette campagne aura coûté cette année ? Ce qui est sur c’est que les déboulonneurs-barbouilleurs n’auront eu qu’a utiliser que quelques clés et bombes de peintures a 3€ pièce !


Plus de 5000 bretonnes et bretons en résistance ont marché vers le palais des Pays de la Loire !

18/06/2011

Nous étions 5000 a parcourir les 10 km de cette première marche qui nous a amené à venir protester contre le symbole de la partition de la Bretagne. Des milliers de citoyens déterminés à montrer la lassitude et la colère d’une situation qui reste depuis trop longtemps sans réponse démocratique de la part des institutions.

 

Une motivation sans précédent accompagnait les manifestants. En effet, le cortège a pris le nouveau pont Eric Tabarly, menant au centre ville par le château des ducs de Bretagne, rallongeant le parcourt initial de deux kilomètres ! Les actes de barbouillages dans les rues nantaises, le concours de jet d’œufs de peinture sur le palais de région, auront marqué la solidarité populaire qui existe autour des barbouilleurs volontaires sous le coup de procédures judiciaires. Le palais de région était sous surveillance policière… Malgré la volonté des manifestants de rester dans le cadre d’actes pacifiques et symboliques, un manifestant se sera fait arrêter entrainant une certaine tension. Une arrestation inutile qui aurait bien faillit dégénérer. Mais voilà le commissaire Bouhier s’est pris un peu de peinture sur la casquette, et n’a pas apprécié… C’est en tout cas ce que semble avoir dit les policiers qui ont interrogé Jérôme*, militant au collectif 44=Breizh, qui est sorti il y a une petite heure du commissariat.


Actuellement, la fête pour l’unité de la Bretagne et nos droits démocratiques, linguistiques et culturels continue ! D’autres personnes arrivent pour les concerts d’Unité Maü Maü, Alan Simon, Nolwenn Korbell, Costik et… les Ramoneurs de Menhirs !!!

 

On attend la réponse que donneront les responsables politiques à ces milliers de personnes convaincus qui ont manifesté pour l’unité de la Bretagne, mais aussi le retour du breton à la fac de Nantes, sur les antennes publiques de Loire-Atlantique et à la TV, …

Diouzhtu diouzhtu Unanet !

Réunification maintenant !


* prénom modifié


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