Des élus bien décidés à bloquer la réunification

27/12/2011

Dans un article de son blog, Christophe Clergeau, secrétaire régional du Parti Socialiste, 1er vice-président du conseil régional des Pays de la Loire, 1er adjoint au Maire de Sainte-Luce-sur-Loire, dénonce l’amendement porté par neuf députés à l’assemblée nationale. A la manière de Stéphane le Foll, proche de François Hollande, M. Clergeau proclame que la réunification n’est pas un sujet prioritaire. Pire, selon lui, M. de Rugy aurait discrédité la gauche auprès des classes populaires par sa prise de position en faveur de l’unité de la Bretagne. Selon les divers analystes politiques il ne semble pourtant pas apparaître que les classes populaires est attendus les militants de la réunification pour déserter l’électorat du PS. Le problème n’est donc pas là.

Le moussaillon Christophe Clergeau et le capitaine Jacques Auxiette :
ensemble, tout est possible pour faire naviguer la galère « Pays de la Loire »…

Il est donc amusant de constater que selon ces deux cadres du PS  la question n’intéresserait pas les citoyens. Malgré la récurrences des mobilisations et manifestation en faveur de la Réunification. Le débat est en fait très présent dans toute la Bretagne, les conseil généraux de Loire-Atlantique, du Morbihan et le conseil régional de Bretagne ont émis des vœux pour la réunification. Mais pourquoi font ils cela ?  Sont ils, comme le dit M. Clergeau, tournés vers une vision passéiste de l’aménagement du territoire et hors des sujets vus comme prioritaires par les citoyens ? La question de la réunification n’est pas à mettre en concurrence avec les problématiques liées à l’emploi, le logement et la précarité. Il s’agit d’une réorganisation administrative de l’ouest de l’hexagone vers des collectivités qui seront justement mieux à même de répondre aux enjeux démocratiques, économiques, sociaux et humains, dans l’intérêt du plus grand nombre. En bref, des territoires et des populations non plus tournés vers Paris et les intérêts de quelques familles de notables, mais vraiment acteurs de leurs choix, comme dans le reste de l’Europe de l’Ouest en fait.

François Fillon et le même Jacques Auxiette,
lors de l’inauguration
du buste d’Olivier Guichard (1er président —non-élu— de la région PDL)

On en vient donc à l’argument avancé par M. Fillon et divers cadres du PS, celui du caractère « anti-démocratique » du droit des bretons à décider de leur cadre territorial. Selon Christophe Clergeau l’amendement serait « inique » car permettrait de « disposer de la capacité de détruire une région sans demander l’avis de ses habitants ». Un argument erroné du fait qu’il laisse croire que la région Pays de la Loire serait une entité autre qu’administrative, qu’il y aurait un attachement de la population, une histoire, une vraie réalité sociale des Pays de la Loire. Soyons clair tous les habitants de cette entité s’en foutent, en 1999 un sondage montrait que près de la moitié (45%) des habitants de la dite région ne connaissait même pas le nom de « Pays de la Loire ». Une autre étude de  2006, commandée par France 3 Ouest, montrait que 61% des habitants de la Sarthe, du Maine-et-Loire, de Vendée et Mayenne, étaient favorables à la réunification de la Bretagne. Les plus virulents à défendre les PdL, se sont surtout ceux qui dépendent de ses subsides comme M. Auxiette et M. Clergeau.

Faut-il consulter les populations des autres départements des Pays de la Loire ? Oui, tout à fait, un projet démocratique ne peut se faire que par une consultation. Cependant, il serait plus logique que les autres départements n’aient pas à décider de l’avenir des habitants du 44 à leur place. A eux, et leurs représentants, de se poser des questions, de demander à statuer sur ce que eux voudraient dans le cas de plus en plus concret où la Bretagne et les Bretons s’unissaient dans un même cadre administratif régional. Nous faisons ici référence au projet proposé depuis des années par les militants de la réunification de la Bretagne, tellement auto-centrés sur eux mêmes qu’ils ont également pensé aux autres départements via la proposition de création des régions du Val de Loire et de Vendée-Poitou Charente.

Quel est le fond du problème ? Pourquoi les élus, notamment du Parti Socialiste Nantais, sont tellement opposés à une refonte des régions de l’ouest de l’Hexagone qui répondraient aux réalités sociales et culturelles ?  Parce qu’ils ont un projet tout fait en tête : le Grand Ouest, que Mr Clergeau cache derrière le nom de « Loire-Bretagne ». Si la question de la réunification n’intéresse pas les bretons, force est de constater que le Grand Ouest ne leur effleure même pas l’esprit. Pourtant les élites locales portent ce projet dit d’avenir depuis des dizaines d’années. La réunification de la Bretagne serait un projet « passéiste », mais nous leur rappellerons que le Grand Ouest « projet d’avenir », était déjà défendu par les élites nantaises sous le régime de Vichy.

La région Pays de la Loire est déjà entièrement construite pour Nantes, au détriment des autres départements. Mais cela ne semble en fait pas suffire à messieurs Ayrault, Clergeau et consort, ils se verraient bien être à la tête de la capitale d’un territoire plus vaste, englobant la Bretagne administrative et pourquoi pas le Poitou-Charente. Cette vision hégémonique de Nantes, au détriment des autres territoires et d’un aménagement équilibré et homogène, est donc le projet « d’avenir » défendu par ces élus.

Des élus qui passent beaucoup de temps à promouvoir une région mal identifiée au niveau local comme international. En bref, des élus comme M. Clergeau qui plutôt que de cumuler les mandats et de s’émoustiller « en entendant une cornemuse à Nantes » devrait penser à une réorganisation des régions au profit de la population et non d’intérêts personnels.


Ouest-France : « Un amendement symbolique pour la Réunification bretonne »

22/12/2011

Article paru le 22/12/2011 dans le Ouest-France dans l’édition de Loire-Atlantique et différent de l’édition « B4 » (région administrative Bretagne).

Édition de la région administrative Bretagne (B4) :


Après le vœu du Morbihan pour la réunification (OF 10/12/11)

10/12/2011

Après le vœu du Morbihan pour la réunification

Bretagne réunie se réjouit du vœu pour la réunification de la Bretagne voté par le conseil général du Morbihan. L’association note qu’une grande partie de ses arguments a été reprise par son président, François Goulard. Elle appuie l’appel au Premier ministre pour une conférence des régions et des cinq départements concernés. Cependant, souligne l’UDB, la région «factice» des Pays de la Loire a un droit de veto. L’UDB demande aux candidats à la présidentielle une révision de la Constitution afin de lever ce droit de veto. Ce vœu arrive, note 44 = Breizh, au moment où certains doutent de la motivation des collectivités bretonnes à aller vers un processus d’unification territorial de Ia Bretagne.
Enfin, les organisations 44 = Breizh, Breizhistance, les jeunes de l’UDB et les Jeunes Écologistes 35 organisent un rassemblement devant le conseil régional de la région Bretagne, à Rennes, jeudi 15 décembre, à partir de 17h.


44=BZH : Désobeissance civile à Châteaubriant

28/11/2011

Ce samedi 26 novembre, à Châteaubriant, une action de désobéissance civile à été organisée par les militant-e-s du collectif 44=BREIZH. Cette action a pour but de dénoncer la partition administrative de la Bretagne et la communication à outrance de la région Pays de la Loire, qui vise àimposer et légitimer une région artificielle en quête de reconnaissance auprès de ses habitants  par la création d’une identité ligérienne.

Cette action intervient dans un contexte de blocage et d’abandon de leurs engagements sur l’unité administrative de la Bretagne par les responsables des différentes collectivités :

– La commission mixte Loire-Atlantique-région Bretagne s’est brusquement et sans explication interrompue depuis les dernières élections cantonales. Ceci malgré les déclarations de Philippe Grosvalet qui disaient s’inscrire dans la continuité de l’action de M. Mareschal sur ce sujet.

– Notre collectif reste sans réponse de sa lettre envoyée à Monsieur Leboulanger, vice-président du CR Bretagne, chargé de nous auditionner dans le cadre d’un comité de suivi sur la Réunification et dont les réunions semblent s’annuler une à une.

– Nous remarquons aussi que les élus EELV de la région Pays de la Loire n’ont pas tenus les engagements qu’ils avaient pris sur la question suite aux dernières élections régionales.

– Malgré les sollicitations Jean-Yves Le Drian, président du CR Bretagne ne souhaite toujours pas démentir les propos qui lui ont été attribué disant qu’il n’était «pas favorable à la réunification»
( https://44breizh.com/2011/11/09/le-drian-ne-serait-pas-favorable-a-la-reunification-44breizh-demande-des-explications/ )

– Les récentes déclarations de responsable politiques de de Bretagne sur la «création d’une collectivité unique bretonne» à propos de l’exemple alsacien, à commencer par ceux de jean-Yves le Drian sur «un nouvel acte de la démocratie territoriale» lors d’un congrès de l’association des régions de France le 18 novembre, n’abordent pas le point de la réunification de la Bretagne nécessaire et préalable à l’évolution institutionnel du territoire breton.

 Cette action intervient aussi dans un contexte de répression des militants de la réunification. La région Pays de la Loire exige en effet près de 20 000 euros de dommage à six jeunes militants ayant barbouillés des panneaux en plastique de la région PdL.

 Par cette action nous ne nous positionnons en aucun cas sur les investissements routiers ou urbains de la région. Nous dénonçons un véritable blocage démocratique, notamment celui de la région PdL, et l’inertie des responsables politiques. Nous affirmons notre soutien avec les barbouilleurs mis en examens et affirmons que ce type d’action n’est pas qu’ne simple «dégradation de biens publics», mais bien une réponse symbolique et non violente à une impasse institutionnelle dont certains élus, par manque de courage ou opposition, empêchent toute solution démocratique.

 


Calendrier 44=BREIZH : 2012, année de lutte / Deiziadur 44=BREIZH : 2012, bloavezh ar stourm !

27/10/2011

Le collectif 44=BREIZH vous présente
le calendrier — bilingue — de lutte pour 2012 !

44=BREIZH fêtera ses 4 années d’existence en 2012 ! Nous avons donc décidé de faire un calendrier 2012 qui reprenne des photos des nombreuses actions que nous avons faites, comme la manif’ « Bretagne en résistances » du 18 juin dernier, la « Fresque Humaine 44=BZH » de 2010… et bien d’autres encore !
Chaque mois est accompagné d’un texte explicatif et pédagogique, souvent en lien avec la photo.

Le calendrier est bilingue breton-français. Les prénoms bretons sont également indiqués.

Calendrier couleur de format A3 avec reliure spirale noire.
En vente 10 € auprès de 44=BREIZH : collectif.44breizh@gmail.com

44=BREIZH a ginnig un deiziadur — divyezhek — deoc’h
evit ur bloavezh stourm e 2012 !

Lidet e vo gant 44=BREIZH e bevare deiz ha bloaz e 2012 ! Divizet hon eus neuze sevel un deiziadur gant luc’hskeudennoù an oberennoù aozet ganeomp : manifestadeg « Breizh o stourm » an 18 a viz Even dremenet, pe c’hoazh ar « Freskennad-Tud » aozet e 2010…
Kalz reoù all ‘zo c’hoazh !
War bep miz ez eo bet skrivet un tamm testenn displegañ ha pedagogel evit kompren gwelloc’h ar skeudenn.

Divyezhek brezhoneg-galleg eo an deiziadur. Ar raganvioù vreizhek a vo kavet ivez !

Deiziadur liv stumm A3 e geinadur troellenek.
En gwerz 10 € gant 44=BREIZH : collectif.44breizh@gmail.com


44=BZH : Ur fest-noz skoazell e Enorzh !

26/10/2011

Setu amañ ur pennad deuet ‘maez ‘barzh ar gelaouenn YA ! n°334.
Ken disadorn !


D’ar Sadorn 29 a viz Here 2011 e vo aozet ur fest-noz gant 44=Breizh hag ar gevredigezh Enorzh. Pal ar Fest-Noz eo skoazell an holl re o deus bet kudennoù gant ar justis evit abegoù liammet d’an adunanidigezh : en o zouez e oa bet tapet 6 den yaouank evit livadurioù a-enep da «Broioù-al-Liger».
Da heul ar prosez diwezhañ e oa bet goulennet diganto paeañ kazi 30.000 € a dell-kastiz…

Livadurioù «44=BZH» pe c’hoazh «Naoned e Breizh» a vez implijet ingal evit skeudennaouiñ stourm an adunanidigezh. Ouzhpenn d’ar vanifestadegoù niverus ez eo al livadurioù un doare efedus da lakaat ar gaoz war ar sujed ha da dalañ ouzh propaganda koustus «Broioù al Liger». Miliadoù pe zoken milionoù a euroioù a vez dispignet bep bloaz gant rannvro «PdL» evit ober bruderezh, hag anat eo n’eus ket kalz a zoareoù all da enebiñ outañ… Met ma vez efedus an doareoù-mañ ez int risklus a-wechoù  evit stourmerien 44=Breizh, ha dav eo d’an holl bezañ kengred pa erru mare an harzadegoù hag ar prosezoù.
Abaoe krouidigezh ar bodad 44=BREIZH e 2008 ez eus bet 12 stourmer yaouank barnet ha meur a brosez da heul. Hiziv-an-deiz n’eo ket echu an afer evit 6 anezho, rak kazi 30.000 € a vez goulennet diganto evit un nebeut livadurioù hepken ! Dav eo neuze kenderc’hel da stourm ha skoazell anezho gant doareoù liesseurt, en ur aozañ degouezhioù ispisial da skouer.

Startijenn, IMG, Digresk hag Al  Loar Zu o skoazell 44=BREIZH hag ar re zo lakaet tamall warno !

Goude «Festival Naoned Calling» ar bloavezhioù tremenet ez eo bet dibabet gant 44=BREIZH cheñch doare un tamm en ur aozañ ur Fest-noz. Met un nozvezh stourm e vo memestra, ha rock’n’roll a-walc’h an doare da welet ar sonerezh hengounel gant ar 4 strollad o deus asantet dont da seniñ.
Gant IMG e vo kinniget ar bladenn nevez «Difennet eo skopañ Gallo !» : ur meskaj plijus gant ska ha reggae, punk-rock ha kanaouennoù hengounel ! Kanet e vez ganto e gallaoueg war temoù a-bep-seurt, a-enep d’an OGK pe evit difenn ar dud dibaper da skouer.
Ar strollad Startijenn — hag a zo brudet-mat dija ! — a zeuio ivez ‘ba Bro-Naoned, goude bezañ bet en Alamagn, en Izel-Vroioù, e Slovakia pe c’hoazh e Malezia ! Teir fladenn a zo bet graet ganto dija hag ur toullad prizioù o deus rastellet a-drugarez d’o zammoù hengounel adkempennet gant luskoù nerzhus.
Meskajoù rock-elektro ha dañsoù hengounel deus Breizh-Izel ha Breizh-Uhel a vo kinniget deomp gant Digresk, ur strollad savet bloaz ‘zo hepken hag a ra berzh dija. Ar bladenn gentañ «Alkemi» a vo kinniget ganto e Enorzh, goude bezañ bet kinniget e Yaouank e Roazhon hag er Gouel Etre-Keltiek en Oriant !
Ur strollad deus Bro-Naoned a c’helloc’h gwelet war al leurenn ivez : Al Loar Zu. Krouet eo bet ar strollad 8 vloaz ‘zo hag abaoe e meskont sonioù hengounel ha mekanikoù… Mard oc’h plijet gant ar vreudeur Morvan ha Metallica e vioc’h plijet ivez gant Al Loar Zu !

D’ar Sadorn 29 a viz Here adalek 8 eur noz, e Sal an Dudioù e Enorzh (25 km e hanternoz Naoned).
Mont e-barzh : 7 €. Standoù kevredigezhel, boued hag evajoù war al lec’h.
Titouroù ouzhpenn : www.44breizh.com pe http://enorzh.over-blog.com/


Martine à Nantes

21/09/2011

Martine Aubry était en visite hier à Nantes et, sur la Réunification de la Bretagne… elle n’a rien dit ! Ni dans Ouest-France, ni dans Presse-Océan, aucun journaliste n’a semble-t-il osé aborder le sujet.

Il faut aller rechercher sur le site du Télégramme pour entendre la présidentiable se positionner à ce sujet. Et la réponse est la même que Sarkozy avait faite devant le congrès des maires à Vannes l’année dernière : « c’est à la population de décider ». Encore une fois le Parti Socialiste, comme l’UMP, laisse la population bretonne devant une impasse. Car s’ils déclarent généreusement que c’est aux habitants de décider, nous sommes toujours dans l’impasse quant à la possibilité qu’un jour la population bretonne puisse s’exprimer réellement à ce sujet.

Jean-Yves Le Drian (président PS CR Bretagne) et Patrick Mareschal (ex président PS CG 44) nous ont plusieurs fois répété que la balle était « dans le camp de l’État », alors que Joel Batteux (maire PS de St-Nazaire) se disait satisfait en mai dernier de l’élection de Philippe Grosvalet (PS) à la tête du Conseil Général de Loire-Atlantique car il était sûr que l’homme « n’organiserait pas de référendum sur la question de l’unité de la Bretagne ». Quant à Jacques Auxiette (président PS CR PdL), pas de besoin de rappeler ses positions ouvertement hostile à toute idée d’une démocratie réelle en Bretagne qui puisse aboutir à l’unité territoriale.

Les propos vides de sens de Martine Aubry ne sont en fait pas étonnants, tant elle sait l’attachement des bretons dans leur ensemble à cette revendication et alors qu’elle compte Jacques Auxiette parmi ses soutiens. C’est d’ailleurs dubitatif que nous accueillons ses déclarations de Nantes sur sa volonté « d’une justice indépendante », alors même que son soutien Jacques Auxiette, a reconnu que les frais de réparation demandés par la région PdL et le parquet de Rennes dans l’affaire des 6 barbouilleurs volontaires, étaient à la mesure de l’ensemble des dégradations pro réunification que la région subit et non en lien avec les actes pour lesquels ils ont été jugés.

Face à des dirigeants PS qui disent que c’est à nous de décider, d’autres qui nous disent que c’est à l’État français, et d’autres qui nous disent que ce n’est pas la peine d’espérer, nous ne pouvons que constater l’impasse démocratique dans laquelle nous nous trouvons. Ce qui est sûr c’est que toutes positions attentistes ne nous permettra pas d’avancer sur le chemin de l’unité de la Bretagne, et que les actions de désobéissances civiles s’en trouvent forcément confortées. D’autant qu’il n’y a pas à espérer plus de la part de François Hollande en meeting ce soir à Nantes.

Le Collectif 44=BREIZH


Le CRJ c’est la crise !

30/09/2009

Malgré l’intérêt porté au Conseil Régional Jeunes des PdL, 44=Breizh était passé à côté de la spécialité paysdelaloirienne que constitue la composition des bancs de ce Conseil pour l’image. L’image d’ailleurs d’une représentation démocratique ratée, puisque pour contrecarrer l’absence (moins une caution) des 20% de moins de trente ans en âge de voter sur les sièges du Conseil Régional, les sexagénaires pdliens ont imaginé un parc démocratique génial où les plus beaux spécimens de jeunes paysdelaloiriens sont choisis, au hasard s’il vous plaît, pour « cultiver leurs consciences aux enjeux des Pays de la Loire », c’est le CRJ !

Et le magazine Lulu nous révèle il y a quelques mois qu’en fait de spécimens il y en a des sacrés en Pays de la Foire ! Selon les chiffres des Etats régionaux de la jeunesse en Pdlie, le CRJ serait composé de 108 membres, 43 femmes, 52 femmes, et…. 13 individus sans sexe ou dont les particularités anatomiques ne permettraient pas de les placer dans l’une des deux catégories. La répartition par département dévoile la provenance obscure de la région puisque 34% sont de Loire-Atlantique, 9% de Mayenne, 13% de Vendée, 24% de Maine-et-Loire, 13% de la Sarthe, et donc 7% d’un département des PdL© encore inconnu ! 27% des jeunes conseillers seraient lycéens, 21% étudiants, 12% salariés, 2% apprentis, ce qui ferait 37% de sans emplois ou de rentiers fils à papa. De là à avoir une image mauvaise d’un CRJ composé principalement de « jeunes branleurs fainéants » il n’y a qu’un pas que le service com’ des PdL ne se serait certainement pas permis de franchir. Sans doute que ces 37% constituent une réserve de sièges pour les militants 44=Breizh qui avaient demandé à intégrer ce conseil*, au cas ou …

RPL-CRJ Aff-vecto.indd

En tout cas, de l’aveu même d’un jeune conseiller, les 108 membres du CRJ ne finiraient bientôt par n’être plus que quelques uns et unes. A leur dernière réunion du samedi 26 septembre, ils n’étaient plus que quinze ! Les élus imposeraient un rythme de travail et de rendez-vous trop important aux jeunes conseillers, et auraient renvoyé au placard la garantie d’autonomie que le CR des « grands » leur avait vendu. Les États régionaux de la jeunesse n’auront fait venir qu’une dizaine de jeunes en tout, pour 300 000 euro de budget. La plupart des derniers jeunes conseillers à siéger commencent à se rendre compte du gadget publicitaire auquel ils ont participé. Ils et elles voudraient, avant les élections régionales de mars 2010, « partir en beauté » pour se rappeler au bon souvenir des élus, à l’heure d’une possible alternance, en se positionnant notamment ouvertement contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes !

Le constat que nous faisons c’est qu’un CRJ loin d’être une institution démocratique est avant tout une gabegie au nom de la propagande des PdL. La plupart des jeunes qui siégeaient au CRJ ont l’âge d’être élu. Le CRJ, contrairement à un de ces objectifs d’accession des jeunes aux instances politiques, est bien une coquille vide qui permet aux élus grabataires de maintenir la jeunesse hors du champs des décisions politiques.

Pendant ce temps, les militants de 44=Breizh qui avaient déposé leurs candidatures et auxquelles on avait promis un accessit en cas de déficit de jeunes conseillers attendent toujours leurs 37%, pour aller voter la Réunification de la Bretagne au CRJ !

* https://44breizh.wordpress.com/2008/04/05/democratie-pour-la-bretagne-compte-rendu-du-rassemblement-44breizh-pour-la-reunification/

https://44breizh.wordpress.com/2008/05/20/rencontre-entre-44breizh-et-des-jeunes-conseillers-regionaux-pays-de-la-loire/


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