Le Télégramme : « Coup-d’éclat des Pro-Réunification »

22/12/2011


Ouest-France : « Un amendement symbolique pour la Réunification bretonne »

22/12/2011

Article paru le 22/12/2011 dans le Ouest-France dans l’édition de Loire-Atlantique et différent de l’édition « B4 » (région administrative Bretagne).

Édition de la région administrative Bretagne (B4) :


Amendement réunification Bretagne : La mauvaise foi démocratique de J. Auxiette et J.-M. Ayrault et le silence de P. Grosvalet

22/12/2011

Hier matin à l’assemblée nationale, sur vingt-cinq députés présents, plus d’une dizaine de députés bretons, des cinq départements, de l’UMP, du PS et d’EELV, ont voté un amendement modifiant l’article L. 4122-1-1 du code des collectivités territoriales. Cet amendement permet à la Loire-Atlantique de « demander, sur proposition d’un cinquième des membres de son assemblée délibérante, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales dans ce département, une modification des limites territoriales de sa région d’appartenance » ceci sans que la région des Pays de la Loire ne puisse s’y opposer.

Selon Jacques Auxiette, l’amendement voté par l’assemblée hier matin serait « contraire à l’idée qu’il se fait de la démocratie : comment modifier le contour d’un territoire sans demander leur avis à tous les habitants de ce territoire ? ». J.-M. Ayrault reprend le même argument : « une consultation réservée à la région Bretagne et à la seule Loire-Atlantique n’est pas respectueuse des habitants des autres départements des Pays de Loire ». Ils oublient volontairement de mentionner que lors du découpage administratif de la France et à toute les étapes de la régionalisation de 1972 à 2003, on n’a jamais demandé aux habitants de la Loire-Atlantique mais aussi de la Sarthe, de la Vendée, de la Mayenne et du Maine-et-Loire s’ils souhaitaient se voir imposer les limites administratives de la région « Pays de la Loire ». De plus, rien n’a jamais empêché M. Auxiette de proposer un référendum sur le changement des limites administratives de la région à tous les habitants des « Pays de la Loire ». Pourqui ne l’a-t-il jamais fait ? C’est bien parce qu’il y a une situation de blocage entretenue par l’exécutif de la région « Pays de la Loire », que la modification de la loi est nécessaire pour que puisse être consultés les habitants. Quelle proposition fait M. Auxiette pour régler cette question sociale et politique récurrente qu’est l’unité administrative de la Bretagne ? Aucune. Des propositions étayées ont été faites depuis de nombreuses années par les partisans d’une modification logique et démocratique des régions de l’Ouest de l’Hexagone. M. Auxiette refuse de les envisager malgré l’intérêt qu’elles représentent aux yeux de plusieurs responsables locaux de Sarthe ou de Vendée. Il entretient la partition administrative de la Bretagne et le blocage démocratique au nom de ses propres intérêts et de ce qu’il considère comme son territoire.

D’ailleurs M. Auxiette rapporte vite fait ses soucis de démocratie à des soucis plus électoralistes quand il déclare que cette initiative empêcherait de « traiter des vraies priorités dans la campagne électorale ».

Contrairement à ceux qui voudraient comme M. Ayrault enfermer une Bretagne unie dans une vision étriquée et passéiste, nous affirmons qu’elle est le seul projet démocratique et populaire proposé au niveau territoriale et qui prend conscience de sa dimension internationale.

J.-Y. Le Drian, président du Conseil Régional de Bretagne, se félicite de cet amendement. « Le vote de ce matin nous montre que les institutions peuvent parfois remettre l’Histoire en marche », note-t-il. A lui de nous montrer qu’il veut participer à cette remise en marche. Quant à M. Grosvalet, président du Conseil Général de Loire-Atlantique, il ne doit pas avoir de position attentiste. Il a voté le vœu pour la réunification de la Bretagne en 2001 et 2004, il a présidé la commission mixte Loire-Atlantique / région Bretagne, et même s’il a dit ne pas vouloir faire une priorité de ce sujet il a déclaré s’inscrire dans la continuité des engagements pris par le CG44. Cet amendement est clairement une nouvelle étape de l’unification administrative de la Bretagne, et il doit s’en saisir pour affirmer une fois pour toute s’il est dans ce processus ou non.

Dès à présent nous appelons le Conseil Général à prendre acte de l’adoption de ce nouvel amendement qui donne à la Loire-Atlantique la possibilité de réitérer officiellement, comme en 2001 et 2004, un vœu sur la réunification de la Bretagne. Nous attendons aussi que la commission mixte région Bretagne/Loire-Atlantique se réunisse de nouveau et envisage au regard des nouvelles dispositions de faire un nouveau pas dans la construction de l’unité administrative de la Bretagne.

Nous ne commenterons pas les propos de Franck Louvrier, délégué du sarkozysme dans la métropole nantaise, qui a dit suite à cet amendement  être « résolument favorable au rattachement de Nantes à la Bretagne et à la création d’un Grand Ouest ». Au moins le député maire et le président de région ont l’honnêteté d’affirmer leur position plutôt que de se satisfaire d’une posture contradictoire n’étant qu’un élément de communication vide de sens. 


Presse-Océan : « Un petit pas vers un référendum local » concernant l’amendement « Réunification Bretagne »

22/12/2011


Où trouver le calendrier 2012 de 44=BREIZH ? Pelec’h kavout deiziadur 44=BREIZH evit ar bloavezh 2012 ?

10/12/2011


Où trouver le calendrier bilingue
de 44=BREIZH pour l’année 2012 ?

44=BREIZH fêtera ses 4 années d’existence en 2012 ! Nous avons donc décidé de faire un calendrier 2012 qui reprenne des photos des nombreuses actions que nous avons faites, comme la manif’ « Bretagne en résistances » du 18 juin dernier, la « Fresque Humaine 44=BZH » de 2010… et bien d’autres encore !
Chaque mois est accompagné d’un texte explicatif et pédagogique, souvent en lien avec la photo.

Le calendrier est bilingue breton-français. Les prénoms bretons sont également indiqués.

Calendrier couleur de format A3 avec reliure spirale noire.
En vente 10 € en soutien à 44=BREIZH.

Pelec’h kavout deiziadur 44=BREIZH
evit ar bloavezh  2012 ?

Lidet e vo gant 44=BREIZH e bevare deiz ha bloaz e 2012 ! Divizet hon eus neuze sevel un deiziadur gant luc’hskeudennoù an oberennoù aozet ganeomp : manifestadeg « Breizh o stourm » an 18 a viz Even dremenet, pe c’hoazh ar « Freskennad-Tud » aozet e 2010…
Kalz reoù all ‘zo c’hoazh !
War bep miz ez eo bet skrivet un tamm testenn displegañ ha pedagogel evit kompren gwelloc’h ar skeudenn.

Divyezhek brezhoneg-galleg eo an deiziadur. Ar raganvioù vreizhek a vo kavet ivez !

Deiziadur liv stumm A3 e geinadur troellenek.
En gwerz 10 € evit sikour 44=BREIZH.


Voici une liste de quelques points de vente /
Setu listennad al lec’hioù gwerz :

  • NANTES / NAONED

– ACB 44 (Agence Culturelle Bretonne Morvan Lebesque)
Espace Jacques-Demy / 5ème niveau
24, quai de la Fosse
44000 NANTES / NAONED
02.51.84.16.07
www.acb44.com

  • SAINT-HERBLAIN / SANT-ERVLAN

– KDSK Bro-Naoned
13, rue du Rémouleur
44800 SAINT-HERBLAIN / SANT-ERVLAN
02.51.80.72.41
http://www.kdsk-bzh.org:8080/

  • SAINT-NAZAIRE / SANT-NAZER

– Librairie GWELADENN
Bd Légion d’Honneur
44600 SAINT-NAZAIRE / SANT-NAZER
02.40.22.16.10

  • RENNES / ROAZHON

– SKOL AN EMSAV
Rue Pierre Martin
35000 RENNES / ROAZHON
02.99.38.75.83
http://www.skolanemsav.com/

– LE PAPIER TIMBRÉ
Rue de Dinan
35000 RENNES / ROAZHON
09.52.52.11.25
http://www.papier-timbre.org/

– LA COUR DES MIRACLES
18, rue de Penhoet
35000 RENNES / ROAZHON
02.99.79.55.87

  • VANNES / GWENED

– Librairie LENN HA DILENN
8, rue Chanoines
56000 VANNES / GWENED
02.97.01.01.11


Jean-Yves Le Drian ne « serait pas favorable à la Réunification » : 44=BREIZH demande des explications.

09/11/2011
Réunification : l’ouvrier Le Drian est attendu sur le chantier…

Dans une brève parue il y a quelques jours dans le journal Presse-Océan, un élu socialiste anonyme «confessait» que J.-Y. Le Drian et J.-L. Tourenne n’étaient «en aparté» «pas très favorables à la Réunification de la Bretagne».
Si ces affirmations ne sont pas étonnantes en ce qui concerne le président du Conseil Général d’Ille-et-Vilaine (CG35), elles vont par contre en sens inverse de toutes les déclarations du président du Conseil Régional Bretagne (4 départements, CRB4), J.-Y. Le Drian. Le 26 juin 2010, sous sa présidence et sa majorité, était votée à l’unanimité une nouvelle motion en faveur de la Réunification de la Bretagne au CRB4. Il déclarait aussi au printemps 2008 être très favorable à l’unité territoriale de la Bretagne qui «se fera un jour», «lorsqu’un référendum sera organisé». «Après la délibération du Conseil régional de Bretagne, j’ai saisi le préfet de région. Le président du Conseil général de Loire-Atlantique (CG44) a fait de même. J’attends que la puissance publique se décide à organiser ce référendum».
(http://blog.breizh.bz/?286-quatre-ans-de-vie-en-rose-pour)

La commission mixte CG44-CRB4 qui s’était réunie la dernière fois le 1er mars 2011, avait dressé un bilan en demi-teinte. Elle ne s’est pas réunie à la rentrée comme il avait été convenu, et ce sans qu’il n’y ait aucune nouvelle date d’avancée. Philippe Grosvalet, président du CG44, avait pourtant assuré avec son prédécesseur P. Mareschal, au sortir de son élection, que «les relations entre CRB4 et CG44 se poursuivront, notamment au niveau culturel».
(http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/nantes/loire-atlantique-le-gwenn-ha-du-continuera-de-flotter-devant-l-hotel-du-departement-31-03-2011-1253787.php)

Le Drian (CR B4) et Auxiette (CR PDL)

Nous constatons que les engagements pris sur l’unité territoriale de la Bretagne ne sont pas respectés.
De même le comité de suivi sur la Réunification décidé en juin 2010, qui ne s’est réuni qu’un an après, en juillet, avait annoncé trois réunions pour les mois de septembre à novembre dans le but d’auditionner des constitutionnalistes et des acteurs de terrain sur la question de la Réunification. Nous constatons que ces réunions n’ont pas eu lieu. Dans ce contexte, et au vu du relâchement manifeste sur la question de la part du CRB4 et du CG44 à l’approche de l’élection présidentielle, nous demandons à Monsieur Le Drian de réagir à ces déclarations venant de son propre camp et d’avancer les propositions qu’il compte faire pour honorer ses engagements sur la fin de la partition administrative de la Bretagne.
L’État et les collectivités locales doivent enfin cesser de se renvoyer la balle !
Une solution démocratique doit être trouvée à ce problème d’ici les premières élections territoriales de 2014, sans retomber dans les fausses promesses et les rumeurs qui ont entourées le comité chargé de la réforme territoriale en 2008/2009.


Le 18 juin 2011 doit marquer une nouvelle étape pour la “Bretagne en résistance”

29/06/2011

Plus de 40 ans de lutte

Le 18 juin 2011 aura été en terme de mobilisation et d’organisation une réelle démonstration de force de la revendication pour l’unité territoriale de la Bretagne. Sur l’ensemble de la journée, manifestation et fête en plein air le soir, on peut estimer la participation de 5000 à 7000 personnes. Beaucoup plus que pour la fresque humaine «44=BZH», qui eut lieu au même endroit l’année dernière et qui était déjà un beau succès. C’était la onzième manifestation ayant lieu en Loire-Atlantique pour réclamer l’unité administrative de la Bretagne (1976, 1981, 1998, 1999, 2001, 2003, 2003, 2005, 2008, 2010, 2011). Sur la dernière décennie, la manifestation «Bretagne en résistance» est sans doute celle qui aura amené le plus de monde avec celles de 2001 et 2008. La fresque humaine de 2010, avait interpellé par son originalité (2000 personnes s’étaient retrouvées pour inscrire un 44=BZH sur le sol du hangar à Bananes, voir parmi les photos ci-dessous), celle de 2011 sera sans doute la marche (10km !) qui aura fait passer un pas au niveau de la jeunesse et de la détermination des manifestants.

L’action de barbouillage du palais de région, la solidarité et la diversité des organisations présentes devant celui-ci, faisant face aux gardes mobiles, témoignent d’une réelle frustration face à un dossier qu’aucun responsable politique semble ne vouloir réellement régler. Ceux-ci, à commencer, par le nouveau président du CG 44 (Philippe Grosvalet) doivent en prendre la mesure et se positionner pour une solution réelle de la partition de la Bretagne.

Des évolutions lentes et symboliques à dépasser

En 2001, la mobilisation avait entraîné le vote d’un vœu sur la réunification de la Bretagne par le Conseil Général de Loire-Atlantique, alors que celui-ci était encore dirigé par André Trillard. Un vœu, seulement, mais qui marque officiellement le département de Loire-Atlantique comme breton : «le Conseil Général demande au Gouvernement d’organiser le débat public et les consultations nécessaires, puis d’initier le processus législatif permettant de réunir les cinq Départements bretons (…)». Depuis celui-ci, et jusqu’à l’ouvrage «Les Pays de la Loire, une région française dans le monde d’aujourd’hui»* par Jacques Auxiette, qui affirmait une réalité historique à la région des PdL à l’aide d’une pièce de monnaie circulant de 1182 à 1186, plus aucun responsable politique ne se livre à une remise en cause de l’appartenance historique et culturelle, actuelle et ressentie, du pays nantais à la Bretagne. Ceci n’a pas toujours été le cas. Le vœu de 2001 aura été un argument très utilisé par les acteurs de la Réunification, et il est un point significatif de l’histoire de notre lutte comme jamais n’avaient pu l’être les prises de positions des années 80 qui étaient liées au processus de décentralisation.

 

Entre 2004 et 2010, l’existence au sein de la majorité du conseil régional de Bretagne de conseillers autonomistes et fédéralistes, et la présence de l’ancien président du CUAB (Comité pour l’Unité Administrative de la Bretagne) Patrick Mareschal à la tête du département de la Loire-Atlantique, auront permis la création d’un comité mixte Loire-Atlantique-Bretagne administrative. Un premier travail en commun, qui prolonge le vœu de 2001 et la résolution de 2004 du Conseil Régional de Bretagne. Cette commission qui ne s’est réunie que 6 fois en 6 ans, n’aura eu de succès que dans des domaines culturels ou patrimoniales. Bien que l’exposition sur les marches de Bretagne avec son colloque et sa demande d’inscription au patrimoine de l’UNESCO, ait pu participer un tant soit peu à la prise de conscience de l’intégrité du territoire breton, il ne s’agit d’avancée que de l’ordre de l’ultra symbolique. Par ailleurs, nous pouvons légitimement nous demander si la participation de groupes et entreprises de Loire-Atlantique, à la Breizh Touch, au marché international du disque et de l’édition musical, au festival inter-celtique ou à la Fest Yves, nécessite l’existence de la commission mixte. Ce sont malheureusement les projets qui auraient permis de créer des bases durables en vue d’une future réunification qui n’ont pas vus le jour. Les projets de réseau breton de solidarité internationale, de charte pour la gestion intégrée de la zone côtière, de mise en réseau des ports maritimes, de conférence territoriale de Bretagne, en sont autant d’exemples qui restent quasiment sans suivis. Le fait que la campagne de communication parisienne du Comité Régional de Tourisme ait exclue la Loire-Atlantique, malgré des accords sortis de la commission mixte, montre cet échec. Cette commission mixte n’a, en fait, clairement pas les moyens de ses objectifs qui étaient selon P. Mareschal de créer les synergies et les outils qui faciliteront la réunification de la Bretagne. On ne peut que constater que, pour l’instant, cette commission n’a pas réussi à mettre en place des outils pérennes dépassant des cadres ponctuels et symboliques de coopération. Élaborer de vraies politiques territoriales à l’échelle de toute la Bretagne, ne pourra se faire qu’avec une unité administrative de la Bretagne, ou du moins un outil institutionnel qui la préparera réellement. Enfin on peut se poser la question de la cohérence de cette commission qui rappelait en 2009 «la constance de son engagement en faveur de la réunification de leurs territoires», qui, si elle continue, sera présidée pour la Loire-Atlantique par Philippe Grosvalet qui se déclare comme opposant à l’avancée de ce dossier.

En 2009, la commission Balladur chargée par le chef de l’Etat français de redéfinir le cadre des collectivités territoriales, a amené un grand espoir pour une bonne part de la population sensible à la cause de l’unité territoriale. Le rapport aurait prévu de faire passer les régions métropolitaine de 22 à 15 en créant notamment une collectivité bretonne représentant l’ensemble de son territoire. C’est ce qui était annoncé en tout cas dans la presse, avant que ne court le bruit de pressions de personnages locaux haut placés, qui auraient fait retirer cette proposition au dernier moment. Surtout, la réunification aura enfin été présenté comme un problème sérieux par la presse. Tellement sérieux que, dans la crainte de voir son poste ébranlé, Jacques Auxiette en a perdu son sang froid en assimilant la réunification à une «annexion des temps modernes, voire d’une certaine forme de colonisation»**. Au final, ont peut aujourd’hui conclure que cette nouvelle «décentralisation» décidée à Paris ne permettra pas la réunification et encore moins la possibilité d’une collectivité démocratique en Bretagne. Les moyens de financement se recentralisent la capacité de la région et du département à se déterminer sur l’unité territoriale se limitant toujours au bon vouloir de la région des PdL.

Suite à la manifestation du 18 juin, la vice-présidente du Conseil régional de Bretagne a annoncé la mise en place d’un comité de suivi sur la question de l’unité administrative… Que peut-on en attendre ? D’autant qu’il semble fermer aux organisations de la société civile, qu’on ne sait si des représentants de Loire-Atlantique y siègeront…

Changer de vitesse

Si des revendications politiques concrêtes animent ces manifestations, force est de constater qu’elles ne sont pas clairement prisent en compte par les médias et les institutions. Le 18 juin ou la semaine d’avant Kawan, beaucoup de personnes semblent être passé à côté de la «plateforme pour l’unité administrative de la Bretagne» supportée par Bretagne Réunie et 44=Breizh ou de l’appel du 9 avril 20011 «Un dazont evit hor yezh» signé par Ai’ta, SLB, 44=Breizh, Breizhistance, UDB, Skeudenn Bro Roazhon, … Pourtant ces plateformes, issus de travaux collectifs et consensuels, élaborent de manières concrêtes des solutions pour avancer vers une prise en compte réelle de nos revendications. Sûr qu’une plus large diffusion et une valorisation de ces travaux (chacun joue-t-il son rôle ?) permettra d’éviter les stéréotypes douteux qui ressortent des articles de presse-océan ou ouest-france «ils sont fiers ces bretons…», «au son des binious et des cornemuses…», «derrière leurs drapeaux et chapeaux bretons», etc.
La question que nous posons est bien une question de démocratie, pas une question folklorique.

 

Les revendications du 18 juin étaient claires et concrètes :
– d’une part création d’une filière de breton à la fac de Nantes & diffusion télévisuelle et radiophonique d’émissions en langue bretonne,
– et d’autre part modification des lois L. 4122-1 et L. 72.1 & exiger la possibilité aux bretons de se déterminer sur la question.

La réponse faite par le président du Conseil Général de Loire-Atlantique, affirmant être «ni pour ni contre» la réunification et insistant sur le fait de «privilégier une nouvelle étape de la décentralisation avant la question du découpage régional» n’est clairement pas celle que nous attendons. Où sont passés les engagements du Conseil Général de Loire-Atlantique ? La question territoriale doit être réglée en même temps que celle du statut d’une nouvelle collectivité bretonne, si l’on ne veut creuser le sentiment d’injustice et l’attente existant en Loire-Atlantique.

Alors qu’une manifestation est annoncée pour mars 2012 à Quimper, pour la langue (?), que la réforme territoriale est censée rentrer en vigueur en 2014, que le président de la région Bretagne dit «être jaloux» du statut du Pays de Galle, il est sans doute temps de poser clairement et collectivement la question du statut général de la Bretagne. Un statut qui intégrera pleinement la Loire-Atlantique et permettant au peuple breton de se doter des outils institutionnels lui permettant de se déterminer librement tant sur la question territoriale que sur la question linguistique.

La Bretagne doit continuer à résister au-delà du 18 juin. Cela passe par la construction de nos propres alternatives à la centralisation de l’Etat français à la base, ici en Bretagne.

* Quelques années auparavant, Jean Ollivro et Joseph Martray sortaient deux ouvrages aux titres étrangement semblables «La Bretagne réunifiée, une véritable région européenne ouverte sur le monde», et «La Bretagne au cœur du monde nouveau». Rappelons que la sortie et la promotion de l’ouvrage de Jacques Auxiette en février 2007 avait été gêné par la toute première action du GIR :
https://44breizh.com/2007/06/05/groupe-dintervention-reunification/

** Sur France 3 & RMC :
http://www.rmc.fr/blogs/lesgrandesgueules.php?post/2009/02/27/La-commission-Balladur-veut-casser-le-pouvoir-des-elus-Jacques-Auxiete


http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=14242


Jeudi 30 juin, rdv partout en Bretagne !

28/06/2011

Suite à la manifestation «Bretagne en résistances» du 18 juin à Nantes/Naoned, certaines personnes ont spontanément pris l’initiative par le biais d’internet et hors de toute organisation, d’appeler à des rassemblements à 18h et 18h30 devant les préfectures et les sous-préfectures partout en Bretagne, le jeudi 30 juin, date anniversaire du premier décret ayant séparé la pays nantais du reste de la Bretagne en 1941. Ces rassemblements doivent être selon nous l’occasion de porter une nouvelle fois la contestation de la partition de la Bretagne devant les institutions, et nous relayons donc cet appel spontané.

Afin d’avancer dans le cadre de propositions constructives, nous vous invitons à cette occasion à télécharger et imprimer la plateforme «Bretagne en résistance, pour l’unité administrative de la Bretagne» lancée par Bretagne Réunie et 44=BREIZH à l’occasion du 18 juin. Et de la distribuer et la transmettre partout où il y aura des rassemblements.

Préfectures et sous-préfectures :
44 : Nantes – Ancenis – Saint Nazaire – Chateaubriant
35 : Rennes – Saint Malo – Fougeres – Redon
56 : Vannes – Lorient – Pontivy
22 : Saint Brieuc – Guingamp – Lannion – Dinan
29 :  Quimper – Brest – Morlaix – Chateaulin

Nous invitons les participants et participantes à cette action à contacter les journalistes locaux, ainsi qu’à transmettre photo et compte rendu à 44=BREIZH pour permettre une centralisation des informations.


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